Le comportement d'un nourrisson peut parfois susciter des inquiétudes chez les parents. Cet article vise à explorer les causes potentielles de ces comportements anormaux, en particulier ceux liés au sommeil, aux mouvements et au développement, tout en offrant des pistes pour y remédier.
Troubles du Sommeil chez le Nourrisson : Identifier et Agir
Le sommeil du bébé est un sujet crucial, à discuter avec un médecin ou une puéricultrice lors des visites régulières. Entre 6 mois et 3 ans, une proportion significative d'enfants (25 à 50 %) présente des troubles du sommeil. Cependant, dans la majorité des cas (80 à 85 %), ces troubles ne sont pas d'origine médicale. Identifier les signes persistants est essentiel : agitation, cris, souffrance apparente, pleurs inhabituels et inconsolables.
Causes Médicales Possibles
Plusieurs causes médicales peuvent perturber le sommeil de l'enfant :
- Reflux gastro-œsophagien (RGO) : La présence de régurgitations peut en être un signe.
- Allergie aux protéines de lait de vache (APLV) : Difficile à diagnostiquer en raison de symptômes peu spécifiques (agitation nocturne, douleurs, irritabilité diurne, inconfort), elle est souvent héréditaire et associée à un eczéma.
- Coliques, poussées dentaires, otites : Ces facteurs ponctuels peuvent provoquer des réveils nocturnes. La douleur de l'otite est exacerbée en position allongée, entraînant des pleurs nocturnes qui s'apaisent au matin.
- Erreurs alimentaires : Un apport insuffisant en liquide peut causer une constipation et des maux de ventre, tandis qu'un excès peut favoriser le reflux ou augmenter les réveils nocturnes dus à l'envie d'uriner.
Syndrome de la Mort Subite du Nourrisson (SMSN)
Bien que rare (0,03 à 0,09 % des bébés de la naissance à 1 an), le SMSN est une source d'inquiétude. Il survient généralement pendant le sommeil, lorsqu'un bébé en bonne santé cesse de respirer sans cause médicale apparente. Bien que les causes exactes soient inconnues, certains facteurs de risque sont identifiés.
Troubles du Comportement Liés au Sommeil (1 à 3 ans)
Deux cas de figure sont fréquents :
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- Enfants qui refusent de s'endormir.
- Enfants qui réveillent leurs parents plusieurs fois par nuit.
Les terreurs nocturnes et les cauchemars sont également courants.
Troubles du Comportement Liés au Sommeil (3 à 4 ans)
Une proportion significative d'enfants (22 à 29 %) présente des problèmes de sommeil, avec des difficultés d'endormissement (15 %) et des réveils réguliers (23 %). Ces comportements peuvent refléter un trouble de la séparation, une opposition ou un manque de limites, entraînant souvent un retard du coucher.
Solutions et Approches Thérapeutiques
- Thérapie comportementale : Elle peut faciliter l'apprentissage de l'autonomie du sommeil, mais n'est pas recommandée avant 6 mois, car le contact physique est essentiel pour le sentiment de sécurité du bébé. Elle nécessite l'adhésion des parents.
- Phase de préparation : Exposer le bébé à la lumière du jour (promenades), instaurer des horaires réguliers de siestes et de repas (éviter les siestes après 16h).
- Phase de thérapie : Expliquer à l'enfant l'objectif ("Tu vas apprendre à dormir seul en sécurité"). Coucher l'enfant à son heure habituelle et intervenir le moins possible, en espaçant progressivement les visites. La durée des intervalles est à adapter selon les convictions parentales.
- Retarder l'heure du coucher : Dans un premier temps, reculer l'heure du coucher à celle où l'enfant s'endort le plus souvent. Ensuite, suivre les étapes de la thérapie comportementale.
- Co-sleeping : Dormir avec son enfant est une pratique courante dans certaines cultures (16 % des enfants), mais elle diminue après 6 ans. Si l'autonomie du sommeil est souhaitée, la thérapie comportementale est une alternative.
- Réveils nocturnes : Contrairement à l'endormissement, il est recommandé de ne faire qu'une seule visite à l'enfant, puis de ne plus intervenir.
