En tant que professionnel de la Petite Enfance, vous jouez un rôle essentiel dans le développement de bébé. Il est donc primordial d'aborder la question des selles en crèche avec une approche éclairée et bienveillante. Cet article a pour but de vous fournir des informations détaillées et des conseils pratiques pour gérer au mieux cette étape importante.
L'Importance de l'Hygiène et du Confort de l'Enfant
Le confort de l’enfant passe avant tout par une bonne hygiène. La propreté est l’un de ses besoins physiologiques essentiels. Assurer une hygiène irréprochable est une priorité absolue. Un change régulier et efficace contribue non seulement à la santé physique de l'enfant, mais également à son bien-être émotionnel.
Préparation du Matériel et Sécurité
Pour aborder sereinement ce soin en crèche, il est important de bien préparer le matériel nécessaire en amont. Placez tout ce dont vous aurez besoin à portée de main pour garantir la sécurité du bébé. En effet, les enfants ne sont pas toujours à l’aise sur la table à langer et ont parfois tendance à gigoter. Une chute pourrait vite arriver ! Si vous avez oublié quelque chose, il faut impérativement reprendre le petit dans vos bras avant de vous déplacer, même si cela ne dure qu’une seule seconde. En revanche, soyez vigilant(e) à ce que les produits utilisés soient disposés hors de la zone accessible à l’enfant car il pourrait s’en emparer. C’est la raison pour laquelle nous vous recommandons également de prévoir un jouet à lui donner, pour le distraire pendant que vous changez sa couche.
Le Change : Un Moment d'Échange et de Soin
Le change ne doit pas être perçu comme une simple routine, mais comme un moment privilégié d'échange et de soin. N’oubliez pas que le change doit également être un moment d’échange entre vous et l’enfant. Prenez le temps de lui annoncer que vous allez le changer. N’oubliez pas que c’est un soin à part entière qui doit apporter un bien-être physique et moral au tout-petit. Il ne doit pas subir ce moment. Chaque enfant réagit différemment et il faut vous attendre à ce que le nourrisson traduise son inconfort par des cris, des pleurs ou des mouvements brusques. C’est pourquoi, il faut toujours penser à garder une main sur son abdomen, pour éviter tout risque de chute. N’hésitez pas à chanter, parler ou tout simplement expliquer au tout-petit ce que vous êtes en train de faire. Cela doit être un moment calme et agréable pour tous. Cela demande beaucoup de patience et de maîtrise des techniques de change de la part du professionnel(le) de la Petite Enfance.
La change est une tâche très importante. Elle favorise le confort et le bien-être de l’enfant et permet d’assurer son hygiène. La change se fait généralement avant le repas afin d’être certain que l’enfant sera bien confortable en prenant son repas. Pour changer un enfant, on a généralement besoin d’une table de change (ou plan de travail) d’un coussin de change qu’on recouvre d’une protection en tissu éponge, d’une cuvette (ou lavabo à proximité), de gants de toilette, de savon doux, d’une serviette, d’une couche propre et de vêtements de rechange.
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Procédure de Change Pas à Pas
1- On se lave d’abord les mains. On installe ensuite l’enfant et on commence à enlever le bas tout en communiquant avec lui. On ouvre après la couche et on vérifie l’état des selles et des urines.2 - On procède ensuite au nettoyage du siège. On enlève alors la couche sale et on rince en suivant le même ordre.3 - Lorsqu’on se serait assuré que la peau est bien sèche, on glisse une couche propre sous le siège en s’assurant de placer les attaches adhésives l’une face à l’autre, à la hauteur de l’ombilic et on replie pour faire un revers. Il ne faut pas oublier de nettoyer et de ranger le plan de travail et le matériel.
