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Infections Sexuellement Transmissibles et Sexualité Orale : Évaluation des Risques

La sexualité orale est souvent perçue comme une pratique sexuelle à faible risque de transmission d'infections sexuellement transmissibles (IST). Cependant, cette perception est erronée. La bouche est un organe sexuel à part entière, et de nombreuses IST peuvent se transmettre par voie orale lors de pratiques telles que la fellation et le cunnilingus. Il est donc essentiel de comprendre les risques associés à la sexualité orale et de prendre les mesures de prévention appropriées.

Prévalence des IST et Modes de Transmission

Chaque jour, plus d'un million de personnes dans le monde contractent une IST. La plupart de ces infections sont asymptomatiques, ce qui signifie que les personnes infectées ne présentent aucun symptôme. Les IST se transmettent principalement lors de rapports sexuels non protégés, qu'il s'agisse de rapports anaux, vaginaux ou oro-génitaux.

L'Association dentaire française a souligné à juste titre que l'on pense souvent à tort qu'une IST ne peut pas se transmettre par les rapports buccaux, alors que la bouche est un organe sexuel à part entière. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) met également en garde contre le fait que les IST sont souvent asymptomatiques.

IST Curables et Incurables

Parmi les nombreuses IST existantes, certaines peuvent être guéries, tandis que d'autres sont des infections virales incurables. Les quatre IST suivantes peuvent être guéries :

  • Syphilis
  • Gonorrhée
  • Chlamydiose
  • Trichomonase

En revanche, les quatre IST suivantes sont des infections virales incurables :

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  • Hépatite B
  • Virus de l'herpès (virus Herpes simplex ou HSV)
  • VIH
  • Virus du papillome humain (HPV)

Risques Spécifiques Associés à la Sexualité Orale

Plusieurs IST peuvent se transmettre par le biais de pratiques sexuelles orales spécifiques.

Herpès

Le HSV-1 se transmet principalement par contact des muqueuses buccales. Une personne qui pratique le sexe oral sur une personne porteuse de ce virus peut donc être contaminée au niveau de sa bouche ou de ses lèvres. De même, une personne porteuse du virus de l'herpès labial peut le transmettre à son partenaire, qui peut alors contracter l'herpès génital.

VIH

Bien qu'il existe peu d'études à ce sujet, il a été établi par les chercheurs que le risque de transmission du VIH par sexe oral est faible, mais il existe. Globalement, les lésions labiales ou buccales (brossage « énergique » des dents, soins dentaires) pourraient augmenter le risque de transmission d'une IST. En revanche, le cunnilingus n'est pas une pratique à risque pour le VIH. « Une femme qui reçoit un cunnilingus ne peut pas être contaminée car la salive de son-sa partenaire ne transmet pas le VIH.

Papillomavirus Humain (HPV)

Le papillomavirus humain (HPV) se transmet principalement par contact sexuel et la plupart des personnes sont contaminées au tout début de leur activité sexuelle. Il se transmet « au cours des rapports sexuels, même s’il n’y a pas pénétration. Si la plupart des types d'HPV sont bénins et à l'origine de verrues au niveau des zones génitales, certains autres peuvent provoquer un cancer du col de l'utérus, ou un cancer oro-pharyngé. Le cancer du col de l'utérus est le quatrième cancer le plus courant chez la femme dans le monde.

Hépatite B

L'hépatite B est une infection virale du foie due au virus B (VHB). Elle est souvent asymptomatique, à l'origine de 1 500 décès par an en France. Les rapports sexuels non protégés représentent le principal mode de contamination de l'hépatite B. « Le risque en cas de fellation existe pour les 2 partenaires.

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Syphilis

Due à la bactérie Treponema Pallidum, la syphilis se transmet habituellement au cours des relations sexuelles (dont les contacts génitaux, bucco-génitaux et anorectaux). Elle peut aussi se transmettre sans rapports sexuels par contact de la peau. Les symptômes les plus fréquents comprennent des ulcérations génitales, des lésions cutanées, une méningite, une maladie aortique et des syndromes neurologiques.

