Le pommier, arbre fruitier emblématique de la famille des rosacées, est apprécié pour ses fruits savoureux et sa floraison printanière spectaculaire. Comprendre le cycle de vie d'un pommier, de la fleur à la pomme, est essentiel pour optimiser sa culture et profiter de récoltes abondantes.
La Floraison : Un Éveil Printanier
Les premières fleurs des cerisiers et des pommiers embellissent nos jardins, symbolisant l'arrivée du printemps et annonçant une récolte potentielle. La floraison est une période cruciale dans le cycle de vie du pommier. Elle se déroule au printemps, lorsque la sève recommence à circuler et que les bourgeons gonflent, laissant apparaître de jeunes feuilles. Cette phase est particulièrement vulnérable aux gelées tardives, qui peuvent détruire les fleurs et compromettre la récolte. Dans les pays situés au nord de l'Europe, il existe un risque de gelée de printemps. Il suffit de quelques degrés en dessous de zéro pour détruire les fleurs.
Les fleurs de pommier sont généralement blanches ou roses, et elles attirent les pollinisateurs, notamment les abeilles, grâce à leur parfum et à leur nectar. La pollinisation est un processus essentiel pour la formation des fruits.
La Pollinisation : Une Rencontre Essentielle
La pollinisation est le processus par lequel le pollen, contenant les gamètes mâles, est transféré des étamines (organes mâles de la fleur) au pistil (organe femelle). Pour se reproduire, les fruitiers ont besoin d’une pollinisation croisée (avec un autre arbre) les gamètes mâles doivent donc aller à la rencontre des gamètes femelles. Chez le pommier, la pollinisation est généralement croisée, c'est-à-dire qu'elle nécessite le pollen d'un autre pommier de variété différente. Ce transport de pollen se fait évidemment par les pollinisateurs, notamment les abeilles.
Lorsque le pollen atteint le pistil d'une autre fleur, la fécondation a lieu. La paroi de l’ovaire se transformera alors en fruit et l’ovule en graine. D’où l’expression « semer la petite graine »…
Lire aussi: Perspective moderne sur le métabolisme
La Formation du Fruit : Une Transformation Progressive
Après la pollinisation et la fécondation, les pétales tombent à la fin du printemps. L'ovaire de la fleur commence à se développer et se transforme progressivement en fruit. Le fruit apparaît, minuscule à ce stade. Chaque jour, elle grossit un peu plus. La petite pomme verte se nourrit grâce à ses feuilles. La nuit, la pomme grossit.
Pendant cette période, il est important de surveiller constamment la croissance de la pomme, de répondre à ses besoins en eau et d'arroser si nécessaire. Les maladies et les ravageurs peuvent toujours se déclarer sur les feuilles ou sur les fruits.
La Maturation : L'Aboutissement du Cycle
Au fil des semaines et des mois, le fruit grossit, change de couleur et mûrit. La récolte se fait à la fin de l’été ou au début de l’automne.
La Dormance Hivernale : Une Période de Repos
Après la récolte, les feuilles tombent et l’arbre entre en dormance hivernale. Le froid arrête la circulation de la sève. Le pommier vit plus sur ses réserves. Cette période de repos est essentielle pour permettre à l'arbre de reconstituer ses réserves et de se préparer pour la prochaine saison de croissance.
L'Alternance : Un Phénomène à Gérer
Les arbres fruitiers tels que pommiers, poiriers, oliviers et citrus donnent généralement une belle récolte une année sur deux : c'est ce qu'on appelle l'alternance. Certains arbres fruitiers sont sujets à l'alternance : ils donnent des fruits en abondance seulement une année sur deux. Une année, la récolte est belle, l'année suivante, les fruits sont plus rares… Les fruitiers à pépins sont les plus concernés (pommiers, poiriers), mais le phénomène s'observe aussi chez les pruniers, les oliviers, les agrumes, et, sous d'autres lattitudes, les avocatiers et les manguiers.
Lire aussi: Tout sur le papillon pour les enfants
Ce phénomène d'alternance est indépendant des conditions climatiques printanières lors de l'année en question : ainsi, ce n'est pas parce que le printemps aura été doux, sans gelées tardives (qui peuvent détruire la floraison), et avec un temps sec au moment de la floraison (favorable à une bonne pollinisation), que la récolte sera forcément bonne…L'alternance, et en pratique, la variation du nombre de fruits d'une année sur l'autre, est liée au nombre de fleurs qui s'épanouissent au printemps : les années de maigre récolte, la floraison a été faible ; les années de grosse récolte sont quant à elles très florifères. On parle de "fluctuation interannuelle du nombre de fleurs".