Importance de la Surveillance et des Soins de la Peau
Cette manipulation est également l’occasion de surveiller les urines, les selles, la peau et l’hygiène de l’enfant. Pour le nourrisson, rester propre c’est avant tout protéger sa peau car la macération dans la couche peut engendrer l’apparition d’érythème fessier. C’est pourquoi le change est primordial et doit être fait régulièrement entre 2 à 5 fois par jour en moyenne, selon l’âge du petit. Jetez la couche sale dans une poubelle dédiée, puis lavez l’enfant à l’aide de savon surgras ou de liniment oléo-calcaire. Ce produit est idéal car il est naturel, n’irrite pas la peau et ne se rince pas.
L'Acquisition de la Continence : Un Processus Naturel et Individuel
Le mot « continence » est utilisé plutôt que le mot « propreté », qui sous-entendrait qu’avant cette acquisition les enfants seraient « sales ». La continence ne s’enseigne pas à l’enfant, il va en faire l’acquisition par lui-même, comme la marche. Ce n’est pas en faisant marcher l’enfant qu’il marchera, ni en le mettant sur le pot qu’il sera continent. Nous pouvons faire confiance à l’enfant, dans son rythme de développement. Ne pas accélérer cette acquisition permet d’éviter que des angoisses soient associées à la continence. Ce qui ne signifie pas s’en désintéresser. Au contraire ! Ces choix s’inscrivent dans la pédagogie piklérienne.
L’acquisition de la propreté est une étape majeure du développement corporel et social des jeunes enfants. L’acquisition de la propreté ou plus précisément l’acquisition de la continence est une étape naturelle du développement de l’enfant durant laquelle il va prendre conscience des différents signaux envoyés par son corps pour maîtriser progressivement ses besoins. Chaque enfant est différent, et comme pour de nombreux sujets de la petite enfance il n’y a pas vraiment de règles, l’idéal reste là encore de respecter le rythme de chaque enfant. La propreté ne « s’enseigne » pas, elle fait partie des étapes du développement de l’enfant au même titre que l’acquisition de la marche ou du langage. S’il l’on sait qu’il est impossible de forcer un enfant à parler, l’idée commune de lui « apprendre la propreté » est plus établie, pourtant pour l’enfant cela s’acquiert en passant les stades de développement précédent. La capacité à contrôler ses besoins. La myélinisation du système extrapyramidal (système responsable de la posture et du développement de la motricité globale).
Les Étapes Clés de l'Acquisition de la Continence
A la naissance, la construction du cerveau du bébé n’est pas encore achevée. L’être humain est génétiquement « programmé » pour être continent, cependant, à la naissance, les connexions entre les neurones nécessaires ne se sont pas encore faites, et sont amenées à se développer. L’acquisition de la continence nécessite une maturation du système nerveux qui touche différents domaines.
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Maturité Motrice
Une maturité motrice pour agir volontairement sur ses sphincters. Les sphincters sont des muscles internes qui contrôlent l’évacuation des urines et des selles. Ces muscles fonctionnent d’abord de manière « automatique » (réflexe), puis l’enfant va prendre conscience de leur existence et essayer d’en maîtriser volontairement le fonctionnement. Comme pour la marche - entre le moment où l’enfant fait ses premiers pas et celui où il court - il faut du temps à l’enfant pour exercer cette nouvelle capacité et la maîtriser. A titre indicatif, on pense que l’enfant découvre cette capacité d’agir sur ses sphincters lorsqu’il a la capacité de monter un escalier debout (c’est-à-dire aux alentours de 18 mois).
