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Cours de Récréation en Maternelle : Activités, Importance et Organisation

L'école maternelle représente une étape cruciale dans le développement de l'enfant. Parmi les différents aspects de cette expérience, la récréation occupe une place particulière, souvent sous-estimée. Pour un enfant de 3 ans, la récréation est une nouveauté marquante, qu'il ait ou non fréquenté un mode d'accueil collectif auparavant. Ce temps et cet espace de liberté sont perçus par les enfants comme une source de joie, mais aussi parfois de stress. Cet article explore en profondeur l'importance, l'organisation et les activités possibles durant les cours de récréation en maternelle, en tenant compte des besoins spécifiques des jeunes enfants.

La Récréation : Plus Qu'une Simple Pause

La récréation, qui signifie originellement « se re-créer » après un effort, est une notion ancienne dans le système scolaire. Elle a pour fonction de permettre aux enfants de respirer l’air extérieur et de bouger. Depuis 1881, son caractère obligatoire est inscrit dans les lois, initialement avec une durée de vingt minutes par demi-journée.

Un Temps Essentiel pour le Développement

Les jeux pendant la récréation ne sont pas de simples pauses, ce sont des moments essentiels de socialisation, de coopération, de défoulement et même d’apprentissage. Bien choisis, les jeux pour la récréation permettent à chaque élève de trouver sa place, d’exprimer sa créativité, de se dépenser sainement.

Les enfants ont besoin de bouger. Le mouvement n’est pas un luxe, c’est un besoin fondamental pour leur développement moteur. Courir, sauter, grimper, se faufiler… Autant de gestes qui sollicitent muscles, coordination, équilibre et réflexes. Mais ce n’est pas tout : les jeux de plein air à l’école participent aussi à la gestion des émotions.

La cour de récré, c’est aussi le terrain d’entraînement des compétences sociales : coopération, respect des règles, résolution de conflits… Lorsqu’ils jouent, les enfants apprennent à interagir, à négocier, à gérer leurs frustrations. Avec des jeux adaptés à tous les niveaux, chacun peut trouver sa place. Un enfant peu sportif brillera peut-être dans un jeu d’imagination. Un enfant agité pourra canaliser son énergie dans un jeu collectif.

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Récréation dans l'Emploi du Temps Scolaire

Les textes de l’Éducation nationale sont très clairs ; ils stipulent que la récréation se déroule pendant le temps scolaire, donc sous l’entière responsabilité de l’équipe enseignante. Des chartes d’ATSEM peuvent apporter des précisions sur l’éventuelle contribution de ces professionnels de la petite enfance, en complément des professeurs des écoles. La récréation se situe au milieu de chaque demi-journée car son rôle est de faire une coupure entre deux longues séquences d’apprentissages. Elle est à la fois un droit et une réponse aux besoins des enfants. Il est étonnant d’entendre dire qu’un enfant de maternelle est resté en classe pour finir son « travail » alors qu’une circulaire datant de 1991 mentionne : « Un élève ne peut être privé de la totalité de la récréation à titre de punition. », en précisant bien que cette mesure vise uniquement les enfants d’école élémentaire. Empêcher un enfant de sortir en récréation, sous prétexte qu’il a eu un comportement difficile dans la classe, est discutable, d’un point de vue éducatif assurément, mais aussi parce qu’il constitue une charge de plus imposée aux ATSEM.

Organisation et Adaptation de la Récréation

L’équipe enseignante a toute latitude pour organiser la récréation en fonction de son organisation et des espaces extérieurs disponibles. Pendant la période de rentrée ou toute l’année, décaler le moment de la récréation pour les plus petits ou leur attribuer une zone de la cour séparée sont des solutions rassurantes, tant pour les enfants que pour leurs parents. Pour la plupart des jeunes enfants, ce temps de jeu libre avec des adultes à distance est bien vécu : ils aiment être en plein-air, ils inventent leurs jeux, ils gèrent leurs conflits entre eux. Mais certains vivent cette immersion comme une épreuve sur le plan affectif et se sentent plus en sécurité lorsqu’ils sont guidés par les consignes de l’enseignant(e). S’ajoute pour un grand nombre la difficulté de savoir à quel moment de la journée correspond la récréation : celle du matin ? de l’après-midi ? ou encore celle de la mi-journée, récréation de l’interclasse qui n’est plus un temps scolaire mais qui se déroule dans le même lieu ? D’où l’importance, avant ou pendant l’habillage, de bien dire aux enfants, jour après jour, à quel moment de la journée correspond chaque départ de la classe.

