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La Date de Naissance du Prophète Muhammad (SWS) : Entre Tradition et Réalité

La date de naissance du Prophète Muhammad (SWS) est un sujet de vénération et de commémoration pour une grande partie du monde musulman. Connue sous le nom de « Mawlid », cette célébration de la naissance du Prophète est un moment de réflexion, de joie et d'expression de l'amour pour le dernier messager d'Allah. Cependant, les sources historiques précises concernant la vie du Prophète, y compris sa date de naissance exacte, sont limitées, ce qui a conduit à diverses interprétations et traditions.

Les Sources et les Divergences

Les sources manquent pour retracer avec précision la vie du prophète de l’islam. La lecture des récits de la tradition permet toutefois de dresser un portrait en filigrane, entre mythe et réalité. Selon la tradition islamique, Mahomet serait né à La Mecque, dans la tribu des Qoraychites, en 570 ou 571. La tradition nimbe de merveilleux la naissance du prophète d’Allah. Les juifs de l’oasis de Yathrib (future Médine) en auraient été informés par l’apparition d’une étoile dans le ciel, et les mages de Perse auraient vu s’éteindre le feu sacré qui brûlait dans leur temple depuis mille ans… D’autres récits racontent que l’on n’eut pas besoin de couper le cordon ombilical du nouveau-né, la Providence y ayant déjà pourvu, que des anges le lavèrent et que les femmes le trouvèrent aussi propre que du cristal.

Plusieurs érudits et historiens musulmans ont avancé des dates spécifiques basées sur des calculs et des interprétations de sources historiques. Parmi eux :

  • Imam Ibn Hisham (213 H) : Il situe la naissance du Prophète le 12 de Rabi al-Awwal de Aam ul-Feel (l'année de l'éléphant).
  • Allama Abu-ul-Hasan Ali Bin Muhammad Al-Mawardi (370-480 H) : Il précise que le Prophète est né 50 jours après l’événement de Ashab-ul-Feel et après la mort de son père, un lundi 12 de Rabi al-Awwal.
  • Allama Ibn Khaldun (732-808 H) : Il est d'accord avec la date du 12 de Rabi al-Awwal de Aam ul-Feel, notant que c’était la 40e année de l’Empereur Kasra Noshairwan.
  • Sheykh Abdul-Haq Muhadath Dehlvi (950-1052 H) : Il souligne que la majorité écrasante des biographes et des historiens soutiennent que le Prophète est né dans Aam ul-Feel, et que le mois était Rabi al-Awwal, la date étant le 12.
  • Nawab Muhammad Sadiq Hasan Khan Bohapalvi : Il affirme que la naissance a eu lieu à La Mecque au moment de Fajr le lundi 12 de Rabi al-Awwal de Aam ul-Feel, une opinion soutenue par la majorité des savants. L’imam Ibn Jawzi a rapporté le consensus (Ijmah) des savants sur cette question.

Il est important de noter que l'"année de l'éléphant" est un événement historique important dans la tradition islamique, lié à une tentative infructueuse de destruction de la Kaaba à La Mecque par une armée menée par un éléphant.

La Signification du Mawlid

La célébration du Mawlid al-Nabî (la naissance du Prophète) est une tradition ancrée dans l'islam sunnite depuis au moins le VIIIe siècle. Bien que certains clercs la considèrent comme une innovation religieuse, d'autres la voient comme une innovation louable (bid‘a hasana), trouvant des fondements dans le Coran et la Sunna. Cette divergence d'opinions a alimenté des débats persistants, en particulier avec l'émergence des mouvements fondamentalistes réformateurs au XXe siècle.

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Face à la salafisation et à la sécularisation croissantes, les traditions festives entourant le Mawlid connaissent un déclin relatif. L'évolution de cette célébration est influencée par les autorités religieuses et le pouvoir politique, comme en témoigne l'histoire de la dynastie chiite des Fatimides (909-1174) qui célébrait plusieurs Mawlid-s, dont celui du Prophète et des autres ahl al-bayt. Au début du XIIIe siècle, le Mawlid est régulièrement fêté en islam sunnite, encouragé par les élites politiques musulmanes et les confréries soufies, donnant naissance à des réjouissances, processions, banquets et veillées.

Lors du Mawlid, les croyants s'adressent au Prophète comme à une personne vivante et proche, l'interpellant avec affection. Le mois de Rabi‘ al-awwal est considéré comme "le mois des lumières et de la beauté". Claude Addas souligne l'écart entre la représentation du Prophète en Occident et celle qui habite le cœur des fidèles, une figure lumineuse et compatissante.