Maturité Affective et Psychologique
Une maturité affective et psychologique pour pouvoir accepter de perdre une partie de lui tout en préservant son intégrité. Dans le développement de l’enfant, le moment de cette acquisition correspond à la période où il prend conscience de lui-même, ce qui se manifeste par des comportements d’opposition (il dit « non » pour dire qu’il existe et qu’il tient à maîtriser, contrôler ce qui le concerne) : c’est une « période d’affirmation de soi ». L’enfant se sent vraiment être lui-même, a conscience de son identité lorsqu’il se nomme à la première personne (« je »), entre 2 ans 1/2 et 3 ans 1/2. De plus, pendant cette période, il va construire son unité corporelle, en rassemblant les différentes parties du puzzle de son schéma corporel (le petit enfant découvre progressivement les différentes parties de son corps : ses mains, ses pieds, ses membres, son visage, son dos…). On pense que l’enfant a construit cette unité corporelle quand il sait, de lui-même, dessiner un rond fermé, c’est aussi aux alentours de 3 ans. Perdre une partie de lui-même (urine, selle) alors qu’il n’est pas encore sûr de l’unité de son corps et de sa personne est très inquiétant pour lui. On peut mesurer l’intensité de cette inquiétude lorsqu’il arrive à l’enfant de faire une selle dans le bain : il réagit par une peur panique qui peut l’amener à refuser de prendre un bain pendant plusieurs jours ; peur de perdre une partie de lui-même et celle de perdre le contrôle de son corps : quelque chose présent à l’intérieur de son corps sort sans pouvoir être maîtrisé. Ou lors de la première production d’une selle dans le pot qui a été décrite comme « le choc du premier caca ». Des études faites à l’institut Pikler ont montré qu’un temps de plusieurs jours à plusieurs semaines pouvait être observé entre la production de la première selle dans le pot et les suivantes… le temps de se remettre de ce « choc ». Progressivement, l’enfant va devoir accepter de se séparer d’une partie de lui-même, accepter que quelque chose lui échappe, tout en gardant le contrôle de son corps, en maîtrisant le fonctionnement de ses sphincters. Ce qu’il pourra faire sans inquiétude, quand il s’y sentira prêt !
Maturité Intellectuelle et Sociale
Une maturité intellectuelle et sociale. Exerçant un contrôle sur ses sphincters, l’enfant va avoir à se conformer à des habitudes sociales, culturelles : ces besoins se font dans un lieu spécifique (dans les toilettes, sur un pot ou des WC). Cela lui demande tout un travail de coordination (intellectuelle) : identifier son besoin, se retenir pour aller le faire dans le lieu dédié. On peut constater ce travail d’anticipation quand les enfants vont aux toilettes en marchant avec leur pantalon déjà baissé ! C’est pourquoi, dès la présentation du pot, il serait intéressant de lui attribuer une place fixe dans les toilettes ou dans la salle de bain : l’enfant comprendra que ce n’est pas un objet qu’il peut transporter dans toutes les pièces de la maison, ni utiliser comme un jouet… Le petit enfant n’éprouve pas de dégoût envers ses selles : c’est même pour lui un bien précieux qui vient de lui : l’enfant peut jouer avec ses selles comme avec de la pâte à modeler, ne pas avoir envie de vider le pot dans les toilettes… Il va aussi avoir à apprendre comment se comporter avec ses productions. Pour satisfaire son intérêt, tout en intégrant les règles culturelles, on peut lui donner le temps de regarder ce qu’il y a dans sa couche et de le nommer ; et lui proposer de jeter lui-même sa couche ou vider son pot dans les toilettes…
Comment Accompagner l'Enfant dans ce Processus
Même si le jeune enfant a la capacité de réaliser par lui-même cette acquisition au fur et à mesure de sa maturation, l’intérêt des adultes de son entourage et la reconnaissance de ses progrès à chacune des étapes qui jalonnent ce développement, lui seront d’un précieux soutien. Dans la construction de l’autonomie, faire par soi-même ne signifie pas « être tout seul » ! Le repérage de ces différentes étapes sera aussi un soutien pour les adultes qui, constatant les avancées de l’enfant dans ce processus, pourront être rassurés de la mise en route de cette acquisition et être moins impatients !
