L'insuffisance veineuse chronique (IVC) des membres inférieurs est une affection courante dans les pays industrialisés, touchant des millions de personnes. Selon l'Insee, en 1996, près de 18 millions de Français souffraient de problèmes de circulation veineuse, et environ 10 millions étaient atteints de varices. Cette condition, caractérisée par un mauvais retour veineux, peut entraîner divers symptômes et complications.
Qu'est-ce que l'insuffisance veineuse ?
L'insuffisance veineuse se manifeste lorsque le sang circulant dans les veines des membres inférieurs a du mal à remonter vers le cœur. Cette difficulté est souvent due à une perte d'élasticité et de tonicité des veines, ainsi qu'à un dysfonctionnement des valvules situées sur la paroi veineuse. Ces valvules, agissant comme des clapets anti-retour, empêchent le reflux sanguin et aident le sang à remonter vers le cœur. Lorsque ces valvules ne sont plus étanches, le sang reflue vers le bas, entraînant une stagnation, appelée stase veineuse.
Physiopathologie de l'insuffisance veineuse
La physiopathologie de l'insuffisance veineuse est un processus complexe qui implique divers facteurs. La stase veineuse, causée par le dysfonctionnement des valvules, entraîne une dilatation veineuse. Cette dilatation aggrave à son tour l'incontinence des valvules, créant un cercle vicieux d'auto-aggravation.
Pour que le corps puisse se maintenir en vie, chacune de ses cellules doit pouvoir bénéficier d'un apport continu de nutriments et d'oxygène. De plus, le dioxyde de carbone et les autres déchets de l’ensemble des réactions biochimiques du corps produits par les cellules doivent être collectés et éliminés. C’est le rôle du système circulatoire, un réseau de vaisseaux qui permet au cœur de faire circuler le sang dans tout l'organisme.
Le cœur propulse le sang chargé d'oxygène et de nutriments vers les organes grâce aux artères. Le retour du sang vers le cœur se fait par les veines grâce :
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- aux mouvements respiratoires (aspiration par les mouvements du diaphragme),
- à la contraction des muscles des jambes,
- au massage de la voûte plantaire à chaque pas,
- aux valvules des veines (clapets orientés de bas en haut).
La maladie veineuse ou insuffisance veineuse est une altération des valvules qui empêchent normalement le sang de redescendre dans les jambes. Lorsque ces valvules ne sont plus étanches, le sang reflue vers le bas et notamment dans les petites veines. Cette insuffisance des valvules associée à une augmentation de la pression au niveau de ces vaisseaux va entraîner une stagnation du sang dans les membres inférieurs, on parle alors de stase veineuse. Cette stagnation sanguine entraîne un affaiblissement global de la paroi des veines.
L'insuffisance veineuse regroupe différentes pathologies selon les veines atteintes : veines superficielles (qui drainent 10% du sang) ou les veines profondes (qui drainent 90% du sang). La plus courante des pathologies est l'insuffisance veineuse superficielle qui se traduit le plus souvent par des varices. L'insuffisance veineuse profonde est, quant à elle, plus rare. Elle peut être primitive (d'origine héréditaire) par absence de valvules dès la naissance ou secondaire à une phlébite.
Facteurs de risque de l'insuffisance veineuse
Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de développer une insuffisance veineuse :
- Excès de poids : Lorsque nous sommes debout, nos membres inférieurs sont fortement sollicités pour supporter le poids de notre corps. En cas d'excès de poids, les jambes subissent au quotidien une plus forte pression, ce qui entraîne une diminution du retour veineux.
- Manque d'activité physique : Le manque d'activité et l'inactivité physique augmentent les risques d'insuffisance veineuse. La pratique régulière d'un sport est bénéfique pour la santé cardio-vasculaire : le cœur est plus performant, la vasodilatation des artères et des veines, ainsi que la circulation sanguine sont améliorées. On recommande de privilégier les sports d'endurance tels que la marche rapide, le jogging, la natation ou le cyclisme pour prévenir et lutter contre l'insuffisance. Cependant, la pratique régulière et intensive de certains sports à risque traumatique comme le tennis, l'haltérophilie, le football ou le rugby peut détériorer les valvules présentes sur la paroi veineuse.
