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Altitude et nourrissons : Comprendre les risques et les précautions

Découvert par les conquistadors lors de la traversée des Andes, l'impact de l'altitude sur le corps humain, regroupé sous le terme de « mal des montagnes », continue de susciter de nombreuses interrogations chez les chercheurs. Bien que cette affection puisse provoquer de graves troubles, même à moins de 2 000 mètres, il est essentiel de comprendre les risques spécifiques pour les nourrissons et les mesures à prendre pour assurer leur sécurité.

Le mal des montagnes : Un aperçu général

Le mal des montagnes est un problème courant. Environ 10 à 15 % des personnes en souffrent à moins de 2 000 mètres d'altitude, et ce chiffre passe à près de 50 % entre 3 000 et 4 000 mètres, et à 75 % entre 4 000 et 5 000 mètres. Les symptômes bénins incluent des maux de tête, des nausées et une perte d'appétit. Cependant, si ces premiers signes sont ignorés, des complications graves peuvent survenir, telles que des vomissements, des pertes d'équilibre, voire des troubles du comportement, indiquant un œdème pulmonaire ou cérébral potentiellement fatal. Chaque année, des accidents se produisent en raison d'un manque d'information ou de négligence.

Risques spécifiques pour les nourrissons

L’altitude ne convient pas aux très jeunes enfants : leur organisme immature a du mal à s’acclimater à la raréfaction de l’oxygène et aux basses températures. Chez les nourrissons, le risque de mort subite augmente. Pour un nourrisson l’altitude déconseillée est au-delà de 1200 à 1500 m. Il faut savoir qu’à plus de 2500 m la pression artérielle en oxygène diminue de 26 %. Le MAM survient plus fréquemment pour une altitude supérieure à 2100m.

Le risque est plus important si l’enfant est porteur pendant son séjour d’une bronchite ou d’un gros rhume et si en plus, le bébé dort sur le ventre ce qui majore le risque de mort subite du nourisson.

Recommandations et précautions

Pour minimiser les risques, les médecins déconseillent :

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  • Les séjours au-dessus de 1 200 mètres pour les enfants de moins de six mois.
  • Les séjours au-dessus de 2 000 mètres pour les enfants de moins de un an.
  • Les séjours au-dessus de 2 500 mètres pour les moins de deux ans.
  • Les séjours au-dessus de 3 000 mètres pour les moins de dix ans.

À partir de dix ans, l’enfant est physiquement apte à supporter l’altitude. Bien sûr, ces recommandations ne concernent que les enfants qui n’y sont pas habitués. de ne pas dormir au-dessus de 2000m pour un enfant de moins de 2 ans et à plus de 3000 m entre 2 et 10 ans. La station prolongée à une altitude élevée est déconseillé pour un temps d’exposition de plusieurs heures pour un enfant de moins de un an. d’éviter une exposition prolongée à haute altitude.

Reconnaître et gérer le Mal Aigu des Montagnes (MAM) chez l'enfant

Le mal aigu des montagnes peut apparaître dès 2 000 mètres d’altitude et touche également les enfants. Il est dû à la baisse de la quantité d’oxygène disponible dans l’atmosphère. L’enfant souffre de maux de tête, de vertiges, de fatigabilité exagérée et d’essoufflement. S’il poursuit son ascension, le mal de tête devient sévère et s’accompagne d’une toux sèche, de difficultés à respirer, de troubles de la conscience et de vomissements. De petits œdèmes (gonflements) apparaissent au niveau du visage ou des mains. Une descente à plus basse altitude devient urgente.

L’apparition du MAM ne se fait pas immédiatement lorsque l’altitude est trop élevée. Le délai pour un enfant est d’environ dans les 4 à 12 h après l’arrivée à l’altitude qui déclenchera le MAM .

Pour évaluer la gravité du MAM, on peut utiliser un système de points :

  • 1 à 3 points : le MAM est léger et se traite par la prise de paracétamol ou d’aspirine.
  • 4 à 6 points : le MAM est d’intensité moyenne : prise d’antalgique et l’ascension doit être arrêtée, du repos doit être observé.
  • Plus de 6 points : la descente est impérative et urgente.

Traitement préventif pour les enfants plus âgés

Pour les enfants de plus de 6 ans, un traitement préventif médicamenteux par l’acétazolamide (DIAMOX) est possible mais il doit être utilisé avec précaution. La consultation d’un médecin permettra de peser le pour et le contre. Il est à commencer deux jours avant l’arrivée en haute altitude et à poursuivre pendant deux jours après avoir atteint le point culminant, si la descente n’est pas effectuée rapidement. L’acétazolamide, administré en deux prises quotidiennes peut être recommandé en l’absence de contre-indication aux sulfamides (allergie croisée dans 10 % des cas).

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La recherche sur le développement cérébral infantile

Les recherches relativement récentes se sont accélérées depuis une vingtaine d’années grâce aux techniques d’IRM (imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle). Avec l’accord du comité d’éthique, cet outil réputé sans risque pour la santé permet des études sur des bébés et enfants en bonne santé. Aujourd'hui, Ghislaine Dehaene, a rendez-vous avec une maman et son bambin de 2 mois, à l’hopital Bicètre pour une séance de travail sans IRM mais avec un petit bonnet d’électrode pour enregistrer ses réactions au son des syllabes. A peine né et déjà, un premier acte de citoyenneté au nom.

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