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Statistiques sur la natalité infantile à Belfort : tendances, causes et conséquences

La question de la natalité infantile à Belfort, et plus largement dans le nord Franche-Comté et la région Bourgogne-Franche-Comté, est un sujet d'inquiétude croissante. Les statistiques récentes révèlent une baisse significative du nombre de naissances, une tendance qui s'inscrit dans un contexte de vieillissement de la population et de défis économiques. Cet article se propose d'analyser en profondeur les données disponibles, d'identifier les causes de cette diminution de la natalité et d'examiner les conséquences potentielles pour l'avenir de la région.

Déclin démographique dans le nord Franche-Comté

La dynamique démographique du nord Franche-Comté est à la baisse, dépassant difficilement les 300 000 habitants. Si cette tendance se poursuit, la région pourrait ne plus compter que 290 000 habitants en 2030. Cette perspective souligne l'urgence de comprendre et d'inverser cette tendance.

Croisement des courbes de natalité et de mortalité

L'année 2020 marque un tournant : pour la première fois, les courbes de la natalité et de la mortalité se croisent dans le Territoire de Belfort. On enregistre plus de décès que de naissances dans le département, avec un solde de -200, alors qu'il était de 700 en 2000 et de 640 en 2010. Ce déficit du solde naturel est une réalité dans toute la région.

L'impact de la pandémie de COVID-19

L'année 2020 a été marquée par la pandémie de COVID-19, entraînant une hausse de la mortalité (+16 % par rapport à 2019 dans le Territoire de Belfort). 1 590 personnes domiciliées dans le Territoire de Belfort sont décédées en 2020, contre une moyenne de 1 200 à 1 300 par an ces quinze dernières années.

Vieillissement de la population

Malgré l'impact de la pandémie, le nombre de décès est orienté à la hausse depuis 2010. Le vieillissement de la population et l'arrivée des générations nombreuses du baby-boom à des âges avancés de forte mortalité expliquent également cette tendance. Le taux de mortalité du département (11,4 ‰) reste inférieur à celui de la région (12,1 ‰).

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Chute de la natalité

Si les décès augmentent, la natalité chute également. Le nombre de naissances est passé de 1 890 par an en 2000 et 1 800 en 2010 à seulement 1 390 en 2020. Entre 2019 et 2020, on enregistre une chute de 4,4 % des naissances. Cette tendance est de plus en plus marquée depuis 2007. L'enchaînement des crises (sanitaires, énergétiques, climatiques) ne favorise pas la confiance en l'avenir, et le taux de natalité s'en ressent.

Diminution de la population féminine en âge de procréer

La population féminine de 15 à 49 ans diminue également de façon continue depuis 1997. De 25 % en 2000, elle est désormais de 20,7 % en 2020. L'indicateur conjoncturel de fécondité passe de 2,02 enfants par femme en 2000 à 1,84 en 2020. Le nombre de femmes en âge de procréer (15-49 ans selon le classement de l'Insee) passe, quant à lui, de 34 000 en 2000 à 32 800 en 2010, puis à 29 000 en 2020. La baisse était de 3,53 % dans la première décennie du XXIe siècle et de 11,59 % dans la seconde.

Déficit migratoire

Ce déficit devient donc structurel. Il se cumule à un déficit migratoire important - il y a plus de personnes qui quittent le territoire que d'autres qui y viennent - avec une dégradation forte de cette tendance ces dernières années. Dans les années 2000, on perdait 100 à 150 personnes par an dans le Territoire de Belfort.

Évolution de la population

Au 1er janvier 2020, la population légale du nord Franche-Comté compte 300 763 habitants. En 1982, elle avait atteint 309 229 personnes. Ces vingt dernières années, la région a enregistré jusqu'à 307 168 personnes en 2011 et 307 101 personnes en 2012. Depuis, elle perd des habitants. La population a baissé de 0,38 % entre 2011 et 2015, et de 1,71 % entre 2015 et 2020.

