L'arrivée d'un bébé est un événement unique et attendu avec impatience. Le travail, ou accouchement, est le processus complexe qui permet à votre bébé de quitter votre utérus pour découvrir le monde extérieur. Ce processus, bien que naturel, peut susciter de nombreuses questions et inquiétudes. Cet article a pour but de vous informer sur les différentes étapes du travail, les signes avant-coureurs, et les différences entre le vrai et le faux travail, afin de vous préparer au mieux à ce moment important.
Qu'est-ce que le travail ?
Le travail, ou accouchement au sens large, désigne tout le processus permettant à votre bébé de quitter son nid douillet dans votre utérus pour rejoindre le monde extérieur. Vous attendez sûrement ce moment avec anticipation et excitation depuis longtemps mais il faut bien comprendre que le travail est un processus relativement lent, en plusieurs parties, et dont le détail varie selon chaque femme et chaque grossesse. Ceci étant dit, son déroulement général est sensiblement identique pour la plupart des femmes. En vous renseignant sur ce qui vous attend, vous vous sentirez mieux préparée lorsque ce sera le grand jour.
Quand est-ce que le travail commence ?
Bien que votre date d’accouchement soit en général prévue pour la 40e semaine, c’est-à-dire la durée moyenne d’une grossesse à terme, ne vous attendez pas à ce que votre bébé soit parfaitement à l’heure. Il peut également arriver que le travail commence avant la 40e semaine, par exemple lors de la 38e ou 39e semaine. Si le travail se déclenche avant la 37e semaine, il est qualifié de prématuré. Si votre date d’accouchement prévue est maintenant dépassée, vous pouvez commencer à vous impatienter et à avoir envie que le travail commence. Peut-être avez-vous entendu parler de méthodes traditionnelles pour aider au déclenchement du travail comme par exemple le fait d’avaler de l’huile de ricin Cependant, l’efficacité de ces méthodes n’a pas été prouvée et, de manière générale, les experts déconseillent les remèdes artisanaux.
Les étapes du travail
Le travail se déroule généralement en trois étapes distinctes :
- Le travail. Cette première étape comporte deux parties, la phase de latence suivie du travail actif. La principale différence entre celles-ci repose sur la fréquence et l’intensité de vos contractions. La phase de latence se caractérise par des contractions légères tandis que le travail actif s’accompagne de contractions plus régulières et plus marquées.
- L’expulsion de votre bébé. Cette étape est généralement plus courte que la précédente mais vous demande plus d’efforts car vous devrez pousser votre bébé vers la sortie.
- La délivrance du placenta. Il s’agit de l’étape la plus courte. De nouvelles contractions permettent le décollement du placenta de la paroi utérine et son expulsion à travers le col de l’utérus. Il vous faudra peut-être pousser un peu pour l’aider à sortir. Après une dernière contraction de votre utérus, votre accouchement est terminé.
Les signes et les symptômes du travail
L’accouchement n’est pas le même pour toutes les femmes et peut même être différent d’une grossesse à l’autre pour une même femme. Il y a cependant un certain nombre de points communs.Ce sont des signes certains du travail, oui, mais parfois, son arrivée imminente est annoncée de manière plus subtile. Le corps d’une femme lui envoie presque toujours les signaux nécessaires et la capacité de les reconnaître pour ce qu’ils sont. Néanmoins, pour vous aider à les comprendre, nous avons compilé une liste des signes les plus courants du travail.
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Voici quelques signes et symptômes courants indiquant que le travail pourrait commencer :
- Un regain d’énergie ou l’envie de faire son nid
- L’allègement, qui indique que le bébé se rapproche de la sortie
- Des contractions pouvant être légères (pendant la phase de latence) ou marquées (pendant le travail actif)
- L’effacement, c’est-à-dire l’amincissement du col de l’utérus
- La dilatation, c’est-à-dire l’élargissement de l’ouverture du col de l’utérus
- La perte du bouchon muqueux
- La perte des eaux
- Des crampes dans les jambes
- Des douleurs ou une pression dans le dos
Les signes et les symptômes de la phase de latence
La phase de latence peut être assez imprévisible en termes de durée. Il peut s’écouler des heures voire des jours avant que ne commence le travail actif, en particulier s’il s’agit de votre premier bébé. En général cette phase dure moins longtemps lors des accouchements suivants.
