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La Cellule Centrale et la Zone Féconde chez les Plantes : Exploration de la Reproduction des Angiospermes

Introduction

La reproduction des plantes à fleurs, ou angiospermes, est un processus fascinant qui implique une série d'étapes complexes, allant de la fécondation à la dispersion des graines. Ces étapes sont essentielles non seulement pour la survie des espèces végétales, mais aussi pour leur adaptation aux conditions environnementales changeantes et leur propagation sur de vastes territoires. Au cœur de ce processus se trouve la fécondation, un mécanisme délicat qui permet la rencontre des gamètes mâles et femelles, aboutissant à la formation d'une graine. Une fois mature, cette graine doit être dispersée afin de donner naissance à une nouvelle plante. Cet article explore en détail les mécanismes de la fécondation chez les plantes à fleurs, en mettant l'accent sur le rôle crucial de la cellule centrale et de la zone féconde, ainsi que sur les modes de dispersion qui assurent la continuité des espèces végétales à travers le temps.

La Fécondation chez les Plantes à Fleurs

Le Processus de Fécondation

La fécondation chez les plantes à fleurs est un phénomène complexe qui se produit après la pollinisation. Lors de la pollinisation, les grains de pollen, porteurs des gamètes mâles, sont transférés du pistil d'une fleur à une autre, ou au même pistil, selon les espèces. Ce pollen se dépose sur le stigmate, une partie du pistil, où il germe pour former un tube pollinique qui va descendre dans le style jusqu'à l'ovule. La rencontre des gamètes mâles et femelles permet la fusion de leurs noyaux, un processus connu sous le nom de fécondation.

Le produit de cette fusion, appelé zygote, est une cellule résultant de l’union des deux gamètes (mâle et femelle). Cette cellule, encore unique, se divisera et se différenciera pour donner naissance à un embryon, qui sera l'élément central de la future graine. La diversité génétique, essentielle pour l'adaptation des espèces aux changements environnementaux, est assurée par ce brassage des informations génétiques entre les deux gamètes.

La Double Fécondation : Un Processus Unique

La double fécondation, spécifique aux plantes à fleurs, se distingue par l'union simultanée d'un gamète mâle avec l'ovule pour former l'embryon, et d'un autre gamète mâle avec deux noyaux centraux de l'ovule, aboutissant à la formation de l’endosperme. L'endosperme est un tissu nourricier destiné à soutenir la croissance de l’embryon pendant la germination, et non un élément formant directement la future plante, ce qui distingue sa fonction de celle de l'embryon.

Rôle de la Cellule Centrale

Au cœur de l'ovule se trouve le sac embryonnaire, le gamétophyte femelle, constitué de plusieurs cellules, dont l'oosphère (le gamète femelle), les synergides, les antipodes et la cellule centrale. Cette dernière joue un rôle crucial dans la double fécondation. La cellule centrale contient deux noyaux polaires qui fusionnent avec un des spermatozoïdes apportés par le tube pollinique. Cette fusion donne naissance à un tissu triploïde, l'endosperme, une réserve nutritive essentielle pour le développement de l'embryon.

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Importance de la Zone Féconde

La zone féconde de la fleur, comprenant l'ovaire et les ovules, est le lieu où se déroulent les processus de fécondation et de développement de la graine. L'intégrité de cette zone est cruciale pour assurer la reproduction réussie de la plante. Les carpelles, qui se transforment en fruits, protègent les ovules de la dessiccation et des agressions physiques, assurant ainsi la survie de la future graine.

Formation des Graines

Le Développement du Zygote

Après la fécondation, le zygote se transforme en embryon au sein de l'ovule, qui devient la graine. Ce développement implique plusieurs étapes de division cellulaire et de différenciation des tissus. La graine, une fois formée, est protégée par une enveloppe dure, le tégument, qui la protège contre les conditions environnementales et aide à sa conservation jusqu'à ce que les conditions de germination soient réunies. Le tégument joue donc un rôle crucial en protégeant la graine des risques extérieurs, notamment du dessèchement ou des attaques de pathogènes.

L'ovule, à l'origine, contient des cellules reproductrices femelles. Une fois fécondé, il se transforme en graine et l'ovaire, autour de l'ovule, se transforme en fruit. Le fruit, selon les espèces, peut être charnu, comme chez la tomate, ou sec, comme chez le pissenlit.