Comparaison avec d'autres régions

La Bourgogne-Franche-Comté est la première région métropolitaine à perdre des habitants, reculant de 0,1% par an depuis six ans, alors que la France métropolitaine croît de 0,3 % par an. Les jeunes quittent ces territoires, même si la dynamique est moins marquée en Côte-d'Or et dans le Doubs, grâce à Dijon et Besançon, cités attractives. Dijon Métropole a gagné plus de 6 000 habitants en six ans et le Grand Besançon près de 4 000. Auparavant, le solde naturel limitait les effets du solde migratoire négatif.

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Disparités locales

Le pays de Montbéliard a perdu 828 habitants en 6 ans, et Belfort est la ville qui connaît la baisse la plus importante, suivie de Nevers. Quelques cités, comme Montbéliard, gagnent des habitants, mais c'est anecdotique. Auparavant, les communes péri-urbaines gagnaient aussi des habitants, mais c'est beaucoup moins vrai aujourd'hui.

Projections démographiques

L'Insee avait modélisé des projections (à partir des tendances passées) de la démographie du nord Franche-Comté. La courbe suit son hypothèse basse, et est même légèrement en-dessous. La vision globale du territoire est inquiétante.

L'importance de l'emploi

La création de logements n'augmente pas le solde migratoire, c'est l'emploi qui est déterminant. Il y a un problème d'attractivité, qui n'est pas spécifique au Territoire de Belfort, ni au nord Franche-Comté, mais aussi à la Nièvre. La dynamique enclenchée autour de l'hydrogène doit rendre attractif le territoire, avec la venue de grandes entreprises comme McPhy.

Pertes d'emplois

Le territoire a perdu des milliers d'emplois ces dernières années dans les plans de licenciements de General Electric ou encore dans la baisse des effectifs de Stellantis à Sochaux, passés de près de 12 000 en 2010 à 6 000 en 2022. L'industrie pèse pour un quart des emplois dans ce territoire, souvent qualifié de « sous-tertiarisé ».

Conserver les habitants

Avant d'attirer des gens, il faut aussi réussir à conserver ses habitants. Le déficit de jeunes femmes, un peu plus marqué que dans la région pour les 20-24 ans, en témoigne.

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Conséquences de la dynamique démographique

Cette dynamique démographique pose des questions autour de la valeur des biens immobiliers et de la mise en place de politiques publiques. Plusieurs centaines de lois font référence à la population légale et à ses seuils. Les dynamiques migratoires et du solde naturel sont loin d'être favorables, et les raisons sont multi-factorielles. Appréhender ce sujet à l'échelle du nord Franche-Comté permettrait aussi de se prémunir du mirage des migrations internes au territoire, satisfaisant à l'échelle d'une commune, mais loin de répondre aux réels problèmes du territoire consécutifs à la désindustrialisation.

Baisse de la natalité en Bourgogne-Franche-Comté en 2024

En 2024, 22 500 bébés sont nés en Bourgogne-Franche-Comté, un niveau historiquement bas. C'est le plus faible nombre de naissances enregistrées dans la région depuis cinquante ans. La tendance est continue depuis le début des années 2010. Par rapport au pic du début des années 2000, ce sont près de 10 000 naissances de moins chaque année. En un quart de siècle, le nombre de nouveaux-nés a diminué de 31,8% contre 18,8% en France métropolitaine. Tous les départements sont touchés, mais certains plus que d'autres. Le nombre de naissances a diminué de presque 40 % dans le Jura et en Haute-Saône. Ces deux départements, avec la Nièvre et le Territoire de Belfort, figurent parmi les dix les plus frappés de métropole.

