Qui ne connaît pas le parcours spectaculaire de Steven Paul Jobs, connu sous le nom de Steve Jobs ? Né en Californie le 24 février 1955, Steve Jobs a marqué l'histoire de la technologie et de l'industrie.Plus qu'un simple entrepreneur, Jobs était un visionnaire qui a su allier technologie, design et expérience utilisateur pour créer des produits qui ont radicalement transformé de nombreux secteurs.
Les premières années et l'adoption
Steve Jobs est né à San Francisco, en Californie, le 24 février 1955. Ses parents biologiques étaient Joanne Carole Schieble et Abdulfattah Jandali. Cependant, en raison de pressions familiales et sociétales, il a été adopté peu après sa naissance par Paul et Clara Jobs, un couple de Mountain View, en Californie. Paul était machiniste dans une entreprise fabriquant des lasers, et Clara était comptable. Ils lui ont donné le nom de Steven Paul Jobs.
Dès son plus jeune âge, Steve Jobs s'intéresse de près à l'électronique et à l'ingénierie, encouragé par son père adoptif, qui lui apprend à démonter et à remonter des objets. Il gardera le souvenir d'un paradis. Et de l'école, celui d'un enfer où il flanque la pagaille. Pétards sous les miches des maîtres et lâcher de serpents en classe. Dehors, le monde change. Un combiné de musique et de technologie révolutionnaire. Jobs va s'en imbiber. Son engouement pour la technologie, il le doit à son père. Paul Jobs se rend dans des cimetières de voitures, achète des épaves pour 50 dollars, les répare et les revend à des étudiants. Il y a déjà de l'électronique à l'intérieur. Fasciné, Steve bricole autant qu'il peut, et ça lui donne des ailes.
Les débuts dans l'informatique et la création d'Apple
Il croise les chemins de l’informatique à l’âge de 19 ans, dans un club d’informatique de la Silicon Valley qui fut à l’origine du PC, le « Homebrew Computer Club ».Il a fréquenté le lycée Homestead à Cupertino, où il a rencontré Steve Wozniak, un autre passionné d’électronique.
Après avoir terminé ses études au Homestead High School de Cupertino (Californie) en 1972, Steve Jobs s’inscrit au Reed College de Portland dans l’Oregon où il abandonna ses études après un semestre, tout en continuant à suivre des cours en auditeur libre. C’est ainsi qu’il suivit de très bons cours de calligraphie, ce qui aura une importance fondamentale plus tard. Pendant l’automne 1974, il retourna en Californie et commença à assister aux réunions du Homebrew Computer Club avec Steve Wozniak.
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En 1974, il rentre chez ses parents et décroche un poste chez le concepteur de jeu vidéo Atari. Influencé par la culture orientale, Jobs entreprend un voyage en Inde en 1974 avec quelques amis. De retour aux États-Unis, il récupère son poste chez Atari et travaille avec son ami Steve Wozniak à la conception du circuit électronique du jeu vidéo Breakout.
C'est à cette époque qu'il rencontre Steve Wozniak, un ingénieur en électronique avec qui il partage une passion pour l'informatique. Ensemble, ils commencent à bricoler des ordinateurs dans le garage des parents de Jobs.
Il crée la société « Apple » le 1er avril 1976, avec son ami Steve Wozniak et Ron Wayne. Steve Jobs et Steve Wozniak (surnommés « les Deux Steve »), âgés respectivement de 21 ans et 26 ans, fondent Apple. Leur premier local sera le garage de la famille Jobs dans lequel ils fabriqueront leur premier ordinateur, l’Apple I. Le nom Apple aurait été choisi par Steve Jobs, étant végétarien, et le nom Macintosh viendrait d’une variété de pommes que Jobs récoltait dans sa jeunesse pour gagner de l’argent de poche. Une anecdote raconte qu’au cours d’un voyage au Népal, il fut victime d’une indigestion l’obligeant à se nourrir temporairement de pommes. Dans les jours suivants, Wayne se retire et récupère sa mise.