Dormance et Germination

La dormance de la graine est un mécanisme naturel qui lui permet de rester inactive jusqu'à ce que les conditions nécessaires à sa germination (comme la température et l'humidité) soient réunies. Ce processus de dormance est régulé par des mécanismes physiologiques qui permettent à la graine de survivre en attendant des conditions optimales.

La germination est le processus par lequel la graine, une fois que les conditions environnementales sont favorables, reprend sa croissance. Ce processus se déroule en plusieurs phases : l'absorption d'eau par la graine, l'activation des enzymes nécessaires à la digestion des réserves nutritives de l'endosperme, et une respiration cellulaire accrue, qui fournit l'énergie nécessaire pour démarrer la croissance. La radicule (première racine) émerge en premier, suivie par la pousse de la plantule (la tige jeune) qui commencera à se développer vers la lumière.

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Dispersion des Graines

Mécanismes de Dispersion

La dispersion des graines est un processus essentiel pour la survie des plantes. Elle permet à la plante de coloniser de nouveaux espaces et de se répandre dans des zones où elle pourra trouver des ressources et se développer. Plusieurs mécanismes assurent cette dispersion :

  • Dispersion par le vent : Certaines graines, comme celles des pissenlits, sont équipées de structures légères qui leur permettent de flotter dans l'air et de se déplacer sur de grandes distances.
  • Dispersion par les animaux : D'autres graines, comme celles des fruits, sont transportées par des animaux qui consomment les fruits et dispersent les graines dans leurs déjections.
  • Dispersion par l'eau : Des graines flottantes, comme celles du lotus, peuvent être transportées par les cours d'eau vers d'autres zones.
  • Dispersion mécanique : Certaines plantes, comme le géranium, expulsent leurs graines à grande vitesse lorsqu’elles sont mûres, permettant une dispersion à courte distance.

Angiospermes : Vue d'Ensemble

Les Angiospermes (Angiospermae Lindl., 1830), ou Magnoliophytes (Magnoliophyta), sont une division de plantes vasculaires du groupe des Spermatophytes (les plantes à graines). Ces végétaux, qui portent des fleurs puis des fruits, sont couramment appelés plantes à fleurs. Angiosperme signifie « graine dans un récipient » en grec par opposition aux gymnospermes (graine nue). Elles représentent la plus grande partie des espèces végétales terrestres (90 % à 96 % de la biodiversité végétale en dehors des océans), avec 369 000 espèces répertoriées en 2015, sachant que près de 2 000 nouvelles espèces sont découvertes par an. Les Angiospermes comprennent les Dicotylédones et les Monocotylédones. D'un point de vue systématique, les Angiospermes forment un taxon considéré comme monophylétique. Les plus proches parents des Angiospermes sont les Gnétophytes, les Cycadophytes, les Ginkgophytes et les Coniférophytes, c'est-à-dire principalement les conifères. Avec ces groupes, elles constituent les plantes à graines (Spermatophytes).

Caractéristiques Uniques des Angiospermes

La fleur et le fruit, qui sont propres à ce groupe, entraînent, pour de nombreuses espèces, une interaction avec les animaux dans la reproduction (pollinisation par les insectes, zoochorie…). Les Angiospermes dominent les paysages naturels terrestres tropicaux et tempérés, comme la savane ou la forêt. Elles laissent la place aux résineux (Pinophytes) et aux lichens dans les biotopes les plus froids. Elles sont aussi présentes dans les milieux aquatiques (Zostère…).

Importance Évolutive

L'avènement des Angiospermes (du grec sperma « graines » et angeion « pot » ou « récipient ») est un saut évolutif en ce sens qu'elles enferment leurs ovules (puis leurs graines) dans un ovaire, ce qui les protège, à l'inverse de leur groupe frère, les Gymnospermes (du grec sperma « graines » et gymno « nu ») qui ont des cônes femelles sur lesquels se développent les ovules nus à l'aisselle d'écailles ovulifères. C'est sans doute Théophraste qui, le premier, distingue les Angiospermes des Gymnospermes dans son atlas de botanique Historia Plantarum. À la fin du XVIIe siècle, John Ray utilise cette différence dans sa classification, qui est la première tentative de classification naturelle de l'époque moderne, basée chez les Angiospermes sur le nombre des cotylédons de la graine. C'est de lui que date la distinction entre Monocotylédones et Dicotylédones.

