L'attrait pour les formes navales, en particulier celles évoquant les drakkars vikings, se manifeste de diverses manières, allant de sculptures monumentales à des éléments de design plus modestes. Cet article explore cette fascination à travers différentes perspectives, en s'appuyant sur des exemples concrets et des réflexions variées.
Drakkars de Pierre : L'Art de Jean-Yves Menez
Jean-Yves Menez, sculpteur breton, est un habitué des réactions sceptiques face à ses créations. Depuis près de 20 ans, il façonne des bateaux en pierre, rappelant ceux qui, selon la légende, auraient amené des moines irlandais en Bretagne. Son œuvre la plus récente, "Maen Vag", est une sculpture de granite de 4 mètres de long pesant 3,5 tonnes, capable de transporter une douzaine de passagers sur l'eau.
Dans les années 1980, Jean-Yves Menez découvre, dans un champ des monts d'Arrée, des pierres dressées en forme de bateau. Ces pierres auraient servi de lest aux bateaux de peau des moines irlandais au VIe siècle. En 1998, il sculpte un premier bateau de granite de 50 cm de long, suivi d'un second de 75 cm avec un gouvernail articulé également en granite. Persuadé que "si un petit bateau flotte, un gros doit flotter aussi", il s'attaque la même année à un bloc de 35 tonnes de granite bleu offert par les carriers de Lanhélin (Ille-et-Vilaine).
Pendant un an, il travaille le bloc sur une place de Lanhélin. L'année suivante, il continue à tailler son "Maen Vag" lors du Salon nautique de Paris, puis au salon Batimat et à Louvigné-du-Désert, toujours en Ille-et-Vilaine. Après une première tentative de mise à l'eau infructueuse, le sculpteur continue de creuser, réduisant le poids de la pierre à 3,5 tonnes. En mars 2000, le bateau est finalement mis à l'eau avec succès.
En juillet, "Maen Vag" est présenté à Brest 2000. En 2009, il sert de scène sur l'eau au chanteur Luc Arbogast à Dinan (Côtes-d'Armor), révélant d'étonnantes qualités acoustiques. En 2014, "Maen Vag" emmène 20 passagers dans le port de Paimpol (Côtes-d'Armor). Après treize mises à l'eau et une traversée de la Rance, le bateau trône depuis deux ans sur le parvis de la cathédrale Saint-Samson à Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine).
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Drakkar et Univers de Thorgal : Un Pivot Narratif
Dans le domaine de la bande dessinée, le drakkar prend une dimension symbolique particulière, notamment dans la série "Thorgal". Le tome 7, "L'Enfant des étoiles", propose une structure narrative originale avec trois histoires courtes liées entre elles, explorant les origines et la jeunesse du héros.
La première histoire met en scène le père adoptif de Thorgal pris dans une violente tempête avec son équipage. Cette partie met en avant la tension, la peur et l'héroïsme de cette figure paternelle face à une mer déchaînée, tout en soulignant le conflit avec Gandalf. La deuxième histoire, avec les nains et le serpent Nidhogg, s'apparente à un conte ancré dans la mythologie nordique. La troisième histoire propulse le lecteur dans la science-fiction pure, avec une explication cosmique des origines de Thorgal.
Ce tome est considéré comme un pivot dans la série, une clé pour la compréhension de l'univers de Thorgal. Il révèle l'histoire de plusieurs personnages et introduit le nourrisson, l'enfant et le jeune Thorgal. Malgré des avis partagés sur la partie science-fiction, "L'Enfant des étoiles" reste un tome intéressant qui apporte de nombreuses informations sur l'univers de Thorgal, tout en introduisant de nouveaux personnages et en approfondissant ceux déjà connus.
Thorgal est un héros au sens noble du terme, un homme simple qui aspire à une vie ordinaire mais dont les vertus face au danger et à l'adversité en font un chevalier avant l'heure. Égaré dans un monde dur, fait de brigands et de seigneurs de guerre, mais également un monde de magie et de dieux, loin d'être tous bienveillants, Thorgal semble être à part. Il ne recherche ni gloire ni fortune et s'il fait tout pour fuir l'aventure, celle-ci n'est sans doute pas au courant.
"L'enfant des étoiles", à travers trois histoires, explore les origines et la jeunesse de notre héros. Comment, venu des étoiles et dernier descendant de ce qui apparaît comme étant le peuple des atlantes, il fut recueillie par les vikings. Comment il découvre l'aspect magique de son monde d'adoption, à travers sa rencontre avec des personnages qui seront réutilisés dans d'autres albums, tels que le nain Tjahzi, la déesse Frigg et ses chats ailés ou le serpent Nidhogg. Comment, enfin, dans ce qui est la plus bouleversante des trois histoires, Thorgal part à la recherche de ses origines, pour qu'à peine découvertes, elles lui soit aussitôt enlevées. Mêlant éléments de science-fiction et de fantasy avec une incroyable cohérence, magnifiquement mis en image par Rosinski, L'enfant des étoiles est un album incontournable d'une série incontournable.