Gonorrhée

Appelée également blennorragie ou plus vulgairement chaude-pisse ou chtouille, la gonorrhée est une IST due à une bactérie, le gonocoque, qui peut infecter « le tissu de revêtement interne de l’urètre, du col de l’utérus, du rectum, de la gorge et des membranes qui recouvrent la partie antérieure de l’œil ». La gonorrhée est presque toujours transmise par contact sexuel vaginal, oral ou anal. « Après un rapport vaginal sans préservatif, le risque qu’une femme infectée contamine un homme est d’environ 20 %.

Chlamydiose

La chlamydiose, plus communément appelée « infection à chlamydia » est une IST très fréquente due à la bactérie Chlamydiae trachomatis. Cette IST très fréquente se soigne bien par antibiotiques.

Virus Zika

« Le virus Zika est présent dans le sperme et peut être transmis par les hommes à leurs partenaires sexuels lors des rapports sexuels, par voie vaginale, par sexe anal et probablement sexe oral (fellation) même lorsque les hommes ne présentent pas de symptômes », note le Dr Thomas M. « Le virus Zika persiste beaucoup plus longtemps dans le sperme que dans le sang, les sécrétions vaginales et autres sécrétions corporelles.

Importance du Dépistage et de la Prévention

Ces IST peuvent se développer en l'absence de symptômes clairement identifiables. Rappelons que le préservatif reste le meilleur moyen de prévenir une IST et qu'il est donc recommandé dans certaines pratiques de sexe oral comme la fellation.

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Dépistage Régulier des IST

Beaucoup d’IST peuvent passer inaperçues un bon moment car elles sont majoritairement asymptomatiques, ce qui retarde le diagnostic. Pour les jeunes de -26 ans, le dépistage sera aussi pris en charge à 100% pour les IST suivantes : chlamydiae, hépatite B, syphilis, gonorrhée (et à 60% à partir de 26 ans). Il est possible de faire un dépistage complet IST, hors VIH, tous les trois mois. En ce qui concerne le VIH, certains tests peuvent déjà voir les signes de l’infection. Les tests rapides d’orientation au diagnostic peuvent donner des informations de manière précoce à partir de 3 semaines.

Surveillance des Symptômes

Bien que beaucoup d’IST soient asymptomatiques, il est important de surveiller l’apparition de possibles symptômes laissant penser à une infection.

Communication et Éducation

Ouvrir la discussion autour des IST est essentiel. Il faut déconstruire, ensemble, les représentations dépassées de ces maladies encore perçues comme « honteuses » et « sales ». De plus, personne ne doit se sentir obligé de partager ses expériences dans le domaine sexuel, surtout dans le cadre d’un échange de groupe. Ces dialogues, renvoyant à l’intime, doivent aussi s’intégrer dans une démarche d’accompagnement afin d’éviter ou de limiter le malaise et ne pas être ressentis comme intrusifs. Aborder ces sujets sera diversement accepté en fonction de l’environnement familial et socioculturel de chacun.

Mesures de Prévention

Tout d’abord, la vaccination et le traitement sont des moyens efficaces pour stopper la propagation des IST. La vaccination contre les IST n’est disponible que pour certaines IST d’origine virale, mais reste une arme redoutable contre celles-ci. De plus, beaucoup d’IST se soignent facilement. Il est important de suivre le traitement jusqu’au bout pour ne pas infecter ses partenaires. Il est conseillé de s’abstenir de tout rapport sexuel pendant le traitement et attendre la guérison.

La propagation des IST peut aussi être ralentie par des mesures d’hygiène simples. Celles-ci incluent un lavage des mains régulier, l’utilisation de linge de toilette propre, le maintien d’une bonne hygiène bucco-dentaire, ou l’usage de gants en cas d’introduction de la main dans l’anus du partenaire, pratique susceptible de fragiliser les tissus et donc de favoriser une infection.

L’utilisation de préservatifs, internes ou externes, permet de limiter le risque d’être infecté ou de transmettre certaines IST, notamment le VIH, les gonorrhées, les infections à chlamydias, et la syphilis. Le préservatif doit être remplacé lors de chaque changement de partenaire ou d’orifice.

