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Contraction Spasmodique Post-Sciatique : Causes et Traitement

La sciatique, caractérisée par une douleur intense le long du nerf sciatique, peut être causée par divers facteurs. Cet article explore les causes potentielles des contractions spasmodiques post-sciatiques et les approches thérapeutiques, notamment l'ostéopathie.

Qu'est-ce que la Sciatique ?

La sciatique se manifeste par une douleur intense qui suit le trajet du nerf sciatique, le plus long et le plus large nerf du corps humain. Cette douleur peut être décrite comme des décharges électriques ou des sensations de brûlure qui partent de la région lombaire, descendent à travers les fesses, et irradient jusqu’à la jambe. Outre la douleur, la sciatique peut également entraîner des tensions musculaires et une perte de mobilité, rendant les mouvements quotidiens difficiles et douloureux.

Etiologies de la Sciatique

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à la sciatique, notamment :

  1. Perte de mobilité lombaire: Les dysfonctions au niveau des vertèbres lombaires peuvent exercer une pression sur le nerf sciatique, entraînant une douleur le long de son trajet. Une mauvaise posture, des blessures ou des dégénérescences discales peuvent en être les causes.

  2. Contraction du piriforme: Le muscle piriforme est situé dans la région des fesses et peut, lorsqu’il est contracté ou spasmodique, comprimer le nerf sciatique, provoquant des douleurs connues sous le nom de syndrome du piriforme.

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  3. Perte de mobilité sur le trajet du nerf: Des restrictions de mobilité dans d’autres parties du corps, comme le bassin, les hanches ou même les jambes, peuvent affecter le nerf sciatique, générant des douleurs et des tensions.

  4. Hernie discale : Dans plus de 85% des cas, la cause principale de la compression du nerf sciatique est la hernie discale (saillie anormale du noyau du disque intervertébral), et la cause primaire de la hernie discale lombaire est l’augmentation de pression intense et durable subie par les disques intervertébraux. Ce phénomène est désigné par les spécialistes comme un conflit disco-radiculaire L4-L5 (si la hernie est située entre les vertèbres lombaires L4 et L5) ou L5-S1 (si la hernie est localisée entre les vertèbres lombaires L5 et les vertèbres sacrées S1).

  5. Arthrose des vertèbres lombaires : L'arthrose se caractérise par la formation d'éperons osseux (petites pointes osseuses) qui risquent de comprimer les racines nerveuses.

  6. Canal lombaire étroit (sténose du canal vertébral) : Un rétrécissement du canal (dans lequel sont insérés les nerfs) peut entraîner une compression des racines nerveuses dans la région des vertèbres lombaires, et une sciatique. Cela survient essentiellement chez des personnes âgées.

  7. Traumatisme : Une chute, un accident de voiture ou toute autre situation qui entraîne un coup au dos peut causer un dommage aux racines nerveuses.

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  8. Métastases : Des métastases qui feraient pression sur le nerf sciatique peuvent causer des maux de dos et, plus rarement, une sciatique.

  9. Syndrome facettaire : Ce syndrome prend origine dans les facettes articulaires, de minces articulations situées au haut et au bas de chaque vertèbre. Une mauvaise posture ou un faux mouvement peut créer un léger désalignement de ces facettes. Des douleurs au dos et parfois une sciatique peuvent s’ensuivre.

  10. Grossesse : Chez la femme enceinte, la survenue de sciatique est fréquente à partir du 3ème mois à cause de l’augmentation du poids que la colonne vertébrale doit soutenir ainsi que du déplacement vers l’avant du centre de gravité (buste incliné vers l'avant) suite au développement du bébé. A cela il faut ajouter une sécrétion accrue des hormones de grossesse (oestrogène, progestérone) qui assouplissent les tissus. Cela induit une baisse de résistance des disques lombaires pouvant évoluer vers un pincement discal lors de la grossesse.

Douleurs abdominales et projection abdominale

La douleur abdominale peut être projetée depuis une autre zone du corps. Dans le cas de la sciatique, l’analyse d’une douleur à projection abdominale doit déterminer s’il s’agit d’une douleur d’origine digestive ou non digestive. Les racines nerveuses peuvent être irritées à leur sortie de la colonne vertébrale. S’il s’agit des dernières vertèbres dorsales ou des lombaires, le trajet douloureux est celui d’une ceinture abdominale, complète ou partielle.

Les arguments pour une origine vertébrale sont le réveil par les inflexions de la colonne, la sensibilité anormale des tissus de la paroi (pincez-les entre vos doigts, sans presser sur les organes dessous), la correspondance de la douleur abdominale avec un point vertébral du même côté, la morphologie favorisante (femme souvent assez forte et cambrée, ceinture abdominale relâchée).

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Dérangements intervertébraux mineurs (DIM)

Les dérangements intervertébraux mineurs (DIM), en particulier de la charnière dorso-lombaire, irritent la branche antérieure et/ou postérieure du nerf vertébral et sont fréquemment responsables de douleurs projetées trompeuses. Ils peuvent simuler une pathologie digestive quand la branche antérieure du nerf rachidien est concernée par ce trouble de la statique vertébrale.

