Le désir d'avoir un enfant est un projet important pour de nombreux couples. Comprendre le cycle féminin et identifier la période d'ovulation est essentiel pour optimiser les chances de conception. Cet article explore en détail la période de fertilité, les méthodes pour la déterminer et les facteurs qui peuvent influencer la probabilité de tomber enceinte.
Quand peut-on tomber enceinte ?
Il est crucial de comprendre que la grossesse n'est possible que pendant une fenêtre de temps limitée de chaque cycle menstruel. Cette période, appelée période de fertilité, correspond aux quelques jours précédant et incluant l'ovulation.
Période de fertilité chez les femmes
Chez la femme, l’ovule ne peut être fécondé que pendant la période de fertilité. L’ovule est libéré de l’ovaire et voyage par la trompe de Fallope jusqu’à l’utérus. La durée de vie des spermatozoïdes est de 5 jours maximum dans l’utérus.
Les deux jours précédant l’ovulation et le jour de l’ovulation sont la bonne période pour tomber enceinte. La période de fertilité la plus élevée se situe environ 48 heures avant l’ovulation et se termine le jour de l’ovulation. Un jour plus tard, le jour où la courbe de température augmente, la période pour tomber enceinte est déjà nettement plus faible. La probabilité deux jours avant l’ovulation est de 23,7%, un jour avant 25,5% et le jour même 21,2%.
Maintenant, vous connaissez déjà les 6 jours les plus fertiles du mois pour réaliser votre désir d’enfant. Mais quand commence réellement cette période fertile ? Peut-on tomber enceinte le 20e jours du cycle ? La durée entre les règles et l’ovulation varie d’une femme à l’autre. De plus, la durée du cycle varie, notamment dans le cas d’un cycle irrégulier. La question de savoir quand on peut tomber enceinte doit donc toujours être déterminée individuellement.
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Comment déterminer le moment de l'ovulation ?
Plusieurs méthodes permettent d'identifier la période d'ovulation et ainsi d'optimiser les chances de conception.
Calcul du cycle menstruel
Pour calculer votre cycle, il faut en connaître les différentes phases. Le corps sécrète des oestrogènes, pour préparer une éventuelle grossesse. Une nouvelle sécrétion discrète apparaît : la glaire cervicale. L’ovule est mûr, il se détache d’un ovaire et descend vers l’utérus. Si l’ovule est fécondé par un spermatozoïde, il s’installe dans l’utérus et une grossesse commence. La glaire disparaît. La température reste un peu plus élevée (½ degré).
La première partie du cycle, qui conduit à l’ovulation, peut être plus ou moins longue selon votre cycle. Les jours les plus fertiles sont la veille et le jour même de l’ovulation. C’est à ce moment là qu’une femme a le plus de chances de concevoir un bébé. La période fertile dure plus longtemps que ces deux jours. En effet, le spermatozoïde masculin peut survivre trois jours environ dans le corps de la femme, après un rapport sexuel.
Quand l’ovulation survient après le 21ème jour du cycle, on parle d’ovulation tardive. Elle peuvent aussi accompagner une affection assez courante : le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ou des anomalies du fonctionnement de la thyroïde. Enfin ça peut être tout simplement la conséquence d’un gros stress ou d’un coup de fatigue.
Signes et symptômes de l'ovulation
Reconnaître les symptômes liés à l’ovulation est très pratique. Cela vous permettra de savoir précisément quand elle se produit. Si vous êtes attentives aux signaux de votre corps, vous pourrez parfois sentir cette douleur en bas du ventre, à gauche ou à droite, durant la période d’ovulation. Ce n’est pas une douleur forte, plutôt une sorte de pincement ou de crampe momentanée. Le lendemain de l’ovulation, la température du corps augmente de quelques dixièmes, 0,5 degré en moyenne. Le corps se maintient ensuite à cette température jusqu’aux règles suivantes. Vous ne pouvez pas ressentir ce changement de température, il est trop faible. Dès le début de la phase qui précède l’ovulation, le corps produit des sécrétions vaginales peu abondantes. Il s’agit de la glaire cervicale. Le jour de l’ovulation, ces pertes vaginales deviennent filantes et transparentes, un peu comme du blanc d’œuf. Certaines femmes ressentent d’ailleurs cette sensation de fluidité.
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Même si ces signes cliniques varient d’une femme à l’autre, on observe des symptômes généraux. Les principaux indices et facteurs sont :
- Une sensation de pesanteur au niveau pelvien, voire des crampes d’intensité variable selon les femmes.
- Une douleur ovarienne légère à l’un des ovaires.
- Une tension au niveau des seins.
- Une très légère augmentation de la température (+1 °C) au réveil.
