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La renaissance du musée Spitzner : de l'anatomie foraine à l'esthétique de l'étrange

Le musée Spitzner, fondé en 1856, est un des plus célèbres musées anatomiques et forains de la seconde moitié du XIXe siècle en Europe. Ses collections, principalement constituées de cires, sont aujourd'hui analysées par le prisme d'une esthétique de l'étrange. Cet article explore l'histoire, l'évolution et la signification de ce musée unique, en mettant en lumière ses multiples facettes : pédagogique, scientifique, récréative et même esthétique.

Genèse et itinérance d'un musée anatomique

Fondé et dirigé par Pierre Spitzner, le musée ouvre ses portes en 1856 à Paris, dans le pavillon de la Ruche place du Château d’Eau, actuelle place de la République. La guerre de 1870 contraint Pierre Spitzner à fuir Paris pour se réfugier à Marseille. Après 1870, au moment où les musées anatomiques connaissent leur apogée sur les champs de foire, il devient en partie itinérant, s’exposant en Europe et aux États-Unis, avant de se fixer à Bruxelles en 1934. Peu à peu déserté après la deuxième guerre mondiale, il ferme ses portes au début des années 1960. Redécouvertes en 1979 par la journaliste Margo Bruynoghe, les collections échappent de peu à la dispersion lors d’une vente à Drouot en 1985.

Le musée Spitzner est l’un des musées anatomiques et forains les plus renommés de son époque. Le musée aurait présenté à ses visiteurs jusqu’à 6 500 pièces selon les affiches et tracts édités à des fins publicitaires. Ses collections étaient principalement constituées de pièces en cire, d’un réalisme troublant, et d’artefacts anatomiques (séchés ou conservés dans de l’esprit de vin). Le droit d’entrée assez modique, de 50 centimes, devait permettre au plus grand nombre de le visiter. D’abord ouvert aux hommes, son accès est autorisé aux femmes dans les années 1880, sauf aux femmes enceintes, en raison des malaises que la vue de certaines pièces pouvait susciter. Entre 1856 et la fermeture du musée dans les années 1960, les collections évoluent au gré du contexte sanitaire, des progrès scientifiques, de l’histoire, voire des faits divers. Selon les époques, leur périmètre englobe ainsi l’anatomie normale, l’anatomie pathologique, l’ethno-anthropologie, l’histoire de la médecine et de la chirurgie, la botanique… Seules les pièces d’anatomie normale et pathologique, noyau du musée, furent présentées continûment durant les cent-vingt années d’existence du musée.

Une vocation pédagogique et édifiante

Pierre Spitzner fait partie de ces « entrepreneurs de spectacles scientifiques » qui émergent à partir du XVIIIe siècle et s’épanouissent à l’âge industriel. L’exposition de ces collections se fondait de fait sur un impératif didactique, gage de sa respectabilité. Le catalogue édité en 1895, le plus ancien conservé, portait en exergue deux citations : « Homme, apprends à te connaître (Ambroise Paré) » et « l’Étude fait le progrès (Darwin) ». Au même moment, un journaliste reconnaissait que les collections présentées par le musée étaient « horribles », mais que le musée méritait « d’être vu et même revu ». Le musée devait initier le public à la complexité de la machine humaine et de son fonctionnement ; il prolongeait ainsi la conception de l’anatomie comme une science destinée à mettre en lumière les merveilles de la création.

L’exploration du monde et la colonisation lui fournirent l’occasion d’étendre ses visées pédagogiques à l’anatomie comparée et à l’anthropologie raciale, le transformant en « Grand musée anatomique anthropologique et ethnologique ». Cette fonction instructive se doublait d’une fonction édifiante. Les maladies et les lésions présentées devaient en effet sensibiliser les visiteurs aux notions d’hygiène, et contribuer à lutter particulièrement contre quatre fléaux sociaux qui inquiétaient médecins et démographes à la fin du XIXe siècle : la syphilis, la tuberculose, l’alcoolisme, et la mortalité infantile. Par ailleurs, dans un contexte où les « merveilles de la science » ou « les merveilles de l’industrie » faisaient l’objet d’encyclopédies illustrées et où les expositions universelles offraient à l’Occident un miroir où s’admirer, le musée mettait aussi en scène les progrès et les triomphes de la médecine.