Récréation et Rythmes de l'Enfant

Dans la journée d’école d’un enfant de 3 ans, un autre temps important est celui de la sieste. L’idée que les enfants ont besoin de se défouler après le repas est contre-intuitive. À choisir, un temps de détente est préférable entre la sortie de classe et le début du repas, quitte à ce que les enfants aient faim. Il y a consensus, chez les spécialistes du sommeil et des rythmes de vie, pour recommander une sieste juste après le repas, sans passer par la case « récré », celle de la pause méridienne qui est un temps organisé par la ville et non par l’Éducation nationale. La principale raison est de ne pas proposer aux enfants un temps trop actif au moment de la digestion. Faire dormir les enfants avant l’heure de retour en classe est toujours le résultat d’une concertation entre le service concerné de la collectivité territoriale et la direction de l’école. Entrent en ligne de compte le nombre de services pour les repas ainsi que la distance entre l’école et le restaurant scolaire. Lorsque les déplacements se font en bus, il est dommage de devoir imposer une récréation aux enfants qui ont commencé à s’assoupir sur leur siège pendant le trajet de retour.

L’après-midi, l’éventuelle suppression de la récréation semble légitimée pour les enfants qui font la sieste. En effet, il n’est pas conseillé de faire passer les enfants du dortoir à la récréation de la mi-journée mais préférable de leur donner accès libre aux coins jeux de la classe ou d’organiser un retour en douceur dans les apprentissages. D’une part, la sieste constitue en soi un temps de détente et d’autre part, juste après le sommeil, il est déconseillé de soumettre l’organisme à des changements de température. Ces recommandations sont à nuancer car selon les caractéristiques locales et les horaires, il appartient à l’équipe d’enseignants et la direction de l’école de prendre les options adaptées à la situation. Du côté des enfants de 3 ans et plus, on en trouvera toujours un qui aurait bien besoin de la récréation de l’après-midi et un autre qui au contraire en souffrirait : un exemple parmi d’autres de la difficulté de l’école maternelle à répondre aux besoins individuels.

La Cour de Récréation : Un Espace d'Exploration et d'Apprentissage

En plein-air, après un ou deux ateliers vécus dans la classe, le jeu actif est bienvenu. Pour rappel, le jeu actif est un jeu non seulement de mouvement mais d’une forte intensité, avec des effets positifs sur le plan physique et cardiaque. Un début de récré, ce sont des cris, des enfants qui courent dans tous les sens avant qu’opère, le plus souvent, la magie d’une forme d’organisation spontanée. Les enfants arrivent à se répartir entre structure à grimper quand il y en a, recherche d’éléments de la nature, on en trouve toujours un peu, éventuelles marelles et autres marquages au sol. Ils guettent aussi le moment où les adultes (a priori les enseignants, parfois les ATSEM) sortent les engins roulants, qui dans les écoles maternelles ne sont pas de simples draisiennes ou tricycles. Ce sont des équipements lourds, solides, avec de la place pour un ou plusieurs conducteurs et passagers, que les jeunes enfants découvrent pour la première fois. C’est l’occasion du difficile apprentissage de la loi du plus fort et de la négociation.

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Sécurité et Bien-Être

À la récréation, les chutes et les petites blessures sont presque inévitables. Elles sont sources d’inquiétudes pour les parents, qui les incitent à faire des recommandations de prudence à leur enfant, au risque de leur transmettre leur stress. Les enfants en situation de handicap ou avec une maladie chronique ont droit, eux aussi, à cette expérience de socialisation entre pairs. C’est donc aux professeurs des écoles - de préférence aidés par les AESH, et si besoin les ATSEM - de faire en sorte que chacun trouve sa place et vive ce temps libre en toute sécurité matérielle et affective. Selon les profils de parents et d’enfants, les audacieux et les intimidés réagissent chacun à leur manière, les seconds manifestent leur sens du risque et du défi tandis que les seconds s’enhardissent peu à peu. Les enfants, surtout les filles, ne sont pas toujours habillés de manière suffisamment confortable pour explorer toutes les possibilités offertes par l’environnement de la cour. Quoi qu’il en soit, aucun n’est à l’abri d’un petit bobo, et le nettoyage d’une plaie à l’eau est un rôle attribué aux ATSEM. Ceci dit, il appartient aux enseignants de faire face et dans tous les cas, c’est à eux de rendre compte aux parents de l’incident, minime ou grave (uniquement s’il a lieu pendant les récréations du temps scolaire).

L'Expérience de la Récréation pour les Plus Petits

En TPS et en PS, il y a des enfants qui s’adaptent bien à la vie de groupe et ont leurs repères à l’intérieur de la classe, mais qui manifestent de l’inquiétude, voire des pleurs, dès que la récré est annoncée. Autant ils sont joyeux et participatifs lorsque l’adulte les encadre, autant ils manquent d’autonomie dès qu’ils sont « lâchés » après le temps de l’habillage, qui se fait parfois dans le chahut. Pour ces enfants mais pour les autres aussi, les effectifs de l’école, l’aménagement des espaces et la posture des adultes jouent un grand rôle dans la qualité de leur expérience « récré ». C’est pourquoi, l’organisation de ce moment n’est pas à négliger dans le déroulement d’une journée scolaire, surtout de ceux qui sont des écoliers « grands débutants ».