Origines et Évolution

L'origine des Angiospermes était pour Darwin un « abominable mystère ». Bien que les plantes aient colonisé la terre ferme il y a plus de 400 millions d'années, l'âge d'apparition des plantes à fleurs n'était pas connu. Jusqu'au début des années 2000, les plus anciens fossiles connus dataient d'un peu plus de 100 millions d'années. Récemment un fossile de Montsechia vidalii (Zeiller), daté de 130 millions d'années environ (et qui n'est sans doute pas la toute première plante à fleur), a été trouvé en Espagne (puis en Italie du sud) ; il montre qu'une plante à fleurs aquatique lacustre vivait en eau douce, d'une forme proche de l'actuel Ceratophyllum, mais avec des tiges principales nettement plus épaisses. Selon Gomez & al en 2015, cette espèce était caractéristique de milieux lacustres peu profonds, alcalins, oligotrophes et temporaires.

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Le fossile le plus ancien de plante à fleur éclose est Archaefructus liaoningensis, découvert en Chine et daté de -125 millions d'années (Crétacé). Une étude de 2013 a par ailleurs daté six différents grains de pollen de 240 millions d'années. Une étude moléculaire publiée en 2007 montre par ailleurs que 5 grands groupes des Angiospermes seraient déjà apparus il y a 140 millions d'années. Un fossile découvert en Chine, Nanjinganthus dendrostyla, pourrait reculer l'âge des angiospermes à 174 millions d'années (Jurassique inférieur), s'il appartient bien à ce groupe. La plante à fleur actuelle située le plus à la base de l'arbre phylogénétique des plantes à fleurs est Amborella trichopoda. Elle forme le clade frère de toutes les autres angiospermes dont l'apparition daterait d'environ 135 millions d'années.

Diversification et Succès Évolutif

En 2019, un petit insecte coléoptère, Angimordella burmitina a été décrit dans de l'ambre birman. Il est daté du tout début du Crétacé supérieur (Cénomanien), il y a environ 99 millions d'années. Il porte sur ses poils une soixantaine de grains de pollens tricolpés caractéristiques des dicotylédones vraies. Il s'agit de la première preuve directe d'une pollinisation de plante à fleurs par un insecte. Un modèle numérique de climat suggère que les changements climatiques induits par la dislocation du supercontinent Pangée il y a 175 Ma auraient joué un rôle important dans l'émergence et la diversification des plantes à fleurs.

La fragmentation de la Pangée en continents et sous-continents ouvre en effet des océans et des mers favorisant des courants océaniques qui auraient induit une augmentation graduelle des précipitations et l’expansion progressive des zones climatiques tempérés humides, tandis que les grandes ceintures désertiques des moyennes latitudes du Jurassique se seraient fractionnées au Crétacé. Ces changements climatiques auraient ainsi favorisé la radiation des Angiospermes des basses vers les hautes latitudes. Une étude de 2017 a permis de modéliser le génome du dernier ancêtre commun des plantes à fleurs et de la dater de 214 millions d'années. Cet ancêtre aurait 15 chromosomes porteurs de plus de 22 000 gènes. Une étude en 2018 suggère que le succès évolutif des Angiospermes s'explique en grande partie, non par leurs fleurs, mais pas leurs feuilles.

Reproduction Sexuée et Asexuée

Il existe un large consensus scientifique sur le fait que la grande diversification des fleurs s'explique en grande partie par les innovations qui portent sur différents points de leur reproduction sexuée (fleur, modalités de pollinisation, graine et fruit) et par les coévolutions plantes-insectes et plantes-herbivores. L'origine de leur grand succès par rapport aux Ptéridophytes et aux Gymnospermes, qui dominaient la biosphère végétale au Crétacé, reste l'objet de nombreuses hypothèses.

Au début du Crétacé moyen, alors que le climat se réchauffe et que le niveau marin s'élève, les Angiospermes occupent pour la première fois les sous-bois des plaines d'inondation, en compétition avec les fougères et les conifères. Elles conquièrent de nouveaux habitats en bénéficiant d'innovations : des feuilles plus petites, une grande densité de stomates et de nervures favorisant un taux de transpiration et de photosynthèse plus importants, et donc une croissance initiale accrue des plantules. Elles auraient acquis ces avantages grâce à leur génome plus petit que celui des Gymnospermes, associé à un noyau et à une cellule végétale également plus petite, assurant un « pavage » plus dense de leurs feuilles. Les angiospermes forment donc un groupe « jeune » et qui s'est rapidement diversifié dans un environnement déjà riche, en subissant une pression de sélection de la part de nombreux autres groupes (en particulier des animaux, comme les insectes). Ceci permet de comprendre l'étonnante adéquation ou symbiose qui existe aujourd'hui entre de nombreux Angiospermes et certains animaux (voir le concept de coévolution).

