La question des drogues, en particulier celles dites "du viol", est un sujet de préoccupation croissante. Ces substances, souvent utilisées à l'insu des victimes, peuvent entraîner une perte de contrôle, une amnésie et une vulnérabilité accrue, facilitant ainsi les agressions sexuelles. Cet article vise à informer sur les effets de ces drogues, notamment en ce qui concerne la contraction de la mâchoire, et à sensibiliser sur les moyens de prévention.
Drogues du Viol : Un Aperçu
Les drogues du viol sont des substances psychoactives utilisées pour altérer la conscience d'une personne sans son consentement. Elles sont souvent incolores, inodores et insipides, ce qui les rend difficiles à détecter dans les boissons ou les aliments. Parmi les plus connues, on retrouve le GHB (gamma-hydroxybutyrate), le Rohypnol (flunitrazépam) et la kétamine.
Le GHB (Gamma-Hydroxybutyrate)
Initialement utilisé comme anesthésique, le GHB est aujourd'hui un produit illicite, sauf dans le cadre médical. Il se présente sous forme liquide ou en comprimés et est souvent incolore, inodore et sans saveur, ce qui facilite son ajout discret dans les boissons. Le GHB provoque rapidement des effets tels que l'amnésie et une perte de contrôle de soi, avec un délai d'action court. Il peut également entraîner une dépendance.
L'Ecstasy (MDMA)
L'ecstasy, appartenant à la famille des amphétamines, est souvent associée aux soirées techno et aux rave parties. Elle est fabriquée dans des laboratoires clandestins et peut contenir d'autres substances dangereuses. L'ecstasy provoque une sensation d'euphorie, de bien-être et d'empathie, tout en diminuant les inhibitions. Cependant, elle entraîne également une déshydratation, une augmentation de la tension artérielle et une contraction des muscles, notamment de la mâchoire.
Contraction de la Mâchoire : Un Effet Secondaire Courant
La contraction de la mâchoire, ou trismus, est un effet secondaire fréquemment observé lors de la consommation de certaines drogues, en particulier l'ecstasy (MDMA). Cette contraction involontaire des muscles de la mâchoire peut être inconfortable, voire douloureuse. Elle est due à l'action de la MDMA sur le système nerveux central, qui provoque une libération massive de sérotonine.
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Mécanismes en Cause
La sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans la régulation de l'humeur, de l'appétit et de l'énergie, est libérée en grande quantité sous l'effet de la MDMA. Cette surstimulation des récepteurs sérotoninergiques peut entraîner une hyperactivité musculaire, y compris au niveau de la mâchoire. De plus, l'ecstasy peut provoquer une déshydratation, ce qui peut également contribuer à la contraction musculaire.
Conséquences et Précautions
La contraction de la mâchoire peut entraîner des douleurs, des difficultés à parler et à manger, ainsi qu'une usure des dents due au grincement. Pour atténuer cet effet, il est conseillé de mâcher du chewing-gum, de boire régulièrement de l'eau pour éviter la déshydratation et de prendre des pauses pour détendre les muscles de la mâchoire.
Prévention et Sensibilisation
La prévention est essentielle pour lutter contre l'utilisation des drogues du viol et leurs conséquences. Il est important de sensibiliser le public, en particulier les jeunes, sur les risques liés à la consommation de drogues et sur les précautions à prendre pour se protéger.
Mesures de Prévention Individuelles
- Ne jamais accepter de boissons ou d'aliments de personnes inconnues ou peu fiables.
- Surveiller sa boisson en permanence et ne pas la laisser sans surveillance.
- Ne pas consommer de substances psychoactives dont on ignore la composition.
- Se renseigner sur les effets secondaires des drogues avant d'en consommer.
- Être attentif à son état et à celui de ses amis, et ne pas hésiter à demander de l'aide en cas de besoin.
- Informer ses proches de ses déplacements et de ses intentions.
- Avoir un "plan de sortie" en cas de situation inconfortable ou dangereuse.
Rôle des Intervenants
La problématique des violences sexuelles infantiles concerne tous les intervenants potentiels auprès des enfants (personnel médical, corps enseignants, éducateurs, voisins, parents, etc.). Pour qu’ils soient en mesure de les déceler, il faut qu’ils les suspectent et qu’ils puissent en reconnaître les manifestations. Cet article a pour but de les aider à en repérer les signes d’alerte.
Importance de l'Information
Bien s’informer sur les substances illicites permet de prévenir les risques liés à leur usage. Consommer en sécurité permet de réduire les risques des effets secondaires.
