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Decapeptyl Femme FIV Protocole : Guide détaillé

Introduction

Le DECAPEPTYL L.P. est un médicament à base de triptoréline utilisé dans le cadre de la stimulation ovarienne pour la fécondation in vitro (FIV). Cet article vise à fournir des informations complètes sur ce protocole, en s'appuyant sur les données fournies et en clarifiant les aspects essentiels pour les patientes et les professionnels de santé.

Qu'est-ce que DECAPEPTYL L.P. ?

DECAPEPTYL L.P. est un médicament contenant de la triptoréline. Il est administré par injection intramusculaire et est utilisé pour la stimulation ovarienne dans le cadre de la FIV. Il est crucial de respecter scrupuleusement les modalités de stockage et d'utilisation du médicament. En cas de doute, il est recommandé de consulter des vidéos tutoriels ou de contacter un professionnel de santé.

Indications Thérapeutiques

Outre son utilisation dans les protocoles de FIV, DECAPEPTYL L.P. a d'autres indications :

  • Traitement du cancer de la prostate localisé à haut risque ou localement avancé, en association à la radiothérapie. La durée du traitement est limitée à 6 mois.
  • Traitement de l'endométriose. La durée du traitement est limitée à 6 mois. Il n'est pas souhaitable d'entreprendre une deuxième cure par la triptoréline ou par les autres analogues de la GnRH.
  • Traitement de certains cancers du sein, en association avec le tamoxifène ou un inhibiteur de l'aromatase.
  • Traitement de la puberté précoce centrale (avant l'âge physiologique). Le traitement doit être arrêté vers l'âge physiologique de la puberté chez les garçons et les filles et il est recommandé de ne pas poursuivre le traitement chez les filles ayant un âge osseux supérieur à 12-13 ans. Chez les garçons, il existe peu de données disponibles concernant l’âge osseux optimal pour arrêter le traitement. Toutefois, il est recommandé d’arrêter le traitement chez les garçons ayant un âge osseux de 13-14 ans.

Protocole FIV avec DECAPEPTYL L.P.

Votre médecin vous a prescrit un traitement de stimulation ovarienne avec des injections quotidiennes. Une sage-femme vous aura expliqué en détail le traitement et le mode d'emploi des médicaments. Une infirmière à domicile peut être prévue si nécessaire.

Début du traitement

Le traitement débute généralement entre le 1er et le 2ème jour du cycle menstruel. Un contrôle échographique et biologique est souvent réalisé au préalable. Ces protocoles débutent dés le 1° ou le 2° jour du cycle après un contrôle échographique et biologique.

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Injection

L'injection intramusculaire de DECAPEPTYL L.P. 3 mg est renouvelée toutes les 4 semaines. Il est important que l'injection de la forme à libération prolongée soit pratiquée rigoureusement selon les instructions de la notice. Cette injection Intramusculaire ou Sous Cutanée sera faite le 1° ou le 2° jour du cycle.

Blocage ovarien

Le blocage ovarien préalable ou concomitant a pour but d’éviter les ovulations spontanées (1 à 2% ) qui étaient avant cela à l’origine de 25% d’annulation.

Suivi

Le suivi peut être effectué à l'IMR (Institut Médical de la Reproduction) avec une échographie et un bilan biologique, ou par votre médecin traitant si vous le préférez. Lorsque le suivi est effectué à l’IMR nous vous demandons de prendre rendez-vous au secrétariat pour une échographie et vous verrez à la suite un médecin de garde qui demandera éventuellement un bilan biologique effectué sur place. Mais ce suivi peut-être fait par votre médecin si vous le désirez en cas d’éloignement ou de vos habitudes.

Effets secondaires potentiels

Comme avec d’autres agonistes de la GnRH ou après castration chirurgicale, les effets indésirables les plus communément observés lors du traitement avec la triptoréline étaient dus à ses effets pharmacologiques attendus.