Mouvements Anormaux : Comprendre et Réagir
Les mouvements anormaux chez l'enfant peuvent être variés et liés à des causes distinctes, allant de syndromes bénins transitoires à des maladies progressives. La clinique diffère de celle de l'adulte, les troubles moteurs neurodéveloppementaux tels que les tics et les stéréotypies étant prédominants.
Types de Mouvements Anormaux
- Balançoires et cognements : Comportements moteurs répétés impliquant de larges groupes musculaires, présents lors de la transition veille-sommeil (endormissement, changements de cycle de sommeil). Ils débutent généralement vers 6-9 mois et atteignent leur apogée à 18 mois.
- Ronflements et apnées du sommeil : Chez les enfants de 6 mois à 6 ans, 10 % ronflent. L'apnée du sommeil touche 2 à 4 % des enfants (plus fréquente entre 3 et 6 ans). Chez le nouveau-né, une respiration irrégulière et bruyante avec de courtes pauses est normale. Cependant, une difficulté respiratoire ou un rythme anormal nécessite une consultation médicale.
- Ronflement simple : Sans conséquences, avec un sommeil calme et un enfant éveillé et calme pendant la journée.
- Syndrome d'apnées obstructives : Sommeil agité, ronflement irrégulier interrompu par des arrêts respiratoires, transpiration excessive pendant le sommeil, somnolence ou hyperactivité diurne, irritabilité, difficultés de concentration. L'enfant respire souvent la bouche ouverte et a une voix nasillarde ou enrouée.
- Apnées centrales : Observées chez les bébés prématurés ou atteints de maladies affectant les centres respiratoires du cerveau. Le bébé oublie parfois de respirer, entraînant une diminution de l'oxygène sanguin.
- Parasomnies : Si un enfant adopte un comportement anormal (hurlements, appels, grincements de dents), il peut souffrir de parasomnies. Elles surviennent en début de nuit, lors de la récupération de la fatigue physique, et sont fréquentes chez les jeunes enfants ayant un sommeil profond. Elles peuvent compenser un manque de sommeil diurne.
- Somnambulisme : L'enfant marche, a les yeux ouverts mais ne semble pas voir, peut chercher quelque chose ou suivre un but.
- Somnambulisme terreur : Dans les cas extrêmes, l'enfant hurle, cherche à fuir et se met en danger.
- Terreurs nocturnes : Similaires au somnambulisme, mais avec une désorientation de l'enfant (grognements, pleurs, agitation, débats). Elles durent de quelques minutes à plus d'une heure. Elles sont liées à une trop grande fatigue et se manifestent par un enfant "raide" qui hurle, est violent et agité, a les yeux ouverts, se déplace et repousse le parent. L'enfant est inconscient.
- Cauchemars : Plus fréquents chez les enfants plus grands (après 18 mois ou 2 ans), ils apparaissent en deuxième partie de nuit et coupent le sommeil. Ils sont liés au développement et aux apprentissages, mais des cauchemars récurrents peuvent signaler un stress excessif, une surstimulation, des changements, des phobies ou des sollicitations.
- Paralysies du sommeil : Complètement anodines, elles se produisent à la lisière de l'éveil en fin de sommeil paradoxal. Le cerveau se réveille, mais le tonus musculaire est encore endormi.
- Mouvements rythmiques : Balancement ou cognements de la tête au moment de l'endormissement.
- Illusions d'endormissement (hallucinations hypnagogiques) : Sursauts, hallucinations sonores, visuelles ou tactiles lors de l'endormissement.
- Bruxisme : Grincement des dents pendant la phase de sommeil lent léger.
- Douleurs de croissance : Douleurs aux membres inférieurs durant la nuit (vers 3 ans).
- Mouvements anormaux variés : Tics, stéréotypies, dystonies.
Démarche Diagnostique et Prise en Charge
La caractérisation précise du mouvement est essentielle, en étant attentif à l'anamnèse, aux symptômes associés, au développement psychomoteur, à l'évolution des symptômes, aux facteurs favorisants ou évitant la survenue du mouvement, et à l'interférence avec le mouvement volontaire. L'évaluation du retentissement fonctionnel est essentielle pour guider la prise en charge de l'enfant. Les investigations doivent s'attacher à identifier les causes potentiellement traitables de pathologie du mouvement.
