L'alimentation du nourrisson est une étape cruciale pour sa croissance et son développement. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande l'allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois de la vie, suivi d'un allaitement continu jusqu'à deux ans ou plus, avec l'introduction progressive d'aliments complémentaires. Cet article explore les recommandations de l'OMS concernant la diversification alimentaire, le don de lait maternel, et les considérations spécifiques pour les bébés végétariens ou végétaliens, tout en abordant la conservation du lait maternel et la reprise du travail pour les mères allaitantes.
Recommandations de l'OMS sur la diversification alimentaire
L'OMS préconise l'introduction d'aliments de table entre 6 et 12 mois, lorsque le bébé montre des signes d'intérêt, est capable de mastiquer avec ses gencives, de porter des aliments à sa bouche et de s'asseoir sans assistance. Il s'agit d'une introduction progressive, en complément de l'allaitement maternel, et non d'un remplacement. Les aliments de table apportent des calories supplémentaires et des micronutriments essentiels, dont les besoins augmentent avec l'âge.
Il est conseillé de proposer les aliments un par un, en observant les réactions de l'enfant pendant quelques jours avant d'introduire un nouvel aliment, afin de détecter d'éventuelles intolérances. L'idéal est de privilégier les aliments issus de l'agriculture biologique, les produits frais, et de préparer soi-même les repas. Les plats préparés industriels sont à éviter en raison de leur composition souvent déséquilibrée (amidon, sel, sucre, additifs).
Le choix des premiers aliments dépend de la culture familiale, car le bébé reconnaît et apprécie les saveurs que sa mère a consommées pendant la grossesse et les premiers mois d'allaitement. Les bouillies de céréales infantiles préparées n'ont pas d'intérêt nutritif particulier, tandis que les purées de légumes ou les compotes de fruits ne favorisent pas le développement de la dextérité. Il est préférable de proposer des fruits frais (en surveillant le risque d'étouffement) ou des fruits séchés trempés, ainsi que des aliments hachés ou cuits plus longtemps.
Le don de lait maternel
Dans le cas où une mère ne souhaite pas ou ne peut pas allaiter, le don de lait maternel est une alternative recommandée par l'OMS, après le lait de la mère de l'enfant. L'OMS classe les sources de lait dans l'ordre de préférence suivant :
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- L'allaitement directement au sein de la mère.
- Le lait tiré de la mère.
- Le don de lait d'une autre femme.
- Le lait d'une banque de lait.
- En dernier recours, une préparation pour nourrisson commercialisée, à base de lait d'une autre espèce.
Il est important de noter que les laits d'autres espèces (jument, chèvre) ou les laits végétaux non vendus comme "préparations pour nourrissons" ne sont pas adaptés aux besoins nutritionnels des nourrissons.
Alimentation des bébés végétariens ou végétaliens
La diversification alimentaire d'un bébé végétarien ou omnivore doit tenir compte des besoins spécifiques en fer, zinc, protéines et calories. Les bébés végétaliens dénutris rencontrés dans la littérature sont souvent issus de familles ayant imposé des régimes déséquilibrés, en remplaçant le lait maternel par des extraits végétaux non adaptés. Ce n'est pas le végétalisme en lui-même qui est en cause, mais l'absence de micronutriments essentiels.
Le fer non hémique, présent dans les aliments d'origine végétale, est moins bien absorbé que le fer hémique d'origine animale. Pour améliorer son assimilation, il est conseillé de combiner les aliments riches en fer avec des aliments riches en vitamine C, qui favorise la transformation du fer non hémique en une forme plus absorbable.
Lorsqu'un enfant végétalien n'est plus allaité ou alimenté avec une préparation lactée, il doit recevoir un supplément de vitamine B12, sous forme de comprimés ou d'aliments enrichis. Une supplémentation en vitamine D (si l'exposition au soleil est insuffisante) et en acides gras polyinsaturés DHA et EPA peut également être envisagée. Il est crucial de surveiller la courbe de poids et de croissance de l'enfant, car une cassure de courbe peut signaler une nutrition inappropriée.
La conservation du lait maternel non pasteurisé ("robust milk")
Le lait maternel est un aliment vivant, riche en facteurs immunologiques et nutritifs, bénéfique pour la santé quel que soit l'âge du consommateur. Il n'y a pas de limite d'âge maximale pour la consommation de lait humain.
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Allaitement et reprise du travail
La reprise d'une activité professionnelle ne signifie pas nécessairement l'arrêt de l'allaitement. Voici quelques conseils pour concilier allaitement et travail :
- La fréquence moyenne des tétées jusqu'à l'âge de 12 mois est de 8 à 12 tétées par 24 heures.
- Pendant une séparation de durée typique d'un emploi (6 à 10 heures).
- Profitez de la pause allaitement légale (60 minutes, divisible en 2 fois) pour tirer votre lait avec un tire-lait électrique double pompage pendant 20 à 40 minutes jusqu'aux 12 mois de lactation.
- Divisez le lait tiré en petites quantités, par exemple dans des sacs de glaçons, pour éviter le gaspillage.
- L'alimentation au lait maternel est le meilleur choix pour l'enfant et pour la mère. L'alimentation au DAL (Dispositif d'Aide à la Lactation) au doigt est idéale pour le don de lait en l'absence de la mère, afin de préserver la technique de succion au sein et pour des raisons d'hygiène. Le biberon doit être utilisé en dernier recours, en raison du risque de confusion sein-tétine.
- Privilégiez les tétées à volonté lors des retrouvailles et les week-ends, jusqu'à 12 mois de lactation, pour maintenir une production lactée suffisante.
Exemples d'alimentation planifiée pour un bébé de 6 mois à 1 an
(Les portions doivent être adaptées à la taille de l'estomac de l'enfant et non pas à la taille de l'estomac d'un adulte.)
- Lait maternel : à volonté, ne dépassant pas 100 ml si donné au biberon.
- Fruits (réduits en petits morceaux ; autres que des agrumes) : avocat, pomme, pêche, banane, poire, abricot, raisin, baies diverses (vers 1 an). Fruits séchés ou trompées, pêches, abricots, raisins et figues : 1-5 c.
- Aliments protidiques (cuits et tamisés) : noix et beurres de noix (amande, cajou, pignon, noix, pécan, pistache, cacahuète), Ne pas introduire le fruit à coque et cacahuète avant l’âge de 1 ans, si terrain allergique familial avant l’âge de 4 ans. Légumineuses (haricots variés, pois cassés, lentilles) attention a ne pas introduire de forte quantité de légumineuse système digestif de l’enfant immature, attendre l’âge de 10 mois : 6-18 c.
- 2-12 c.
- 2 c.
- 4 c.
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