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Charles de Courson : Un Parcours Politique et Aristocratique

Introduction

Charles Amédée du Buisson de Courson, né le 2 avril 1952 à Paris, incarne une figure marquante de la politique française. Député de la Marne, il s'est distingué par sa longévité parlementaire et son rôle d'opposant à la réforme des retraites. Son héritage familial, tant aristocratique que politique, a façonné son parcours.

Origines et Famille

Un Héritage Aristocratique

Charles de Courson est issu d'une famille de la noblesse européenne. Sa grand-mère maternelle était la princesse Jeanne de Ligne (1887-1974), fille du 10e prince de Ligne (1857-1937). La famille de Ligne, dont l’origine prouvée remonte au début du 12e siècle, est l’une des plus anciennes familles belges. D’abord faits barons au 12e siècle, ils deviennent comtes en 1544 puis ils sont faits princes du Saint-Empire par l’empereur Rodolphe en 1601. La famille a ensuite été intégrée à la noblesse belge dans le nouveau royaume de Belgique. Tous les membres de la famille jouissent du prédicat d’Altesse depuis 1923 et le chef de la famille porte les titres de prince d’Amblise et prince d’Epinoy. La princesse Jeanne de Ligne était la fille du prince Ernest de Ligne, lui-même frère du 9e prince de Ligne.

La mère du prince Ernest de Ligne appartenait à la famille des comtes de Talleyrand-Périgord, et son épouse, Diane de Cossé-Brissac (1869-1950), était la fille du marquis de Brissac (1843-1871) et de Jeanne Say. Jeanne Say appartenait à la grande famille d’industriels, que l’on connaît aujourd’hui pour ses raffineries et sucrerie (Béghin-Say). Jeanne Say fut, par son père Constant, l’héritière des sucreries achetées par son grand-père Louis, ce qui permit, grâce à sa fortune, de rénover le magnifique château de Brissac. Le grand-père de Diane fut le 9e duc de Brissac, membre de la Chambre des pairs de 1814 jusqu’à l’abolition de la monarchie en 1848.

Le grand-père maternel de Charles de Courson, fut député, comme son petit-fils, de la circonscription de Baume-les-Dames, dans le Doubs. Quatre de ses 12 enfants ont été conseillers généraux, y compris l’une de ses filles. La famille de Moustier, originaire de Franche-Comté, est d’extraction noble sur preuves au 15e siècle. Léonel de Moustier, qui fut l’un des 80 députés à signer le refus des pleins pouvoirs à Pétain, fut exporté à Neuengamme où il mourut en 1945. Parmi les ancêtres du côté maternel de la famille de Moustier, on retrouve le comte Werner de Merode (1797-1840), qui fut membre du Congrès national lors de la formation de la Belgique en 1830. L’une des filles du comte Werner, Antoinette, a épousé le prince Charles III de Monaco. Antoinette et Charles III sont les parents d’Albert 1e et sont les arrièrre-arrière-arrière-grands-parents du prince Albert II de Monaco. L’actuel député de la Marne est donc un cousin du chef d’État monégasque, avec pour ancêtre commun le comte Werner de Merode.

Une Lignée Politique

La famille paternelle du député Charles de Courson, également issue de la noblesse, se distingue en politique depuis de nombreuses générations. La famille du Buisson de Courson peut remonter sa trace jusqu’à Bayeux, dans le Calvados, en Normandie. En 1526, on trouve une mention de Jean du Buisson en tant qu’écuyer et élu de Bayeux. Son fils est titré sieur de Courson, titre héréditaire qui sera porté par ses descendants. En 1626, le titre est accolé au nom de Buisson créant le double patronyme actuel.

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Le grand-père du député, Robert de Buisson de Courson, était capitaine au 308e régiment d’infanterie. Il est mort pour la France en 1916 et son épouse, Germaine Charlotte Lhuillier, est décédée en déportation en 1945 à Bergen-Belsen. L’arrière-grand-père de Charles Courson, Roger du Buisson de Courson est le dernier membre anobli de la famille. Roger du Buisson de Courson, né en 1850, fut zouave pontifical et sous-officier de cavalerie. Il fut anobli comte romain le 30 janvier 1877 par le pape Pie IX.

Le père de Charles de Courson, le résistant Aymard de Courson (1914-1985), fut également un homme politique. Aymard fut maire de Vanault-les-Dames, puis Conseiller général (aujourd’hui appelé Conseil départemental) de la Marne. Aymard de Courson avait épousé Claude de Moustier, fille du marquis Léonel de Moustier.