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Dimension récréative et esthétique de l'étrange

Mais s’en tenir à ces nobles objectifs ne suffirait pas à expliquer son succès. Le musée Spitzner avait aussi une dimension récréative, qu’il partageait avec d’autres attractions foraines contemporaines, avec lesquelles il voisinait sur les champs de foire : entresorts, freak shows ou montagnes russes ; comme eux, il procurait - intentionnellement ou pas ? - des sensations fortes, d’ordre visuel du moins. En tant que tel, il a durablement marqué des générations de visiteurs, dont il a contribué à façonner le regard, y compris dans sa dimension esthétique.

Aujourd’hui, le regard porté sur les collections Spitzner court le risque de deux oblitérations. Il faut en premier lieu se débarrasser d’une lecture décliniste et condescendante de la céroplastie sur les champs de foire. Selon ce scénario, écrit à la fin du XIXe siècle, la céroplastie artistique et scientifique des XVIIIe et du début du XIXe siècle aurait trahi ses nobles missions et aurait prostitué la science auprès d’un public surtout avide de nudités pornographiques et de gore. Comme on le verra, le musée Spitzner a gardé une vocation pédagogique jusqu’à la deuxième guerre mondiale, et le sentiment d’étrangeté qu’il procure aujourd’hui ne doit pas occulter son projet savant. L’interprétation des collections pose un autre problème ; à l’instar des photographies scientifiques parfois présentées sans médiation au milieu d’œuvres d’art, elles ne devraient pas être séparées du contexte de leur fabrication et des fonctions documentaires qui leur ont été assignées. La plupart des cires Spitzner sont produites pendant le deuxième âge de la céroplastie, au début du XIXe siècle, lorsque celle-ci entend rompre, justement, avec les ambitions esthétisantes de la production antérieure et aspire à une objectivité maximale. Si la devise du musée « Arts, sciences, progrès ! » renvoie à l’art de la céroplastie, notre regard contemporain a tendance à inclure aussi dans ces « arts » le répertoire de motifs artistiques qui traversent, en amont et en aval, le spectacle du musée. Or, si le visiteur ordinaire n’était pas nécessairement en mesure de replacer les collections dans une généalogie visuelle, a fortiori était-il incapable de les relier à des productions postérieures. En d’autres termes, l’anachronisme et la surinterprétation menacent, lorsqu’on essaie de comprendre quelles étaient les perceptions des spectateurs du XIXe siècle. Celles-ci nous sont malheureusement inaccessibles, car les témoignages sont rares et situés au XXe siècle, alors même que le regard est décalé par rapport aux objectifs originels que le musée poursuivait.

Pour toutes ces raisons, les images qui composent ce portfolio ont été choisies dans le souci d’approcher, à l’instar du visiteur, les collections du musée dans leur globalité, leur cohérence et leur organisation, et seront mises en relation avec le catalogue qui les accompagnait. Compte tenu des variations des catalogues successifs (qui suivent celles du périmètre des collections), nous avons choisi de nous appuyer sur le catalogue de 1895 pour proposer cette visite guidée du musée.

La Vénus anatomique : entre science et séduction

Une des pièces maîtresses des musées d’anatomie, qu’ils soient académiques ou forains, était la Vénus anatomique. La Vénus anatomique était un mannequin en cire grandeur nature, dotée de cheveux et de cils naturels, dont on pouvait démonter les parties superficielles du tronc, de la face et de la cuisse pour faire apparaître les tissus et les viscères sous-jacents, en les retirant successivement.

Les premières Vénus anatomiques en cire ont été fabriquées au XVIIIe siècle, dans le cadre de collections médicales. La plus célèbre est celle réalisée par Susini et exposée à la Specola, le musée d’anatomie de Florence ouvert en 1775. Sa fonction était double : il s’agissait de suppléer aux dissections, en offrant un matériau pédagogique stable et dénué de tout aspect répugnant ; mais aussi de donner à voir au public, admis gratuitement, les merveilles de la plus achevée des créations divines. Ces deux impératifs imposaient de fabriquer un mannequin dont la beauté et la sérénité neutralisaient la cruauté de l’éviscération. La Vénus italienne reposait donc sur un lit luxueux, les bras mollement allongés le long du corps, le cou entouré d’un collier de perles, le visage légèrement renversé en arrière, yeux et bouche entrouverts, donnant ainsi l’impression de participer en pleine conscience et sans souffrance à la révélation des mystères de la vie.