Célébrations du Mawlid à travers le Monde

Les sources historiques et les observations contemporaines montrent que le Prophète est perçu par de nombreux musulmans comme bien plus qu'un simple être humain : il est la lumière à l'origine de la création du monde, l'intercesseur universel. Les traditions populaires liées au Mawlid varient d'un pays à l'autre, reflétant la diversité culturelle du monde musulman.

Au Maroc, par exemple, Léon l'Africain a observé au XVIe siècle des festivités incluant des poèmes à la louange du Prophète et des processions de cierges ornés. Aujourd'hui, le Mawlid continue d'attirer les foules au Maroc, avec des processions de bougies et des défilés de petits écoliers chantant des chants religieux. La procession des cierges de Salé est particulièrement célèbre et attire l'attention des voyageurs et des guides touristiques.

L'illumination des mosquées est une autre tradition répandue, institutionnalisée par le sultan ottoman Sélim II au XVIe siècle. À Istanbul, les célébrations du Mawlid étaient connues sous le nom de "naissance aux chandelles", avec les minarets des mosquées et autres lieux illuminés de lampes et de chandelles.

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En Tunisie, la célébration officielle du Mawlid remonte à la dynastie hafside (XIIe-XVIe siècles) et a connu un faste particulier sous la dynastie husseinite au XIXe siècle. Les festivités comprenaient des récitations de la vie du Prophète, des panégyriques et des litanies soufies.

Les soufis jouent un rôle central dans les célébrations du Mawlid, organisant des séances de poèmes de louanges et de panégyriques du Prophète. Ils se considèrent comme les héritiers de la vénération du Prophète et contribuent à diffuser des thèmes tels que la réalité principielle et cosmique du Prophète (haqîqa muhammadiyya), la lumière donnant naissance au monde (nûr muhammadî) et l'être parfait (insân kâmil).

Mahomet : Un Aperçu de Sa Vie et de Son Message

Né vers 570 à La Mecque, en Arabie saoudite, Mahomet est considéré comme le fondateur de l'islam. Orphelin dès l'âge de 6 ans, il est élevé par son grand-père, puis entre au service d'une riche veuve, Khadidja, qu'il épouse.

En 610, à l'âge de 40 ans, Mahomet reçoit la visite de l'ange Gabriel, Jibril, qui lui demande de réciter la parole de Dieu, Allah. Il prêche le monothéisme, critique les pratiques religieuses traditionnelles polythéistes et appelle à abandonner les idoles.

En 622, Mahomet et ses disciples s'installent à Médine, marquant le début du calendrier musulman (l'hégire). Il devient un chef religieux, politique et militaire, étendant son influence sur toute la péninsule arabique.

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Les révélations faites à Mahomet sont transmises oralement à ses disciples et regroupées pour former le Coran, le livre sacré des musulmans. Mahomet décède en 632 à Médine.

Mahomet offre l'image d'un homme énergique mais aussi pénétré de sa mission divine. Il se défend d'être poète et se juge incapable d'inventer par lui-même quoi que ce soit de comparable au Coran. Il se reconnaît faillible et ne se veut en rien différent des autres hommes. C'est un guerrier qui ne rechigne pas à donner la mort. Il aime les femmes et ne s'en cache pas. Meneur d'hommes efficace, il soumet à son autorité la péninsule arabe en une dizaine d'années.

Quelques faits saillants de la vie du Prophète Muhammad (SWS) :