Développement Psychomoteur : Suivre l'Évolution de l'Enfant
L'évaluation du développement psychomoteur est capitale. Il s'agit d'évaluer le développement d'un enfant d'un âge donné par rapport à une norme de population. L'étude repose sur l'interrogatoire et l'examen clinique.
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Étapes Clés du Développement Psychomoteur
- Première année de vie : Modification du tonus, disparition progressive de l'hypotonie axiale et de l'hypertonie des membres, apparition de la motricité volontaire, coordination de plus en plus fine et marche.
- Tenue de tête : Inexistante à la naissance, contrôlée en position verticale à 2 mois, dans toutes les positions à 3 mois, acquise à 4 mois.
- Station assise : Début vers 4 mois avec support, présente avec appui des mains vers l'avant à 5 mois, autonome à 8-9 mois.
- Station debout : Réflexe chez le nouveau-né, supporte le poids du corps à 6 mois, se met debout en tirant avec les membres supérieurs à 10 mois, marche tenu vers 11 mois et seul entre 9 et 18 mois.
- Préhension : Réflexe à la naissance, volontaire vers 4-5 mois, empaumement cubital vers l'objet, passage d'une main à l'autre à 6 mois, manipulation avec les deux mains à 9 mois, pince fine avec opposition pouce-index à partir de 9 mois.
- Expériences sensorimotrices : Rôle clé dans les processus cognitifs.
- Vision : Reconnaissance du visage de la mère et suivi horizontal dès la naissance, poursuite horizontale parfaite à 1 mois, horizontale et verticale à 3 mois, recherche du regard d'un objet tombé et disparu à 9 mois.
- Audition : Fonctionnelle dès la vie intra-utérine.
- Communication :
- Sourire-réponse : Présent dès 2 mois.
- Vocalises : Apparaissent vers 2 mois (gazouillis).
- Rires : Vers 4 mois.
- Qualité du contact et intérêt du regard : Premiers indices de communication.
- Attention partagée : Capacité à regarder un objet que tient le parent (acquise à 6 mois).
- Attention conjointe : Capacité à regarder un objet que montre le parent (acquise à 9 mois).
- Réaction au prénom : À 9 mois.
- Jeu de "coucou le voilà" : Apprécié à 9 mois.
- Pointage du doigt : Pour montrer un objet ou le réclamer (apparaît dès 9 mois et doit être acquis à 16 mois).
- Gestes sociaux : "Au revoir", "coucou" (à 1 an).
- Jeux de "faire semblant" : Manipulation de jouets selon des scénarios complexes (à 16 mois).
- Jeux symboliques : Jouer à la poupée et aux voitures en se racontant des histoires (à 2 ans).
- Langage :
- Compréhension des premiers mots : Entre 8 et 10 mois.
- Compréhension d'un ordre simple en contexte : Vers 15 mois, hors contexte vers 30 mois.
- Babillage canonique : Redoublement des syllabes (entre 6 et 7 mois).
- Premiers mots : Entre 10 et 12 mois.
- Nombre de mots : Variable, environ dix mots à 15 mois, masse critique de cinquante mots entre 18 et 24 mois (apprentissage de quatre à dix mots nouveaux par jour).
Développement Psychomoteur : 2 à 6 ans
- 2 ans : Marche à reculons, lance une balle, monte et descend les escaliers marche par marche, donne un coup de pied dans un ballon, ouvre une porte, grimpe sur des meubles, commence à courir, gribouille des figures circulaires, encastre des formes, fait des tours avec six cubes, copie un trait vertical.
- 3 ans : Tient une attitude, résiste à une poussée douce, saute à pieds joints vers l'avant, fait du tricycle, se lave les mains seul, fait des phrases, emploie le "je", prononce son nom, compte jusqu'à trois, commence à jouer avec les autres enfants en parallèle.
- 4 ans : Raconte des histoires, joue avec d'autres enfants avec des interactions sociales (joue au papa et à la maman), compare la longueur de deux lignes, désigne la plus longue, nomme les couleurs.