Les jeunes patrons installent l’entreprise dans le garage de Steve Jobs. C’est là qu’il fabriquera son premier ordinateur, « l’Apple I ». Fabriqué à 200 exemplaires et vendu au prix de 666 $, cet ordinateur est le premier vendu équipé d’une carte complète, même s’il fallait lui ajouter un boîtier, une alimentation, un clavier, et un écran… Le clavier et l’écran le distinguaient notamment des machines de l’époque programmées pour fonctionner avec des interrupteurs et des lumières clignotantes pour l’affichage.
L'Apple II, lancé en 1977, est un succès commercial retentissant. Il est considéré comme l'un des premiers ordinateurs personnels à être vendu à grande échelle. La société entre en bourse en 1980, et Steve Jobs gagne une jolie fortune. Il devient multimillionnaire à 25 ans seulement.
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L'ère du Macintosh et le départ d'Apple
Fort de ce succès, en 1982 Apple sort Lisa. C’est le premier ordinateur personnel qui soit livré équipé d’une interface graphique (fenêtres et icônes) pour en faciliter l’usage, et d’une souris ! Pour la sortie de Lisa, Steve Jobs avait racheté à Xerox des brevets inexploités : ceux de la souris et d’une interface graphique.
En 1983, Jobs embauche John Sculley de Pepsi-Cola pour diriger Apple en lui disant : « Vous comptez vendre de l’eau sucrée toute votre vie ou vous voulez changer le monde avec moi ? Le 24 janvier 1984, le Macintosh est mis sur le marché, c’est le premier ordinateur destiné au grand public comportant une interface graphique commandée par la souris. Le projet Macintosh avait été lancé par un ingénieur d’Apple, Jef Raskin. Il s’agissait de concevoir un ordinateur de toute petite taille, très abordable, limité à quelques tâches et d’une extrême simplicité d’emploi. Steve Jobs, percevant le potentiel de ce projet, se l’est alors accaparé, remettant en cause certains de ses objectifs, dont celui d’un prix économique.
Dans le même esprit, Apple lance en janvier 1984, un ordinateur beaucoup plus petit, dont l’interface graphique est commandée par la souris. Il souhaite ainsi proposer à tous un ordinateur qui soit abordable, non seulement en prix mais aussi par ses fonctionnalités. C’est le « Macintosh » ! Le « petit plus » qui a enthousiasmé le monde du graphisme, ce fut l’introduction de polices de caractères à chasse variable dans le système d’exploitation Mac OS du Macintosh.
Cependant, des tensions internes et des luttes de pouvoir avec le PDG John Sculley conduisent au départ de Steve Jobs d'Apple en 1985. Écarté de tout poste décisionnel, Steve Jobs décide de quitter l'entreprise en septembre 1985.
NeXT et Pixar : De nouveaux défis
Après un moment de doute, il en profite pour participer à la fondation de deux nouvelles sociétés, NeXT Computers, et les studios d’animation Pixar. Même si NeXT ne connaît pas de succès commercial, il y créera des ordinateurs haut de gamme au design audacieux et aux technologies révolutionnaires : une interface graphique sobre étendant les capacités du Macintosh, une très haute résolution graphique en affichage niveau de gris, un disque magnéto-optique 256 Mo, une connectivité Ethernet, un système multitâche préemptif, et est entièrement développé en objective C, langage objet dérivé du langage C. La machine utilise le même processeur que les Macintosh : un processeur Motorola 32 bits 68030 puis 68040.
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En 1986, Steve Jobs rachète également un studio d'animation, renommé par la suite Pixar. Ayant décroché un contrat avec Disney qui s'occupe du financement et de la distribution, le studio enregistre son premier succès avec le film d'animation Toy Story en 1995, au générique duquel Steve Jobs est crédité en tant que producteur délégué.
En janvier 2006, le groupe Disney rachète Pixar pour 7,4 milliards de dollars par échange d’actions. Steve Jobs devient administrateur du groupe et premier actionnaire individuel de Disney avec plus de 6 % du capital devant le neveu de Walt Disney, Roy E.
Le retour triomphal chez Apple
Fin 1996, Apple, en difficulté, signe un partenariat avec Microsoft. Au cours de 1997, Steve Jobs, qui occupait depuis six mois une vague fonction de conseiller spécial du président d’Apple Gil Amelio, provoque le départ de ce dernier ainsi qu’un remaniement du conseil d’administration de la société. Il est nommé président-directeur général intérimaire à la place de Gil Amelio. Depuis cette date, il ne perçoit qu’un salaire d’un dollar comme rémunération pour son travail à la tête d’Apple. Lors de la MacWorld de 2000, Steve Jobs annonce qu’il devient président-directeur général de plein droit poste qu’il nomme iCEO.