  • Sa naissance : Le Saint Prophète Muhammad (paix et bénédictions de Dieu soient sur lui) naquit à La Mecque, dans la province du Hedjaz de l’Arabie, le 29 août 570 apr. J.-C. Il appartenait au clan hachémite, de la tribu coréïchite, qui revendique une descendance directe d’Ismaël, fils d’Abraham et prophète de Dieu. Orphelin de père dès sa naissance, il perdit aussi sa mère dès son jeune âge. Ce fut son grand-père qui s’occupa de lui après la mort de sa mère, et puis ce fut au tour de son oncle Abū Tālib.
  • Sa jeunesse : Il débuta dans la vie comme un berger, puis il fit le commerce et devint un négociant prospère. À 25 ans il épousa Khadidja, une veuve de beaucoup son aînée, et leur union fut des plus heureuses. On l’appelait Al-Amīn pour son honnêteté et son intégrité.
  • Ses contemporains : Les arabes en ce temps-là étaient des païens grossiers ; telles de leurs qualités comme l’amour de la liberté, la poésie et l’hospitalité étaient obscurcies par leurs vices comme l’ivrognerie, l’infanticide, le jeu et la violence. Le fameux Temple de la Ka’abah se trouvait à La Mecque ; il fut construit 3000 ans auparavant par Abraham en honneur du Grand Dieu Unique ; et puis il devint le siège de l’idolâtrie lorsque 360 idoles y furent gardées. L’anarchie régnait en Arabie et le pays était coupé entièrement du reste du monde extérieur sauf pour de rares caravanes qui le traversaient de temps en temps.
  • La première révélation : Vers l’âge de 40 ans, Muhammad (p.s.s.l.) développa un penchant pour la méditation en solitaire. Et une nuit de décembre de l’an 610 (apr. J.-C.) - dans la fameuse nuit d’Al-Qadr du mois du Ramadan - il obtint sa première révélation. Il se trouvait dans la grotte du Mont Hirā, près de La Mecque lorsque l’ange Gabriel lui apparut dans un songe et lui récita les cinq premiers versets de la sourate 96. Suivit un intervalle de six mois durant lequel le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) n’e reçut aucune révélation. L’Ange lui apparut une seconde fois alors qu’il était assis le visage couvert de son manteau, et lui récita le commencement de la sourate 74 :« Au nom de Dieu le Très Gracieux, le Très Miséricordieux. Ô Toi qui t’es enveloppé !Lève-toi et avertis. Et glorifie ton Seigneur… » La révélation divine continua sans interruption pendant 23 ans.
  • Les premiers convertis : Les premiers à l’avoir accepté furent : Khadidja, sa femme, Zaid, son esclave affranchi, ‘Ali, son jeune cousin, et Abū Bakr, un ami. Au commencement il prêcha à sa famille et à ses intimes, les exhortant à abandonner le polythéisme et le péché. Il les invita à adorer Dieu l’Unique et à croire dans une vie future. Le mépris et le scepticisme accueillirent ses paroles, et il lui fut conseillé d’abandonner cette folie et de veiller à ses affaires.
  • L’opposition et la persécution : Peu à peu cependant, les railleries et la compassion cédè­rent la place à l’opposition et à la colère ; et suivant un appel qu’il fit en 614 (apr. J.-C.) la persécution commença sérieusement. Les premiers convertis, qui venaient pour la plupart de la couche la plus démunie de la société et les esclaves furent menacés, battus et même mis à mort. Bilal, le premier africain à accepter l’Islam fut soumis à de cruelles tortures dans un vain effort de lui faire renoncer à Dieu et Son Prophète. Le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) lui-même fut ridiculisé et insulté ; et lorsqu’il prêchait les railleries et les quolibets étouffaient sa voix. Dans les rues, la populace lui jetait des ordures, ses ennemis lui crachaient au visage. Cependant, quoique se sentant abandonné, il plaça sa confiance en Dieu et poursuivit son oeuvre sans se laisser abattre.
  • L’exil : En l’an 615 (apr. J.-C.), un groupe de près de 100 musulmans furent contraints par la persécution de quitter leur ville natale et de chercher refuge en Abyssinie, où ils furent bien accueillis par le Négus. En 616, un Coréïchite respecté, ‘Umar, jusque-là un ennemi acharné du Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.), se convertit à l’Islam au grand dam des chefs mecquois, qui, furieux, imposèrent un boycott social et économique aux musulmans à qui on refusait de vendre à manger ou à boire. Trois longues années durant le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) et ses compagnons vécurent dans la misère, la faim et la destitution dans une vallée dans les alentours de la Mecque ; et à un moment où ils n’avaient aucune lueur d’espoir, leur courage et leur fermeté ont peu d’exemples dans l’histoire de l’humanité. Le boycott s’avéra ineffectif, mais Khadidja succomba peu de temps après, victime des souffrances qu’elle avait subies. Quoi­que Muhammad (p.s.s.l.) se remaria plusieurs fois il lui réservait un souvenir attendrissant le restant de sa vie.En 620 le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) alla à Taïf ville voisine de La Mecque, mais là aussi il fut repoussé et fut lapidé presque à mort par les habitants. Vers la même époque, il eut une de ses plus fameuses visions où il s’était vu emporté vers Jérusalem (Isrā’) et durant lequel il conversa avec Abraham, Moïse, David, Salomon, Jean-Baptiste et Jésus. Une autre fois, pendant le Mi‘rādj, le Trône de Dieu lui fut montré ainsi que le Paradis et l’Enfer, et aussi le monde sidéral qui lui apparut petit comme une graine de moutarde.
