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Contrats, salaires et avenir des footballeurs : une analyse approfondie

Le monde du football professionnel est souvent perçu comme un univers de paillettes et de fortunes. Cependant, la réalité est bien plus nuancée, notamment en ce qui concerne les contrats, les salaires et la gestion de carrière des joueurs. Cet article se penche sur ces aspects cruciaux, en explorant les différents types de contrats, les enjeux financiers et les défis auxquels sont confrontés les footballeurs, qu'ils soient des stars internationales ou des joueurs en devenir.

Les différents types de contrats dans le football français

En France, les jeunes footballeurs qui aspirent à une carrière professionnelle et qui suivent une formation dans l'un des 36 centres de formation agréés par la Fédération Française de Football (FFF) peuvent se voir proposer différents types de contrats. Ces contrats, dits « de la LFP », sont destinés aux joueurs amateurs qui évoluent dans des structures professionnelles. Ils témoignent de la volonté du club d'ouvrir les portes du monde professionnel au jeune joueur, tout en sécurisant ce dernier et en limitant la fuite des talents vers des horizons plus lucratifs. Ces contrats permettent également aux jeunes espoirs et aux clubs d'être juridiquement protégés par les conventions de la Ligue professionnelle.

La convention : un premier pas incertain

En dehors des contrats, les clubs français ont la possibilité de proposer des conventions à leurs jeunes joueurs. Bien que le joueur conventionné soit déjà au-dessus de ses partenaires simples licenciés, la réalisation de son rêve de devenir un jour footballeur professionnel demandera des efforts supplémentaires. Selon Bernard Collignon, agent de joueur, « si les clubs disposant d'une structure pro font signer une convention, c'est avant tout parce qu'ils ont des doutes sur les capacités du joueur à devenir un jour professionnel. » Cet accord, passé entre le club et la famille, est enregistré à la Ligue. L'inconvénient pour le joueur est qu'il n'est pas rémunéré. Le risque pour le club est que, si un club de catégorie supérieure est intéressé par un joueur conventionné, il ne bénéficiera pas de la même protection juridique que pour un joueur sous contrat.

Le contrat apprenti : une formation duale

Le contrat apprenti implique que le joueur suive une formation dans un centre de formation d'apprentis, en parallèle de sa formation footballistique. La formation de l'apprenti fait l'objet d'un contrat d'une durée de deux ans, qui peut être signé de 15 à 17 ans. Le contrat d'apprentissage fait de son titulaire un salarié du club à part entière. Il doit donc travailler pour le club pendant la durée du contrat. Un travail qui doit être en relation directe avec la profession de footballeur. Le joueur acquiert des connaissances administratives et commerciales de base, effectue des calculs comptables et commerciaux simples relatifs aux factures, aux fiches de paie, etc. Ces enseignements sont destinés à le préparer à une reconversion dans une activité commerciale ou administrative. À l'issue de ces deux années d'apprentissage, le joueur passe l'examen du CAP des Métiers du football.

Le contrat aspirant : une protection pour le club

Ce type de contrat, dont la durée maximale est fixée à trois ans, est proposé aux joueurs âgés d'au moins 15 ans. Un âge auquel seuls les joueurs déjà émancipés et aux qualités bien au-dessus de la moyenne se voient proposer ce type d'accord. Lié à la Ligue de Football Professionnel, le contrat aspirant sert de protection au club, vis-à-vis du joueur et des clubs concurrents. S'il souhaite acquérir un joueur sous contrat aspirant, le club concurrent devra, après accord entre toutes les parties, payer un transfert.

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Le contrat stagiaire : une étape vers le professionnalisme

Stade intermédiaire entre le contrat aspirant (ou apprenti) et le contrat professionnel, le contrat stagiaire s'inscrit dans la continuité de la formation d'un jeune joueur. Alors que son contrat aspirant se termine à ses dix-huit ans, le jeune footballeur peut se voir proposer un contrat stagiaire allant d'une à deux saisons. Le joueur poursuit sa formation jusqu'à ses vingt ans, espérant atteindre la consécration en signant un premier contrat professionnel. Les joueurs stagiaires ont la particularité de pouvoir être prêtés une saison dans d'autres clubs disposant de centres de formation, et/ou dans des clubs de divisions inférieures (L2, National 1, National 2). Un bon moyen pour emmagasiner du temps de jeu et, parfois, taper dans l'œil de ses propres dirigeants. Outre la confiance accordée par le club envers le joueur à qui est proposé le contrat stagiaire, cette nouvelle étape est un signe de professionnalisation en terme de salaire.