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Les Allégations de Violences Sexuelles
Les données disponibles sur les violences sexuelles faites aux enfants proviennent de la police et des instances juridiques, des services médicaux, des organisations non gouvernementales (Droits de l’Homme, organismes humanitaires, etc.), des associations internationales, nationales et locales (associations contre la violence, collectifs de femmes, associations pour les Droits de l’enfant, etc.), d’enquêtes et d’études diverses. Les données recensées par ces différentes sources sont cependant souvent incomplètes et ne révèlent que la partie émergée de l’iceberg. D’après Duboc, 7% seulement des agressions sexuelles perpétrées contre les enfants seraient connues d’une instance compétente. Lorsqu’elles le sont, c’est généralement à la faveur d’un bouleversement dans la vie de l’enfant et de sa famille (actes délinquants, grossesse, infection sexuellement transmissible, troubles psychiatriques, altercation familiale, divorce, fugue, etc.). Les violences sexuelles constituent la première cause de maltraitance infantile. Dans les pays occidentaux, leur nombre semble s’accroître alors que la prévalence des autres formes de violence semble stable 4 . L’enfant dénonce plus facilement la maltraitance sexuelle si une autre victime signale une violence similaire commise par le même auteur, si l’agresseur est étranger au cercle familial ou si on lui pose des questions directes au sujet d’agressions possibles. La crédibilité des déclarations de violences sexuelles faites par les enfants est parfois mise en doute par la famille et les professionnels. Sans nous étendre sur le sujet, signalons que les allégations mensongères sont extrêmement rares 5 , certains enfants rétractant même des révélations véridiques lorsqu’ils ne se sentent pas soutenus, écoutés ou compris. En tout état de cause, les enfants taisent, voire dénient, plus fréquemment une agression à caractère sexuel qu’ils n’avancent de fausses déclarations.
Les Freins au Dépistage des Violences Sexuelles
La méconnaissance de la prévalence des violences sexuelles faites aux enfants relève de caractéristiques inhérentes aux contextes de perpétration, de variables propres aux jeunes victimes ainsi que de facteurs liés aux intervenants potentiels 6 .
Facteurs Propres au Contexte
- Les contextes violents nimbés de secret ou en marge de la société. Les violences sexuelles sont souvent méconnues des services compétents en raison du contexte dans lequel elles se déroulent : réseaux clandestins (prostitution infantile, traite des êtres humains), cadre familial fermé, milieux institutionnels résidentiels (institutions vouées à la protection de l’enfance et au système judiciaire juvénile, orphelinats, établissements pour enfants handicapés ou présentant des troubles psychiatriques, etc.), centres de détention, monde de la rue (population des rues désocialisées), etc. Les victimes vivant souvent à proximité, voire avec leur bourreau (dont ils peuvent être dépendants pour leur survie), n’ont pas ou peu de possibilités de dénoncer les violences dont elles sont l’objet.
- La culture. Les tabous culturels sont un frein considérable aux révélations d’agression à caractère sexuel. En effet, dans la majorité des sociétés, évoquer la sexualité provoque des sentiments de gêne et de honte, autant pour le locuteur que pour son confident. De plus, dans de nombreux pays, les enfants ne sont pas encouragés à parler d’eux-mêmes ou à exprimer leurs difficultés. Dans certaines cultures, les violences sexuelles faites aux enfants sont tolérées (par exemple, l’esclavage sexuel des enfants domestiques), voire considérées comme des pratiques acceptables (par exemple, les viols et les relations sexuelles contraintes dans le cadre des mariages précoces, etc.) Pour 8 . Aussi, certains enfants plus âgés peuvent-ils manquer de compétences sociales « normales ». En effet, communiquer est une compétence sociale qui s’apprend. Certaines circonstances et certains milieux défavorisent cet apprentissage. Les jeunes enfants sont donc dans l’impossibilité de signaler les agressions sexuelles dont ils sont l’objet (absence de langage, manque de vocabulaire). Ils peuvent aussi ne pas en percevoir le caractère abusif ou violent. Les faibles connaissances des jeunes enfants ne leur permettent pas de l’évaluer lorsqu’elles ne sont pas accompagnées de violence physique (coups, blessures, etc.), ce qui est généralement le cas lors d’abus intrafamiliaux. Se référant aux connaissances et à l’autorité morale des adultes, ils ne mettent pas en cause la probité des actes posés par l’agresseur. C’est souvent à la puberté ou à l’adolescence qu’ils prennent conscience de la signification et de la gravité des faits. Cependant, soulignons que même les adolescents ne détectent pas tous la violence de la même manière. Par exemple, Koss et al. 10 . Généralement, les jeunes victimes s’adressent encore davantage de reproches lorsqu’elles ont éprouvé du plaisir sexuel. Dans les cas d’inceste père-filles, l’impression d’avoir trahi leur mère peut majorer leur souffrance.
- La proximité affective avec l’abuseur. Il est malaisé pour les enfants de dévoiler des abus lorsqu’ils entretiennent des relations affectives étroites avec l’abuseur ou lorsqu’ils sont dépendants de lui pour leur survie.