Charles Amédée Simon du Buisson de Courson est issu d’une famille de politiciens, maires, députés, sénateurs et ministres. Du côté maternel, ses origines nobles le rattachent à quelques-unes des plus anciennes familles de la noblesse européenne.

Il descend « en ligne directe » du révolutionnaire Lepeletier de Saint-Fargeau, qui vota la mort de Louis XVI. « Un royaliste l’a assassiné dans la foulée de ce scrutin qui s’est joué à une voix près », rappelle-t-il. David peint la mort de Lepeletier, comme il peindra la mort de Marat, mais seul ce deuxième tableau est parvenu jusqu’à nous. Charles de Courson a arrêté de chercher celui de son aïeul, mais il continue de penser à la Révolution. Encore plus éloigné de notre époque, Charles de Courson est aussi un descendant de Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau, lui aussi député du bailliage de Paris, député de l’Yonne et même président de l’Assemblée nationale pendant moins d’un mois, en pleine Révolution, en juin 1790. D’abord élu député de la noblesse de Paris en 1789, il renia ses origines nobles et il votera la mort de Louis XVI, le 20 janvier 1793.

Débuts et Ascension Politique

Vivant au sein d'une classe sociale aisée, il passe son enfance dans le 16e arrondissement. Charles de Courson est diplômé de l'ESSEC et de l'ENA. En 1983, Charles de Courson devient conseiller référendaire à la Cour des comptes. Trois ans plus tard, alors âgé de 34 ans, il fait ses débuts en politique en se présentant aux élections municipales pour devenir maire de Vanault-les-Dames. Élu, il succède ainsi à son père. Il est aussi vice-président du Conseil Général de la Marne.

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En mars 1993, Charles de Courson est élu député de la 5e circonscription de la Marne. Il prend ses fonctions le 2 avril 1993 et est réélu six fois, sa dernière réélection datant du 19 juin 2022. Il détient aujourd’hui le plus long mandat en tant que député de l’Assemblée. Le Parisien rappelle qu’il « détient le record de longévité de l’Assemblée », où il siège depuis le 2 avril 1993. Il a donc fêté son 30e anniversaire en tant que député de la Marne le même jour que son 71e anniversaire, le 2 avril 2023.

En 1993, il est élu pour la première fois député de la cinquième circonscription de la Marne sous l'étiquette centre-droit de l'Union pour la démocratie française (UDF), avant que le parti ne devienne l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI), en 2012 crée par Jean-Louis Borloo. Il a été réélu pour en juin 2022 et siège au sein de la commission des affaires sociales.

Positions et Engagements Politiques

Membre de l’UDF, il participe à la préparation de la candidature de François Bayrou à la présidentielle de 2007. Il se rangera finalement derrière Nicolas Sarkozy au second tour, rejoignant le Nouveau Centre dont il devient le trésorier. Le Nouveau Centre soutient à nouveau Nicolas Sarkozy en 2012. Depuis 2018, il fait partie du groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (LIOT).

Charles de Courson, qui a fêté ses 30 ans en tant qu’élu de la Marne, en 2023, a soudainement connu un gain de notoriété l’année dernière, en se positionnant comme premier opposant à la réforme des retraites et à l’utilisation du 49.3 par Elisabeth Borne. Le nom du député est aujourd’hui connu de tous, en devenant en 2023 le premier visage des fervents opposants au texte de la réforme des retraites du gouvernement. Indigné par le 49.3 utilisé par Elisabeth Borne le 16 mars de l’année dernière, il est à l’origine de la motion de censure déposée par son groupe parlementaire Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (LIOT).

Ce 18 juillet 2024, Charles de Courson était le candidat présenté par le groupe LIOT pour s’emparer du perchoir, la présidence de l’Assemblée nationale.

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Charles de Courson préconise la réduction des exonérations de cotisations sociales, l’instauration d’une CSG locale et de moindres remboursements par l’Assurance maladie pour les plus aisés.

Fonctions et Mandats

  • Conseiller référendaire à la Cour des comptes (1983)
  • Maire de Vanault-les-Dames (1986)
  • Député de la 5e circonscription de la Marne (depuis 1993)
  • Vice-président du Conseil Général de la Marne
  • Rapporteur général du budget

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