Cet article, fruit d'une exploration rendue possible par Internet, se propose d'analyser divers thèmes et réflexions soulevés à travers une mosaïque d'idées, de souvenirs et d'œuvres artistiques. Il ne prétend pas à l'exhaustivité d'un livre, mais plutôt à une exploration fragmentée et interconnectée.
Voyage et Perte : Réflexions autour de Vitya
Une carte envoyée de Saint-Pétersbourg par Vitya, datée du 10 mai 2023, représentant deux vieux amoureux de dos, évoque une ressemblance avec Jésus-Christ et Marie-Madeleine. Ce geste, parmi d'autres, s'inscrit dans un contexte de voyage et de perte. La disparition de Vitya, précédée par celle de Cyril, ramène à la question de la paternité, posée un jour à Châteauvallon : « C’est quoi être père ? ». Cette interrogation se double d'une réflexion sociologique sur le sacrifice des générations futures par la génération au pouvoir, un écho aux pertes massives de la Première Guerre mondiale.
Un geste affectueux de Vitya, celui de renifler derrière l’oreille, est remémoré comme une expérience chatouilleuse et jubilatoire. L'annonce de la maladie de Vitya provoque un moment de doute et d'engourdissement, accentué par le choc de la nouvelle elle-même, tant Vitya apparaissait comme une personne pleine de vitalité. Sa disparition s'intègre à une chaîne de deuils, faisant de celui qui survit la figure principale d'une lignée témoignant de la présence à la fois éphémère et éternelle. L'admiration se porte sur la capacité à laisser partir les êtres chers tout en continuant une vie profonde et riche, transformant la douleur en poésie.
Un voyage rocambolesque, rendu impossible par la fermeture des frontières russes, souligne l'attachement à la mémoire de la mère de Vitya, assassinée en 1993. Deux visites au cimetière d'Oulan-Oudé, en 2004, aboutissent à la création d'une nouvelle tombe pour honorer sa mémoire. La chanson « Je vous aime d'Axiom » accompagne ce souvenir.
Le Temps et la Tragédie : Aiôn et Cronos
La notion du Temps, personnifiée par Aiôn, est présentée comme un enfant qui joue en déplaçant des pions : le pion blanc de la santé et le pion noir de la maladie, le pion blanc de la jeunesse et le pion noir de la vieillesse. Cette image renvoie à la nature cyclique de l'existence, où commencement et fin se rejoignent. Le chemin montant et descendant est un et le même.
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La discussion avec Vitya à l'hôpital Saint-Louis, le 1er février 2024, est profondément marquante. Il y est question de l'inachèvement de l'homme, du mystère qui entoure les questions existentielles et de la nécessité du silence. Surgit alors l'œuvre noire de Goya, Cronos dévorant un de ses enfants, une image obsédante qui évoque la perte des fils et le syndrome de Cronos, où la génération au pouvoir sacrifie les générations futures.
L'Art comme Reflet de l'Âme : Goya et les Fantômes
L'ombre de Goya, à travers le film de Jean-Claude Carrière (2022) et un extrait des Fantômes de Goya de Milos Forman (2006), explore les thèmes de la folie, de la mort et de la souffrance humaine. L'œuvre noire de Goya hante Vitya, le poussant à agiter ses bras et à crier « maman », comme si des mains cherchaient à l'attraper. Il oscille entre l'enfer et le paradis.
Cette œuvre est reçue de manière personnelle, en écho à la perte des fils. Elle renvoie à la mythologie de Cronos dévorant ses enfants, une allégorie de la destruction et du cycle infernal de la répétition.
Edith : Présence et Absence
Le narrateur évoque Edith, sa femme suicidée, et son obsession pour le souvenir. Edith est à la fois une femme de l'absence, toujours ailleurs, perdue dans ses pensées, et une femme de la présence, légère et dans le présent. Elle ne pèse pas, elle ne pose pas, et avec elle, tout est danse.
