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Claire Nebout : Parcours d'une artiste plurielle, de la danse au cinéma

Fille d’antiquaires, Claire Nebout voit le jour le 20 mai 1964 en région parisienne. Son parcours est marqué par une diversité artistique, allant de la danse contemporaine au cinéma, en passant par la télévision et le théâtre. Elle grandit à Sceaux et passe ses vacances d’été sur un bateau avec son père comme skipper, développant très tôt un esprit d'aventure et une ouverture sur le monde.

Formation et débuts dans la danse

Très jeune, Claire Nebout se passionne pour la danse. Elle intègre le Centre international de danse où elle va rester trois ans. Elle reçoit dès son plus jeune âge une formation en danse contemporaine. Peu intéressée par les études, elle quitte le lycée à 16 ans afin de se consacrer à sa passion. Elle conçoit par la suite plusieurs chorégraphies pour des spectacles montés dans le cadre de cette institution.

Du mannequinat au cinéma : La révélation

Ensuite, elle bifurque vers le mannequinat et son physique sculptural lui permet de se faire remarquer par Dominique Besnehard. En 1983, elle tourne dans son premier court-métrage Epreuve en double de Renaud Bertrand. Après avoir suivi des cours au Centre international de danse, Claire Nebout se spécialise dans la danse contemporaine et tourne un court métrage intitulé Epreuve du double.

André Téchiné, grand découvreur de talents du cinéma français, la remarque. Il lance sa carrière en lui offrant un rôle dans Le Lieu du crime (1986), aux côtés de Catherine Deneuve et Wadeck Stanczak, dont elle joue la petite amie. Le film est présenté en sélection officielle à Cannes, et Claire Nebout est remarquée des professionnels dans un registre difficile, de rudesse et de violence. Formée à la danse, c’est pourtant au cinéma qu’elle se révèle au grand public dans "Le lieu du crime" avec Catherine Deneuve. Encensé par la critique, le long métrage propulse sa carrière.

L'ascension cinématographique : Femme fatale et rôles troublants

Sa performance lui permet de lancer sa carrière. Par la suite, sa plastique parfaite lui permet de jouer les femmes fatales dans Association de malfaiteurs (1987) et Spirale (1987). On la retrouve peu après dans Association de malfaiteurs (Claude Zidi, 1987). Son côté femme fatale inquiétante est exploité à nouveau par Christopher Frank, dans Spirale en 1987, puis plus tard par Vincent Ravalec dans Cantique de la racaille en 1998. Elle joue ensuite dans Autour du désir (La condanna, Marco Bellocchio, 1990, Ours d'argent au Festival de Berlin).

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Les rôles qu'on lui confie sont souvent troublants, comme celui de Miss Hamilton dans Archipel (Pierre Granier-Deferre, 1991). En 1999 elle tourne dans Vénus Beauté (institut) (Tonie Marshall). Elle n'hésite pas non plus à tourner auprès de réalisateurs débutants, comme pour Douches froides (Antony Cordier, 2004), On va s'aimer (Ivan Calbérac, 2005), Président (Lionel Delplanque, 2005), Cortex (Nicolas Boukrief, 2006). Elle joue aussi l'une des convives intés au dernier dîner entre amis organisés par Dupontel dans Deux jours à tuer (Jean Becker, 2007). En mai 2009, Claire joue Diane dans la comédie autour de François Berléand, La Différence, c'est que c'est pas pareil.

Remarquée pour son physique de femme fatale, la critique la rapproche des actrices américaines de l'entre-deux-guerres. Son physique particulier lui confère une place à part dans le cinéma français. Son intense regard noisette, sa silhouette avantageuse, lui permettent de jouer d'une distance troublante, sinon inquiétante, entre un immédiat sex appeal et des traits finalement assez durs. L'opposition entre ses qualités masculines et son sex-appeal se retrouve dans sa ressemblance avec des actrices hollywoodiennes comme Jane Russell ou Katharine Hepburn, des femmes fortes et déterminées mais qui ont de l'humour et de la désinvolture. Claire Nebout évoque immanquablement le stéréotype de la femme fatale, auquel l'actrice se prête de bonne grâce dans une comédie policière de Claude Zidi , Association de malfaiteurs, puis dans un polar vénéneux de Christopher Frank, Spirale, avec Richard Berry. Par la suite, elle tourne plus volontiers à l'étranger, en Italie surtout, sous la direction de Marco Bellocchio dans Autour du desir, qui obtient l'Ours d'argent au Festival de Berlin en 1987.