- 5-6 ans : Saute à la corde, rattrape une balle qui rebondit, fait du vélo sans les petites roues, s'habille et se déshabille, copie le triangle et écrit son prénom en lettres bâton, reproduit une pyramide avec six cubes, décrit parfaitement une image avec des phrases élaborées, répète une phrase de douze syllabes, pose des questions sur la signification des mots, connaît la comptine numérique jusqu'à 30, dénombre une collection de dix pièces et a acquis le principe de cardinalité, montre le dessus, le dessous, devant, derrière, connaît l'après-midi, le soir.
Acquisition de la Propreté
- Nouveau-né : Miction réflexe.
- Contrôle volontaire : Ne débute pas avant 15 à 18 mois.
- Utilisation du pot : Possible à 18 mois.
- Propreté diurne : Acquise à 2 ans avec des accidents occasionnels.
- Propreté nocturne : Âge variable.
Troubles du Développement : Identifier les Signaux d'Alerte
Il est important de noter que le terme "retard" peut être trompeur, car les difficultés sont souvent persistantes.
Signaux d'Alerte
- Inquiétude des parents : Le moment exact de la première inquiétude est crucial.
- Atteinte neurologique : L'interrogatoire et l'examen clinique permettent de préciser le niveau de l'atteinte (centrale ou périphérique).
Types de Troubles du Développement
- Maladies neuromusculaires
- Déficit des fonctions intellectuelles : Affecte le raisonnement, la résolution de problèmes, la planification, la pensée abstraite, le jugement. Le quotient intellectuel (QI) est inférieur à 70 (± 5).
- Troubles du spectre autistique (TSA) : Perturbations dans l'interaction et la communication sociale, comportements répétitifs et stéréotypés. Il faut éliminer une exposition du nourrisson aux écrans qui est susceptible d’entraîner des troubles du comportement (intolérance à la frustration) et une pauvreté des interactions sociales.
- Troubles spécifiques des apprentissages (TSA) : Anomalies cognitives perturbant les acquisitions (langage, motricité, lecture, mathématiques, écriture) en l'absence de déficience intellectuelle, de trouble sensoriel ou neurologique, chez un enfant normalement socialisé et scolarisé. L'enquête clinique devra absolument écarter un trouble sensoriel ou neurologique.
- Troubles spécifiques du langage oral (TSLO) : Le retard de langage est un motif de consultation fréquent à l'âge préscolaire et est le signe d'appel le plus fréquent des TSLO. L'absence d'évolution de la qualité du langage verbal malgré une rééducation orthophonique bien conduite fait poser le diagnostic de dysphasie.
- Trouble de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) : Caractérisé par un niveau inapproprié d'attention, d'impulsivité et d'hyperactivité motrice.
- Régression des acquisitions : Après un développement normal, une régression est constatée plus ou moins tôt. Il faut rechercher une encéphalopathie neurodégénérative métabolique et/ou génétique (par exemple, le syndrome de Rett) ou des formes rares d'épilepsie.
Syndrome du Bébé Secoué (SBS) : Prévention et Réaction
Le syndrome du bébé secoué (SBS) est causé lorsqu'un adulte secoue violemment un nourrisson en le tenant par les extrémités, le tronc ou les épaules. Il survient chez les enfants de moins d'1 an et provoque un traumatisme crânien entraînant des lésions au cerveau.
Causes et Conséquences
Les pleurs de bébé sont la cause principale qui pousse une personne à secouer un enfant. Une personne se sent dépassée face aux pleurs persistants et n'arrive pas à le calmer, ce qui provoque irritabilité, agacement, impatience et frustration. Les conséquences sont souvent internes (hémorragies internes, hématomes, traumatismes crâniens), ce qui rend les symptômes difficilement repérables. Les séquelles neurologiques sont fréquentes, et peuvent entraîner le coma ou la mort.
Prévention
- Garder son calme face aux pleurs : Respirer, se détendre en laissant l'enfant couché sur le dos et en sécurité.
- Parler de la situation à son entourage : Demander de l'aide à un ami, à la famille, à un voisin ou à une personne de confiance.