Elle est attachée à tout ce à quoi elle a donné de l'amour : des photos et des mots pour les disparus, des cartes aux anniversaires, des cadeaux sans destinataire. Elle lutte constamment contre la dégradation, l'usure, l'habitude et l'oubli. La maison vit, est habitée, et chaque objet est à la fois d'hier et de maintenant. Elle transforme la vie en un récit, un poème, embellissant les jours par son regard et son sourire.
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Elle rayonne d'amour, offrant une écoute qui apaise les angoisses et les peines. Cependant, ses propres angoisses et souffrances restent cachées, exprimées uniquement dans son regard. Elle fait la vie légère depuis quarante-six ans.
Catherine Tekakwitha : Invocation et Obsession
Le narrateur tente de conjurer ses obsessions en invoquant Catherine Tekakwitha, la première sainte indienne du Canada. Cette invocation prend une tournure de plus en plus scabreuse, mêlant récit bourgeois d'un ménage à trois, biographie romancée d'une sainte historique et considérations hallucinées sur la drogue, Dieu, la culture pop, la guerre d'Espagne, les orgies et les Juifs.
Il s'interroge sur l'identité de Catherine Tekakwitha, sur sa sainteté et sur la possibilité de l'aimer à sa manière. Il se décrit comme un vieil érudit qui la suit avec son esprit poussiéreux, plein du fatras de peut-être cinq mille livres. Il imagine Catherine parmi des bouleaux, au bord de la rivière Mohawk, et se demande ce qu'elle sait des champignons narcotiques.
Il exprime le désir d'avoir vécu dans le "folk song" comme Joe Hill, de pleurer pour les innocents, de remercier le vieux paysan, d'avoir une manche vide retenue par une épingle double et de voir les gens sourire. Il aurait voulu écrire un pamphlet contre le contrôle des naissances, trafiquer dans l'immobilier, bien écrire sur les Juifs et être fusillé dans les rangs des Basques.
Réflexions Éparses : Fragments d'une Conscience
Une soupe délicieuse brûle la main. Un geyser visqueux inonde le poignet. Une pluie magnétique met la montre Bulova à l'épreuve. Le narrateur se décrit comme un phoque inventant des ondulations dans une vaste piscine électrique, un fil de tungstène dans un océan d'ampoules, une créature des cavernes de Mary.
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François souligne que Catherine Tekakwitha a témoigné de l'Évangile non pas par de grandes œuvres, mais par la joie silencieuse et la liberté d'une vie ouverte au Seigneur et aux autres. Elle a accompli sa vocation avec simplicité, en aimant et en louant Dieu et en apprenant à ceux avec qui elle vivait à faire de même. Elle a su témoigner de l'Évangile en vivant l'ordinaire avec fidélité et simplicité.
Épitaphe et Memento Mori : "Dum Uixi Lusi"
L'épitaphe de Geminia Agathè, "Dum uixi lusi" ("Tant que j'ai vécu, j'ai joué"), rappelle la brièveté de la vie et l'importance du jeu et de la joie.
Mots-Clés et Références Culturelles : Un Kaléidoscope
Une liste exhaustive de mots-clés et de références culturelles, allant de COLORFUL STAGE ! à ZYGOMATIQUES, crée un kaléidoscope d'images et d'associations. Ces références, tirées de films, de séries, de chansons et de divers domaines artistiques, témoignent de la richesse et de la diversité de la culture populaire.
Anabaptisme : Confessions de Foi
Une bibliographie rassemblée par Claude Baecher, docteur en théologie, met à disposition des textes anabaptistes du XVIe siècle, notamment des confessions de foi :
- La Confession de Foi de Schleitheim en sept articles (1527), traduction Claude Baecher.
- La Confession de Foi Mennonite de Dortrecht en Hollande, le 21 avril 1632, traduction Jean de Savignac.
- La Confession de Foi (son résumé adopté par les Anciens et Prédicateurs mennonites de France en 2001) publiée par le Editions Mennonites en 2000.
L'Entente fraternelle entre quelques enfants de Dieu sur sept articles (Confession de Schleitheim, 1527) détaille les articles sur le baptême, l'excommunication, la fraction du pain, la séparation des abominations, les bergers dans l’Eglise, le glaive et le serment.
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