Mettre en Mots ce que l'Enfant Fait ou Ressent
L’enfant commence par se rendre compte que quelque chose, en lui, passe du dedans au dehors : on peut voir des enfants avec un regard « tourné vers l’intérieur », être à l’écoute de ce qui se passe dans leur corps. Un mot de l’adulte peut l’aider à nommer ce qui se passe en lui : « tu es est train de faire pipi, caca dans ta couche » et lui donne des mots pour identifier puis signaler ce qui se passe en lui (les enfants vont ensuite informer l’adulte de ce qu’il a fait dans sa couche). L’ enfant va ensuite avoir de l’intérêt pour ce qu’il y a dans sa couche, pour ce qui se passe dans les toilettes. On peut alors lui proposer un pot, en lui indiquant qu’il pourra bientôt l’utiliser. Sans que cet objet devienne un jouet, l’enfant aura envie d’expérimenter ce nouveau matériel (s’asseoir dessus… même avec sa couche, y mettre dessus une poupée ou son doudou) : il découvre l’objet mais ne sait pas encore comment quelque chose peut arriver dedans !
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L'Adulte Propose, N'impose Pas
C’est lorsque sa couche reste sèche pendant quelques heures (capacité de se retenir), qu’il est possible de lui proposer d’aller sur le pot. Ce doit être une proposition et pas une obligation ! De plus, il n’est pas nécessaire de demander à l’enfant de rester longtemps sur le pot. Lui donner un livre ou un jeu pendant qu’il est sur le pot ne l’aide pas à être à l’écoute des besoins de son corps : l’enfant doit apprendre à identifier ses besoins (j’ai envie de faire pipi, caca) et à faire fonctionner ses sphincters pour satisfaire ce besoin (se retenir = fermer ses sphincters ; puis les ouvrir pour faire sur le pot. C’est un travail de coordination complexe et, parfois, les enfants font dans leur couche juste après avoir été sur le pot… ce qui agace parfois les adultes qui trouvent que l’enfant le « fait exprès ». En fait, c’est juste le temps nécessaire à l’enfant pour mettre en route ce fonctionnement de ses sphincters qui n’est pas encore bien maîtrisé). Lors de cette étape, les enfants mettent souvent en scène leurs intérêts et questionnements relatifs à cette acquisition, dans des jeux symboliques : ils peuvent jouer à changer les couches d’une poupée, d’une peluche, d’une figurine, ou à les mettre sur le pot… Cette étape se situe souvent après 2 ans, et même plutôt entre 2 ans 1/2 et 3 ans 1/2.
Ritualiser les Moments de Change
Il est important de ritualiser le moment du change. Plus les moments de soin sont ritualisés, plus l’acceptation des règles peut se faire, notamment dans cette « période d’affirmation » pendant laquelle le temps de change peut devenir conflictuel avec l’enfant. Proposer à l’enfant de jeter lui-même sa couche dans la poubelle ou de se laver lui-même, permet de le rendre acteur dans le soin, de ne pas se sentir « dépossédé » d’une partie de lui et du contrôle sur son corps. Ce n’est pas en enlevant ses couches à l’enfant qu’il va apprendre à devenir « propre » ! Comme ce n’est pas en mettant des chaussures à l’enfant qu’il va apprendre à marcher. C’est un processus interne sur lequel on peut peu agir… si ce n’est en exerçant « une pression » (pas toujours consciente ni explicite) sur lui. L’enfant percevant les attentes de son entourage peut essayer de les satisfaire pour préserver la qualité des relations avec ses proches. Mais, l’accélération de cette acquisition lui demande beaucoup d’énergie, ce qui peut avoir des retentissements sur son humeur, sur la qualité de ses activités ou de son sommeil.