Les grandes tendances évolutives chez les Angiospermes concernent son appareil végétatif et reproducteur. L'appareil végétatif est caractérisé par la lignification à la sortie des eaux, donnant les premières angiospermes (petits arbres peu ramifiés, à feuilles persistantes) qui deviennent des plantes herbacées par la suite. La contraction des axes floraux donnent des inflorescences plus compactes. L'appareil reproducteur se caractérise par la cyclisation des pièces florales et la diminution de leur nombre, la diminution du nombre de pièces par verticille, la protection accrue des sporophylles et l'adaptation à une pollinisation par divers animaux.

Reproduction chez les Angiospermes

Les Angiospermes présentent le système reproductif le plus évolué des végétaux. Ce sont d'ailleurs les organes reproducteurs (fleurs et fruits) qui sont les caractéristiques les plus visibles du groupe. Les termes fleur et plante sont souvent confondus par les non-botanistes. Or, il doit être noté que les fleurs ne constituent que la partie reproductive de certaines plantes - les plantes à fleur. La fleur est constituée de plusieurs pièces, dont les étamines (constituant la partie mâle), et le pistil (constituant la partie femelle). Une fleur hermaphrodite est une fleur possédant à la fois étamines et pistil.

Les Angiospermes sont à reproduction majoritairement sexuée, avec quelques cas de parthénogenèse (pissenlits). La majorité (70 %) sont hermaphrodites (les individus ont les deux sexes), avec en général des fleurs mixtes (voir Herkogamie). Cependant, chez d'autres espèces, les fleurs mâles et femelles sont séparées sur le même individu (espèces monoïques, telles que le noisetier et le maïs). D'autres combinaisons sont possibles (fleurs hermaphrodites et fleurs mâles sur le même pied par exemple). Quelques espèces (environ 7 %) sont à sexes séparés sur plantes séparées (les individus sont mâles ou femelles, par exemple le houx, le kiwi, on parle d'espèce dioïque), voire fleur hermaphrodite et fleur femelle sur pieds différents (espèce gynodioïque). Enfin, on note des cycles reproductifs plus curieux, comme le cas du figuier. Les individus ne sont pas nécessairement auto fécondables, c'est-à-dire que la fécondation n'est pas toujours possible sur la même plante (nombreux cultivars de pommiers).

Cycle de Vie des Angiospermes

Comme toutes les plantes, les Angiospermes présentent une alternance entre deux états : l'état sporophytique et l'état gamétophytique. Cependant cette alternance fait partie d'un cycle très déséquilibré : la phase gamétophytique est très réduite dans l'espace et dans le temps, ce qui correspond à une meilleure adaptation au milieu de vie non aquatique des Angiospermes. En effet l'exposition au soleil augmentant les risques de mutations, une dominance de la phase sporophytique (au plus grand niveau de ploïdie) évite d'exprimer directement les mutations récessives. De plus le sporophyte (par exemple un arbre) est invariablement plus résistant chez les plantes. Les gamétophytes mâle et femelle correspondent respectivement au grain de pollen et au sac embryonnaire chez les Angiospermes.

On aurait donc tort de penser que le grain de pollen ou que le sac embryonnaire (lui-même contenu dans l'ovule, d'où la confusion) sont des gamètes : c'est en effet complètement faux puisqu'ils contiennent les gamètes ou les futurs gamètes. Généré par les anthères, le grain de pollen correspond au gamétophyte mâle. Il renferme deux à trois cellules et est entouré d'une double paroi formée du matériau le plus résistant du monde vivant: la sporopollénine qui le rend fossilisable. Cette paroi est constituée de deux couches non cellulaires: l'intine, interne qui est continue et sécrétée par le gamétophyte et l'exine, externe, qui présente des apertures et qui est sécrétée par le sporophyte. Dans le cas d'un pollen bicellulaire, le grain de pollen contient une cellule végétative (qui germera pour former le tube pollinique) et une cellule génératrice (qui correspond aux futures gamètes mâles, il s'agit d'une cellule n'ayant pas accompli sa deuxième division de méiose). Dans le cas du pollen tricellulaire, la cellule génératrice a déjà accompli sa deuxième division de méiose.