- Hérédité : Une personne ayant de la famille souffrant d'insuffisance veineuse est également à risque d'en souffrir à son tour. L'hérédité est un facteur majeur.
- Grossesse et hormones : La grossesse entraîne généralement l'apparition de varices : la première grossesse augmente le risque de varices de 23 %, la seconde et la troisième grossesse de 27 %, en cas de quatrième grossesse, ce chiffre passe à 31 %. Durant une grossesse, les veines ont tendance à plus se dilater à cause du déséquilibre hormonal. De plus, au fur et à mesure des jours de gestation, l'utérus va comprimer les veines et entraîner une mauvaise circulation du sang. L'insuffisance veineuse est également favorisée par les œstrogènes, des hormones permettant de réguler les cycles menstruels, et la prise de pilule contraceptive. Les variations hormonales (pilule contraceptive, grossesses multiples) peuvent favoriser l'insuffisance veineuse.
- Position prolongée : En raison de la force gravitationnelle, la position verticale, c'est-à-dire le fait de se tenir debout, favorise la stagnation du sang dans les membres inférieurs. Certains métiers impliquant une position verticale prolongée comme le métier de serveur, de cuisinier, de coiffeur ou d'infirmier augmentent le risque d'insuffisance veineuse. Les métiers impliquant une position assise prolongée (comptable, secrétaire, chauffeur routier, métiers sur ordinateur…) ne sont pas épargnés non plus par l'insuffisance veineuse. En comprimant les veines et en serrant les valvules, le mouvement de contraction des muscles du mollet aide le sang à remonter vers le cœur. La position debout ou assise prolongée liée à certaines professions. Piétiner, travailler dans une ambiance chaude et humide, exposent à des risques importants.
- Voyages de longue durée : Les voyages en avion de longue durée peuvent entraîner des troubles de la circulation sanguine. Certains facteurs tels que la position assise prolongée, la pressurisation de la cabine de l'avion, ainsi que la chaleur aggravent la dilatation des veines et entraînent un risque plus accru de présentation des signes d'insuffisance veineuse.
- Autres facteurs : L’âge car, en vieillissant, les veines perdent petit à petit de leur élasticité et ne se contractent plus aussi facilement; L’existence d’une phlébite ou d’une thrombose veineuse; Le tabagisme qui affaiblit la tonicité des veines; La qualité du sang : les femmes sont plus touchées que les hommes car les hormones féminines favorisent le stockage de la graisse et la rétention d’eau; La sédentarité, les voyages en avion, la chaleur, l’alcool, les talons hauts ou trop plats, les vêtements trop serrés; Une alimentation inadaptée; Le manque d’eau, la déshydratation …
Symptômes de l'insuffisance veineuse
Les symptômes de l'insuffisance veineuse peuvent varier en fonction de la gravité de la condition. Les symptômes courants comprennent :
- sensation de jambes lourdes surtout en fin de journée, calmée par la surélévation ou la marche;
- œdèmes des jambes en particulier des pieds, des chevilles et des mollets accentués par les voyages (avion), plus fréquent l’été et en fin de journée;
- fourmillements ou sensation d'engourdissement;
- apparition de crampes musculaires ;
- apparition de varices visibles, inesthétiques;
- problèmes de peau à un stade avancé avec modification de couleur puis apparition d’ulcères.
Ces symptômes sont aggravés par la station debout (notamment immobile ou piétinement) ou la chaleur. Néanmoins, certaines insuffisances veineuses ne présentent aucun symptôme.
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Complications de l'insuffisance veineuse
Si elle n'est pas traitée, l'insuffisance veineuse peut entraîner des complications plus graves :
- L'apparition de varices est la complication la plus fréquente d’une insuffisance veineuse.