- La peur des conséquences du dévoilement. La révélation d’une agression sexuelle subie par un enfant a de nombreuses conséquences pour sa famille (au niveau émotionnel, fonctionnel, structurel, etc.), voire même pour la collectivité dans son ensemble (entourage, école, pays 11 ). Les victimes en âge d’envisager ces répercussions peuvent les redouter tant pour elles-mêmes (par exemple, placement en institution ou en famille d’accueil, mise sous tutelle du Juge de la Jeunesse, rejet affectif ou colère de la part des membres de la famille, rejet du foyer familial, mariage forcé avec l’abuseur, crime d’honneur 12 , impossibilité de se marier, etc.) que pour leurs proches (éclatement du groupe familial, stigmatisation par la communauté). Elles peuvent également s’inquiéter des conséquences pour l’agresseur, notamment lorsque l’abus est intrafamilial (écartement de la famille, garde à vue, incarcération, suicide, assassinat commis par un membre de la famille de la victime en guise de représailles, etc.).
- La crédibilité des victimes. La crainte de ne pas être entendues par leur entourage peut conduire les jeunes victimes à taire les violences ou à en différer la divulgation. Cette appréhension peut être totalement justifiée. En effet, certaines cultures (par exemple, en Afrique ou en Asie) et sub-cultures (classes sociales) prêtent peu de crédit aux dires des enfants. Même les familles les plus ouvertes peuvent être incrédules face aux dévoilements de faits dépassant leur entendement. En cas d’abus intrafamiliaux, il n’est pas rare que l’entourage dénie fermement les maltraitances révélées. De plus, les adolescentes dévoilent souvent les abus lorsqu’elles sont en conflit avec l’abuseur (père, beau-père, etc.) ou déjà devenues délinquantes, ce qui les décrédibilisent aux yeux de leurs proches (notamment, de leur mère). Les enfants peuvent également redouter une confrontation avec l’auteur, mieux armé pour se défendre. Lorsque ce dernier nie les faits, les victimes risquent d’être accusées de mensonge, de méchanceté ou de malveillance. Dès lors, révéler les abus peut leur apparaître comme plus hasardeux que de les taire. Les premières déclarations des enfants concernant les maltraitances dont ils sont ou ont été victimes sont parfois confuses ou parcellaires et peuvent ne pas refléter précisément les faits. Par ailleurs, bien que ce qu’ils révèlent soit important, ils peuvent laisser entendre qu’il s’agit de faits anodins. De plus, ils dévoilent généralement les agressions de manière graduelle, voire même se rétractent ou dénient des allégations véridiques. Les personnes non averties sont souvent peu enclines à prêter foi à ces dénonciations balbutiantes.
- L’absence d’une personne de confiance. Les enfants ne dévoilent les maltraitances sexuelles qu’à une personne de confiance. Or, lorsqu’ils ont été abusés ou violentés par une personne censée assurer leur protection, leur bien-être ou leur éducation (parents, éducateur, enseignant, baby-sitter, religieux, etc.), ils peuvent douter de la bienveillance des adultes, y compris de ceux auxquels ils pourraient utilement se confier. En raison de leur jeune âge, ils ignorent généralement l’existence des recours à leur disposition. S’ils pensent ne pouvoir être aidés ou secourus, ils peuvent juger inutile, voire imprudent, de dénoncer les violences dont ils sont l’objet.
- Le handicap. Les difficultés des enfants handicapés à comprendre la situation (du fait de la carence de leurs capacités cognitives, de la pauvreté de leur imagination, de délires, etc.) et à la communiquer (à cause d’une mutité, d’une absence de langage ou de troubles de la personnalité) rend peu probable la dénonciation des faits.
- Un continuum de violence. Pour certains enfants, les agressions sexuelles s’inscrivent dans un continuum de violence verbale, physique et psychologique. C’est notamment le cas des enfants vivant en rue. Outre le fait que leur désocialisation leur barre l’accès à la majorité des services compétents, il leur est malaisé d’isoler la maltraitance sexuelle des autres aspects de la violence qu’ils subissent. Il en est de même pour les jeunes domestiques sexuellement asservis par leur patron et pour les enfants abusés par des parents violents.
Facteurs Propres aux Intervenants Potentiels
- Le tabou de la sexualité. Les intervenants peuvent vouloir éviter d’aborder un sujet sensible. En effet, dans tous les pays, la sexualité cristallise de nombreuses valeurs et de multiples tabous, en particulier lorsqu’elle concerne les enfants.
- Le domaine privé. Les relations sexuelles et l’éducation des enfants sont d’ordre privé. Les étrangers au cercle familial (professionnels, amis, voisins, etc.) peuvent être mal à l’aise de s’ingérer dans l’intimité domestique et l’autorité parentale.
- Le contexte. Les intervenants peuvent considérer que les agressions à caractère sexuel sont inhérentes au contexte (guerre, camps de réfugiés, monde de la rue, etc.) et ne pas leur accorder une attention spécifique.
- Les émotions des intervenants. Les situations dramatiques impliquant des enfants suscitent de fortes réactio…
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