Sac Embryonnaire

Le sac embryonnaire est un tissu (non pas un gamète) gamétophytique (contenant le gamète femelle). Il peut présenter 7 ou 4 cellules. Il contient deux synergides, cellules adjuvantes de la fécondation qui forment un tore autour de l'oosphère et qui assumeront le rôle de sas pour faire transiter le gamète mâle. Le sac embryonnaire renferme donc et protège le gamète femelle dont il favorisera la fécondation. Il est lui-même enfermé dans le nucelle à l'intérieur de l'ovule bitégumenté.

Pollinisation

Du fait de leur immobilité, la pollinisation d'un végétal terrestre par un autre géographiquement éloigné pose une difficulté. Si une possibilité est de s'en remettre au vent (pollinisation anémophile), les Angiospermes présentent la particularité que leur pollen est très souvent transporté par des espèces animales (pollinisation zoophile), principalement des insectes (pollinisation entomogame) mais aussi des chauve-souris et des marsupiaux (pollinisation cheiroptérogame, rencontrée chez le baobab) et des oiseaux (pollinisation ornithogame), qui se trouvent être attirés par la couleur, la forme, l'odeur ou le nectar des fleurs (ce qui permet aux auteurs de dire Dans une fleur, les pétales participent également à la rencontre des gamètes). Et en effet l'organisation des pièces florales et les mécanismes créés par la fleur jouent un rôle très particulier dans la fécondation. Par exemple, un insecte pollinisateur ne va tirer le nectar d'une fleur à symétrie bilatérale que s'il peut l'atteindre d'un certain angle. Ce mécanisme augmente la probabilité pour l'insecte que le pollen soit déposé sur une partie de son corps et qu'il soit distribué au sein d'une même espèce de fleur quand l'animal va butiner de fleur en fleur. Ces particularités de transfert entrainent la diminution du flux de gènes entre populations divergentes et favorise la spéciation des végétaux.

Ceci est le cas de Rafflesia arnoldii, la fleur la plus grosse du monde qui existe seulement en Indonésie. Cette fleur, de la taille d'un pneu de voiture, attire les mouches pollinisatrices par une odeur de putréfaction. C'est pourquoi des phénomènes comme la disparition des abeilles (syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles) pourraient avoir des conséquences sur l'évolution de la biodiversité des plantes à fleurs dans les années à venir.

La fécondation se fait par germination du pollen sur le pistil, sans nécessité d'humidité comme dans le cas des fougères (caractère qu'ils partagent avec les autres Spermaphytes). Elle est siphonogame : le grain de pollen aperturé possédant deux ou trois cellules voit sa cellule végétative germer et former un tube pollinique qui acheminera, à l'aide de son cytosquelette, le gamète mâle (cas du pollen tricellulaire) où la cellule génératrice (cas du pollen bicellulaire) qui y effectuera sa seconde division de méiose. Elle est anisogame : le gamète femelle est de loin le plus massif des deux (le grain de pollen étant souvent très déshydraté, les cellules qu'il contient ont un espace cytoplasmique très réduit). Ceci implique que l'embryon possède systématiquement les caractères cytoplasmiques de sa mère. La transmission des gènes chloroplastiques et mitochondriaux (qui jouent un rôle important dans certains cas de résistance aux pesticides comme l'atrazine ou aussi dans des cas de stérilité mâle) n'est pas mendelienne. Elle est double : les gamètes mâles acheminés par le grain de pollen vont fusionner leurs noyaux (caryomixie) avec ceux de deux cellules différentes. Une fois fécondée, l'oosphère devient le zygote, tandis que l'autre gamète mâle fusionne avec les deux noyaux polaires de la cellule centrale pour former l'endosperme, un tissu triploïde riche en réserves nutritives.

Fécondation et Auto-incompatibilité

Environ 70 % des Angiospermes ont des fleurs hermaphrodites avec des organes mâles et femelles. On peut donc penser que l’autogamie est majoritaire. En effet, les interactions pollen-pistil créent non seulement une série de barrières d’hybridation interspécifiques mais aussi peuvent restreindre la reproduction entre plantes d’une même espèce mais génétiquement trop proches (on parle alors d’auto-incompatibilité et c’est bien sûr un des freins majeurs à l’autofécondation chez les fleurs qui sont hermaphrodites). La surface des cellules du stigmate, qui sert de site récepteur aux grains de pollen est le point initial de détermination de la compatibilité.

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