Relations Sexuelles Non Protégées : Définition et Risques

Lorsqu’ils sont correctement utilisés, les préservatifs contribuent à vous protéger efficacement contre une éventuelle grossesse et les IST. Les relations sexuelles non protégées désignent habituellement des relations sexuelles sans mode de contraception ni préservatif. Cependant, pendant des relations sexuelles, il arrive que le préservatif ne soit pas utilisé correctement provoquant une rupture ou un glissement ou encore qu’il soit oublié.

Seul le préservatif, externe (dit masculin) ou interne (dit féminin), protège contre la transmission de la plupart des infections sexuellement transmissibles (IST) et permet d’éviter une grossesse non désirée. Si l’on n’a pas d’autres moyens de contraception (pilule, implant, dispositif intra-utérin par exemple), il est indispensable de l’utiliser pendant un rapport si vous et votre partenaire n’avez pas encore effectué de dépistage du VIH et des IST, si l’on a plusieurs partenaires et/ou que l’on ne souhaite pas avoir d’enfant.

Complications et Risques Liés aux IST

Même si certaines d’entre elles sont asymptomatiques, les IST entraînent généralement des désagréments, et peuvent avoir de lourdes conséquences si elles ne sont pas prises en charge rapidement. Il en existe plus d’une trentaine, mais les plus courantes sont les suivantes :

  • Les infections d’origine bactérienne ou parasitaire, telles que la chlamydiose (ou infection à chlamydia), la gonorrhée (ou infection à gonocoque), la syphilis ou encore la trichomonase ; il est possible d’en guérir si elles sont dépistées et traitées à temps ;
  • Les infections d’origine virale, comme l’hépatite B, l’herpès génital, le VIH ou encore le papillomavirus humain (HPV), qui sont plus difficiles, voire impossibles à soigner de manière définitive, mais pour certaines d’entre elles peuvent être prévenues par une vaccination.

Le risque de contracter une IST varie en fonction de nombreux facteurs, notamment l’âge, le sexe ou encore les pratiques sexuelles : environ 6 000 personnes découvrent chaque année en France qu’elles sont séropositives au VIH, et entre 2021 et 2023, le nombre d’infections à gonocoque a progressé de 55%, celui d’infections à chlamydia de 10% et celui de la syphilis de 20%.

Les complications et risques encourus liés aux IST sont multiples si ces dernières ne sont pas prises en charge à temps :

  • Chlamydiose : risque de salpingite (infection des trompes de Fallope), d’infertilité, de grossesse extra-utérine ou encore d’atteinte oculaire du nouveau-né si une mère est infectée ;
  • Gonorrhée : risque d’urétrite, d’infections génitales hautes des trompes de Fallope et d'infertilité ;
  • Syphilis : lésions génitales, cutanées, osseuses ou même neurologiques dans les cas les plus graves ;
  • Trichomonase : risque d'écoulements génitaux ;
  • Hépatite B : risque de cirrhose (cancer du foie) ;
  • Herpès génital : risque de poussées herpétiques durant toute la vie et risque de transmission au nouveau-né lors de l’accouchement si la mère est infectée ;
  • VIH : contamination à vie, atteinte grave du système immunitaire en cas d’absence de traitement, la transmission entre la mère et l’enfant est possible ;
  • HPV : condylomes et risque de cancer du col de l’utérus, de la vulve, de l’anus ou des amygdales.

Toutes ces infections et leurs complications peuvent être évitées grâce à de nombreux outils de prévention disponibles et pris en charge par l’Assurance Maladie : préservatifs, vaccination, Traitement Pré Exposition (PrEP), Traitement Post Exposition (TPE), dépistages réguliers…

Il faut savoir que la transmission des IST ne se limite pas à la pénétration vaginale non protégée, et que tout autres pratiques sexuelles peuvent être à risque de transmission.

Que Faire Après un Rapport Non Protégé ?

Même si cela ne protège pas contre les IST, uriner après des relations sexuelles peut vous aider à réduire le risque de contracter une infection urinaire. Les IU affectent tout le monde, mais les femmes sont 30 fois plus enclines à en contracter que les hommes. Uriner après un rapport pénétratif permet de réduire l’inflammation, et la concentration des germes ayant pénétré dans l’urètre et d’autres zones du système urinaire : ceci est particulièrement important chez les femmes, plus sujettes aux IU après des relations sexuelles.

