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Chienne Grogne sur Ses Chiots Après Césarienne : Causes et Solutions

La mise bas est une étape cruciale dans la vie d'une chienne. Cependant, il arrive que des complications surviennent, notamment après une césarienne, entraînant des comportements inattendus, comme le fait de grogner sur ses chiots. Cet article explore les causes potentielles de ce comportement et propose des solutions pour y remédier, assurant ainsi le bien-être de la mère et de ses petits.

Diagnostic de gestation chez la chienne

Le diagnostic de gestation chez la chienne est souvent demandé précocement par des propriétaires ou éleveurs désireux de savoir si la chienne est prise après une saillie, mais aussi elle peut être demandé par le propriétaire de chienne qui s’est faite saillie malencontreusement lors de sa période de chaleur. L’intérêt d’un diagnostic précoce réside :

1) confirmation d’une gestation -> permet de se préparer pour la mise bas ou de proposer l’avortement2) le nombre de chiots ( par échographie )3) évaluation de la croissance des chiots .

La gestation d’une chienne dure à peu près deux mois ( de 57 - 70 jours,60 à 62 jours est la moyenne) .

Le premier mois

Durant le premier mois , il n’est pas aisé de diagnostiquer si une chienne est gestante .Parfois on constate un changement dans le comportement de la chienne : elle devient plus calme et on peut aussi constater une augmentation de l’appétit .La palpation abdominale durant les 3 premières semaines est très hasardeuse et souvent source d’erreurs !A partir de 21 jours , on peut palper les ampoules fœtales . Cette palpation doit être faite avec beaucoup de souplesse sous peine de provoquer un avortement .Si vous désirez un diagnostic précoce précis , il faudra attendre 3 semaines ( 21 jours- 25 jours ) et vous rendre chez un vétérinaire équipé d’un échographe .Un vétérinaire expérimenté peut ,par échographie , déceler des ampoules fœtales et ce à partir du 21″ jours !L’échographie permet de vérifier la vitalité ds chiots .Un autre examen peut être réalisé dans la dernière semaine du premier mois de gestation ( le 28e jour est l’idéal ) : c’est un test sanguin ( dosage de la relaxine ) .La relaxine est l’hormone typique de la chienne gestante . Cette hormone est secrétée par le placenta à partir de la 3e semaine et a pour rôle d’assouplir les muscles et les ligaments de ceinture pelvienne.De plus en plus ce test sanguin est proposé par les vétérinaires en remplacement de l’échographie .Je vous conseille néanmoins de téléphoner chez votre vétérinaire pour lui demander s’il pratique ce type de test sanguin( kit) avant de vous déplacer .Il vaut mieux attendre le 25è jour après la saillie pour faire ce test chez votre vétérinaire . Avant 21 jours , il est difficile de faire un diagnostic précis de gestation chez la chienne

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Le deuxième mois de gestation

Bien sûr il y a toujours l’échographie ( intéressante pour suivre l’évolution de la croissance des chiots )Le test sanguin ( Relaxine ) peut être réalisé jusqu’au 45 é jours après la saillie(moins fiable cependant) , ensuite le taux plasmatique de la relaxine diminue.La radiographie peut être pratiquée a partir du 45 è jours ,en effet il faut attendre l’ossification des fœtus pour pouvoir utiliser la radiographie comme moyen de diagnostic de gestation chez la chienne.Le squelette et le crâne des chiots sont bien visibles !( merci au Dr Minouri et Dr Lévy)Le grand avantage de la radiographie réside dans le fait que l’on peut déterminer exactement le nombre de chiots .Le désavantage de la radiographie : on ne peut pas employer cet examen avant le 45 è jours !C’est pour cela qu’en pratique , la radiographie n’est utilisée que dans les 10 derniers jours de gestation pour déterminer le nombre de chiots .Il faut préciser que la radiographie et l’échographie ne sont pas nuisibles pour les chiots !Changement morphologiques lors du deuxième mois :

1) augmentation du volume de l’abdomen à partir de la 5 è semaine.2) modification de l’aspect des glandes mammaires : augmentation de la mamelle3) écoulement glaireux au niveau de la vulve

Si vous ne désirez pas faire porter votre chienne, faites la stériliser précocement ,ce sera la meilleure solution pour la santé de la chienne.