Le contrat élite : une assurance tous risques ?

Suite logique d'un contrat apprenti ou aspirant, situé à mi-chemin entre le contrat stagiaire et le contrat professionnel, le contrat élite a des allures d'assurance tous risques. Proposé à des joueurs âgés de 18 à 19 ans, ce contrat offre de parfaire, pendant deux saisons maximum, la formation professionnelle d'un joueur désireux d’embrasser la carrière de footballeur, puis, de l’engager pour une durée de trois saisons correspondant à un premier contrat professionnel. Un pack complet, reliant formation et premier contrat professionnel à première vue très attirant. Souvent proposé à des joueurs étant habitués aux sélections nationales espoirs, ce contrat peut sembler contraignant à plus d'un titre.

La gestion du patrimoine des sportifs de haut niveau

La carrière d’un sportif est très courte. Rares sont ceux qui arrivent à rester au sommet au-delà de leur 35e anniversaire. « Ce n’est pas toujours évident pour un jeune sportif de haut niveau de s’intéresser à des questions d’argent. Son sport, sa passion, lui demande déjà beaucoup de temps et d’investissement. C’est pour cette raison qu’il faut très vite bien s'entourer » témoigne Maxime Marcelli, Associé du Département Sport de Scala Patrimoine et intervenant dans le Master 2 du Centre du Droit du Sport d'Aix-Marseille. « Malheureusement, la carrière d’un sportif de haut niveau peut s’interrompre à tout moment. Penser à l’après-carrière n’est pas une option. Si la pépite du football français, Kylian Mbappé, brille sur les terrains, il gère aussi son patrimoine de manière avisée. Avec le soutien de sa famille, il a su s’entourer d’experts.

Depuis une dizaine d’années, sous l’impulsion de personnalités comme Tony Parker ou Kylian Mbappé, les familles des sportifs veillent à créer autour d’eux une communauté d’experts reconnus (agents sportifs, avocats, experts-comptables …). Une tendance confirmée par Guillaume Lucchini, fondateur du cabinet Scala Patrimoine et intervenant dans le Master 2 Droit du Sport de Lille : « La très grande professionnalisation des approches proposées par ces sportifs a fait des émules. Les familles et les agents qui nous sollicitent fédèrent une équipe de spécialistes dans des domaines périphériques du sport. » Avant d’ajouter : « L’accès à des conseils de haut niveau se fait de plus en plus tôt. Attirés par l’appât du gain et peu au fait des questions patrimoniales, certains interlocuteurs proposent des investissements pas toujours alignés avec les intérêts de leurs clients. Pour se prémunir de ces conflits d’intérêts, l’entourage du sportif de haut niveau veille à intégrer dans leur cercle de confiance des conseillers en gestion de patrimoine indépendants, rémunérés sous la forme d’honoraires.

« Ce mode de rémunération ne présente que des avantages. D’une part, cela crée une relation de confiance très forte entre le sportif et son conseiller, car la rémunération de celui-ci sera totalement transparence. Pour les plus jeunes sportifs, la famille (ou les proches) joue un rôle clé. Comme le souligne Guillaume Lucchini : « c’est elle qui va structurer et sécuriser l’écosystème qui accompagnera l’athlète durant sa carrière. Le choix du conseiller en gestion de patrimoine indépendant s’avère à ce titre très important, car « son rôle s’étend bien au-delà de la carrière du joueur. Il sera toujours à ses côtés pour gérer, valoriser, pérenniser et préparer la transmission de son patrimoine à ses futurs héritiers » précise le Président de Scala Patrimoine avant d’appeler à la méfiance vis-à-vis « des personnes qui se montrent insistant auprès des familles. Un sportif de haut niveau peut être amené à gagner beaucoup d’argent, et cela très rapidement. Or, celui-ci n’a pas toujours les armes pour gérer un tel patrimoine. Cette matière demande, en effet, des compétences très étendues, sur le plan juridique, fiscal, patrimonial et financier qu’il faut savoir intégrer dans une approche globale.