Envisager une Contraception d'Urgence

Si vous n’utilisez pas de moyen de contraception et qu’il y a un risque de grossesse non désirée, vous pouvez prendre une contraception d’urgence dans les 3 à 5 jours suivant le rapport sexuel non protégé. Il existe 2 types de contraception d’urgence :

  • la pilule contraceptive d’urgence, également appelée pilule du lendemain ;
  • le dispositif intra-utérin en cuivre (également appelé DIU ou stérilet).

L’efficacité de la pilule d’urgence dépend du délai dans lequel vous la prenez après avoir eu des relations sexuelles mal ou non protégées, mais elle ne protège pas contre les IST.

Depuis le 1er janvier 2023, la contraception d’urgence hormonale ou « pilule du lendemain » ou pilule de contraception d'urgence peut être délivrée dans une pharmacie de ville, gratuitement car prise en charge à 100% par l’assurance maladie, sans ordonnance et sans avance de frais, à toute personne mineure ou majeure. SI vous êtes mineurs, il est également possible d’obtenir cette contraception de manière anonyme.

Parler de l’Exposition au VIH avec Votre Médecin

Si vous craignez une exposition au VIH après un rapport non protégé, contactez un médecin ou un CeGIDD (Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic) ou rendez-vous dans un service d’urgences dès que possible : en cas de risque récent de contamination par le VIH, il existe en effet un traitement post-exposition (TPE) à prendre dans les 48 heures. Ce traitement court réduit le risque d’infection de votre organisme par le VIH après y avoir été exposé.

En cas de sérologie VIH positive, des examens complémentaires permettront de confirmer ou non l'infection VIH afin de mettre en place le traitement le plus adapté à vos besoins. Même si l’on ne guérit pas encore du VIH, des traitements existent pour lutter contre la multiplication du virus dans l’organisme et permettent de vivre complétement normalement avec la même espérance de vie qu’une personne séronégative.

Faire un Test de Grossesse

La seule façon de savoir si vous êtes enceinte, c’est de faire un test de grossesse. Le premier signe d’une grossesse est souvent l’absence de règles. Vous pouvez également avoir la poitrine sensible et gonflée, des nausées et des sautes d’humeur.

Faire un test au moins 3 semaines (21 jours) après les dernières relations sexuelles non protégées ou le premier jour de retard de vos règles vous permettra d’obtenir un résultat précis.

Faire un Dépistage d’IST

Si vous développez des symptômes, il faut immédiatement procéder à un dépistage des IST. Les signes et symptômes d’IST incluent :

  • Écoulement inhabituel du vagin, du pénis ou de l’anus ;
  • Douleurs pendant des rapports sexuels ;
  • Douleur en éjaculant ou en urinant ;
  • Douleur dans le bas ventre ;
  • Saignement vaginal inhabituel ;
  • Cloques, plaies ou verrues autour de votre vagin, pénis ou anus.

Même si vous ne remarquez aucun symptôme, il est préférable de vous faire dépister après des relations sexuelles non protégées, car certaines IST sont totalement asymptomatiques.

Pour des résultats précis, vous pouvez vous faire dépister entre la 2ème et la 6ème semaine suivant vos relations sexuelles non protégées. En effet, toutes les IST ont un délai d’incubation.

Les IST les plus fréquentes avec une période d’incubation de 2 semaines incluent :

  • Chlamydiose : recherchez un écoulement inhabituel de votre vagin ou pénis, ainsi que des saignements vaginaux après les relations sexuelles et entre les règles, des douleurs en urinant et des douleurs pelviennes chez la femme. En l'absence de traitement, la chlamydiose peut entraîner une maladie inflammatoire pelvienne (MIP), qui peut provoquer à son tour une infertilité. Le dépistage s’effectue grâce à un test urinaire ou un prélèvement local indolore, à l’entrée du vagin chez la femme ou à l’entrée de l’urètre chez l’homme.
  • Gonorrhée : les symptômes incluent des douleurs en urinant et un écoulement vert ou jaune du vagin ou du pénis. Elle peut aussi parfois affecter les yeux et la gorge. Le dépistage s’effectue grâce à un test urinaire ou un prélèvement local vaginal, anal voire pharyngé.