- Un regain ou une baisse d’énergie. Si vous vous sentez particulièrement fatiguée ou au contraire avez un regain d’énergie soudain dans les jours ou semaines qui précèdent le travail, c’est parfaitement normal. Vous ressentirez peut-être aussi l’envie de préparer votre maison pour bébé et de « faire son nid ». Cette envie de faire le nid peut surgir n’importe quand pendant votre grossesse mais pour beaucoup de femmes elle survient juste avant le travail. Ne vous épuisez pas. Contentez-vous de vous reposer et conservez vos forces.
- Un allègement. Votre bébé descend plus bas dans votre pelvis lors des semaines, des jours ou des heures qui précèdent le travail. On appelle cela l’allègement, car vous aurez probablement moins de mal à respirer une fois que votre bébé sera descendu et cessera de comprimer votre diaphragme.
- Des contractions légères. Vous ressentirez peut-être quelques contractions légères toutes les 5 à 15 minutes, qui peuvent durer entre 60 et 90 secondes. La douleur ou la pression que vous ressentirez part généralement du bas du dos et se déplace vers l’abdomen. Vers la fin de la phase de latence, les contractions peuvent être espacées de moins de 5 minutes.
- L’effacement. Le col de votre utérus s’amincit, s’assouplit et rétrécit totalement avant un accouchement par voie basse. Il est possible que vous ne ressentiez que de légères contractions, voire rien du tout.
- La dilatation. Le col de votre utérus va également commencer à s’élargir jusqu’à être totalement dilaté. Cela commence lentement au début mais s’accélère avec le début du travail actif.
- La perte du bouchon muqueux. Vous remarquerez peut-être une perte vaginale épaisse, rosâtre ou légèrement teintée de sang. Il s’agit du bouchon muqueux qui fermait le col de votre utérus pendant la grossesse. Cette perte apparaît souvent plusieurs jours avant le début du travail, bien qu’elle ne soit pas forcément toujours visible.
Les signes et les symptômes du travail actif
Le travail actif est le moment où les choses sérieuses commencent et le signal qu’il faut vous rendre à l’hôpital. Le travail actif peut durer de quatre à huit heures, et parfois même plus. Le col de votre utérus devrait alors s’être dilaté de 6 à 10 centimètres, et vous constaterez des signes plus forts que le travail a débuté, notamment :
- La perte des eaux. Quelques heures avant l’accouchement (mais parfois seulement pendant le travail), la poche amniotique qui entoure votre bébé se déchire et le liquide qu’elle contient est libéré. Vous pourrez constater un léger écoulement ou un flot plus conséquent.
- Des contractions fortes et régulières. Avec le début du travail actif, les contractions deviennent devraient être plus fortes, plus rapprochées, et plus régulières. Chaque contraction durera environ 30 à 70 secondes avec moins de 5 minutes entre chaque, et leur intensité augmentera progressivement.
- Des crampes dans vos jambes. Vous pouvez avoir des crampes dans les jambes lorsque le travail actif commence.
- Des douleurs ou une pression dans le dos. Vous pouvez ressentir des douleurs dans le dos ou une sensation de lourdeur douloureuse au fur et à mesure que la pression sur votre dos augmente.
- Des nausées. Certaines femmes ont la nausée quand le travail actif commence.
Les différences entre le vrai et le faux travail
S’il s’agit de votre premier bébé, vous pouvez penser que le travail commence alors qu’il ne s’agit en fait que d’une fausse alerte. Alors, comment différencier les signes annonciateurs du « vrai » travail et ceux du « faux » travail (on parle de contractions de Braxton-Hicks) ?
(Le texte fourni ne contient pas d'informations spécifiques sur les différences entre le vrai et le faux travail, comme un tableau comparatif. Pour une information complète, il est conseillé de consulter des sources médicales fiables.)
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Que faire pendant la phase de latence ?
Si vous ne présentez que quelques-uns des signes de l’arrivée du travail, vous n’avez pas forcément encore besoin d’aller à l’hôpital. Le travail peut être très long et vous serez plus à l’aise, et tout à fait en sécurité, en restant chez vous. Réaliser que le travail commence pourra déclencher chez vous des émotions allant de l’excitation à l’incrédulité ou à l’appréhension. Essayez de rester calme et concentrée.