Idées de Jeux et Activités pour la Récréation

Voici quelques idées de jeux et activités simples à mettre en place pendant la récréation, favorisant le développement moteur, social et cognitif des enfants :

  1. Jeux sans matériel :

    • Touchez = éperviers : Un enfant est désigné comme "épervier" et doit toucher les autres. Les enfants touchés deviennent à leur tour des éperviers.
    • Le chat et la souris : Un enfant est "la souris", un autre "le chat". Le chat doit attraper la souris.
    • Jacques a dit : Au signal, le chef change d’action.
    • 1, 2, 3, soleil : À l’arrêt, chacun doit s’asseoir.
    • Pigeon vole : Le meneur crie “Pigeon vole” et désigne un objet ou un geste (ex. "table vole"). Les enfants doivent imiter l'action si elle est possible.
  2. Jeux collectifs :

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    • La course aux trésors : Deux équipes se font face, séparées par une ligne.
    • Le jeu des paires : Les équipes partent d’un point central. Si la réponse est correcte, elles reviennent au départ avec un drapeau de la couleur du cône.
  3. Autres idées :

    • Jeux d'imagination (imiter les animaux, les métiers)
    • Chansons et rondes
    • Marelle
    • Jeux de ballons (attention à adapter la taille et le matériau du ballon à l'âge des enfants)
    • Construction avec des matériaux naturels (branches, feuilles, cailloux)

L'Apprentissage par le Jeu et les Rituels

C’est par le jeu que l’enfant apprend. Les activités proposées à l’école maternelle sont le plus souvent ludiques, puis deviennent soumises à des consignes précises au fur et à mesure que l’enfant grandit. L’ATSEM a un rôle à jouer dans le déroulement des activités pédagogiques.

Les Acquisitions Fondamentales

On ne rappellera jamais assez que l’acquisition fondamentale de l’enfant en maternelle est le langage. Celle-ci se fait par toutes sortes d’activités qui vont être vécues, parlées, transmises… L’enfant progresse selon des séquences de travail mises en scène par l’enseignant, aidé de l’ATSEM, en particulier dans les plus petites sections. Des mises en situation sont prétextes à acquérir plusieurs compétences : repères pour se socialiser, règles de vie à l’école, agilité motrice… C’est la répétition des situations qui permet à l’enfant de comprendre et de s’approprier les mots.

Les Gestes Quotidiens comme Source de Progression

Les plus petits, entre 3 et 4 ans, ont des étapes importantes à franchir : s’intéresser à ce qui est proposé, oser prendre la parole et s’exprimer, se faire comprendre, rester dans le sujet, répondre à leur tour… Dans les petites sections, les mises en situations sont souvent organisées autour des gestes quotidiens de l’école : s’habiller, se laver les mains, aller en récréation… Plus l’enfant grandit, plus il peut faire appel aux acquisitions qu’il a mémorisées dans les séquences précédentes et plus il peut, par la suite, comprendre des consignes difficiles.