Après un détour forcé par NeXT Computers, une société qu’il crée en 1985 (quand il est débarqué de sa propre société), il revient en 1996 au sein de la société Apple (qui avait perdu de son prestige pendant cette absence) en tant que conseiller du Président Gil Amelio, avant de reprendre la fonction de PDG pour laquelle il ne perçoit pas de rémunération.
En 1999, Steve Jobs lance le système d’exploitation Mac OS X, puis sa version grand public en 2001. Ce système est un mix des systèmes d’exploitation UNIX et des technologies haut de gamme développées par NeXT Computers.
L'ère de l'iPod, de l'iPhone et de l'iPad
Encore à l’écoute des usages, c’est en 2007 que la marque à la pomme crée de nouveau l’événement en pénétrant un autre marché, celui de la téléphonie mobile en présentant l’iPhone.
Sous sa direction, Apple, alors au bord de la faillite, renoue avec le succès en lançant l'iMac en 1998, puis l'iPod en 2001. La marque à la pomme révolutionne ensuite l'industrie de la musique avec le lancement d'iTunes en 2001.
Cinq ans après avoir lancé l’iPod, produit qui lui donne un nouveau souffle, Apple se lance sur le marché du mobile et espère obtenir le même succès. L’entreprise lance ainsi l’iPhone aux États-Unis, à grand renfort de marketing. Visionnaire, Steve Jobs n'en est pas à sa dernière révolution. C'est la téléphonie mobile qu'il marque ensuite de son empreinte. Apple sort en grande pompe l'iPhone en 2007, un téléphone révolutionnaire qui intègre internet, la musique, et la vidéo.
Parallèlement à son engagement au sein d’Apple, Steve Jobs s’est investi dans l’univers du film d’animation.
Les actions d'Apple grimpent en flèche, mais c'est la sortie de l'iPad en 2010 qui impose la marque à la pomme comme une référence dans le domaine technologique. Le succès triomphal d'Apple en fait l'une des sociétés les plus riches de la planète. Et c'est après avoir hissé son entreprise au sommet que le cofondateur d'Apple, malade, quitte ce monde.
Dix-huit mois avant sa mort, Steve Jobs présente l'iPad.
La maladie et le décès
En juillet 2004, Steve Jobs dut subir une intervention chirurgicale afin de retirer une tumeur cancéreuse pancréatique. Plus précisément, il fut atteint d’une forme relativement rare de tumeur se nommant tumeur neuro-endocrinienne des îlots de Langerhans. Cette intervention ne nécessita aucun traitement complémentaire tel qu’une radiothérapie ou une chimiothérapie. Durant son absence, Timothy D.
L’agence de presse Bloomberg a publié par erreur le 27 août 2008 une longue nécrologie de Steve Jobs, co-fondateur et PDG d’Apple. Le 9 septembre 2009, Steve Jobs aborde cette greffe du foie en public lors d’un Special Event. Il précise qu’il a été transplanté d’un jeune homme d’une vingtaine d’années décédé dans un accident de voiture.
Atteint d'un cancer du pancréas depuis 2003, Steve Jobs décède le 5 octobre 2011, à l'âge de 56 ans. Steve Jobs meurt le 5 octobre 2011 vers 15 heures (heure locale), dans son domicile de Palo Alto en Californie, des complications engendrées par la récidive de son cancer pancréatique neuroendocrinien, résultant en un arrêt respiratoire. L’annonce de sa mort est faite par Apple par le biais d’un communiqué de presse.
Selon sa sœur Mona Simpson, présente aux côtés de son frère, Steve « regarde sa sœur Patty, puis pendant un long moment ses enfants, puis sa femme Laurene ». Ses derniers mots, prononcés plusieurs heures avant sa mort ont été « Oh wow. Oh wow. Oh wow.
