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Manifestations et Débats Autour de la PMA à Angers et en France

Introduction

La question de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) suscite des débats passionnés et des mobilisations diverses en France, et particulièrement dans la région d'Angers. Entre avancées sociétales, préoccupations éthiques et revendications d'égalité, le sujet cristallise des opinions divergentes et des actions collectives. Cet article explore les différentes facettes de ces mobilisations, en se concentrant sur les événements et les acteurs clés de la région angevine.

Mobilisations Contre les Mesures Bayrou et le Plan d'Économie du CHU

Le mercredi 10 septembre, un appel à bloquer le pays a touché le Maine-et-Loire, avec des actions prévues à Angers, Saumur et Cholet. Au Centre Hospitalier Universitaire (CHU), les soignants ont prévu de rejoindre le mouvement "pour stopper les mesures Bayrou et le plan d'économie du CHU". À Saumur, deux rendez-vous ont été annoncés à 7h et 14h, parking du Chardonnet, avec des blocages à prévoir autour des ponts des Cadets, du Cadre Noir et Pont Cessart. À Cholet, un rassemblement a été prévu dès 4h30 à l'aire de covoiturage Denia pour un barrage filtrant avec distribution de tracts.

Le Centre LGBT d’Angers (QUAZAR) et la PMA

QUAZAR, le Centre LGBT d’Angers, et Les Enfants d’Arc-En-Ciel considèrent le mariage pour tous comme une avancée, mais estiment que cela reste insuffisant. Pour l'association angevine Quazar, « c’est une réelle évolution sociétale », mais elle reste encore insuffisante à leurs yeux. « ce projet de loi, qui sera débattu à partir du 29 janvier à l’Assemblée nationale, est très incomplet car il ne traite pas en l’état actuel de la filiation et de la PMA, pas plus qu’il n’accorde d’égalité aux concubins et pacsés homosexuels dans le cadre de la famille et de la parenté. »

Manifestations pour les Droits des Femmes et la PMA

Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, près de 500 personnes se sont rassemblées place du Ralliement à Angers, à l’appel du planning familial, des syndicats CGT, Solidaires, FSU et UNEF, d’associations et d’organisations politiques. Après les prises de parole, 200 manifestant.e.s sont parti.e.s en cortège dans les rues du centre-ville. Ce lundi 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, a lieu dans un contexte de crise globale du système qui touche particulièrement les femmes.

Le 30 janvier, alors que la manifestation régionale à Angers des catholiques intégristes contre le droit à la PMA n’ a guère réuni, au plus, que 950 personnes selon la presse (au lieu des 1500 prévues par les organisateurs), ce sont environ 1000 Angevin.e.s qui ont à l’inverse manifesté pour un véritable droit à la PMA pour toutes.

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Actions Diverses et Solidarités

Plusieurs actions ont été menées en parallèle, témoignant d'une mobilisation citoyenne variée. Un « Rassemblement citoyen » s’est tenu devant la préfecture du Maine-et-Loire en défense des personnes étrangères qui souhaitent s’installer en France, réunissant environ 200 personnes. Des projections du documentaire « Béziers, l’envers du décor » ont été organisées par la Ligue des Droits de L’Homme (LDH49) pour dénoncer la gestion de la ville par Robert Ménard.

L'Opposition à l'Extension de la PMA et la "Manif pour Tous"

En 2013, les manifestations contre le mariage pour tous avaient mobilisé des centaines de milliers d’opposants dans les rues de Paris. Parmi eux, de nombreux Angevins. Sur les terres de l’Ouest, fertiles pour la « Manif pour tous », la mobilisation sera forte. Rien qu’en Maine-et-Loire, six autocars sont affrétés au départ d’Angers, Le Lion-d’Angers, Saumur et Cholet.

La « Manif pour tous » est un collectif d’associations de défense de la famille réunies par l’opposition au mariage homosexuel. Le mouvement s’est intitulé en réaction à l’expression « mariage pour tous », surnom donné au mariage gay par ses partisans. La Manif pour tous est née en 2012, lors des débats précédant l’adoption de la loi. Elle s’est structurée, à Paris et dans les régions, autour de figures médiatiques comme Frigide Barjot ou Béatrice Bourges, fédérant les défenseurs d’une conception traditionnelle de la famille. Malgré les manifestations dans de nombreuses villes de France, les pétitions et les relais dans les médias, la loi pour le mariage homosexuel est promulguée en mai 2013.

Gaétan de la Rousserie (50 ans) invoque les états généraux de la bioéthique fin 2018, les Français ont répondu massivement et donné un avis très clair. 90 % étaient contre l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules pour le bien de l’enfant. Comme le résultat ne convenait pas aux souhaits du gouvernement, il a été écarté d’un revers de main avec beaucoup de mépris. Caroline Chaveron, 39 ans, professeure des écoles à Angers manque de s’étrangler : Là, on est dans un délire total, on est en train de bafouer tous les droits de l’enfant. Je ne suis pas anti-PMA mais je suis anti-PMA sans père. Je voudrais défendre cette filiation naturelle qui est fondamentale, je m’oppose à la naissance de tous ces orphelins. Il y a autre chose qui la perturbe : C’est cette histoire de remboursement par la Sécu.

Marie-Jean et Michèle Benac, 64 et 67 ans, seront aussi à bord d’un des autocars affrétés pour rejoindre la manifestation parisienne. On sait bien que deux femmes sont tout à fait capables d’élever un enfant - mon mari a grandi entre sa mère adoptive et sa grand-mère - mais le vide du père est là pour la vie, explique l’ancienne prof de lycée. Marie-Jean abonde dans son sens : Priver un enfant d’une partie de sa généalogie, c’est une décision grave et injuste. C’est important de connaître ses origines. Il ajoute : Tout ce qui est techniquement possible n’est pas forcément souhaitable pour la société. Il y a là un risque de dérives médicales sans limites.

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La Marche pour la Vie et les Enjeux Bioéthiques

La 17e édition de la Marche pour la vie, plus grande mobilisation pro vie, se tient ce dimanche 21 janvier à Paris. L’actualité législative nourrie des jours et semaines à venir sur la fin de vie et l’IVG favorisera-t-elle une forte mobilisation à la « Marche pour la vie » ce dimanche 21 janvier à Paris ? L’an dernier, 20 000 personnes selon l’organisation - quelques milliers selon la police - s’étaient rendus cet événement annuel organisé par l’association éponyme. En tout cas, certaines paroisses de Lille, Reims, Angers ou Lyon ont prévu d’affréter librement des cars au départ de points de ralliement pour rejoindre Paris.

Les participants doivent se retrouver à partir de 14 heures, place Saint-Sulpice à Paris et marcheront jusqu’à la Place Denfert-Rochereau. Parmi les slogans mis en avant cette année, selon l’association Alliance Vita : « lutter pour ceux qui ne le peuvent plus » ; « donner une voix à ceux qui n’en ont pas » ou encore « marcher pour ceux qui ne le peuvent pas ».

Des marches pour la vie sont organisées sous plusieurs formes à Paris depuis 1988. Les premières mobilisations pacifiques ont été créées à l’initiative de l’association « Choisir la vie », anciennement l’ Association pour l’objection de conscience à toute participation à l’avortement (AOCPA).

La marche de cette édition intervient dans un contexte politique particulier. Dès mercredi 24 janvier, sera examiné à l’assemblée nationale le projet de loi visant à constitutionnaliser l’IVG. Un texte qui suscite l’opposition du mouvement. Les participants entendent également réaffirmer leur opposition à l’aide active à mourir, dont les projets de légalisation avait déjà suscité de nombreux débats l’été dernier.

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