- L’oxygénation insuffisante des tissus environnant les varices peut entraîner la formation de plaques rougeâtres sur la peau (eczéma variqueux) et, sous l’effet d’un choc ou de grattage, elles peuvent s’ouvrir en des plaies difficilement cicatrisables : c’est l’ulcère.
- Dans certains cas rares mais plus graves, l'insuffisance veineuse peut provoquer une phlébite, c'est-à-dire la formation d'un caillot sanguin dans une veine. S'il se forme dans une veine profonde des jambes, le problème est plus sérieux (thrombose veineuse) car le caillot peut atteindre le cœur puis les branches des artères pulmonaires et provoquer une embolie pulmonaire avec de graves complications respiratoires et générales.
Diagnostic de l'insuffisance veineuse
Le diagnostic de l'insuffisance veineuse repose sur un examen clinique et des examens complémentaires. L'examen clinique permet d'évaluer les symptômes et les signes physiques de la maladie. Les examens complémentaires, tels que l'écho-doppler veineux, permettent de visualiser les veines et d'évaluer le flux sanguin. L'échodoppler est appelé ainsi car il bénéficie de l’effet Doppler (variation du son en fonction de la vitesse de déplacement de l’objet qui l’émet). Il est dès lors possible de transformer les différences de retour d’une émission d’ultrason en images.
Actuellement trois examens sont essentiels pour évaluer l’insuffisance veineuse chronique : la pléthysmographie à air qui quantifie le reflux en volume et en vitesse (le VFI = index de remplissage veineux, exprime le débit de remplissage veineux lors du passage à la position verticale, le VFT90 = temps de remplissage veineux exprime la durée mise par le reflux pour remplir 90% du volume fonctionnel lors du passage à la position verticale) ; les mesures de pression veineuse qui quantifient l’efficacité de la pompe musculaire, la gravité du reflux en pression et en vitesse de reflux (RVP est la pression de repos mesurée au niveau du pied en position debout, AVP = pression résiduelle après exercice est mesurée après des mouvements de contraction du mollet par flexion extension du pied en position debout, RT90 = temps de retour à 90% de la pression veineuse de repos RVP, PRI est un index obtenu en multipliant la chute de pression à l’exercice par le temps de retour RT90 [2] ; et l’écho doppler couleur qui permet de séparer anatomiquement et précisément les origines et les voies de reflux. C’est le seul examen qui permet de poser précisément l’indication thérapeutique.
Traitements de l'insuffisance veineuse
Le traitement de l'insuffisance veineuse vise à soulager les symptômes, à prévenir les complications et à améliorer la qualité de vie. Il existe plusieurs options de traitement, allant des mesures préventives aux interventions médicales :
- Mesures préventives : Le traitement est avant tout préventif, en limitant les facteurs favorisant l’apparition d’une insuffisance veineuse. Il est important de maintenir un poids santé, de pratiquer une activité physique régulière, d'éviter les positions debout ou assises prolongées, et de porter des vêtements amples. L’activité physique et, plus particulièrement et simplement la marche, permet d’améliorer le retour veineux en faisant fonctionner les pompes anatomiques du pied et du mollet. Aujourd’hui la simple marche rapide 30 minutes par jour est considérée comme une activité physique optimale. La chaleur ne favorise pas le retour veineux. Il est parfois difficile d’éviter l’exposition de vos jambes à une source de chaleur.