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La Vénus de Spitzner relève du même objectif pédagogique, mais de façon plus sobre et, pour ainsi dire, désenchantée. Si elle repose dans une pose plus élaborée que la Venus florentine, un bras replié derrière la tête et les chevilles entrecroisées, ses yeux sont clos (ce qui lui vaut parfois le nom de Venus endormie), comme si elle était absente de la scène dont elle est le personnage principal, comme si elle en était l’objet et non plus le sujet.

Le directeur et guide du musée procédait au démontage commenté de la Vénus à des horaires fixes. Dans la mesure où depuis la fin de l’époque moderne la dissection, n’était plus publique, mais enfermée dans les amphithéâtres, le musée Spitzner offrait donc à ses visiteurs une opportunité de s’initier à un ersatz de travaux anatomiques. La décomposition de cette figure devait expliquer aux visiteurs l’anatomie et le fonctionnement normal du corps humain, dans une sorte de performance démonstrative qui s’inscrit dans une longue tradition alliant science et théâtralité. Cette fragmentation devait aussi préparer le spectateur à ce qu’il allait voir, c’est-à-dire des fragments de corps et des organes alignés dans des vitrines, en bonne santé ou malades.

La Vénus au repos : entre respiration et érotisme

La Vénus anatomique était doublée au musée Spitzner d’une autre attraction : la Vénus au repos, qui attirait le chaland sur le perron. Il s’agit aussi d’un mannequin de femme en cire, mais revêtue d’une chemise blanche, curieusement posée sur un pseudo socle rocheux. Dans sa poitrine un mécanisme électrique avait été inséré afin d’imiter le mouvement de la respiration, en soulevant sa chemise à intervalles réguliers. Le premier modèle animé de ce type avait été présenté par Curtius dans son cabinet de cires parisien en 1767, à côté de bustes de célébrités.

Vénus anatomiques et Vénus au repos partageaient une généalogie complexe. Outre leur registre scientifique et leur fonction primitive de dévoilement des mystères de la nature, elles s’inscrivaient dans une culture visuelle religieuse. Les « cercueils de verre » qui les protégeaient rappelaient certaines châsses des saintes exposées dans les églises ; celles-ci contenaient des artefacts céroplastiques intégrant des reliques, qui suggéraient l’imputrescibilité du corps saint. La pose tourmentée des Vénus, leur tête renversée ou leurs yeux entrouverts rappelaient aussi parfois les représentations des extases comme L’extase de Sainte-Thérèse du Bernin (1647-1652), que Charcot qualifie d’hystérique au même moment. Ce n’est pas le cas des modèles de Spitzner, qui semblent simplement plongées dans le sommeil, et livrent ainsi au public sa semi-nudité pour l’une, son ultra-nudité pour l’autre. Leur posture renvoie plutôt au genre profane et mythologique des Vénus endormies dont le corps nu s’offre aux regards, de Giorgone à Titien. Or ce genre continue à s’exposer au même moment, par exemple au Salon de 1863, qualifié par Théophile Gautier de « Salon des Vénus », car Alexandre Cabanel, Paul Baudry et Eugène-Emmanuel Amaury-Duval y exposaient leur interprétation du mythe de la naissance de Vénus. Celle de Paul Baudry, présentée au Salon sous le titre de La Perle et la Vague n’est pas sans évoquer la Vénus au repos de la collection Spitzner. Le mannequin est aussi allongé sur un rocher, dans une position quasi-identique.

Vidée de sa fonction d’enchantement, la Vénus est donc investie d’une charge érotique. Mais c’est l’œil du visiteur qui en change la perception, malgré les précautions prises par leur modeleur pour pacifier l’expression de ses modèles et les désexualiser (la Vénus anatomique de Spitzner n’a ni pilosité, ni fente génitale).