Hommages et héritage
Pendant les deux semaines qui suivent sa disparition, le site web d’Apple affiche une page d’accueil sobre, comportant une photo de lui en noir et blanc, son nom ainsi que ses dates de naissance et de mort. L’hyperlien de l’image mène vers une nécrologie qui rend hommage à un visionnaire et à un génie créatif. Une adresse de courriel en fin de page permet d’adresser des condoléances, mémoires et pensées qui sont maintenant affichées sur sa page commémorative. La mort de Steve Jobs déclenche aux États-Unis mais aussi dans le monde entier une importante vague d’émotion. Devant tous les Apple Store du monde, la foule se presse pour déposer des fleurs, des mots de condoléance, des pommes, des appareils tactiles de la marque qui affichent des chandelles. De nombreuses personnalités, plus ou moins proches de lui, lui rendent également hommage.
Après avoir fondé Apple, Steve Jobs devient un symbole pour sa firme mais aussi l’industrie informatique. Lorsque Time, en 1982, nomme l’ordinateur homme de l’année, le magazine publie un long profil de Steve Jobs en l’appelant « le maestro le plus célèbre du micro ordinateur. En 1985, le président Ronald Reagan remet à Steve Jobs et à son collègue Steve Wozniak la National Medal of Technology. Ils sont parmi les premiers à recevoir cette décoration. En novembre 2007, le magazine Fortune lui donne le titre de d’« homme d’affaires le plus puissant ». En novembre 2010, la magazine Forbes le classe dix-septième dans son classement des personnes les plus puissantes. En décembre 2010, le Financial Times nomme Jobs personnalité de l’année et conclut son article sur une déclaration de John Sculley en 1987, évoquant les ambitions de l’homme qu’il a évincé : « Apple était censée devenir une merveilleuse société de produits grand public. C’était un plan lunatique. Le high-tech ne pouvait pas être vendu comme un produit grand public. » et le journaliste y ajoute de façon rhétorique : « Comment peut-on se tromper à ce point ? »
Au moment de sa démission puis de nouveau après sa mort, Steve Jobs est décrit par beaucoup comme un visionnaire, un pionnier et un génie. Il est parfois considéré comme le Thomas Edison et le Henry Ford de son époque.
« Nous nous sommes rencontrés il y a plus de trente ans et avons été collègues, rivaux et amis durant plus de la moitié de nos vies. Le monde a rarement vu des personnes qui ont eu autant d’impact que Steve, dont les effets se ressentiront encore pour plusieurs générations à venir. Pour ceux qui ont eu la chance de travailler avec lui, cela a été un incroyable honneur. Il me manquera terriblement » dit Bill Gates. « Merci pour avoir été un mentor et un ami. Merci de nous avoir montré que ce que l’on crée peut changer le monde », déclare Mark Zuckerberg.
Le 21 décembre 2011, la société Graphisoft dévoile à Budapest la première statue en bronze au monde de Steve Jobs.
Son héritage perdure à travers les produits Apple qui continuent d'inspirer et de façonner le monde de la technologie.
On prête à Steve Jobs, dont la personnalité exigeante et audacieuse a fait couler beaucoup d’encre, quelques citations dont cette paraphrase du hockeyeur Wayne Gretzky : « Je patine à l’endroit où le palet va être, et non là où il a été.
Quand 9 ordinateurs sur 10 étaient équipés du Windows de son frère et concurrent Bill Gates, Jobs, lui, se démarque. « Think different » est alors le slogan de la marque à la pomme. Jobs simplifie, épure. Pour lui, ce qui compte, c’est « l’expérience utilisateur ». La machine doit s'adapter à l’utilisateur, et non pas l’inverse.
Vie privée
En 1991, Steve Jobs épouse Laurene Powell plus jeune de neuf ans, avec laquelle il eut trois enfants.
Steve Jobs a une fille, Lisa Brennan-Jobs, née en 1978 de Chrisann Brennan, une jeune femme qu’il n’a pas épousée. Après avoir nié pendant des années la paternité de cette enfant, Steve Jobs finit par la reconnaître légalement. Après avoir retrouvé sa mère biologique, Joanne Carole Schieble, américaine d'origine suisse, Steve Jobs apprend qu'il a une sœur, Mona Simpson. Il ne fait sa rencontre qu'en 1985. Entretenant une bonne relation, le frère et la sœur deviennent proches. Mais Steve, qui a aussi fait des recherches sur son père biologique, Abdulfattah Jandali, un syrien musulman, décide de ne pas le rencontrer.
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