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« L’entourage du sportif aura donc pour mission de fédérer un écosystème de professionnels capables de traiter chacune des problématiques rencontrées. L'avocat devra notamment gérer les droits à l’image ou la fiscalité internationale. L'agent se chargera de la négociation des contrats avec le club. Les revenus des sportifs sont, dans la majorité des cas, perçus sur de très courtes durées. « L’objectif premier est de sécuriser leur après carrière. Cette stratégie nécessite donc de réaliser des investissements en bon père de famille, notamment dans la pierre » témoigne Guillaume Lucchini. Guillaume Lucchini revient sur les premiers investissements réalisés par les sportifs : « le plus souvent, la première étape repose sur l’achat de la résidence principale, pour lequel nous veillons à ne pas entrer dans un caractère ostentatoire. La deuxième étape sera de sécuriser la perception de revenus, notamment en cas d’arrêt brutal de la carrière. Cela peut, par exemple, passer par des investissements dans l’immobilier. Mais attention ! Nous privilégions la pierre dans l’ancien, en cœur de centre-ville. Mieux vaut se tenir à l’écart de certains investissements de défiscalisation sur lesquels les joueurs sont trop souvent sollicités pour réduire leur impôt. Les difficultés financières rencontrées par des sportifs de haut niveau s’expliquent très souvent par un taux d’endettement trop élevé. Des problématiques notamment rencontrées lorsque les emprunts ont été réalisés sur des durées supérieures à celles du contrat du joueur.

« De nombreux commerciaux tentent de vendre des investissements immobiliers de défiscalisation pour toucher un maximum de commissions, en engageant les joueurs sur des durées supérieures à celles de leur contrat » prévient Guillaume Lucchini. « Or, le joueur doit veiller à faire coïncider la fin de la carrière et la fin de l’endettement, de manière à ne plus avoir à budgéter de remboursement lorsque les revenus baissent. Dans ce cadre, le conseiller patrimonial devra donc définir le reste à vivre confortable avec le client. Un travail qui ne pourra être concrétisé qu'en œuvrant main dans la main avec ses agents et ses avocats.

Les arnaques immobilières : un risque pour les footballeurs

En 2019, le journal L’Équipe a fait sa Une sur une escroquerie aux investissements immobiliers de défiscalisation ayant touché de nombreux joueurs de football professionnels. À l’époque, cette affaire avait fait l’effet d’une « bombe » dans le monde sportif. Elle mettait en lumière la vulnérabilité de certains investisseurs face à des commerciaux mal intentionnés.

Une dizaine d’anciens joueurs pros se disent victimes d’une arnaque immobilière. Florian, 35 ans aujourd’hui, lui a fait confiance à Fabrice Cellier, conseiller en gestion de patrimoine. « Il s’occupait même de mes déclarations d’impôts. » Un conseiller qui vous attend à la fin de l’entraînement et vous est recommandé par un partenaire, avec qui il partageait des week-ends en famille. Un jour, la belle machine financière s’est grippée. Les mensualités, avec ces fameux taux révisables, leur ont fait boire la tasse. Plus possible de rembourser, d’autant que leur carrière, après être passée par Nantes, Lens, Lille ou le PSG, se joue désormais en Ligue 2 ou dans des championnats moins rémunérateurs.

« Tous ces footballeurs se connaissent, appuie maître Bernard Solitude, du cabinet BFS. Pas un seul d’entre eux n’a tiré bénéfice de ces opérations faites à des moments différents, sur des projets différents et dans des villes différentes. » Aujourd’hui, trois joueurs ont saisi le Tribunal de Grande Instance de Reims contre ce conseiller de gestion en patrimoine et sa société, FC Associés, pour défaut de conseil. Selon nos informations, sept, au moins, et un entraîneur, seraient au mieux très endettés, au pire ruinés à la suite d’investissements immobiliers opérés entre 2005 et 2010. Des biens à Asnières, à Bayonne ou encore Auxerre. Pour les acquérir, ils ont emprunté des sommes rondelettes, de 200 000 € à près de 3 millions d’euros pour cet ancien international espoir, une centaine de matches en Ligue 1 au compteur.