- Contention veineuse : La contention veineuse, sous forme de bas ou de bandes élastiques enroulant le membre, favorise le retour veineux et soulage la lourdeur de jambes et réduit les œdèmes. Elle est contre-indiquée en cas d'artériopathie des membres dans ses formes sévères. Les bas ou chaussettes ou collants de compression ont démontré leur action sur le retour veineux. Ils permettent une limitation des douleurs et des sensations de jambes lourdes et améliorent le pronostic par une action préventive. Mon médecin m’a prescrit des bas de compression. Les bas ou chaussettes que votre médecin vous prescrit, ont une action de compression dite élastique. La matière du bas va donc exercer une pression positive constante le temps de son port sur le réseau veineux. La contention permet d’empêcher, par l’emploi de bas ou de bande peu ou pas élastique, la constitution ou le développement d’un œdème. Il est donc inutile de porter ses bas de compression la nuit. L’intérêt du bas de compression est de le porter toute la journée. Il faut donc les enfiler le plus tôt possible dans la journée (après avoir fait sa toilette par exemple).
- Traitement pharmacologique : D’efficacité modeste, les « veino-toniques » peuvent être d’un apport ponctuel, en complément à la contention, notamment dans la saison chaude où les signes cliniques sont plus importants (et le port de contention plus pénibles). Les veinotoniques sont des médicaments symptomatiques de l’insuffisance veineuse. Ils stimulent la tonicité de la paroi et diminuent l’inflammation veineuse. La plupart sont préparés à base de plantes, comme la vigne rouge, le marronnier d’Inde ou l’hamamélis. Ils sont disponibles en pharmacie sans ordonnance par voie orale ou par voie locale, et ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale.
- Sclérothérapie : Elle peut être indiquée dans l’insuffisance veineuse superficielle quand les plus gros troncs (veines saphènes) ne sont pas sévèrement atteints. Elles sont le plus souvent proposées à visée esthétique.
- Traitement interventionnel : Par voie chirurgicale classique (ou par cryothérapie) ou par méthode endo-laser, elle a pour objectif de retirer les segments de veines superficielles malades. Dans ce cas le retour veineux se fait alors exclusivement par les veines profondes.
- Approches complémentaires:
- Pycnogénol ou extrait d’écorce de pin: Les propriétés de l'extrait d'écorce de pin sont principalement attribuables aux OPC (oligo-proanthocyanidines) flavonoïdes qui exercent des fonctions capitales dans le système cardiovasculaire. Cet antioxydant puissant - 20 fois plus puissant que la vitamine C, 50 fois plus puissant que la vitamine E - renforce capillaires, artères, veines. Il diminue la lourdeur des jambes et réduit de façon importante l’œdème. Attention : Contre indiqué pour les personnes qui suivent un traitement anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire. A éviter avec la prise de ginseng, d’harpagophytum, de palmier nain, de papaïne, de cortisone. Déconseillé aux femmes enceintes. Dose journalière : 200mg deux fois par jourDurée du traitement : 2 à 3 mois
- Chrysantellum americanum: Plante répandue dans les régions montagneuses d’Amérique du sud, elle est riche en flavonoïdes. Il a une action bénéfique sur la circulation sanguine. Elle soulage les jambes lourdes par son action veinotonique. On peut l’associer avec le ginkgo, la vigne rouge ou l’hamamélis. Attention : A déconseiller aux enfants de moins de 6 ans, en cas de sécrétion insuffisante de la bile ou de dyspepsie biliaire et en cas de troubles de la coagulation. Effets indésirables possibles : maux de tête, nausées. Dose journalière : en gélule de 400mg : 4 gélules par jourDurée du traitement : 4 à 8 semaines