- Appeler le 119 "Allo Enfance en danger" ou un médecin de proximité si vous sentez que vous pourriez secouer votre bébé.
Réaction
Consulter un médecin en urgence si vous percevez des symptômes du bébé secoué chez un enfant ou si vous avez été témoin d'un acte de maltraitance.
Pleurs du Nourrisson : Distinguer le Normal de l'Anormal
Un bébé normal pleure, avec une augmentation à partir de la deuxième semaine de vie jusqu'à la sixième semaine (jusqu'à 3 heures par jour), puis une diminution et une stabilisation vers l'âge de 4 mois (environ 1 heure par jour).
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Pleurs Alarmants
Les pleurs paroxystiques aigus (début brutal, intensité) nécessitent une consultation médicale rapide pour rechercher une pathologie évolutive (infection, hernie). Contactez votre médecin si votre bébé ne se conduit pas comme d'habitude, ne mange pas, ne dort pas, a de la fièvre, de la diarrhée ou vomit.
Pleurs Inexpliqués
Les pleurs inexpliqués (plusieurs jours durant des heures) sont présents chez 10 à 30 % des nourrissons de moins de 3 mois. Ils prédominent en fin d'après-midi et en début de soirée, sont imprévisibles, durent longtemps (35 minutes à deux heures) et l'enfant semble souffrir et être inconsolable.
Causes Possibles des Pleurs Inexpliqués
- Certains pédiatres pensent qu'il n'y a pas de cause particulière, mais que la durée des pleurs est plus longue en réponse à une situation donnée.
- Les pleurs sont un moyen de communiquer avec l'adulte, plutôt que le symptôme d'une pathologie.
- Le mode de vie occidental et le maternage "à distance" peuvent être en cause.
- Dans certaines cultures traditionnelles, les pleurs déclenchent une réponse immédiate de la mère (l'enfant est davantage porté), et les "coliques" sont rares.
Que Faire Face aux Pleurs Inexpliqués ?
- Approche alimentaire : Sauf conseil médical, ne pas arrêter l'allaitement maternel ou artificiel et ne jamais le remplacer par des "laits" à base de plantes. Les préparations sans lactose n'ont pas montré d'efficacité. Les préparations à base de soja auraient une efficacité modérée, mais elles seraient susceptibles d'augmenter le risque d'allergies alimentaires. L'utilisation d'un lait sans protéine de lait de vache aurait montré une efficacité mais leur utilisation est limitée par le coût de ce type de lait et son goût particulier. Celui-ci entraîne parfois un refus de la part des enfants. Pour les enfants allaités, on conseille parfois de donner des tisanes à base de fenouil, de mélisse… mais leur efficacité est peu étudiée et des cas de convulsions chez les nouveau-nés ont été rapportés après la consommation de tisane à base d’anis étoilé (badiane).
- Approche médicamenteuse : Il n'existe pas de médicament pour traiter les pleurs inexpliqués. L'utilisation de médicaments est maintenant abandonnée : certains étaient inefficaces, les autres avaient trop d'effets secondaires. Les probiotiques sont sans intérêt et ont de potentiels effets indésirables.
- Massages, ostéopathie, psychologie : Certains parents ont recours à une prise en charge par un ostéopathe. Encore une fois, les études, difficiles à mettre en place, ne sont pas concluantes. Ce qui ne veut pas dire qu’au plan individuel cette approche soit inefficace. Le plus souvent, la méthode utilisée est comportementale.
Conseils Pratiques
- Rechercher les inconforts ou causes de douleur, le porter, lui parler, le bercer, lui proposer le sein ou utiliser une tétine, donner un bain tiède, lui frotter doucement le ventre, le maintenir dans une ambiance apaisante, préserver son sommeil.
- Comprendre que cette période difficile n'aura qu'une durée limitée.
- Confier votre enfant à une personne de confiance quelques heures afin de pouvoir vous détendre et retrouver une certaine sérénité.
- Noter la durée des pleurs afin d'avoir une évaluation objective de leur efficacité.
- N'hésitez à porter davantage votre bébé : il ne deviendra pas "capricieux" pour autant.
- Consulter votre médecin traitant régulièrement.
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