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« Ils ont vendu leurs biens à perte, décrit maître Bernard Solitude, qui défend les intérêts de trois des victimes. Cet attaquant et d’autres ont été invités à investir via des programmes dits « loi Malraux », liés à la conservation du patrimoine historique. La formule, séduisante, peut devenir un gouffre financier. Notamment pour des footballeurs professionnels aux carrières incertaines, faites de contrats juteux, parfois, mais toujours précaires. « Pendant neuf ans, l’acquéreur ne peut pas vendre, peu importe l’évolution de sa situation. Un délai parfois allongé par d’autres dispositifs, fragilisant d’autant le montage financier. « Nous ne pouvons pas vendre l’un des biens avant 2025. Mon époux, dont la carrière est déjà terminée, aura alors près de 40 ans », dénonce Hortense, engagée sur des plans de financement courant sur 15 ans.

Les victimes dénoncent, elles, une collusion entre ledit conseiller et certains salariés des organismes bancaires, que l’on retrouve dans de nombreux dossiers. « Un de mes clients n’a eu aucun contact avec les banques, raconte maître Solitude. Un autre ne possède aucun document. Il a acheté un bien immobilier comme on achète un pin’s. Il envisage une action au pénal pour escroquerie et/ou abus. Pour les avocats, si des contrats ont bien été signés, le consentement des joueurs n’était pas assez éclairé.

Le hold-up contractuel : une explication de l'inflation des salaires

Si à la fois l’hypothèse de course à l’armement et la théorie des superstars nous apparaissent pertinentes, ces deux approches ne permettent pas de restituer les relations de pouvoir entre les clubs de football et les joueurs professionnels, ces derniers disposant d’un rapport de force favorable qui leur permet de percevoir d’importantes rémunérations. C’est pourquoi, en complément de ces deux hypothèses, nous proposons une nouvelle approche afin de rendre compte de l’inflation du coût des footballeurs professionnels en Europe à la lumière des jeux de négociations entre les acteurs. Dans cette perspective, nous recourons au « problème du hold-up » qui, au sein des approches contractuelles de la firme qui caractérisent la nouvelle microéconomie telle qu’elle s’est principalement développée à partir des travaux sur les coûts de transaction et sur les contrats incomplets, est un élément central de l’étude des relations interindividuelles.

Le risque de hold-up est d’autant plus important que les investissements des cocontractants dans le but de constituer un actif spécifique sont élevés. Plus précisément, les investissements collectifs qui surviennent dans le cadre du contrat rendent une des parties si spécifique qu’elle en devient irremplaçable. Elle est indispensable à la constitution d’un actif spécifique pour l’autre cocontractant. On peut alors parler d’actif cospécialisé. La valeur liée à l’investissement dans de tels actifs est volatile dans la mesure où elle dépend du comportement des parties au contrat. En ce sens, le cocontractant s’étant rendu indispensable dispose d’un pouvoir de négociation élevé vis-à-vis de l’autre cocontractant à partir duquel il va chercher à s’octroyer une quasi-rente. Pour y parvenir, les stratégies de retrait sont privilégiées par les agents étant en position dominante. Il s’agit par exemple de menacer d’une rupture anticipée de contrat ou d’annoncer par avance une éventuelle non-reconduction du contrat à son terme. Dans ce cas, par crainte de voir disparaître la rente - et les investissements sous-jacents - en même temps que le départ de son cocontractant, l’autre partie au contrat peut être amenée à renégocier les clauses du contrat dans le sens des attentes du cocontractant qui menace d’un retrait. Il y a donc hold-up puisque le cocontractant en position de force est parvenu à s’approprier une part supplémentaire du surplus généré collectivement.

Le salaire des joueurs : un aperçu

Le salaire des joueurs de football est un sujet qui fascine et qui suscite de nombreuses interrogations. Il est clair que le salaire d’un joueur comme Neymar n’a rien à voir avec ceux de la plupart des joueurs professionnels. Au plus fort de sa carrière, Florian, un ancien joueur professionnel, franchissait tout de même la barre des 20 000 € par mois. En comparaison, Neymar, en s’engageant avec le Paris Saint-Germain (PSG) en août 2017, est devenu l’un des joueurs évoluant en Europe les mieux rémunérés avec un salaire brut annuel estimé à 52 millions d’euros, soit plus de 4,3 millions d’euros bruts par mois (environ 3 millions d’euros nets mensuels). En comparaison, le salaire brut moyen des footballeurs professionnels en Europe s’élève à plus de 46 000 euros par mois.