Au cinéma, le côté androgyne de la comédienne est à nouveau exploité dans Beaumarchais, l'insolent de Edouard Molinaro, où elle incarne le Chevalier d'Éon, célèbre figure d'ambivalence sexuelle. Elle retrouve en revanche toute sa féminité avec Jacques Doillon, qui en fait une mère attentive dans Ponette, puis avec Vincent Ravalec, qui lui donne le rôle de Patricia, la torride secrétaire de direction de son Cantique de la racaille. Elle y forme avec le chanteur Marc Lavoine, un étonnant couple de jouisseurs cyniques. On voit également, à la même période, Claire Nebout au cinéma devant la caméra de Tonie Marshall dans Vénus beauté (institut) et où elle tient le rôle d'une cliente exhibitionniste.

Succès à la télévision et retour au théâtre

Après avoir tourné également en Italie, elle revient en France. Elle ne s’intéresse au petit écran qu’à partir de l'année 1990. Elle devient également l’héroïne de plusieurs sagas télévisuelles : Orages d’été, Orage d’été, avis de tempête, La Rivière Espérance, devenant ainsi une actrice très populaire. Sa carrière se retrouve fortifiée par des séries telles que "La Rivière Espérance". Malgré un retour en compétition sur la Croisette en 1992 dans le trio féminin d'Au pays des Juliets (avec Maria Schneider et Laure Duthilleul), elle se consacre dans les années quatre-vingt-dix avec davantage à la télévision. Elle enchaîne les sagas à succès : "Orages d'été" de Jean Sagols en 1989, "La rivière Espérance" de Josée Dayan en 1994 (Josée Dayan qui l'avait dirigée en 1993 dans "Mort d'un gardien de la paix") et "Terre violente" de Michael Hoffer en 1997.

Son attention se porte ensuite sur le théâtre où elle joue dans plusieurs pièces, la plus célèbre étant "Huis clos" qu’elle joue également sur le petit écran, cinq ans plus tard. Elle s'essaye au théâtre en 1989 avec "Les Parisiens" de Pascal Rambert et en 1991 dans "Brûlez tout" de Lanford Wilson. Depuis elle mène une carrière prolifique aussi bien sur les planches (Les Parisiens de l’été, Huis-Clos, Les Monologues du Vagin, Danser à Lughansa), qu’au cinéma (Beaumarchais, l’Insolent, Le Bossu, Vénus Beauté (institut), Président) qu’à la télévision (Un paradis pour deux, Nicolas Le Floch, le Sang de la vigne, Louise).

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Claire Nebout apparaît régulièrement à la télévision depuis Confidenceconfidence (Renaud Bertrand, 1985), ou Coplan en 1988 (Peter Kassovitz). Elle participe à de nombreux feuilletons, comme Orages d'été (1989), La Rivière Espérance (1994), Terre violente (1997) et La ronde des Flandres (André Chandele, 2003). Une nouvelle actrice rejoint le tournage de la série Demain nous appartient dès ce lundi 13 janvier. Claire Nebout est la première héroïne transgenre de la nouvelle série de TF1, Louis(e) (avec Héléna Noguerra, lundi 6 mars, à 20h55).

Vie privée

Côté cœur, elle est en couple depuis de nombreuses années avec Frédéric Taddeï, rencontré en 1992 lors d’une émission à la radio. Depuis 1994, Claire Nebout partage sa vie avec Frédéric Taddeï, le présentateur de "Ce soir (ou jamais !)" et donnera naissance à leur fils. Ensemble ils sont les parents de Diego (2000). Homme de télé et de radio, Frédéric Taddeï a récemment endossé une nouvelle casquette en devenant le directeur du magazine Marianne. Depuis plus de vingt ans, Frédéric Taddeï et Claire Nebout, de retour sur les planches, cultivent à la fois l'altérité et la fusion.

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