  • Médine : terre d’accueil du Prophète : Des événements décisifs se préparaient. À Yathrib - ville qui prendra plus tard le nom de Madīnah (Médine) et qui est située à 360 kilomètres de La Mecque - un certain nombre de gens qui avaient embrassé l’Islam, envoyèrent au Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) une délégation de douze membres. Ils ren­contrèrent le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) en 622 près du Mont ‘Aqabah et reçurent de lui des instructions concernant leur foi. Tôt l’année suivante soixante-dix délégués y retournèrent et prêtèrent allégeance au Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) ; ce serment est connu comme le Grand Serment d’‘Aqabah. Après cela le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) recommanda à ses fidèles de partir secrète­ment pour Médine.
  • L’émigration : Le départ des familles entières pour Médine bouleversa beaucoup les coréïchites, qui à l’instigation de Abū Jahl décidèrent à une réunion de leurs chefs de tribus d’assassiner le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.). La nuit fixée pour cela fut celle du 15 au 16 juillet 622 ; elle fut aussi celle où le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait décidé de quitter sa ville natale selon le dessein de la Providence. Averti du danger qui le menaçait, il quitta la maison sans être vu. En voyant que leur proie leur avait échappé, les conspirateurs dépêchèrent une équipe de pisteurs à sa poursuite. À un moment donné, ces pisteurs arrivèrent à l’entrée de la grotte même où le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) et son compagnon Abū Bakr se cachaient. Miraculeusement, ils ne les aperçurent pas et les fugitifs purent continuer leur voyage sains et saufs. Cette fuite marque le début de l’histoire de l’islam, et constitue le début de l’ère musulmane, l’hégire.
  • Muhādjirīn et Ansār : Après un voyage périlleux dans le désert, le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) arriva à Médine et ne tarda pas à se mettre à organiser la nouvelle communauté (composée de Muhādjirīn, ou les réfugiés de La Mecque, des Ansār ou les musulmans de Médine, de même que de juifs et de païens) sur une base de justice sociale et économique. Le règne de la paix, de la justice, de la bonne volonté et de la fraternité ne tarda pas à cimenter les liens entre les croyants pour en former un corps d’hommes zélés et pieux prêts à tout sacrifice pour semer les graines du Royaume de Dieu.
  • Badr : la première bataille : Cependant les chefs mecquois étaient plus que jamais décidés à écraser cette menace à l’ordre ancien et donc ils se préparèrent à la guerre. Au commencement de l’an 624 (apr. J.-C.) prenant pour prétexte de protéger une caravane venant de la Syrie, ils lancèrent un armée de 1000 hommes bien entraînés et bien équipés, comprenant une cavalerie de 200 hommes, dans le but de prendre Médine. Les musulmans, qui pour la première fois avaient reçu la permission de prendre les armes pour défendre leur religion ne purent que lever une armée de 313 hommes mal armés, tous de l’infanterie. Les forces rivales se ren­contrèrent à Badr le 16 Ramadan de l’an 2 de l’hégire. Les musulmans auraient été écrasés malgré leur grand courage et le valeureux ‘Ali, n’était-ce le soutien divin qui prit la forme d’une violente tempête de sable qui sema la confusion parmi les rangs des incroyants. Ils furent mis en déroute, et durent se sauver en débandade, laissant derrière beaucoup de morts, y compris leur chef Abū Jahl. La puissance de l’Arabie païenne fut écrasée et la bataille de Badr doit être considérée comme l’une des batailles les plus décisives de l’histoire.
  • Vaines tentatives de l’ennemi : Deux fois encore les coreïchites tentèrent de prendre Médine. En 625, à ‘Uhud ils essayèrent de se venger de leur cuisante défaite de Badr. Au début la bataille tourna à l’avantage des musul­mans. Mais certains combattants musulmans, croyant à la fin de la bataille et à la victoire des musulmans et désobéissant aux ordres stricts du Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) abandonnèrent leurs postes. La confusion aidant, les musulmans subirent un revers ; mais l’issue de la bataille n’était pas en faveur des coreïchites non plus, car ils n’avaient pas pu prendre Médine, tuer les hommes et réduire femmes et enfants à l’esclavage. En 627, les coreïchites retournèrent avec une grande coalition forte de 20 000 hommes, composée de bédouins et de juifs. Ils assiégèrent la ville, mais ils furent toutefois repoussés quoiqu’ils avaient reçu le soutien de traîtres qui se trouvaient dans la ville assiégée. La dissension et le mauvais temps eurent raison d’eux, et ils se retirèrent. Cette bataille est connue sous lenom de la Bataille du Fossé, ou des Confédérés. Dans la même année les musulmans signèrent une trêve avec les mecquois à Hudaibiyah, alors qu’ils étaient en route pour accomplir le pèlerinage à la Mecque.
