Introduction
Le terme "crèche de goélands" ne figure pas dans les dictionnaires traditionnels, mais il décrit une réalité écologique et sociale de plus en plus fréquente. Cet article explore ce concept, ses causes, ses conséquences et les solutions mises en œuvre pour gérer la cohabitation entre les goélands et les activités humaines, en particulier en milieu urbain.
Définition d'une "Crèche de Goélands"
Par analogie avec le terme "crèche" désignant un établissement accueillant de jeunes enfants, une "crèche de goélands" peut être définie comme un site où un groupe important de goélands se reproduit et élève ses petits. Ces sites sont souvent caractérisés par une forte densité de nids et de jeunes goélands.
Pourquoi les Goélands Choisissent-ils les Milieux Urbains ?
Plusieurs facteurs expliquent la présence croissante de "crèches de goélands" dans les villes :
- Disponibilité de nourriture : Les goélands sont des oiseaux opportunistes qui trouvent facilement de la nourriture dans les déchets urbains.
- Absence de prédateurs naturels : Les bâtiments offrent des sites de nidification en hauteur, protégés des prédateurs terrestres.
- Adaptation comportementale : Les goélands se sont adaptés à la vie en milieu urbain, où ils trouvent des conditions favorables à leur reproduction.
Le Cas du Collège des Salières : Un Exemple Concret
Le Collège des Salières, situé sur l'île de Ré, est un exemple frappant de "crèche de goélands". Chaque année, une quarantaine de goélands argentés élisent domicile dans cet établissement, y installant une vingtaine de nids, parfois même au sol. Cette situation engendre des problèmes de cohabitation, notamment en termes d'hygiène, de bruit et de dégradations matérielles.
Les Défis Posés par les "Crèches de Goélands"
La présence de "crèches de goélands" en milieu urbain peut entraîner divers problèmes :
Lire aussi: Guide des crèches à Rennes-Beauregard
- Nuisances sonores : Les cris des goélands peuvent être une source de stress et de perturbations pour les riverains.
- Saleté : Les fientes de goélands salissent les bâtiments, les véhicules et les espaces publics.
- Dégradations matérielles : Les goélands peuvent endommager les toitures, les gouttières et autres éléments de construction.
- Risques sanitaires : Les goélands peuvent être porteurs de bactéries et de parasites transmissibles à l'homme.
- Conflits avec les activités humaines : La présence de goélands peut perturber les activités scolaires, les travaux ou les loisirs.
Solutions de Gestion des "Crèches de Goélands"
Face à ces défis, différentes solutions peuvent être mises en œuvre pour gérer les "crèches de goélands" :
- Effarouchement : Cette méthode consiste à dissuader les goélands de s'installer sur un site en utilisant des techniques telles que des rapaces (buses de Harris dans le cas du Collège des Salières), des ultrasons, des lasers ou des dispositifs visuels.
- Destruction des nids et des œufs : Cette méthode, qui doit être autorisée par les autorités compétentes, vise à limiter la reproduction des goélands.
- Amélioration de la gestion des déchets : En réduisant la disponibilité de nourriture, on rend les milieux urbains moins attractifs pour les goélands.
- Installation de dispositifs anti-nidification : Des pics, des filets ou des câbles tendus peuvent empêcher les goélands de construire leurs nids sur les bâtiments.
- Sensibilisation et éducation : Il est important d'informer le public sur les goélands, leur comportement et les mesures à prendre pour éviter les conflits.
Le Cas du Collège des Salières : Une Approche Globale
Dans le cas du Collège des Salières, une approche globale a été mise en œuvre, combinant effarouchement par des buses de Harris et projets pédagogiques pour sensibiliser les élèves à la faune locale. Cette opération, bien que coûteuse (20 000 €), vise à trouver un équilibre entre la protection d'une espèce protégée et la nécessité d'assurer le bien-être des élèves et du personnel de l'établissement.
L'Importance de la Concertation
La gestion des "crèches de goélands" nécessite une concertation entre les différents acteurs concernés : élus, services de l'État, associations de protection de la nature, établissements scolaires, entreprises, etc. Cette concertation permet de définir des objectifs communs, de choisir les solutions les plus adaptées et de garantir leur efficacité à long terme.
Crèches et l'aide à l'enfance
L'enfant est né ; proche de son berceau, on aperçoit cette aïeule vénérable qu’est la Société des crèches. Il y a quatre-vingts ans, M. Villemain, présentait un petit livre qui s’appelait Des crèches pour les petits enfants des ouvriers, signé d’un ancien avoué parisien qui, s’était consacré aux questions d’assistance, M. Firmin Marbeau.
Crèche : la mangeoire des bœufs, des brebis et autres animaux semblables ; la crèche où Notre-Seigneur fut mis au moment de sa naissance dans l’étable de Bethléem », telle est la définition que rédigeaient vos devanciers, dans l’édition de 1835. Et voici paraître, dans celle de 1878, un sens nouveau : « Établissement où l’on donne asile aux petits enfants pauvres âgés de moins de deux ans, pour laisser à leurs mères la facilité de travailler. » Entre les deux éditions, M. Firmin Marbeau avait fait son œuvre, qui enrichissait d’un nouveau sens un mot du dictionnaire.
Lire aussi: Avis sur la crèche Croc Soleil : ce qu'il faut retenir.
L’œuvre des crèches avait commencé en 1844, tout près d’une agglomération de sordides masures qui portait, par ironie, le gracieux nom de Bouquet-des-Champs et qui formait un hameau du village de Chaillot. En 1846, Paris et la banlieue comptaient déjà quatorze crèches. Aujourd’hui, sur le sol de France, plus de cinq cents fonctionnent, et plus de deux cent cinquante à l’étranger.
Lire aussi: Inscription à la crèche
tags: #crèche #goélands #définition