Contractions et utérus contractile
L’utérus contractile est, par définition, un utérus sensible qui crée de petites contractions semblables à des crampes menstruelles et qui peuvent survenir à n'importe quel moment de la journée. Elles sont de faible intensité et sont généralement sans effet sur le col. C’est quelque chose de physiologique. Quand on appuie sur l’utérus avec le doigt, on peut enfoncer celui-ci dedans. La femme enceinte peut découvrir qu’elle a un utérus contractile quand elle ressent des contractions pendant sa grossesse.
« Certains gynécologues estiment que le fait d’avoir plus de 30 à 50 contractions par jour c’est le signe d’un utérus contractile. Pour nous, professionnels, une contraction c’est une contraction d’accouchement. Or il y a souvent de petites contractions pendant la grossesse. Plus que leur nombre, ce qui compte c’est la façon dont la femme les ressent. Une vraie contraction oblige à s’arrêter. Quand la sage-femme ou le gynécologue est inquiet de cette contractibilité, pense qu’elle pourrait interférer avec le bon déroulement de la grossesse, il ou elle effectue un examen médical, ainsi qu'un monitoring, un toucher vaginal ou encore une échographie pour s’assurer que les contractions n'agissent pas sur le degré d'ouverture du col. Il peut mettre en place un suivi avec des monitorings réguliers à l’hôpital ou chez soi selon les cas. Il arrive qu'il demande une analyse d'urine pour écarter tout risque d'infection pouvant entraîner ces symptômes. Des antispasmodiques comme le Spasfon peuvent être prescrits en guise de traitement par voie orale pour calmer les spasmes du muscle utérin.
Utérus contractile pendant la grossesse : quelles sont les causes ?
Les contractions sont nécessaires au bon déroulement de la grossesse. Lorsqu’il se contracte, l’utérus se muscle. « C’est un peu comme une préparation physique à l’accouchement. Ces contractions vont également être utiles pour augmenter la taille du muscle utérin et subir un étirement satisfaisant puisqu’il va passer de 6 cm à 32 cm à la fin de la grossesse », déclare Céline Dalla-Lana. Il y a aussi des causes hormonales à ces contractions. Il y a des périodes pendant la grossesse où les contractions sont plus fréquentes, notamment aux alentours du cinquième mois, quand l’utérus grandit plus vite et réagit davantage. Si c’est un utérus contractile avec des contractions ressenties mais qui n’agissent pas sur le col, il n’y a aucun risque.
Que faire ?
Les médicaments comme les tocolytiques vont plutôt être réservés aux menaces d’accouchement prématuré. « Ils vont réduire les contractions de l’utérus pour retarder le processus. Sur un utérus contractile sans impact sur le col de l’utérus, la future maman peut entreprendre des exercices de respiration, des étirements, des exercices posturaux pour essayer de soulager les tensions sur l’utérus. La femme peut, par exemple, s’installer à quatre pattes avec un coussin de maternité avec le ventre dans le trou. Prendre un bain chaud ou placer une petit bouillotte sur son ventre peut aussi les soulager. « Ce n’est pas prouvé scientifiquement mais des séances d’ostéopathie avec un professionnel formé à la grossesse, peuvent soulager certaines futures mamans. Quand les contractions deviennent régulières, qu’elles surgissent toutes les 5 minutes pendant plus de deux heures et sont douloureuses, c’est bien souvent le signe d’un accouchement à venir. Si les contractions sont souvent associées à la grossesse, il faut savoir qu’il est possible d’en avoir même sans être enceinte. On peut penser qu’il se contracte tous les jours de manière peu ou pas ressentie. L’utérus est un muscle creux dont la fonction est de se contracter. Il le fait tout au long de la vie surtout à partir de la puberté. C’est le cas pendant les règles pour évacuer le sang et les muqueuses qui se détachent. Il peut également se contracter lors de l’orgasme. L’utérus se contacte également lors de l’allaitement, pendant les tétées. Quand il s’agit d’un deuxième bébé ou plus, les femmes ont des douleurs, appelées tranchées, qui sont liées à ces contractions utérines. Ça permet de limiter les saignements d’après accouchement. « Certaines femmes peuvent aussi avoir des contractions utérines plutôt agréables pendant des tétées, des sensations d’échauffement voir de plaisir sexuel. C’est physiologique et normal puisqu’on sécrète de l’ocytocine et que l’utérus y réagit », confie la sage-femme.
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