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La césarienne et les mystères de la génération

Le musée Spitzner présentait une section entière consacrée aux accouchements et à la chirurgie obstétricale ; celle-ci s’intégrait à un ensemble plus vaste, voué à lever le voile sur les mystères de la génération. La gestation constituait en effet par tradition un point fort dans les musées anatomiques : la Vénus de Susini abritait un fœtus discret ; et la première cire anatomique, réalisée par Desnoues et Zumbo au tout début du XVIIIe siècle à Gènes avait été moulée d’après nature sur une femme enceinte.

La section accouchement, qui contenait des coupes de bassins de femmes grosses, était suivie d’une importante section d’embryologie, qui permettait de pénétrer - dans une démarche anatomique - plus avant encore dans l’intérieur du corps enceint, c’est-à-dire plus loin dans les secrets de la procréation et de la vie. Le spectateur pouvait alors contempler dans des vitrines des embryons et des fœtus à plusieurs stades, à l’état de squelettes,.

L'expertise en allaitement : consultantes IBCLC, professionnels de santé et entourage

Si vous cherchez à vous informer sur l’allaitement ou si vous rencontrez des difficultés, vous pourriez alors vous demander à qui se fier pour avoir des informations justes et pertinentes pour votre situation. Une consultante en lactation certifiée IBCLC est l’étalon-or de la gestion clinique de l’allaitement partout dans le monde. La consultante en lactation est experte dans le domaine de l’allaitement et de la lactation humaine avec une grande expérience clinique. Elle est capable d’accompagner les familles sur tous les aspects de l’allaitement, de l’étape prénatale jusqu’au sevrage, en passant par tout type de situation. La consultante en lactation peut être une professionnelle de santé qui travaille dans un hôpital, une PMI, une crèche, une pharmacie etc. Ou elle peut être indépendante, ce qui lui permet d’accorder plus de temps aux familles.

Une consultante en lactation IBCLC reçoit un minimum de 90 heures de formation universitaire spécifique en lactation qui traite différents sujets (pathologie, physiologie, endocrinologie, pharmacologie, toxicologie, psychologie,…) tout au long de 11 périodes chronologiques de la préconception au sevrage. Elle aura également un minimum de 1000 heures de pratique clinique. Pour pouvoir être accréditée, la consultante doit passer un examen qui valide ses compétences. Une fois accréditée, elle doit suivre 75 heures de formation continue tous les 5 ans pour pouvoir continuer à exercer son métier.

Vous trouverez sans doute beaucoup de bonne volonté et de bienveillance auprès des professionnels de santé qui entourent la périnatalité : sage-femmes, puéricultrices, auxiliaires de puériculture, pédiatres et gynécologues. Ces professionnels ont reçu quelques heures de formation sur l’allaitement pendant leur formation initiale. Comme il n’y a pas d’obligation pour ceux-ci de se tenir à jour sur le sujet, certains peuvent rester sur des acquis datés. Il existe le « Diplôme inter-universitaire lactation humaine et allaitement maternel » que certains professionnels motivés peuvent passer. Si vous demandez des conseils en allaitement à un professionnel de santé, n’hésitez pas à vérifier s’il a ce diplôme ou celui de consultant en lactation IBCLC, gage d’informations fiables et à jour.

En tant que femme allaitante, vous avez droit à une multitude de conseils divers et variés, souvent contradictoires, de votre entourage proche (amies, amies des amies, tante, mère, grand-mère de 86 ans, beau-père,… boulangère !), sans compter, bien sûr, de l’ensemble des avis partagés sur les réseaux sociaux. Tout le monde semble avoir un avis sur l’allaitement et surtout sur le vôtre ! Certaines mères peuvent se trouver très bien accompagnées et entourées par leurs proches. Les études montrent, par exemple, que le soutien du père est primordial pour un allaitement serein. Par contre, on peut parfois entendre des commentaires qui nous touchent et nous blesse au plus profond de nous à un moment où nous sommes particulièrement fragiles : « Il pleure beaucoup. Peut-être que ton lait n’est pas assez nourrissant ? », « De mon temps nous ne prenions pas trop les bébés dans les bras pour ne pas créer de mauvaises habitudes », «J’ai l’impression qu’il passe sa journée au sein. ». Sans s’en rendre compte, nos proches peuvent projeter leur frustration venant des difficultés de leurs propres allaitements ou des méconnaissances qui leur ont été véhiculées. De manière générale, votre entourage proche vous veut du bien mais ne vous fait pas toujours du bien.