- Hespéridine: flavonoïde très efficace dans les troubles de la circulation. Il est capable de diminuer la perméabilité des capillaires et augmenter leur résistance. Il a une action sur l’insuffisance veinolymphatique (jambes lourdes, douleurs, impatience du primo-décubitus). Attention : A déconseiller pendant la grossesse et l’allaitement. Dose journalière : 50mg d’Hespéridine deux fois par jourDurée du traitement : plusieurs semaines
- Vigne rouge: Plante par excellence des problèmes circulatoires, ses tanins renforcent l’action angioprotectrice, elle empêche le sang de stagner ou de séjourner dans les veines. Elle élimine la sensation de lourdeur des jambes, diminue la perméabilité capillaire et augmente la vitesse de la circulation dans les veines. Dose journalière : en capsule de 250mg : 2 capsules trois fois par jour
- Centella asiatica ou Gotu Kola: Plante très utilisée dans les problèmes de varices où elle donne des résultats impressionnants. Cette plante est aussi conseillée pour toutes celles et ceux qui doivent effectuer de longs vols en avion. Attention : A éviter chez les femmes enceintes ou allaitantes. Interaction médicamenteuse avec les antidiabétiques et hypocholestérolémiantes. A dosage élevé elle peut être sédative donc à conseiller plutôt le soir. Dose journalière : 60mg d’extrait sec trois fois par jourDurée du traitement : 2 à 3 mois
- Mélilot (extrait sec de plante): Ses flavonoïdes sont anti-inflammatoires et anti-œdémateux. Son principal composant, la coumarine, est un léger anticoagulant qui fluidifie le sang, luttant ainsi contre les varices et les thrombophlébites. Il diminue la perméabilité de la paroi des vaisseaux, améliore le retour veineux et la circulation lymphatique, agit sur la morosité, l’irritabilité, les bouffées de chaleur. Attention : Il contient un anticoagulant - la coumarine - qu’il faut éviter en cas de prise d’anticoagulant (Sintrom - Coumadine - Préviscan). Contre indiqué pour les personnes qui ont des problèmes hépatiques, pour les femmes enceintes. Risque de maux de tête. Dose journalière : 30mg d’extrait de mélilot deux fois par jour
- Ginkgo biloba: Contient des flavonoïdes et, en particulier, des bioflavonoïdes et hétérosides qui ont des propriétés antioxydantes. Il régule la perméabilité capillaire, est vasodilatateur et abaisse la viscosité sanguine. Il a, de plus, une action veinotonique. Peut être associé à la pervenche. Attention : Contre indiqué en cas d’hypertension artérielle, pour les personnes qui suivent un traitement anticoagulant et les personnes épileptiques. Déconseillé aux femmes enceintes. Peut provoquer des maux de tête. Attention durant les règles. Dose journalière : 80mg d’extrait deux fois par jour
- Fragon ou petit houx: Grâce à ses propriétés vasoconstrictives c’est une plante incontournable pour le traitement des jambes lourdes, des œdèmes des chevilles, des lymphœdèmes, des varices. Attention : Contre-indiqué chez les femmes enceintes Dose journalière : en gélules de 350mg : 1 gélule matin, midi et soir pendant le repas
- Cyprès: Vasoconstricteur et tonifiant veineux exceptionnel. Attention : Contre-indiqué en cas de maladie hormonodépendante, en cas de grossesse et d’allaitement Dose journalière : en extrait sec : 200 à 400mg répartis en 3 prises au début des repas Durée du traitement : plusieurs semaines
- Polycosanol: Extrait de la canne à sucre il permet d'améliorer la circulation du sang vers le cerveau et les extrémités lorsqu’elle est réduite par des plaques d’athérome. Attention : Effet fluidifiant. A éviter avant une chimio et en cas de prise d’anticoagulants. Dose journalière : 5 à 10mg.