- Une sensation de ballonnement abdominal.
- Une modification de la texture et de l’abondance de la glaire cervicale : le volume de la glaire cervicale augmente, tandis que sa texture devient plus élastique, plus fluide, et sa couleur plus claire.
Tests d'ovulation
Des tests d’ovulation sont proposés en vente libre dans le commerce pour faciliter la mise en route d’une grossesse. Ces tests réagissent avec l’urine pour indiquer les jours où on a le plus de chance de tomber enceinte après un rapport sexuel. Ces tests détectent une augmentation de l’hormone LH. Cette augmentation a normalement lieu 36 heures avant que l’ovule ne soit libéré. Le test doit être fait une fois par jour, toujours à la même heure durant les jours les plus proches du cycle. Selon les experts, pour identifier le moment idéal pour utiliser ces tests, il faut soustraire 17 jours à la durée habituelle du cycle et, ensuite, les compter depuis la menstruation.
Suivi de la température basale
La température basale du corps augmente approximativement d’un demi-degré au moment de l’ovulation. La température basale est celle que nous avons au moment où nous nous réveillons le matin. En cas de difficulté à démarrer une grossesse, il peut être intéressant d’établir votre courbe de température sur quelques mois (deux ou trois), pour mieux comprendre à quel moment vous avez le plus de chances de tomber enceinte.
Analyse de la glaire cervicale
Changement au niveau de la glaire cervicale : la quantité de flux du vagin augmente et a une consistance qui ressemble à celle du blanc d’œuf lorsque l’on est en pleine ovulation. La consistance peut être observée en plaçant l’index et le pouce dans le vagin, et en ouvrant et fermant la pince formée par les deux doigts.
Facteurs influençant les chances de tomber enceinte
Plusieurs facteurs peuvent influencer la fertilité et les chances de concevoir.
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Âge
La fertilité est maximale à 20 ans, diminue dès l'âge de 30 ans puis chute après 40 ans. Les risques de fausse couche augmentent également avec l'âge.
La chance de concevoir diminue avec l'âge, car la quantité d'ovocytes disponibles (ce que l'on appelle la réserve ovarienne) diminue avec le temps qui passe pour arriver à 0 à la ménopause. Après 45 ans, la fertilité des femmes est presque nulle. Avec le temps qui passe, la probabilité de tomber enceinte diminue. Le deuxième phénomène lié à l'âge est que lorsqu'il y a conception et qu'un œuf se forme, le risque de fausse couche augmente.
Si vous suivez les conseils de Mère Nature, le meilleur moment pour la fécondation de votre ovule peut se situer approximativement entre 20 et 30 ans. Après l’âge de 30 ans, et de nouveau de manière significative après 40 ans, les chances diminuent et tomber enceinte à 40 ans ou après peut être un défi. L’une des raisons peut être que l’interaction des hormones, par exemple l’œstrogène et la progestérone, ne fonctionne plus de manière optimale.
Fréquence des rapports sexuels
Pour favoriser une grossesse, il est recommandé d'augmenter la fréquence des rapports sexuels. Un rapport sexuel tous les deux jours maximiserait les chances de conception.
La meilleure option consiste à avoir des rapports sexuels fréquemment (tous les deux jours si possible) près de la fenêtre fertile, sans attendre qu’un test d’ovulation ne donne un résultat positif car, dans ce cas, il est possible que nous ayons raté les jours fertiles. L’idéal est d’avoir des rapports sexuels tous les deux jours, peu après la fin des règles, jusqu’à ce que les règles suivantes ne se déclenchent pour couvrir complètement la fenêtre.
Hygiène de vie
Pour augmenter ses chances de grossesse, quel que soit l'âge, il est important de perdre du poids si on est en surpoids. Nous savons que l'obésité réduit fortement la fécondité. Arrêter de fumer est également recommandé. La mobilité des trompes est altérée par la cigarette.
Une mauvaise hygiène de vie peut favoriser les difficultés à tomber enceinte. Le tabagisme, une alimentation peu équilibrée ou encore le stress peuvent impacter votre projet de grossesse. L’obésité est également un facteur de risque.
Il est indispensable d’avoir une bonne hygiène alimentaire. Il faut donc éradiquer l’alcool et la cigarette, mais il faut aussi éviter les aliments interdits en période de grossesse. On évitera donc la caféine, les laitages au lait cru, les poissons crus… Il faut également avoir une bonne hygiène de vie. Il est donc nécessaire d’entretenir sa condition physique, de dormir suffisamment, de se dépenser et surtout : d’éviter le stress.