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Jonque au 1/60ème : Un Berceau Original
L'intérêt pour les formes navales se manifeste également dans le modélisme. Le montage d'une jonque au 1/60ème de chez Heller est l'occasion de s'intéresser à ce type de bateau exotique. Dès le premier abord, la qualité des gravures bois de la coque et les voiles entièrement moulées en plastique sont frappantes. Le schéma des cordages paraît également très détaillé.
Un schéma de peinture avec des références Humbrol interpelle. Outre le blanc 34, le cuir 62 et le noir anthracite 85 qui ne posent pas de problèmes, un 42 inconnu sur les tableaux Humbrol et surtout un 72 (vert kaki) pour la coque et les mats, et un 118 (ocre US foncé) pour les voiles et les superstructures suscitent des interrogations. Il est envisagé de remplacer le 72 par du 110 (bois clair) et le 118 par du 98 (chocolat ou bois foncé) et de faire les voiles en rouge 100 comme sur la jonque classique "le dragon rouge".
Des essais de peinture avec le 72 pour le pont et la coque plaisent bien. En contraste, le 98 est plus sombre, et il est envisagé de le nuancer après avec du Klir. Le H98 recommandé par Heller ne tranche pas du tout avec le H 72 (bois clair), il a été remplacé par du H 98, bois plus foncé.
La peinture des hémi-coques avec le H 98 souligne les renforts latéraux. Il reste quelques retouches et les détails (un dragon et un oeil) à rajouter avant l'assemblage de la coque avec la proue et la poupe. La coque est un peu "pâle" et sera patinée par la suite. Le flash a aussi tendance à affadir les couleurs.
Les détails de la coque sont précisés avec du rouge H 153, du blanc H 34 et le noir H 85. Le berceau est très original, peint avec du H 85 et du doré H 16. Les clous du bordé sont mis en évidence avec du H 53 au pinceau 10/0. La peinture Humbrol est privilégiée car elle est maitrisée, en essayant par plusieurs passages à dilution différente de se rapprocher de la technique de l'huile.
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La proue est mise en place après peinture et pose de la coque sur le berceau. La forme de la proue n'est pas vraiment hydrodynamique. Quant à la poupe, c'est le chantier. La forme du gouvernail est originale. Pour ce qui est du pont, habillage avec l'accastillage et quelques détails. Les deux panneaux avec les figures de dragon sont retouchés car ils ne sont pas très visibles.
La coque n'est pas montée d'un coup (ajustements et masticages) et après peinte car il est plus facile de peindre à plat les petits détails des éléments de la coque. Sur la coque déjà montée, il est plus difficile de peindre, à l'inverse des bateaux gris où la coque est montée systématiquement en premier. La couleur sombre des cordages autour du mat est validée, plus clair pour les autres. Pour le pont, la même couleur est utilisée pour le pont et la base de la coque. Elle recommande du H 62 qui a été remplacé par du H 72. Un pont plus clair aurait été un plus.
Le montage de la poupe est réalisé en collant la plateforme d'artillerie sur le pont inférieur, et en mettant le panneau de poupe pour l'encadrer. Un panneau rabattant vient compléter le dispositif pour le masquer. Il est représenté en position ouverte pour voir les canons. Des trous sont bouchés avec du Mr SURFACER. Un petit coup de peinture H 72, et c'est mieux.
Les 2 canons ressemblent à des 20 mm oerlikon mais la Jonque est datée de 1880 et ces canons ont été inventés en 1916. Il est pensé aussi à des 40 mm BOFOR, mais c'est encore moins possible car ils sont plus récents. L'armement de cette jonque est surprenant, avec les mitrailleuses en batterie sur le pont. La notice de Heller explique que ce genre de bateau à fond plat et sans quille se caractérise par des voiles en paille de riz, pour le transport, la pêche, ou la piraterie. Au total, la puissance de feu est loin d'être négligeable.
La plateforme d'artillerie est en place, avec le panneau rabattu en position ouverte. Heller demande de l'appareiller avec un cordage, mais une chaine de la boite à rabiot est préférée. L'étape suivante est la mise en place de l'annexe que l'on aimerait bien détailler un peu plus. Une pièce est testée sur la tente, en prévision des voiles. Les sacs entreposés sur le pont sont peints.
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