La triptoréline provoque une augmentation transitoire des taux circulants de testostérone durant la première semaine après la première injection de la formulation à libération prolongée. A la suite de l’augmentation initiale des taux circulants de testostérone, un faible pourcentage de patients (≤ 5%) peut présenter une aggravation temporaire des signes et des symptômes de leur cancer de la prostate (exacerbation de la tumeur), se manifestant généralement par une augmentation des symptômes urinaires (< 2%) et des douleurs métastatiques (5%), qui peuvent être traitées de façon symptomatique. Des cas isolés d’exacerbation des symptômes liés à la maladie tels qu’une obstruction de l’urètre ou une compression médullaire par des métastases peuvent survenir. Une augmentation des lymphocytes a été rapportée chez des patients traités par des analogues de la GnRH.

Lire aussi: Tout savoir sur le Decapeptyl et la FIV

Les effets indésirables les plus fréquents (≥ 10% des patientes) sont la conséquence de la baisse du taux d’œstrogènes. Les effets indésirables suivants ont été rapportés et sont considérés comme étant au moins possiblement liés au traitement par la triptoréline. La plupart de ces effets sont connus comme étant liés à une castration biochimique ou chirurgicale.

  • Très fréquent (≥ 1/10):
    • Bouffées de chaleur
    • Sueurs nocturnes
    • Sécheresse vaginale
    • Diminution de la libido
    • Céphalées
  • Fréquent (≥ 1/100, < 1/10):
    • Troubles de l'humeur (y compris dépression)
    • Insomnie
    • Prise de poids
    • Douleurs articulaires et musculaires
    • Réactions au point d'injection (douleur, rougeur, inflammation)
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100):
    • Vertiges
    • Nausées
    • Vomissements
    • Réactions allergiques
    • Augmentation des enzymes hépatiques
    • Perte de cheveux
  • Rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000):
    • Saignements vaginaux
    • Kystes ovariens
    • Grossesse extra-utérine

Il y a un risque accru de survenue d’une dépression (potentiellement sévère) chez les patients traités par agonistes de la GnRH, comme la triptoréline. Les patients doivent être informés en conséquence et traités de façon appropriée si des symptômes apparaissent. Des convulsions ont été rapportées avec les analogues de la GnRH, en particulier chez les femmes et les enfants. Certains de ces patients présentaient des facteurs de risque de convulsions (tels que des antécédents d'épilepsie, des tumeurs intracrâniennes ou un traitement concomitant avec des médicaments connus pour présenter un risque de crises convulsives).

Effets sur la densité minérale osseuse

L’utilisation des agonistes de la GnRH est susceptible de provoquer une diminution de la densité minérale osseuse. Cette réduction est d’environ 1% par mois, au cours d’un traitement de 6 mois. Aucune donnée spécifique n’est disponible chez les patientes qui ont déjà une ostéoporose ou qui ont des facteurs de risque d’ostéoporose (par exemple : alcoolisme chronique, tabagisme, traitements à long terme avec des médicaments qui réduisent la densité minérale osseuse, comme par exemple les antiépileptiques ou les corticoïdes, antécédents familiaux d’ostéoporose, malnutrition liée par exemple à une anorexie mentale). Comme la réduction de la densité minérale osseuse est susceptible d'être plus néfaste chez ces patientes, l’instauration d’un traitement par la triptoréline devra être soigneusement évaluée au cas par cas en s’assurant que le bénéfice attendu est supérieur au risque.

Chez l’adulte, l’utilisation des agonistes de la GnRH peut provoquer une diminution de la densité minérale osseuse augmentant le risque d’ostéoporose. Chez l’homme, des données préliminaires suggèrent que l’utilisation d’un bisphosphonate en association à l’agoniste de la GnRH peut réduire la perte minérale osseuse.

La triptoréline, lorsqu'elle est utilisée comme traitement adjuvant en association avec le tamoxifène ou un inhibiteur de l'aromatase, est associée à un risque élevé d'ostéoporose. La densité minérale osseuse doit être évaluée avant le début du traitement par la triptoréline, en particulier chez les femmes qui présentent de multiples facteurs de risque d'ostéoporose.