Causes possibles du grognement

Plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi une chienne grogne sur ses chiots après une césarienne :

Douleur post-opératoire

La césarienne est une intervention chirurgicale majeure. La douleur post-opératoire peut rendre la chienne irritable et moins tolérante envers ses chiots, surtout s'ils tètent ou se frottent à la zone opérée.

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Absence de lien maternel immédiat

Le rejet de la portée est assez fréquent chez les chiennes si l’extraction des petits est effectuée chirurgicalement. Dans ces conditions, la mère n’a pas l’opportunité de lécher ses rejetons afin de les nettoyer. De plus, ses tétines ayant été désinfectées avant l’intervention, cela nuit au phénomène d’attachement entre la mère et ses petits du fait de l’absence des phéromones d’apaisement au niveau des mamelles. Le lien qui unit la chienne à ses chiots peut être qualifié d’attachement primaire. Il s’établit dès la naissance, de la mère envers ses chiots, et aux alentours du douzième jour, du chiot envers sa mère. Cette dernière devient ainsi très précocement un pôle rassurant à partir duquel les chiots vont pouvoir partir explorer leur environnement et se socialiser correctement. Il est fortement déconseillé de mettre à la reproduction des chiennes qui n’auraient pas été convenablement socialisées à leur espèce et que l’on devrait alors maintenir pour la saillie ou inséminer. En effet, ces chiennes risquent fort par la suite de ne pas materner leurs chiots.Ce trouble peut également exister parfois dans les cas de mise bas par césarienne ou également dans le cas de chiennes dominées vivant en présence de chiennes dominantes, la présence de ces dernières inhibant le comportement maternel des premières. Exprimer un comportement sexuel ou avoir des chiots est en effet un privilège réservé à la chienne dominante de la meute. Si l’impossibilité de créer un attachement primaire empêche toute poursuite du processus normal de développement des chiots, l’absence de détachement bloque, par contre ceux-ci à un stade juvénile.

Primiparité

Pour les primipares (= chiennes qui font leur première portée), la lactation s’établit en général dans les 24 heures avant le part. Les chiennes qui mettent bas pour la première fois peuvent être plus anxieuses et moins sûres d'elles dans leur rôle maternel. Elles peuvent grogner par peur ou incertitude.

Stress et anxiété

L'environnement de la mise bas joue un rôle crucial. Une ambiance calme et sécurisante est essentielle. La chienne ne doit pas être perturbée, elle doit rester au calme (éviter de la déranger en lui parlant, de trop la caresser). Votre intervention n’est normalement pas nécessaire. Le stress lié à la césarienne, à un environnement inconnu ou bruyant, ou à la présence d'autres animaux peut rendre la chienne irritable.

Mammite

Il s’agit d’une inflammation des glandes mammaires dont l’origine est une bactérie. La mammite rend les tissus très douloureux si bien que la chienne tolère mal les tétées. La mammite est une infection des mamelles qui provoque douleur et inconfort. La chienne peut grogner lorsqu'elle allaite ses chiots en raison de la douleur.

Portée Nombreuse

Une portée conséquente - généralement de 8 chiots ou plus - est une situation perturbante pour la chienne, qui donne beaucoup d’énergie et donc est épuisée. Une portée nombreuse peut épuiser la chienne, la rendant moins patiente avec ses chiots.

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Déséquilibre hormonal

Synthétisé par l’hypothalamus, ce neuropeptide est ensuite excrété par l’hypophyse. Son action est directe sur les glandes mammaires et certains muscles utérins. Or, l’adoption des chiots par leur mère est intrinsèquement liée à cette hormone de l’attachement ou ocytocine. Les changements hormonaux post-partum peuvent affecter le comportement de la chienne, la rendant plus irritable ou anxieuse.