Exemples d'Activités Pédagogiques

  • Le parcours gymnique : L’ATSEM et l’enseignant installent un parcours. Les enfants peuvent être amenés à s’exprimer en imaginant ce qu’ils vont faire sur ce parcours. Ils associent les mots à ce qu’ils voient et entendent de la part des adultes : tapis, échelle, tunnel, poutre, trampoline… Ils sont sollicités sur ce qu’ils auront à faire : sauter, marcher, courir, rouler, attraper, ramper, grimper, accélérer, viser… Ils découvrent ce que veulent dire des expressions comme : en haut, dessous, derrière, à gauche…, c’est-à-dire les notions d’espace. Ils découvrent aussi les différentes parties de leur corps. L’acquisition de ces repères est évaluée par les dessins, qui s’enrichissent de détails de plus en plus précis. Ils décrivent leur action à l’enseignant tout en l’effectuant… Plus grands, les enfants proposent eux-mêmes un parcours.
  • Un conte ou une chanson : À l’école, l’enfant découvre les contes et les chants du patrimoine culturel. Une histoire racontée permet de s’exprimer, d’utiliser le vocabulaire lié au ressenti : les personnages sont gentils/méchants/joyeux… Ils habitent la forêt/la montagne… Ils ont une couronne/une cabane… Les chansons s’accompagnent parfois de jeux de gestes avec certaines parties du corps. Par la répétition et la sollicitation, l’enfant comprend la situation, le vocabulaire ; par les images, il reconnaît les personnages, les nomme, puis les dessine à son tour. Il raconte l’histoire et, plus tard, il inventera une fin différente. Certains enfants découvrent à l’école l’objet livre et apprennent à le manipuler (à l’endroit, en tournant les pages une par une, du début à la fin…). Ce même travail peut être fait après une sortie éducative. L’enfant reformule la sortie, dit ses impressions, compare… Une sortie permet aux plus grands de repérer le matériel urbain et de l’associer à ce qu’ils ont déjà appris comme repérage dans l’espace. La compréhension des signes facilite la découverte de l’écriture.
  • Le coin jeux : Le jeu est utilisé par l’enseignant pour développer le langage. Dans toutes les classes maternelles, un coin est réservé aux enfants pour mettre en scène des situations de la vie : le coin cuisine, le soin des poupées (hygiène, sommeil), les garages à voiture, la marchande, le docteur… Ces jeux symboliques apparaissent tour à tour dans la classe et se complexifient de niveau en niveau. Les enfants jouent librement ou sollicités par l’adulte qui commente ce qui est fait : « j’habille la poupée… Je lui mets une robe… Ce plat est trop salé… ». Ces jeux peuvent amorcer les premiers apprentissages du volume (manipulation de liquide, de sable), du calcul (donner des pièces pour acheter…). Certains jeux sont collectifs et mettent en scène des règles à respecter. Ils apprennent la vie de groupe aux enfants.
  • Les activités graphiques : dessin et peinture : La gestuelle qui accompagne ses activités permet à l’enfant de comprendre qu’il représente une forme sur l’espace d’une feuille. Guidé par l’adulte, il développe son désir naturel de gribouiller et lui donne du sens progressivement. Il affine ses mouvements et coordonne ses gestes. Les outils fournis par l’adulte sont utilisés de plus en plus adroitement, les formes sont de plus en plus graphiques, jusqu’à la reproduction des lettres. En dehors des livres, tous les supports pour « photographier » des lettres sont utilisés en classe : les étiquettes-prénoms, les cahiers de vie individuels ou collectifs, le calendrier avec les jours de la semaine, les cartes de jeux illustrées, les abécédaires muraux, les panneaux urbains, les catalogues divers, les règles de vie…

Les Rituels et le Repérage du Temps

Le repérage du temps (hier, demain, jours de la semaine, saisons…) est une acquisition des enfants de maternelle. On appelle « rituels » des moments où un protocole est soigneusement répété, ponctuant ainsi la journée : l’arrivée ou le départ, le regroupement pour une activité. Ces moments importants permettent à l’enfant d’avoir des repères. Ils structurent la journée de classe.

  • L’appel : La journée est « lancée » par l’appel des enfants présents dans la classe. Il est fait par l’enseignant qui répond, en outre, à une obligation réglementaire. C’est le premier repère de la journée. N’oublions pas que les plus petits sont très désorientés les premières semaines de classe. L’appel permet à l’enfant de se sentir comme faisant partie d’un groupe, de prêter attention aux autres enfants, de manipuler son nom sur une étiquette en l’accrochant à un tableau de présence, d’apprendre à attendre son tour en écoutant les prénoms des autres.
  • Le « regroupement » des enfants : L’enseignant demande l’attention des enfants avant une activité. Ils doivent écouter des consignes collectives, la présentation des projets de la journée, les commentaires de chacun, en faire eux-mêmes…
  • La collation : Également moment de rituel, elle consiste, dans certaines écoles, à proposer à boire et à manger aux enfants le matin (des fruits dans le meilleur des cas).
  • Le passage aux toilettes : Il est organisé deux à trois fois dans la journée. Certains enseignants préfèrent répondre à la demande des plus petits qui continuent leur apprentissage de la propreté.
  • La récréation : Les ATSEM participent parfois à la surveillance des récréations à condition d’être accompagnés par les enseignants. La récréation est source d’apprentissage au « vivre ensemble » : la découverte de l’autre, les règles et les interdits. Les récréations sont indispensables pour favoriser le besoin de bouger des enfants.
  • L’arrivée à l’école : Le matin, les enfants et les parents sont accueillis par l’enseignant. L’ATSEM aide les enfants à se déshabiller, les console et leur propose des jeux. Les enfants doivent apprendre à se séparer des parents. Tout petit, ils vivent un sentiment d’abandon inconfortable. Puis petit à petit, ils prennent leurs repères et découvrent un nouvel environnement qui sollicite leur curiosité.
  • La fin de la classe : En maternelle, les enfants sont sous la responsabilité de l’enseignant jusqu’au moment où ils sont remis à leurs parents, à un adulte autorisé ou aux équipes d’animation qui prennent le relais de l’école. La fin de la classe est aussi un repère attendu en fin de matinée ou en fin d’après-midi qui permet à l’enfant d’apprendre à retrouver sa famille, ses repères et à se sécuriser.

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