Après 6 semaines si vous n’avez aucun symptôme, certaines IST sont plus longues à détecter et peuvent prendre 6 semaines pour être détectables dans le sang. Pendant cette période, il est important de ne pas avoir de relations sexuelles non protégées pour éviter de contaminer vos partenaires.

Les IST fréquentes dont le dépistage doit être fait 6 semaines après un rapport non protégés en l’absence de symptômes incluent :

  • La syphilis : vous pouvez faire un dépistage de la syphilis au bout de 6 semaines. Les symptômes incluent une ulcération appelée chancre, qui peut se trouver dans le vagin, sur le pénis, au niveau de l’anus ou dans la bouche, suivis d’une éruption cutanée et de symptômes grippaux. En l’absence de traitement, la syphilis peut avoir des conséquences à long terme sur votre santé. Le diagnostic de syphilis est posé grâce à une prise de sang.
  • Le VIH : vous pouvez faire un dépistage du VIH au bout de 6 semaines. Si les symptômes sont souvent absents ou mineurs au cours des premières années, l’infection affaiblit le système immunitaire et peut provoquer des maladies plus graves, notamment la tuberculose, et des cancers, tels que le lymphome. Le dépistage s’effectue par prise de sang ou prélèvement de salive.

Comment Se Protéger la Prochaine Fois ?

Si vous êtes sexuellement actif(-ve), vous pouvez adopter certaines mesures pour protéger votre santé sexuelle et éviter une grossesse :

  • Veillez à toujours avoir des préservatifs ou des méthodes barrières à disposition ;
  • Vérifiez la date de péremption sur la boîte ou l’emballage des préservatifs ;
  • Prenez soin de vos préservatifs : rangez-les à l’abri de la chaleur et de la lumière, et ne les ouvrez pas avec un objet tranchant comme des ciseaux ou les dents ;
  • Choisissez des lubrifiants compatibles avec les préservatifs - les lubrifiants à base d’huile peuvent endommager le latex du préservatif et les fragiliser ;
  • Choisissez bien la taille du préservatif pour éviter qu’il glisse ou se déchire. Si vous ne savez pas quelle taille vous convient, optez pour un pack multi-tailles ;
  • Nettoyez vos sex-toys après chaque utilisation. Si vous partagez vos sex-toys avec différents partenaires, recouvrez-les d’un préservatif à chaque fois car ils peuvent transmettre les IST ;
  • Pensez à faire des dépistages d’IST régulièrement ;
  • Parler à un médecin de tous les moyens de réduction des risques qui existent afin d‘établir ensemble le moyen qui vous convient le mieux ;
  • Faites-vous vacciner contre les IST qui ont une vaccination disponible.

VIH et Sécrétions Corporelles

Le VIH est présent dans toutes les sécrétions corporelles. Seuls 5 liquides biologiques peuvent contenir suffisamment de virus pour permettre une transmission : le sang (y compris celui des règles), le sperme, le liquide pré-séminal, les sécrétions vaginales, le lait maternel.

La transmission est le résultat du contact entre une sécrétion infectée et une de ces muqueuses : la muqueuse rectale (anus et rectum), les muqueuses vaginale et buccale, et le gland. Les muqueuses sont des zones corporelles perméables aux virus. S’il y a des lésions au niveau de ces muqueuses, la porte d’entrée est encore plus ouverte et le risque de transmission augmente.

Pratiques à Risque de Transmission du VIH

4 pratiques sont reconnues à risque de transmission :

  • La pénétration anale, vaginale, et plus secondairement, buccale. Le risque commence dés le début de la pénétration. Le liquide pré-séminal est contaminant et le risque est donc présent bien avant l’éjaculation.
  • Une piqûre volontaire (consommateur de drogue) ou accidentelle (professionnels de santé) avec une seringue qui vient de servir à une injection ou à un prélèvement sanguin.
  • La transmission de la mère à l’enfant lors de l’accouchement
  • La transmission de la mère à l’enfant pendant l’allaitement (la muqueuse buccale du nourrisson est moins résistante que celle de l’adulte, et le temps passé à téter est important).