Malformation ou débilité des chiots

Toutefois, lorsqu’une chienne donne naissance à des chiots présentant une importante malformation ou une débilité profonde, elle ne s’en occupe pas. On peut même parfois constater des actes de cannibalisme d’une chienne envers ses chiots anormaux. Si un chiot présente des problèmes de santé ou une malformation, la mère peut le rejeter ou grogner dessus.

Solutions et interventions

Face à une chienne qui grogne sur ses chiots après une césarienne, plusieurs mesures peuvent être prises :

Consultation vétérinaire

Il est fondamental de contacter le vétérinaire de toute urgence afin d’avoir le plus rapidement possible le colostrum indispensable aux chiots. Il faut aussi qu’une solution soit trouvée pour la chienne qui devra être auscultée puis subir des examens si nécessaire afin que l’origine de son désintérêt pour sa portée soit parfaitement identifiée. Un examen vétérinaire est essentiel pour identifier la cause du grognement. Le vétérinaire pourra évaluer la douleur post-opératoire, la présence de mammite ou d'autres complications médicales.

Gestion de la douleur

Si la douleur est la cause du problème, le vétérinaire peut prescrire des analgésiques adaptés à la chienne allaitante.

Soutien à l'allaitement

Si la mammite rend l'allaitement douloureux, le vétérinaire peut prescrire des antibiotiques et des anti-inflammatoires. Dans certains cas, il peut être nécessaire de compléter l'alimentation des chiots avec du lait maternisé.

Création d'un environnement calme et sécurisé

Un « nid » douillet et chaud, situé à l’abri des courants d’air. Assurez-vous que la chienne dispose d'un espace calme, propre et confortable pour s'occuper de ses chiots. Réduisez les sources de stress et de bruit.

Surveillance et intervention humaine

Surveillez attentivement les interactions entre la mère et ses chiots. Si la chienne grogne de manière excessive ou semble agressive, intervenez en séparant temporairement les chiots et en les laissant téter sous surveillance.

Stimulation manuelle des chiots

Dans les cas où la mère n'a pas l'opportunité de lécher ses chiots immédiatement après la césarienne, il est important de stimuler manuellement les chiots. Cela peut être fait en les frottant doucement avec une serviette propre pour simuler le léchage maternel, ce qui aide à stimuler leur respiration et leur circulation.

Administration de phéromones

L'utilisation de phéromones synthétiques peut aider à apaiser la mère et à favoriser un comportement maternel positif.

Alimentation adaptée

Ce que l’on recherche aujourd’hui, ce n’est plus seulement une gamelle remplie, mais un vrai équilibre nutritionnel et un environnement rassurant. Les besoins énergétiques augmentent progressivement pendant la gestation. On estime en moyenne une hausse de 25 à 50 % par rapport aux besoins habituels, surtout dans le dernier tiers. Il ne s’agit pas de doubler brutalement les rations, mais d’ajuster en douceur, semaine après semaine. Une nourriture de qualité, des soins vétérinaires planifiés, une activité adaptée et un environnement confortable, on crée les meilleures conditions pour que la chienne traverse sa grossesse avec sérénité. Assurez-vous que la chienne reçoit une alimentation équilibrée et adaptée à ses besoins post-partum pour favoriser sa récupération et sa production de lait.

Manipulation douce et progressive

Manipulez les chiots avec douceur et parlez à la mère d'une voix calme et rassurante. Évitez les mouvements brusques ou les manipulations intrusives.

