Germaine Chaumel (1896-1982) fut une figure marquante de la vie artistique toulousaine du XXe siècle. Bien plus qu'une simple photographe, elle fut une artiste aux talents multiples, explorant avec passion différents domaines tels que le chant lyrique, le dessin de mode et la photographie. Son parcours atypique et son œuvre témoignent d'une femme libre et engagée, laissant une empreinte indélébile sur la scène culturelle locale.
Une carrière artistique éclectique
Avant de devenir une photographe reconnue, Germaine Chaumel s'est illustrée dans d'autres disciplines artistiques. Elle débute sa carrière comme chanteuse lyrique renommée, captivant le public par sa voix et son talent. Parallèlement, elle s'intéresse au dessin de mode et devient créatrice de chapeaux, témoignant de son sens aigu de l'esthétique et de sa créativité débordante.
C'est au milieu des années 1930 que Germaine Chaumel se tourne vers la photographie, devenant rapidement une étoile montante du photojournalisme local. Elle participe à la fondation du Cercle photographique des XII, un collectif de photographes toulousains désireux de promouvoir leur art.
Photographe de son temps
Adepte de la photographie carrée moyen format, elle ne se séparait jamais de son Rolleiflex. Avec cet appareil mythique, elle a su capter l'important des moments qu'elle photographiait à Toulouse et dans sa région. Correspondante du New York Times, elle immortalise l'occupation allemande, témoignant des événements marquants de son époque. Son objectif saisit également le quotidien de ses contemporains dans la région toulousaine, offrant un regard intime et authentique sur la vie de ses concitoyens.
L'exposition à l'espace Andromède de Blagnac, près de Toulouse, jusqu'au 30 septembre 2015, a permis de redécouvrir les clichés de cette photographe hors du commun. Ses photographies témoignent de son talent pour saisir l'instant décisif, son sens de la composition et sa capacité à raconter des histoires à travers l'image.
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Hommage aux femmes
En mars, Arcanes a rendu hommage à ces femmes. Germaine Chaumel, dont les clichés sont conservés depuis 2012, a toujours suivi ses passions. Divorcée à l’âge de 28 ans, elle se lance dans une carrière de chanteuse lyrique puis bifurque vers la photographie au mitan des années 1930. Etoile montante du photojournalisme local, participant à la fondation du Cercle photographique des XII, elle a laissé une marque indélébile sur la scène toulousaine.
Un regard sur Toulouse et sa région
À travers ses photographies, Germaine Chaumel nous offre un témoignage précieux sur la vie à Toulouse et dans sa région au XXe siècle. Ses clichés nous plongent dans l'ambiance des fêtes populaires, des événements sportifs, des manifestations culturelles et des scènes de la vie quotidienne.
On peut ainsi découvrir des images de la fanfare des Beaux-Arts de Paris en concert à l’occasion de l’élection de la « Belle Gaillarde » à Noé (Haute-Garonne) le 9 juillet 1961. Ou encore des hommes en costumes de gladiateurs lors des fêtes Gallo-Romaines de Vic-Fezensac (Gers), les 6 et 7 juin 1937. Mais aussi un enfant déguisé en Indien lors de la matinée Travesty, au Palais des Sports, le 5 mars 1959.
Son travail constitue une source d'information inestimable pour les historiens et les chercheurs, permettant de mieux comprendre l'évolution de la société toulousaine et de ses environs.
L'art au-delà de la photographie
Germaine Chaumel ne se limitait pas à la photographie. Elle a également immortalisé sa fille, Paqui Chaumel, jeune sculptrice, dans les années 1940. Ce cliché témoigne de l'intérêt de Germaine Chaumel pour les autres formes d'art et de son soutien à la création artistique.
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