Pratiques ou Situations Sans Risque de Transmission du VIH

  • Le baiser : quelle que soit la situation, il n’y a aucun risque de transmission du VIH en embrassant quelqu’un puisque la salive ne transmet pas le VIH. La bouche n’est pas une porte d’entrée du virus, sauf en cas de lésions buccales.
  • La seringue qui traîne par terre dans un lieu public : la piqûre accidentelle avec une seringue ne constitue pas un risque de transmission pour le VIH, mais oui pour l’hépatite B et le tétanos (il existe des vaccins pour ces deux maladies).
  • Les contacts sexuels sans pénétration (contact bouche-sexe féminin, bouche-anus, frottements des sexes) - sauf en cas de lésions buccales.
  • De simples blessures (sans l’intermédiaire d’une seringue). Il faudrait en effet un contact prolongé entre deux plaies fraîches ouvertes et sanglantes, avec un virus capable de progresser à contre-courant puisque le sang sort sous pression.
  • Le contact d’une sécrétion sexuelle infectée avec la peau n’est pas un risque car la peau est une barrière infranchissable pour le virus.
  • Les caresses : pas de risques dans la masturbation réciproque. Toutefois, il est déconseillé d’utiliser les sécrétions sexuelles du ou de la partenaire pour se masturber ou pour lubrifier les zones à pénétrer.
  • Les sex toys en solitaire
  • Les WC publiques

Pratiques ou Situations Constituant un Risque Potentiel de Transmission du VIH

  • Très rares cas de transmission par cunnilingus. Mais cette pratique est un vecteur pour d’autres IST.
  • Très rares cas de transmission par anulingus, sauf s’il est pratiqué après une pénétration anale ayant provoqué des lésions anales. En revanche, l’anulingus peut présenter un risque pour d’autres maladies, notamment la syphilis, la blennorragie, l’hépatite A et divers microbes intestinaux.
  • Possibles cas de transmission par fellation, surtout lorsqu’on la fait, et rare lorsqu’on la reçoit. C’est aussi un vecteur pour d’autres IST.
  • Partager un sex toy à deux ou à plusieurs présente un risque : il faut le couvrir d’un préservatif que l’on changera à chaque changement de partenaire.

Dans tous les cas, la présence de sperme et de sang peuvent augmenter les risques de transmissions. La durée de vie du virus à l’air libre est limitée.

Prévention des IST lors des Pratiques Sexuelles Orales

  • Lors d’une fellation, il est recommandé d’utiliser un préservatif.
  • Lors d’un cunnilingus, il est recommandé d’utiliser une digue dentaire.
  • Lors de la masturbation, il est recommandé de bien se laver les mains et d’avoir les ongles courts.

Pénis : Risques de Contamination d’IST

Lors de la masturbation, certaines IST peuvent être « manuportées », c’est-à-dire transmises par le biais des mains, quand il y a échange ou contact de fluides (sécrétions vaginales ou sperme). C’est le cas des infections à chlamydia, à papillomavirus (HPV) ou encore de l’herpès. Il est donc recommandé de bien se laver les mains et d’avoir les ongles courts.

Lors d’une fellation, recevoir une sans préservatif présente un faible risque de contamination par le VIH (sida), le risque est plus élevé concernant d’autres IST, comme la syphilis, le HPV, les infections à gonocoque. Il est recommandé à la personne qui pratique la fellation de ne pas se laver les dents juste avant ou juste après avoir pratiqué le sexe oral, car le brossage abîme les gencives et facilite le passage des germes. L’usage d’un préservatif est recommandé dès le début de la pénétration ou de la fellation.

Vulve et Vagin : Risques de Contamination d’IST

Lors de frottements sexe contre sexe, lors d’un contact entre deux vulves ou entre un pénis et une vulve, des risques de transmission d’IST sont possibles. De même, lors d’un contact avec un objet si vous le partagez. Si vous partagez des objets sexuels, utilisez des préservatifs ou une digue dentaire pour chaque partenaire.

Lors de la masturbation ou du doigtage, les risques de transmission d’IST existent pour certaines IST, surtout s’il y a échange de fluides sexuels via les mains ou que la muqueuse est fragilisée par les lésions ou de petites coupures. Il est donc recommandé de bien se laver les mains et d’avoir les ongles courts.

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