- Oméga 3: La famille des omégas 3 est constituée de différents acides gras: ALA, EPA et DHA (les plus répandus). Les omégas 3 participent à la composition des membranes cellulaires et à de nombreux processus biochimiques de l'organisme : régulation de la tension artérielle, élasticité des vaisseaux, réactions immunitaires et anti-inflammatoires, agrégation des plaquettes sanguines. Seul l'acide alpha-linolénique (ALA) est qualifié d’« essentiel » (les autres acides gras oméga-3 peuvent être synthétisés par le corps à partir de l'ALA) et doit être apporté à l'organisme par l'alimentation ou des compléments. Préférer l’huile de krill qui apporte plus d’omégas 3 assimilables avec moins de risques de toxines et de métaux lourds que les omégas 3 extraits d’huile de poisson. On peut les associer au ginkgo biloba. Attention : ils ont des effets fluidifiants, agir avec prudence avec les antis vitamines K (Sintrom - Commadine - Previscan). L’huile de Krill est contre-indiquée en cas d’allergie Dose journalière : 500mg par jour Durée du traitement : 3 mois
- Vitamine E: Antioxydant majeur qui protège du vieillissement et de la fatigue. Associée à la vitamine C, elle peut aider dans les troubles circulatoires en améliorant le tonus et la qualité des tissus des veines et des artères. Attention : A éviter lors d'une chimiothérapie et s’il y a déficience en vitamine K. Dose journalière : 400 UI de vitamine E + 500mg de vitamine C
- Huile essentielle d’hélichryse d’Italie (helichrysum italicum ou immortelle d’Italie): excellente pour phlébites et paraphlébites à mettre sur le trajet veineux douloureux. Mettre 2 gouttes d’huile essentielle dans 20 gouttes d’huile végétale de millepertuis et masser légèrement les points douloureux.
- Huile de Calophylle: régénérateur artériel et veineux à utiliser en application locale.
- Manganèse / Cobalt: le manganèse est un minéral qui contribue entre autres à la prévention des dommages causés par les radicaux libres et qui participe à une douzaine de processus métaboliques. Le cobalt est un oligo-élément dont le principal composant est la vitamine B12.
- Huile essentielle de niaouli (Melaleuca quinquenervia): mettre 2 gouttes d’huile essentielle dans un peu d’huile végétale de millepertuis. Masser 3 fois par jour les zones de stase.
- Huile essentielle de cyprès: a un effet similaire à la cortisone, décongestionnant si présence d’œdème. Mettre 2 gouttes d’huile essentielle dans un peu d’huile végétale de millepertuis. Masser 3 fois par jour les zones de stase.
- Huile essentielle d’estragon: mettre 2 gouttes d’huile essentielle dans un peu d’huile végétale de millepertuis. Masser 3 fois par jour les zones de stase.
- Cures de nutriments pour tonifier les parois veineuses: Acérola - Zinc - Magnésium - Silicium.
- Hamamélis: Riche en tanins, en flavonoïdes elle est hémostatique et veinotonique.
Exercices pour améliorer la circulation veineuse
- On pointe des pieds: Position : assis ou, encore mieux ! Allongé sur le dos, les jambes en l’air contre un mur pour utiliser la gravité pour faciliter le retour veineux. Mouvement : Tendre les jambes devant soi, ou au-dessus de soi si l’on est allongé, et pointer les pieds successivement vers l’avant puis vers l’arrière durant 45 secondes. Recommencer 2 à 3 fois. Bienfaits : La contraction des muscles du pied et de la cheville, comprime les veines des pieds et les aide à renvoyer le sang vers les jambes pour diminuer les symptômes du syndrome des jambes lourdes.
- On fait des cercles avec ses pieds: Position : Allongé sur le dos, jambes tendues à la verticale au-dessus de soi. Mouvement : Dessiner des ronds avec ses pieds durant 45 secondes. Recommencer 2 à 3 fois. Bienfaits : La contraction des muscles du mollet active le retour veineux, au niveau des jambes cette fois.
- On étire son bassin: Position : Allongé sur le dos, les fesses contre un mur. Fléchir les genoux et poser les pieds contre le mur, l’un face à l’autre. Mouvement : Ecarter progressivement les genoux comme pour les éloigner, sans décoller les pieds. Une fois la position maximale atteinte, pousser doucement avec les mains pour majorer légèrement le mouvement. Maintenir la position pendant 45 secondes. Répéter 3 fois. Profiter de cet exercice pour continuer la respiration abdominale en gonflant le ventre à l’inspiration et en le dégonflant à l’expiration. Bienfaits : On détend les muscles situés à l’intérieur des cuisses (les adducteurs) et l’on redonne ainsi de la mobilité au bassin et à son réseau veineux.
- On monte et on descends
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