Continence : Accidents et Régressions
L’enfant est décrit comme « continent » quand il est capable d’identifier son besoin, de se retenir, d’aller de lui-même aux toilettes. L’enfant doit pouvoir décider s’il veut ou pas mettre une couche. Garder une couche peut le sécuriser (et, l’inciter à l’enlever, peut l’insécuriser), et le tranquilliser s’il ne se sent pas obligé de monopoliser toute son attention pour se retenir : un enfant qui ne porte pas de couches à la maison, peut exprimer le besoin d’en mettre une quand il sort, ou quand il est à la crèche où il est très sollicité par les activités à sa disposition et les rencontres avec d’autres enfants… Certains enfants ne sont pas du tout gênés par une selle dans leur couche et semblent même avoir du plaisir à la garder, probablement pour ne pas avoir à se séparer d’une partie d’eux-mêmes. Certains enfants, aussi, préfèrent remettre une couche pour faire une selle (ce qui montre qu’ils identifient tout à fait bien leur besoin) alors qu’ils savent utiliser le pot pour uriner. Lorsque l’enfant est continent pendant la journée, s’il a pu faire cette acquisition à son rythme, il y a en général, peu d’« accidents ». Lorsqu’il y en a trop, c’est probablement que l’enfant n’y était pas encore tout à fait prêt. Comme pour toute acquisition, il peut y avoir des « retours en arrière » (comme un enfant qui marche peut à nouveau se déplacer à 4 pattes), soit parce que cette acquisition est encore nouvelle et pas tout à fait installée, soit parce que l’enfant est émotionnellement fragilisé par un événement survenu dans sa vie (séparation, naissance d’un bébé dans la famille, déménagement…). Ces régressions sont souvent passagères et sont à accepter comme un phénomène normal de ce processus (peut-être que, temporairement, un enfant aura besoin de remettre des couches alors qu’il n’en avait plus) : ce qui est important, c’est que l’enfant se sente en sécurité dans son corps et dans ses relations avec son entourage. Parents et professionnels peuvent échanger sur ces sujets, dans une alliance commune pour chercher, ensemble, ce qui peut être le plus favorable pour cet enfant-là, à ce moment-là. L’enfant sera sensible à ce souci partagé et à cette confiance mutuelle entre ses parents et les professionnels, même si ses expériences peuvent ne pas être les mêmes chez lui et à la crèche (quant au port des couches, par exemple). Un enfant qui est continent de façon assurée et tranquille, dans la journée, le deviendra rapidement aussi au moment de la sieste et la nuit.
Collaboration avec les Parents
L’initiative peut venir des parents ou des professionnels de la crèche. Lorsque vous envisagerez une continuité sur la crèche, il sera nécessaire d’en parler avec l’équipe et de faire le point. Comment l’enfant se comporte t-il pendant son change ? Participe-t-il à celui-ci ? Manifeste-il un intérêt pour les toilettes ? La notion de collectivité est importante à prendre en compte dans les débuts de l’acquisition. En effet vous pourrez repérer un décalage d’acquisition entre la crèche et la maison. A la crèche l’enfant est souvent pris dans son jeu, il peut oublier qu’il n’a plus de couche. L’enfant peut aussi se sentir moins à l’aise qu’avec vous pour demander à aller aux toilettes. L’équipe restera cependant vigilante et proposera régulièrement à l’enfant d’aller aux toilettes. Les professionnelles de la crèche encourageront ses tentatives et le valoriserons dans sa démarche. Dans les premiers temps de l’apprentissage, nous vous conseillons de nous fournir plusieurs lots d’affaires de rechange, car si nous n’en avons plus à disposition, nous seront contraints de lui remettre une couche. Pour le démarrage nous mettons tout de même une couche pour la sieste, celle-ci est retirer dès que l’enfant se lève. En attendant d’accompagner cette nouvelle acquisition à la crèche, nous continuons de stimuler les étapes des prérequis.
Prévention et Gestion des Problèmes Courants
Outre les aspects liés à l'acquisition de la continence, il est important de connaître les problèmes courants liés aux selles chez les jeunes enfants et de savoir comment les prévenir et les gérer.