La charte professionnelle de la LFP prévoit une rémunération minimale en fonction de la catégorie du centre de formation dans lequel le joueur se voit proposer un contrat. Ligue 1, Ligue 2 ou National. Cette rémunération varie également en fonction du type de contrat proposé. Un jeune aspirant de 15 ans qui évolue dans le centre de formation d'un club de Ligue 1 sera rémunéré 495 euros bruts par mois lors de sa première année, alors qu'il touchera 707 euros lors de sa troisième et dernière année. Un barème instauré par la Ligue et donné à titre indicatif. Les grosses écuries de Ligue 1 n'hésitant pas à proposer des sommes bien supérieures.

Le parcours atypique de Jeffrey Baltus

La carrière du gardien martiniquais Jeffrey Baltus, formé à l’INF Clairefontaine puis à l’AJ Auxerre, n’a jamais été linéaire. Après des débuts en Seine-et-Marne, à Savigny-le-Temple et Le Mée, il intègre l’INF Clairefontaine. Il rebondit en 14 ans Fédéraux à Brétigny (91) où il est en internat. Le club est partenaire de l’AJ Auxerre qui le recrute en U15. Malgré une vingtaine de bancs en Ligue 1 et Ligue 2, une inscription sur la liste du club pour la Ligue des Champions, il n’a jamais disputé le moindre match en équipe première et est toujours resté le numéro 3 dans la hiérarchie des gardiens auxerrois.

Après avoir participé au stage des chômeurs de l’UNFP, il reste plusieurs mois sans club avant de signer à Ivry, mal en point en National 2, en novembre 2014. Le gardien dispute 15 matchs mais Ivry est relégué en National 3 à la fin de la saison. Il monte alors d’un niveau en signant au CA Bastia en National, comme doublure de Mathieu Pichot. Le 30 octobre 2015, l’entraineur Christian Bracconi le titularise à Marseille Consolat (victoire 2-1). A la fin de la saison, il s’apprête à refaire une nouvelle fois ses valises malgré son année de contrat restant. Il dispute 29 matchs et figure en fin de saison parmi les trois gardiens nommés aux trophées du National avec Simon Pontdemé (Chambly, qui sera élu) et Dan Delaunay (QRM).

Comme en 2014 après son départ d’Auxerre, il se retrouve au chômage. Sans perspective, il rebondit in-extremis au RFC Liège, un club de 4e division belge, le 31 janvier 2018. Elle a débuté par un coup de fil et seulement trente minutes pour prendre sa décision. Lors de son premier match, il stoppe deux pénaltys face à l’Olympique Charleroi. Le début de la « BaltusMania » au stade de Rocourt. Malheureusement, il n’a pas pu s’inscrire sur la durée à Liège. En septembre 2018, il reçoit un appel du directeur sportif d’Agde, un club de National 3. Il a quand même relevé le défi.

Avant de signer au Lalitpur City, le gardien avait posé ses conditions. Lors de la première journée de National 2 au FC Mantois, c’est Marvin Galitin, prêté par Caen, qui est titularisé. Le 17 janvier 2020, en 16e de finale contre l’OM au Stade Michel-d’Ornano devant 20 000 spectateurs, le gardien a sans doute réussi l’un des meilleurs matchs de sa carrière. Mais la covid est arrivée. Et là, plus personne n’appelait. Mais l’ambitieux FC Rouen (N2) se positionne. Finalement, c’est Jonathan Monteiro qui enchaîne les matchs. Baltus doit attendre le 12 février 2022 pour enfin débuter en National 2 face à Châteaubriant. Un mois après, Jonathan Monteiro est victime d’une rupture du tendon d’Achille. C’est Baltus qui finit la saison. Sur les 10 derniers matchs qu’il dispute, Rouen est invaincu et remonte à la 4e place au classement final. Le FC Rouen a effet décidé de se séparer de ses trois gardiens. Le 20 juillet dernier, il est libre. « Je n’étais pas aigri mais j’étais quand même un peu saturé d’avoir vécu tout ça. Le foot devient de plus en plus malsain. Il y a de moins en moins de place pour l’humain…

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