Détachement ou l’apprentissage de l’autonomie

Dans un précédent article, je vous avais parlé de l’attachement,ce lien vital. Mais l’attachement, s’il est premier, primordial, doit impérativement s’accompagner ensuite d’un détachement. Gage de l’autonomie du chien adulte, cette étape, initiée par la mère, doit être poursuivie par les propriétaires. L’hyper-attachement est en effet l’une des causes principales des troubles du comportement chez le chien. Or, contrairement à ce que l’on peut penser, se détacher ne signifie pas aimer moins, mais aimer mieux, en permettant à l’animal de vivre sereinement. Une petite boule de poils vient de faire son entrée dans votre vie, chavirant votre cœur. Elle vous suit partout, se love dans vos bras, se niche au creux de votre épaule sur le canapé. En soi, rien que de très normal. Néanmoins, rapidement, il va falloir mettre en place quelques règles fort simples, qui permettront à votre animal de grandir psychiquement, jusqu’à devenir un chien adulte équilibré. L’attachement étant, comme nous l’avons déjà vu, un lien vital, je conseille (mais c’est mon opinion), de garder le tout petit chiot près de soi la nuit, dans la chambre. Il vient juste de quitter sa fratrie, sa maman, il est désorienté. Le chien, ne l’oublions pas, est un animal social, qui souffre fortement de la solitude. Il n’est donc pas aberrant de l’installer à côté du lit les premiers temps - cela permettra aussi de gérer les éliminations nocturnes, et favorisera l’apprentissage de la propreté. Peu à peu, les semaines passant, on l’éloignera du lit puis on lui attribuera une place, soit dans un coin de la chambre, soit en dehors de la chambre, dans une pièce dédiée. Et l’on s’attachera à pratiquer ce détachement qui manque si souvent à nos chiens de compagnie, collés-serrés à leurs propriétaires, exigeants, capricieux même parfois, et puis soudain laissés de longues heures dans leur solitude comme si elle allait de soi, comme si elle n’était pas, pour cet animal hyper-attaché, une souffrance effroyable. Ce chien-là n’aura pas d’autre solution, pour soulager sa détresse, que de s’adonner à des activités de substitution - pleurer, hurler, aboyer, gratter les portes, détruire le mobilier, se lécher compulsivement les pattes, uriner et déféquer dans l’habitation. Le détachement est en fait assez simple à mettre en œuvre, et très logique. Il suffit de rester à l’initiative des moments-clés de la vie du chiot (ou du chien). C’est ainsi au maître de proposer les caresses, les jeux, les interactions, les déplacements, les promenades. Il convient de prendre rapidement l’habitude d’appeler le chiot à soi pour le câliner, de décider des moments de jeux, en ayant des jouets dédiés à ces interactions privilégiées (jouets que l’on range ensuite). Certains propriétaires apprécient d’avoir leur chien à côté d’eux sur le canapé. En l’absence de pathologie comportementale, je n’y vois aucun inconvénient, mais préconise de procéder comme suit : ce n’est pas au chien (chiot) de décider de lui-même de venir sur le canapé, il doit y grimper en ayant préalablement été invité à le faire, et doit en descendre sur ordre, sans rechigner. Autre étape du détachement : interdire certaines pièces à l’animal et, plus important, qu’il ne suive pas ses maîtres partout, tout le temps. En pratique, on lui demandera par exemple de rester tranquillement dans son panier ou à sa place pendant que l’on se déplacera dans une pièce, ou que l’on préparera le repas. L’animal aura préalablement été défoulé puis gratifié, éventuellement, d’un os ou d’un jouet d’occupation - un kong ou un jouet à mâchonner non destructible, c…

Importance du suivi vétérinaire

Un suivi vétérinaire régulier permet de vérifier la prise de poids, l’état des mamelles, les muqueuses et la température. Il est crucial de surveiller attentivement la santé de la chienne et des chiots après la césarienne. Des visites régulières chez le vétérinaire permettent de détecter rapidement tout problème et de mettre en place un traitement approprié.

Prévention

Minimiser les risques inhérents à la reproduction d’une chienne revient à anticiper les problèmes, ce qui nécessite une bonne connaissance du cycle œstral, des manifestations de la gestation et de la mise-bas ainsi que de leurs principales anomalies. Une recherche des plus courantes maladies génétiques de la chienne, en fonction de sa race, doit être mise en œuvre.

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