Oxyurose : Une Infection Parasitaire Fréquente
L’oxyurose est très courante dans les pays tempérés et chez les enfants (de 70 à 80 % d’entre eux en sont victimes). La contamination se fait par l'ingestion des œufs contenant des embryons, présents sur les mains, des aliments ou des objets infectés. Les œufs vont éclore dans l'intestin de l'enfant. Les larves deviennent ensuite des vers adultes en quelques semaines. "Les symptômes les plus fréquents sont des démangeaisons au niveau du sillon interfessier ou de l'anus (qui exposent au risque de recontamination ou de transmission par les mains). "Le parasite entre dans l’organisme par les voies digestives, par l'ingestion d'aliments ou d'eau souillés ou encore par le fait de porter ses mains infectées à la bouche. Les vers sont encore à l'état embryonnaire sous la forme d'œufs. Généralement, l'enfant attrape l'oxyurose lorsqu'il est en collectivité avec d'autres enfants contaminés (grande fratrie, crèche, école, colonie de vacances etc). L’enfant s’auto-infeste en mettant ses doigts à la bouche ou en les léchant. Il peut contaminer également son entourage lors de contacts avec la main. Les vers sont petits, blancs et ronds. Après leur ingestion par l'enfant, les œufs éclosent dans l’estomac. La larve se transforme rapidement en ver adulte et migre un peu plus bas, dans l’intestin. Mâles et femelles s’accouplent alors. L'oxyurose est une maladie fréquente même dans les pays tempérés et développés. Elle est très courante chez l'enfant.
Symptômes et Diagnostic
Lorsque l’infestation par les vers est minime, l’oxyurose peut être asymptomatique (sans symptôme). La plus caractéristique est le prurit anal nocturne, c’est-à-dire des démangeaisons au niveau de l’anus survenant la nuit. Le grattage entraîne des lésions, parfois des hémorragies et une surinfection. Chez la fillette, le passage des vers (oxyures) au niveau de la vulve peut provoquer des démangeaisons et une inflammation (vulvovaginite).
Si vous pensez que votre enfant est contaminé par ce parasite, vous pouvez procéder à un examen de l'anus qui présente généralement des signes d'inflammation voire des lésions de grattage et parfois la présence de petits vers blancs. Des mesures préventives permettent de limiter la transmission de l’oxyurose. se laver les mains avec brossage des ongles, après être aller au toilette et avant chaque repas. laver les sols de chambre, les tables d’école (en cas de contamination scolaire)… " Il n'est pas nécessaire de traiter tous les membres de la famille si seul un enfant souffre d'oxyurose. Le diagnostic d'oxyurose est souvent fait par le sujet lui-même ou par sa maman, qui découvre de petits vers blancs dans les sous-vêtements, autour de l’anus, ou encore dans les selles, à ne pas confondre avec d’autres éléments parasitaires (anneau de ténia, myase…) ou des aliments (céleri). "Toutefois, en cas de doute, la mise en évidence des œufs se fait grâce au scotch-test anal. Cet examen doit être pratiqué au réveil, avant la toilette et toute émission de selles.
Traitement et Prévention
Le traitement de l'oxyurose repose sur la prise unique d'un médicament antiparasitaire à renouveler trois semaines plus tard. En infusion : 30 g semen contra (semences), 30 g de thym (feuille), 30 g de santoline (plante), 30 g d'absinthe (feuilles), 30 g de séné (follicules), 30 g d'armoise (plante), 20 g de réglisse. Mettre 3 cuillerées à soupe du mélange dans 1 litre d'eau bouillante. Laisser bouillir 3 minutes. Filtrer. Boire 3 tasses en 24 heures. Pour éliminer les vers des intestins : - manger de l'ail car il est antioxures.
Autres Problèmes Potentiels
Bien entendu, l'oxyurose n'est pas le seul problème potentiel lié aux selles. Il est important d'être vigilant face à d'autres signes tels que :
- Constipation : Selles dures et difficiles à évacuer.
- Diarrhée : Selles liquides et fréquentes.
- Présence de sang dans les selles : Nécessite une consultation médicale.
- Douleurs abdominales : Peuvent être liées à divers problèmes digestifs.
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