Lire aussi: Prévention de l'ovulation prématurée en FIV

Autres effets secondaires

Rarement, le traitement par les analogues de la GnRH peut révéler la présence jusque là inconnue d’un adénome hypophysaire gonadotrope.

Une épiphysiolyse de la hanche peut se produire après l’arrêt du traitement. Il se pourrait que ce soit consécutif à l’affaiblissement du cartilage de conjugaison en raison des faibles concentrations en œstrogène pendant le traitement et à l’augmentation de la vitesse de croissance qui se produit après l’arrêt du traitement et qui faciliterait le déplacement des épiphyses.

Une hypertension intracrânienne idiopathique (pseudotumor cerebri) a été signalée chez des patients pédiatriques recevant de la triptoréline. Les patients doivent être avertis des signes et des symptômes d'hypertension intracrânienne idiopathique, notamment des céphalées sévères ou récurrentes, des troubles de la vision et des acouphènes.

Du fait de la suppression androgénique, le traitement par les analogues de la GnRH peut augmenter le risque d’anémie.

Contre-indications et précautions

  • Grossesse : Il est indispensable de vérifier l'absence de grossesse avant toute prescription de triptoréline y compris pour le traitement de l’infertilité. La triptoréline ne doit pas être utilisée pendant la grossesse car l’utilisation des agonistes de la GnRH est associée à un risque théorique d’avortement ou d’anomalie fœtale. Avant traitement les patientes en âge de procréer doivent être examinées attentivement pour vérifier l’absence de grossesse.
  • Allergie à la triptoréline ou à l'un des excipients.
  • Saignements vaginaux d'origine inconnue.
  • Tumeurs hypophysaires.
  • L'augmentation du recrutement folliculaire induit par l'injection de triptoréline, lorsqu'elle est associée aux gonadotrophines, peut être importante chez certaines patientes prédisposées et en particulier en cas d'ovaires polykystiques.
  • Chez les insuffisants rénaux ou les insuffisants hépatiques, la triptoréline a une demi-vie terminale de 7 à 8 heures au lieu de 3 à 5 heures chez les sujets sains.
  • Les agonistes de la GnRH ne sont pas recommandés chez les patientes âgées de moins de 18 ans.

Interactions médicamenteuses

Chez les patients ayant des antécédents ou présentant des facteurs de risque d’allongement de l’intervalle QT et chez les patients traités par un médicament susceptible de prolonger l’intervalle QT, le médecin devra évaluer le rapport bénéfice/risque, y compris le risque de torsades de pointe, avant l’initiation d’un traitement par DECAPEPTYL L.P.

Surveillance particulière

L'hypertension a été très fréquemment rapportée comme effet indésirable faisant l’objet d’une surveillance particulière lors de l’association de la triptoréline avec l'exémestane ou le tamoxifène. L'hyperglycémie et le diabète ont été fréquemment rapportés comme effets indésirables faisant l’objet d’une surveillance particulière lors de l’association de la triptoréline avec l'exémestane ou le tamoxifène.

Retour à la normale après le traitement

Après l’arrêt du traitement, la fonction ovarienne reprend et l’ovulation survient environ 2 mois après la dernière injection. Au cours du traitement des fibromes utérins, il est recommandé de contrôler régulièrement la taille du fibrome. Quelques cas de saignements ont été rapportés chez des patientes avec des fibromes sous-muqueux.

Les patientes qui ont arrêté le traitement par la triptoréline doivent également arrêter les inhibiteurs de l'aromatase dans le mois suivant la dernière administration de la triptoréline (formulation 28 jours).

Importance de l'information et du suivi

Il est crucial que les patientes soient bien informées des effets potentiels du DECAPEPTYL L.P. et qu'elles bénéficient d'un suivi médical régulier. En cas de doute ou de questions, il est impératif de consulter un professionnel de santé.

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