Les groupes de soutien ont pour but de guider les mères dans leur projet d’allaitement en essayant de résoudre des difficultés communes. Les bénévoles qui animent ces groupes sont des mères allaitantes qui ont bénéficiées d’une formation. Toutefois, le temps manque pour approfondir le soutien. Si vous ne trouvez pas la réponse à vos questions pendant ces réunions ou si vous avez quelconque problème spécifique, il pourrait être intéressant de prendre rendez-vous avec une consultante en lactation. En effet, cette consultation est individualisée et spécifique à vous et à votre bébé. La consultation d’allaitement, dure entre une heure et demie et deux heures et se passe chez vous. L'experte écoute et échange sur le parcours d’allaitement, observe une tétée complète pour apprécier comment tète le bébé, et propose un plan d’action en rapport avec le motif de la consultation.

Il existe une richesse de possibilités pour se faire accompagner dans son projet d’allaitement : les consultantes en lactation certifiées IBCLC, l'entourage, les professionnels de santé et les réunions de groupes de mères.

Hernie hiatale : causes, symptômes et traitements

Les hernies hiatales sont des hernies de la paroi musculaire de l’abdomen spéciales. Elles se font au dépend du muscle diaphragme, au niveau de l’orifice hiatale qui permet à l’œsophage de rentrer à l’intérieur de l’abdomen. Ce sont des hernies très fréquentes dans la population (environ 20% de la population). Parfois, les hernies hiatales sont responsables d’un reflux gastro-œsophagien (une remonté du liquide acide de l’estomac dans l’œsophage responsable de sensations de brûlures dans la poitrine), de palpitations ou de douleurs thoraciques ou abdominales.

Le plus souvent on ne traite pas les hernies hiatales, surtout si elles sont découvertes par hasard. En cas de reflux gastro-oesophagien on propose un traitement médical premier des symptômes associant des pansements gastriques de type Gaviscon à des traitements anti-acides de type oméprazole esoméprazole, lansoprazole, etc. Si le reflux gastro-œsophagien résiste au traitement on peut proposer une chirurgie de la hernie hiatale et du reflux. Parfois on a une volumineuse hernie hiatale avec l’estomac, parfois du côlon ou la rate qui remontent par l’orifice hiatal à l’intérieur du thorax. Les organes qui pénètrent dans le thorax vont prendre la place du poumon et vont provoquer des symptômes de dyspnée (difficulté respiratoire) ou vont « irriter » le cœur et provoquer des palpitations ou d’autres symptômes.

La chirurgie consiste à réaliser une coelioscopie et à réparer la hernie hiatale en suturant les piliers du muscle diaphragme au niveau de la hernie tout en réalisant une valve d’estomac autour du bas de l’œsophage pour empêcher la remonté du liquide de l’estomac dans l’œsophage. Lorsque l’on a une très grande hernie hiatale, on peut renforcer les piliers du diaphragme par une prothèse. Le séjour est souvent très court entre zéro et cinq jours d’hospitalisation selon les techniques utilisées et les patients. La complication post opératoire la plus fréquente est l’hématome. Les suites opératoires sont fréquemment marquées par une période de un mois où l’alimentation normale est presque impossible. Le traitement chirurgical des hernies hiatales favorise la survenue de flatulences car il est souvent impossible d’évacuer l’air contenu dans l’estomac par l’œsophage (avoir des rots). La récidive des hernies hiatales est très fréquente et très mal évaluée (probablement 20 à 30 % des patients). Le patient qui a subi une cure de hernie hiatale est systématiquement revu en consultation de contrôle un mois après son intervention. La base tarifaire établie par la Sécurité Sociale pour cet acte chirurgical par coelioscopie sans pose de prothèse est de 397,04 € auquel est appliqué un taux de remboursement de 70 %, et par laparotomie sans pose de prothèse est de 367,97 € et avec pose de prothèse est de 409,8 € auquel est appliqué aussi un taux de remboursement de 70 %.

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