  • Lettres aux rois : Sitôt retourné à Médine l’Envoyé de Dieu envoya des lettres aux princes du monde civilisé les invitant à se joindre à l’Islam (628 apr. J.-C.). Certains, tels que l’empereur romain Héraclius, le vice-roi d’Egypte et le Négus reçurent les lettres avec respect ; mais Chosroes, empereur des Perses, déchira sa lettre avec furie, et donna ordre à son gouverneur du Yémen d’envoyer une expédition au Hedjaz pour arrêter le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ; mais avant que son ordre eût pu être exécuté, Chosroes lui-même fut assassiné et son pays devint la proie de guerres civiles jusqu’à sa conquête par les arabes.
  • Prise de Khaïbar : Des tribus entières se joignaient à l’Islam. En 628, les musulmans occupèrent la ville fortifiée de Khaïbar, qui était devenue un nid d’intrigues pour les juifs et les païens contre le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.). Ils incitaient les Romains et les Perses à envahir l’Arabie. Vers la fin de l’année suivante les Coréïchites violèrent leur trêve ; et le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) en profita pour leur donner un dernier assaut : il marcha sur La Mecque mais ne rencontra que peu de résistance.
  • La Mecque conquise sans effusion de sang : Le 20 Ramadan de l’an 8 de l’hégire (630 apr. J.-C.) le Prophète de Dieu, entra dans la Sainte Cité à la tête de 10 000 compagnons. Arrivé à la Ka‘abah il répéta le verset du Saint Coran : « La vérité est venue et le mensonge s’est évanoui… » Armé d’un bâton, il procéda à briser les 360 idoles qui souillaient le sainte enceinte. Les habitants lui jurèrent fidélité et embrassèrent l’Islam en masse. Il n’eut recours à aucunes représailles pour les atrocités commises, et dont les Coréïchites étaient coupables. Il pardonna même à ses pires ennemis.
  • Le sermon d’adieu : Quoique toutes les hostilités n’avaient pas pris fin, le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) compléta sa mission, et la dernière dis­pensation de Dieu fut instaurée fermement sur la terre. Dans la 9e année de l’Hégire, en mars 631 apr. J.-C. il fit son dernier voyage à La Mecque pour y faire son pèlerinage d’adieu. Du haut du mont ‘Arafāt il s’adressa à une foule de 100 000 pèlerins et prononça son fameux sermon d’adieu dont chaque mot a été préservé. À peine avait-il terminé son discours que Dieu lui envoya Sa dernière révélation : « Aujourd’hui J’ai perfectionné votre religion, J’ai complété Mes faveurs sur vous et vous ai choisi l’Islam comme religion. » (Le Saint Coran, chapitre 5, verset 4) Le Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) décéda paisiblement à Médine dans sa chambre qui était attenante à la mosquée, le 13 Rabī‘-ul-Awwal de la 10e année de l’hégire (8 juin 632 apr. J.-C.) à l’âge de 63 ans. Ses dernières paroles furent : « Vers mon Ami le Très-Haut… Vers mon ami le Très-Haut… »

Les qualités du Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.)

Muhammad est le seul fondateur de religion dont on connaît la vie dans ses moindres détails. Une biographie complète couvrirait des volumes. Ses actes et ses paroles sont des faits historiques concrets. Il est non seulement, comme l’admet l’Encyclopaedia Britannica, le Prophète ayant le mieux réussi, mais nous le voyons manifester en sa personne une variété étonnante de qualités humaines. En tant qu’homme privé, il est mari, père, ami et négociant ; comme figure publique, il est dirigeant, législateur, juge, homme d’état, et général ; et en tant que Messager de Dieu, il est un législateur, prédicateur, théologien, saint et mystique. Une telle combinaison de vertus est unique dans l’Histoire, et cela lui vaut le titre de Sceau des Prophètes.

La sincérité fut une de ses caractéristiques les plus marquantes. Pas un jour, pas un instant, il ne perdit de vue le fait qu’il était le prophète de Dieu. Jamais il n’eut de présomption au sujet de la révélation divine, ni ne voulut-il l’imposer. Nous le trouvons à tout moment priant pour la bénédic­tion de Dieu et pour l’accomplissement des Ses promesses. Au comble de la persécution à La Mecque les coreïchites lui offrirent la royauté, tous les honneurs, et une fortune…

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