Causes de la baisse de la natalité

Cette chute s'explique d'abord par un nombre de femmes moins important sur le territoire. Entre 2000 et 2024, en Bourgogne-Franche-Comté, le nombre de femmes de 15 à 49 ans est passé de 642 000 à 542 000, soit une baisse de 16 %, contre seulement 3 % en moyenne nationale. Cette baisse est la conséquence de la dégradation de la natalité constatée dans les années 1990, marquées par un repli de la fécondité après la crise économique de 1993. Moins d’enfants sont nés à cette époque, et 30 ans plus tard, moins de femmes sont en âge d’avoir des enfants, ce qui entraîne moins de naissances aujourd’hui. La région souffre également d’une baisse généralisée de la fécondité. En 2024, l’indicateur conjoncturel de fécondité atteint 1,53 enfant par femme en Bourgogne-Franche-Comté, légèrement moins qu’en France métropolitaine (1,59). Il était encore à 2 enfants par femme il y a quinze ans.

Évolution de la fécondité selon l'âge

Depuis 2021 dans la région, la fécondité diminue pour toutes les classes d’âge, y compris les femmes de 25 à 34 ans. Chez elles, l’indicateur est passé de 1,31 enfant par femme à 1,00. Des ruptures d’union plus fréquentes, des problèmes de fertilité, ou encore des incertitudes plus fortes vis-à-vis de l’avenir conduiraient les couples à abandonner leurs projets d’enfants. Le nombre de premiers enfants baisse de manière marquée, ayant chuté de moitié en Haute-Saône et reculé de 38 % en vingt-cinq ans dans l’ensemble de la région. Si les deuxièmes naissances sont moins affectées, elles connaissent aussi un net repli. Seules exceptions : le Jura et la Côte-d’Or où le nombre de deuxièmes naissances s’est stabilisé. Dans deux départements, la tendance s’est même inversée : il y a désormais plus de deuxièmes naissances que de premières, en Côte-d’Or et dans le Doubs.

Disparités territoriales

La région n’est pas homogène. Certaines zones tirent leur épingle du jeu. À âge donné, la propension des femmes à avoir des enfants diffère selon les territoires. Elle est plus forte dans les zones les plus attractives pour les jeunes actifs. Le taux de fécondité y est plus élevé dans la bande frontalière avec la Suisse et dans les territoires aux franges de la région comme le Sénonais et le Mâconnais. À l’inverse, les centres urbains comme Dijon ou Besançon affichent des taux plus faibles : la part de jeunes femmes en études est importante, or ces populations font généralement moins d’enfants et à des âges plus élevés.

Facteurs explicatifs de la situation en Bourgogne-Franche-Comté

La Bourgogne-Franche-Comté est plus touchée qu’ailleurs en raison du vieillissement plus rapide de sa population, et d’une moindre attractivité envers les jeunes. Aussi, beaucoup de petites et moyennes agglomérations ont connu des difficultés économiques liées à un déclin industriel et des départs d’habitants.

Autres faits divers liés à l'enfance à Belfort

Bien que ne relevant pas directement des statistiques de natalité, il est important de mentionner d'autres faits divers liés à l'enfance qui ont marqué l'actualité de Belfort. Ces événements, bien que tragiques, soulignent la vulnérabilité des enfants et la nécessité de redoubler de vigilance.

Accidents domestiques

Plusieurs accidents domestiques impliquant des enfants ont été rapportés à Belfort et dans ses environs. En janvier 2025, un enfant de deux ans et demi a fait une chute du premier étage d'un immeuble à Belfort. En mai 2025, un enfant de deux ans a chuté d'une fenêtre du 2ᵉ étage de l'appartement familial à Montreux-Château. En octobre de la même année, un enfant de 3 ans est décédé après une chute du 4e étage d'un immeuble à Belfort. Ces événements rappellent l'importance de sécuriser les habitations et de surveiller attentivement les jeunes enfants.

Autres événements

D'autres événements, moins tragiques mais tout aussi importants, ont également concerné les enfants à Belfort. En mai 2024, l'incendie d'un appartement dans un immeuble a provoqué l'évacuation de 22 personnes, dont deux enfants légèrement incommodés par les fumées. En février 2025, la ville de Belfort a été mise à l'honneur dans un nouveau dessin animé intitulé "Belfort et Lupin".

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