C'est au cours de la fin du printemps et de l'été de l'année précédente que se différencient les méristèmes qui donneront soit des bourgeons floraux, soit des bourgeons végétatifs. Tout se joue donc lors de l'été précédent.
Explications physiologiques au phénomène d'alternance
Ce phénomène d'alternance, resté longtemps mystérieux, semble principalement causé par deux facteurs :
- Au moment de la formation des ébauches de boutons floraux, c'est-à-dire pendant l'été, les futures fleurs sont en concurrence avec les jeunes fruits qui sont en train de grossir sur l'arbre, et le partage des éléments nutritifs disponibles ne se fait pas de manière aquitable, au profit des fruits. En effet, les fruits ont davantage de capacités à attirer la sève à eux, car ce sont des organes plus gros. Les ébauches de bourgeons floraux, défavorisées, ne peuvent donc pas se développer en nombre lorsque l'arbre porte beaucoup de fruit. L'année suivante, les fleurs seront rares, et la récolte faible.
- Les graines des fruits en cours de développement (les pépins des poiriers et pommiers, notamment), produisent des hormones, les gibbérellines, qui semblent inhiber la formation des bourgeons floraux : plus les fruits sont nombreux sur l'arbre, plus cette hormone est abondante, et moins les futures fleurs peuvent se développer pour la floraison de l'année suivante.
Comment peut-on éviter l'alternance ?
Pour limiter le phénomène d'alternace, deux solutions :
- Pratiquer l'éclaircissage : en réduisant le nombre de fruits sur l'arbre lors des années de floraison importante et de grosse récolte, on limite l'effet inhibiteur des fruits sur la formation des futures fleurs de l'année suivante. On peut ainsi régulariser la productivité de l'arbre année après année.
- Opter pour des variétés moins sujettes à l'alternance : certaines variétés de pommiers et de poiriers offrent naturellement une production plus régulière (par exemple, chez les pommes, 'Cox's Orange', 'Starkrimson', 'Reine des Reinettes' et 'Belle de Boskoop', sont sujettes à l'alternance ; chez les poires, 'Louise Bonne d'Avranches', 'Doyenné du Comice' et 'Général Leclerc' également).
Pourquoi certaines variétés sont-elles moins sujettes à l'alternance ?
Les gibbérellines, ces hormones qui peuvent inhiber la formation des bourgeons floraux, existent en fait sous plusieurs formes. Selon la forme de l'hormone et la période à laquelle elle est présente dans la sève, l'action sur les bourgeons floraux est différente : elle peut être inhibitrice ou, au contraire, activatrice.
Lire aussi: Gérer le cycle après une FC
La Taille : Un Entretien Essentiel
Le pommier se taille assez facilement, une taille d'entretien sera bénéfique pour la plante et pour la récolte suivante. Cette taille légère s'effectue principalement en fin d'hiver avant l'apparition des bourgeons. La taille du pommier consiste principalement à l'éclaircissement afin de laisser rentrer la lumière au coeur de la plante et ainsi bénéficier d'une fructification supérieure. Pour effectuer une bonne taille, commencer par enlever tout le bois mort, ensuite vous pouvez tailler toutes les branches qui retombent. Bien faite, elle ne blesse pas l’arbre. Avec une bonne taille, la cicatrisation est rapide.
Cycle de la vie florale
Et c’est un véritable cycle de la vie florale auquel on assiste car la fleur qui va se transformer va aussi protéger ainsi les graines qui permettront à la plante de se transformer non plus en fruit… mais en nouvelle plante.
Deux types de fruits naissent des fleurs. Quand on parle de fruit, on pense tout de suite au premier type : les fruits dits charnus. Il convient de distinguer les baies (raisin, tomate, agrumes…) des drupes, ceux qui possèdent une graine dont l’enveloppe est solide, appelée noyau : pêches, cerises, prunes mais aussi olives.
On pense plus rarement au deuxième type de fruit : les fruits secs. Ces derniers seront classés selon qu’ils s’ouvrent ou non : les déhiscents ou les indéhiscents. Chez les indéhiscents, nous trouverons notamment le blé, le maïs et la valériane. Parmi les déhiscents les plus connus sont les petits pois, les haricots, la gentiane, le colza… Même s’ils sont secs, ces fruits sont tous nés d’une fleur. Et comme les pommiers ou les cerisiers, leurs pétales peuvent aussi colorer nos champs.
tags: #cycle #de #vie #d'un #pommier #de