La symptomatologie peut être favorisée par une recrudescence de l’activité professionnelle ou physique, une affection intercurrente, sources de décompensation d’un dérangement intervertébral mineur jusque-là muet. L’atteinte de la branche antérieure déclenche une gêne ou une véritable douleur, le plus souvent unilatérale, de topographie iliaque. Au niveau de la fosse iliaque, la technique d’examen dite du “pincé-roulé” retrouve une zone cellulalgique. Le diagnostic est renforcé par la découverte d’une atteinte également du rameau postérieur du nerf rachidien à l’origine d’une cellulalgie de la fesse et d’une douleur à la palpation appuyée de la crête iliaque (“point de crête”).

Douleur pariétale

L’existence d’une composante pariétale pourrait s’observer dans 10 à 15 % des douleurs abdominales. Elle est souvent méconnue, cette méconnaissance conduisant à de nombreux examens complémentaires inutiles. La douleur est due notamment à une atteinte des nerfs cutanés abdominaux, en particulier celle de leur branche antérieure qui, dans son trajet au niveau du bord externe du grand droit, traverse une gaine fibreuse où le rameau nerveux peut être traumatisé. Le conflit peut être favorisé par l’augmentation de la pression intra-abdominale.

Une composante pariétale est suspectée devant une zone localisée particulièrement douloureuse, notamment lors de la toux et des mouvements. L’existence d’un signe de Carnett est un élément clé pour le diagnostic : la flexion de la tête sur le tronc majore la douleur lors de la pression avec un doigt de la zone douloureuse, alors que cette manœuvre s’associe plutôt à une diminution de la douleur en cas de douleur viscérale. L’injection d’un mélange anesthésique-corticoïde améliore la douleur pariétale dans 60 à 90 % des cas.

Douleur musculaire

La douleur abdominale peut avoir également une composante musculaire. La contracture du muscle psoas donne une douleur iliaque uni ou bilatérale, souvent accentuée à la poussée. La palpation de la fosse iliaque identifie un muscle psoas contracté et douloureux. Point important pour le diagnostic : la douleur se majore lors de la flexion de la cuisse sur l’abdomen.

Syndrome de Cyriax

Le syndrome de Cyriax est une douleur liée à une subluxation du cartilage des extrémités antérieures d’une des dernières côtes (8e, 9e ou 10e) qui emprisonne le nerf intercostal sus- jacent. La compression de ce dernier, lors de certains mouvements ou de certaines postures, déclenche la douleur. La symptomatologie est une douleur en ceinture, basi-thoracique et de caractère mécanique, déclenchée par les mouvements du tronc et les efforts, notamment de toux. Il s’agit d’une douleur initialement aiguë, qui peut devenir chronique en cas de retard diagnostique.

L’examen clinique utilise la manœuvre du crochetage, permettant avec le doigt positionné en dessous du rebord costal de déclencher une douleur en tirant vers le haut, ce qui a pour conséquence de pincer le nerf ; cet examen est quasi pathognomonique du syndrome.

Le TRAPS (Tumor necrosis factor-Receptor-Associated Periodic Syndrome)

Le TRAPS (Tumor necrosis factor-Receptor-Associated Periodic Syndrome) est une fièvre héréditaire intermittente à transmission autosomique dominante liée à des mutations du récepteur 1A du TNF (le TNFRSF1A) se traduisant par des accès douloureux articulaires, abdominaux, musculaires, cutanés, oculaires. Les douleurs abdominales sont quasi constantes, les arthralgies, les myalgies fréquentes, les douleurs thoraciques possibles, de même que des céphalées, et chez les hommes des douleurs testiculaires.

Traitements de la Sciatique

Diverses options de traitement sont disponibles pour soulager la sciatique, allant des approches conservatrices aux interventions chirurgicales.

Approches conservatrices

  1. Médicaments:

    • Des antalgiques et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent être prescrits pour réduire la douleur et l'inflammation.
    • Des myorelaxants peuvent être utilisés en cas de contractures musculaires douloureuses.
  2. Injections de cortisone:

    • Si les médicaments ne suffisent pas, des injections de cortisone autour du nerf sciatique peuvent être envisagées pour réduire l’inflammation.
    • L'injection de corticoïdes dans le canal lombaire (infiltration épidurale) semble avoir un effet bénéfique même s'il reste controversé.
  3. Kinesithérapie et physiothérapie:

    • Des massages peuvent soulager pendant la crise de sciatique.
    • La kinésithérapie est utile dans un deuxième temps, en prévention de la récidive, basée sur des exercices d’assouplissements, des étirements, de renforcement musculaire et de prise de conscience de la mobilité du bassin.
  4. Ceinture lombaire gonflable AIR LOMBAIRE:

    • Par le gonflage, la ceinture AIR LOMBAIRE provoque un léger étirement lombaire de la colonne vertébrale. Ainsi, en augmentant l'espace intervertébral, elle permet de réduire la pression exercée sur les disques lombaires et donc soulage mécaniquement et immédiatement, les douleurs lombaires dont l’origine était liée à une compression du nerf sciatique, sans effet secondaire.
    • Par le maintien de la juste chaleur dans la région lombaire, grâce aux propriétés isolantes de la partie gonflable, la ceinture gonflable AIR LOMBAIRE prévient ainsi les coups de froid sur la zone lombaire, particulièrement en hiver.
    • Par la solidarisation de la partie lombaire avec la ceinture abdominale naturelle, la ceinture AIR LOMBAIRE contribue à réaligner la colonne lombaire en cas problèmes d’alignement, comme dans le cas de syndrome facettaire à l’origine de certaines sciatiques.
    • L’étirement vertical de la colonne lombaire provoqué par le port de la ceinture AIR LOMBAIRE, en association avec une bonne hydratation, va contribuer à mieux maintenir l’hydratation des disques intervertébraux.
    • Par le gonflage du pneumatique, situé uniquement en partie dorsale, la ceinture lombaire AIR LOMBAIRE absorbe les vibrations auxquelles la personne est exposée, comme un pneumatique absorbe les vibrations sur la route.
    • A chaque mouvement du dos contre le matelas, la pression exercée sur la chambre pneumatique en partie lombaire fait circuler l’air dans la ceinture. Cette circulation reproduit les palpations du kinésithérapeute lors de massage et induit un relâchement des muscles lombaires. Cette action prévient ainsi les spasmes musculaires la nuit.
  5. L'ostéopathie: L’ostéopathie propose une approche holistique pour traiter la sciatique, en ciblant non seulement la douleur mais aussi ses causes sous-jacentes.

    • Réduction de la Douleur et des Tensions: Grâce à des techniques manuelles douces, l’ostéopathe peut relâcher les tensions musculaires et améliorer la circulation sanguine, réduisant ainsi l’inflammation et la douleur le long du nerf sciatique.
    • Amélioration de la Mobilité Lombaire: L’ostéopathe travaille sur les dysfonctions vertébrales en utilisant des manipulations spécifiques pour restaurer la mobilité des vertèbres lombaires, diminuant ainsi la pression sur le nerf sciatique.
    • Traitement du Syndrome du Piriforme: En relâchant les contractions du muscle piriforme par des étirements et des techniques de relâchement myofascial, l’ostéopathe peut soulager la compression du nerf sciatique et réduire les symptômes du syndrome du piriforme.
    • Correction des Dysfonctions sur le Trajet du Nerf: L’ostéopathie vise à identifier et à traiter les restrictions de mobilité sur l’ensemble du trajet du nerf sciatique, qu’il s’agisse des hanches, du bassin ou des jambes, pour garantir une amélioration globale de la mobilité et une réduction de la douleur.
    • Prévention et Conseils Personnalisés: En plus du traitement manuel, l’ostéopathe fournit des conseils sur l’ergonomie, les exercices à faire à domicile et les ajustements de style de vie pour prévenir les récidives et maintenir la santé musculo-squelettique à long terme.

Intervention chirurgicale

Si les douleurs résistent à tous les traitements et persistent durant plusieurs mois, le patient, dans ce cas, doit subir une intervention chirurgicale. Après l’intervention, le patient est en principe capable se lever et d’effectuer des mouvements simples. Pendant les trois semaines qui suivent l’intervention, il est conseillé de limiter les activités : pas de séances de kinésithérapie ni de sport, le temps que la cicatrisation se fasse. Au bout d’un mois, après une nouvelle consultation médicale, le travail de renforcement musculaire peut commencer. C’est aussi le moment d’apprendre les gestes efficaces pour protéger le dos s’ils n’ont pas déjà été communiqués. La reprise du travail peut être envisagée un mois en moyenne après l’intervention chirurgicale pour les travailleurs sédentaires et deux mois pour les personnes ayant un travail physique.

Conseils supplémentaires

  • Rester actif : De nombreuses études indiquent que pour les patients souffrant de sciatique, le pire est le repos ! Il faut rester mobile, bouger, vivre le plus normalement possible. Les spécialistes préconisent au patient de reprendre ses activités normalement dès que son état le lui permet.
  • Chaleur : La douleur de sciatique au niveau des fessiers peut s'intensifier en cas d'exposition à basse température. La ceinture lombaire chauffante est dotée d'un tissu qui réfléchit les infra-rouges émis par le corps.
  • Éviter le stress : Quand une personne se trouve dans l’incapacité d’affronter telle ou telle situation (conflits familiaux, difficultés professionnelles), le stress créé une tension au niveau de certains muscles.
  • Activité physique : La faiblesse musculaire par manque d’activité physique est un facteur de risque majeur du mal de dos. Mais tous les sports n’offrent pas les mêmes bénéfices. La nage sur le dos et la brasse « coulée » sont conseillés, à condition qu’elles soient pratiquées avec une bonne technique, mais pas la brasse classique sur le ventre. Le stretching à base d’étirements lents est recommandé.
  • Perte de poids : En cas de perte de poids, on observe souvent une diminution des douleurs lombaires.
  • Vitamine D : Le déficit en vitamine D amplifie la douleur chronique.
  • Attention aux projections douloureuses : Une douleur ressentie au niveau du dos peut être une projection douloureuse provenant d’un organe situé à distance.

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