Santé du couple
Il est important de comprendre que tomber enceinte peut prendre du temps, même en ayant des rapports au moment approprié, car de nombreux facteurs entrent en jeu, et pas seulement la fréquence des rapports sexuels : ces facteurs vont de l’âge aux conditions de santé du couple, en passant par la qualité du sperme.
Le taux maximal de fertilité du père est entre 30 et 34 ans. La fertilité diminue ensuite également mais sans une moindre mesure que celle de la femme.
Quand s'inquiéter ?
On commence à s'inquiéter au bout d'un an sans conception chez les femmes de moins de 35 ans. Après 2 ans, il atteint 92%. Si cela fait plusieurs années que l’on ne parvient pas à tomber enceinte, il peut y avoir des causes plus complexes et plus compliquées à traiter. Si c’est votre cas, vous pouvez dans un premier temps prendre rendez-vous avec un gynécologue en téléconsultation pour vous renseigner et obtenir des conseils.
Mythes et réalités sur la conception
Il est important de démêler le vrai du faux concernant la conception.
On peut tomber enceinte dès le premier rapport sexuel non protégé
Ce mythe selon lequel il est impossible de concevoir lors du premier rapport sexuel non protégé est assez répandu. C’est tout simplement faux. Vous pouvez toujours concevoir lors d’un rapport sexuel non protégé et ce, même la première fois. Si vous avez un rapport sexuel non protégé et ne souhaitez pas concevoir, vous devez choisir la méthode de contraception qui vous convient.
On est fertile uniquement le jour de l'ovulation
C’est faux. Le « créneau de fertilité » dure jusqu’à 6 jours. Vous êtes le plus fertile le jour de l’ovulation et la veille. Même s’il est peu probable que vous conceviez, ce n’est pas impossible. Vous êtes fertile les jours qui précèdent et qui suivent votre période d’ovulation, en raison de la durée de vie des spermatozoïdes. Et si votre cycle est court, il est possible que vous ovuliez juste après vos règles.
On ne peut pas tomber enceinte si on a pris la pilule
C’est faux, vous pouvez concevoir. L’une des fonctions de la pilule consiste à bloquer l’ovulation. Ce n’est pas parce que vos hormones n’ont pas été affectées par des contraceptifs hormonaux que vous concevrez plus rapidement. Votre corps est peut-être en mesure de se réguler de manière plus efficace, mais cela ne veut pas dire que vous concevrez plus facilement.
Le stress empêche de concevoir
Bien que le stress ne soit pas bon pour la santé, il ne vous empêchera pas de concevoir (sauf s’il entraîne l’interruption de vos règles ou de votre vie sexuelle).
Quand consulter un spécialiste de la fertilité ?
Dès que l’on ressent le besoin de contacter un spécialiste pour se renseigner sur ses problèmes de fertilité, on peut naturellement se tourner vers un professionnel.
Examens à réaliser
En premier lieu, vous pourrez réaliser avec votre gynécologue un interrogatoire médical (pour savoir s’il y a des symptômes) et un examen gynécologique (pour vérifier qu’il n’y ait pas de problème apparent). Vous pourrez être amené(e) à faire une échographie gynécologique, technique non invasive pour vérifier s’il y a des anomalies au niveau des organes reproducteurs. L’IRM peut parfois être utilisé pour examiner les tissus (en cas d’endométriose par exemple). Une radio de l’utérus (ou hystérographie) peut être effectuée pour vérifier s’il y a une malformation utérine.
Dans certains cas, lorsque l’on ne comprend pas d’où vient le problème, il est demandé aux deux partenaires de faire un bilan d’infertilité :
- Chez la femme, cela consiste en un bilan de la réserve ovarienne, une échographie pelvienne, une exploration de la cavité utérine et des trompes de Fallope, une pelviscopie ainsi qu’une hystéroscopie.
- Chez l’homme, cela consiste en un spermogramme pour évaluer la vitalité et le nombre de spermatozoïdes.
Solutions possibles
Selon la cause et la gravité du problème sous-jacent à la difficulté de tomber enceinte, il existe différentes solutions. En premier lieu, le traitement hormonal peut être réalisé pour lutter contre les troubles de l’ovulation, en cas de production insuffisante d’ovocytes. Dans certains cas, la chirurgie peut être une solution pour tomber enceinte. C’est le cas pour débloquer les trompes de Fallope, résoudre l’endométriose ou encore pour lutter contre les malformations et les tumeurs bénignes. L’insémination artificielle consiste à introduire des spermatozoïdes dans l’utérus avec un cathéter. La fécondation in vitro (FIV) est une technique de PMA (Procréation Médicalement Assistée) qui consiste en la mise en contact d’un ovocyte et d’un spermatozoïde in vitro, en laboratoire, avant d’être transplanté dans l’utérus.
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