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Troubles du sommeil chez le bébé de 7 mois : Comprendre et agir

Alors que le rythme de sommeil de votre bébé semblait bien établi, il se peut qu'il commence à refuser de dormir le soir et à se réveiller de plus en plus fréquemment pendant la nuit. Cette situation, bien que déconcertante, est assez courante et peut être attribuée à divers facteurs. Il est important de comprendre ces facteurs pour pouvoir aider votre bébé à retrouver un sommeil paisible.

Pourquoi le sommeil de bébé change-t-il vers 7 mois ?

Plusieurs raisons peuvent expliquer les troubles du sommeil chez un bébé de 7 mois :

Poussées dentaires

Si les poussées dentaires ont déjà commencé quelques semaines avant le huitième mois, elles atteignent souvent leur apogée à cet âge. La douleur causée par la percée des dents peut considérablement perturber le sommeil de votre bébé. Pour soulager ces douleurs, vous pouvez essayer l'homéopathie ou masser délicatement les gencives de votre bébé avec votre doigt propre.

Angoisse de la séparation

L'angoisse de la séparation est une étape normale du développement qui se manifeste particulièrement vers l'âge de huit mois. À cet âge, le bébé prend conscience qu'il est une personne distincte de sa mère et peut ressentir de l'anxiété lorsqu'il est séparé d'elle. Cette angoisse peut rendre l'endormissement difficile et provoquer des réveils nocturnes.

Développement moteur et cognitif

Entre 6 et 11 mois, votre tout-petit commencera probablement à se mettre debout. Le développement de bébé à cet âge inclut des progrès significatifs en termes de motricité et de cognition. Il peut aussi se mettre à marcher ! Certaines de ces étapes de développement typiques peuvent modifier un peu l’heure du coucher. Par exemple, après avoir couché votre tout-petit à l’heure du coucher, il peut immédiatement se lever et vous appeler. Si cela se produit, allez-y et rallongez-le les premières fois en lui disant à chaque fois la même chose, par exemple : « c’est la nuit, je t’aime. » S’il continue à le faire après les premières fois, allez-y et laissez-le découvrir lui-même. Assurez-vous, cependant, qu’il sache comment se remettre assis tout seul. Certains petits ne savent pas comment redescendre une fois qu’ils se sont relevés.

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Habitudes et routines

Les routines de sommeil et les habitudes établies par les parents peuvent jouer un rôle important dans le développement d'un schéma de sommeil régulier chez un bébé de huit mois.

Comprendre les cycles de sommeil de bébé

Hélène Fouque insiste sur le fait que c'est aux parents de s'adapter au rythme de sommeil du bébé. Si bébé est très agité en dormant, cela peut dépendre du cycle de sommeil dans lequel il se trouve. Après une phase de sommeil calme d'environ 20 minutes en moyenne, nous passons à une phase de sommeil agité, puis à une phase de sommeil paradoxal (celle des rêves). Pendant la phase de sommeil agité, bébé fait de petits mouvements avec ses bras et ses jambes, s'étire, fait de nombreuses mimiques, a des mouvements oculaires et une respiration rapide et irrégulière. Cette phase de sommeil agité représente environ 10 % du temps de sommeil de l'enfant.

Combien d'heures de sommeil un bébé de 7 mois a-t-il besoin ?

On recommande qu'un enfant de 7, 8 ou 9 mois ait entre 11 et 16 heures de sommeil par tranches de 24 heures. Il est souvent conseillé de coucher l'enfant entre 19 h 30 et 20 h. Entre les 7 mois et les 9 mois de bébé, ses besoins en termes de sommeil continuent de diminuer. La nuit, bébé dort environ 11h. Le jour, il fait généralement trois siestes. Le nombre de siestes ira lui aussi decrescendo pour atteindre 2 vers 12 mois, puis une seule, jusqu’au 4 ans de votre loulou.

Comment gérer les troubles du sommeil de bébé ?

Il n'existe pas de méthode miracle pour gérer cette période, mais il est recommandé d'être ferme et de ne pas faire sentir à bébé votre inquiétude quant à son sommeil. Voici quelques conseils qui peuvent vous aider :

Rituel du coucher

Mettez en place un rituel du coucher clair et rassurant. Plus que jamais, votre bout'chou a besoin d'être rassuré. Les rituels du coucher vont donc prendre toute leur importance notamment face à l’angoisse du 8ème mois. Pour que bébé sache qu'il sera bientôt temps de quitter ses parents et d'aller dans sa chambre, on peut lui dire une heure avant qu'on ira dormir dans une heure, puis 30 minutes avant, 15 minutes, 5 minutes…

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Chambre apaisante

Créez une chambre de bébé apaisante. Pour calmer les angoisses de votre petit dernier, veillez à garder la porte ouverte ou à lui installer une petite veilleuse. Mais attention, ce n’est pas le moment de changer radicalement l’environnement de bébé !

Doudou

Offrez à votre bébé un doudou, un vrai ! Entre ses 7 et ses 9 mois, votre petit bout choisit un objet transitionnel pour se réconforter quand il va se coucher. Il est temps que le fameux "doudou de bébé" prenne la relève ! Que ce soit un jouet, une peluche ou encore un simple bout de tissu, vous pourrez user de cet atout de choc pour garantir à bébé un sommeil moins agité et l'intégrer au rituel du coucher.

Siestes

Aménagez les siestes avec précaution. S’il est toujours conseillé de laisser son petit bout dormir à l’envi, vous pouvez à partir de 8 ou 9 mois écourter la dernière sieste de la journée. Mais attention, pas à n’importe quelles conditions !

Fixez une heure de coucher

Fixez une heure de coucher. Ne vous précipitez pas au premier appel ! Qui sait ? Si la maison est bien calme, bébé se rendormira peut-être.

Parlez à bébé

Si votre loulou a du mal à s'endormir, profitez du moment du rituel du soir pour lui raconter ce que vous faites dans la journée ou pendant qu'il dort !

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Indépendance au coucher

Bien que certains bébés se réveillent encore la nuit, encourager l'indépendance au moment du coucher est important. Des horaires réguliers pour les repas et les siestes contribuent à un rythme circadien sain.

Être ferme et rassurant

Pendant ces quelques mois, bébé va vous mettre à rude épreuve en désirant que vous soyez à ses côtés à chaque instant. A cet âge, toute la difficulté consiste à concilier compréhension, visant à donner à l'enfant les échanges affectifs dont il a besoin et une certaine fermeté. Si l'affection et l'amour sont la règle d'or pour l'endormissement de bébé, lui tenir compagnie chaque fois qu'il proteste risquerait d'aboutir à une multiplication des appels et des réveils nocturnes. Comment ne pas tomber dans cet écueil ? On peut instaurer un rituel : on attend deux minutes la première fois qu'il pleure, cinq la deuxième, dix la troisième… ; on s'éloigne progressivement en lui parlant tout doucement, jusqu'à lui parler derrière la porte fermée pour qu'il sente que nous sommes à côté, même s'il ne nous voit plus…

Adaptation au rythme de bébé

Hélène Fouque insiste sur le fait que c'est aux parents de s'adapter au rythme de sommeil du bébé.

Ne pas culpabiliser

Pascale Ogrizek, médecin généraliste spécialiste du sommeil, déculpabilise en ce sens les parents qu'elle reçoit dans son cabinet. « Il faut partir du principe que la durée normale du sommeil n'existe pas ! De plus, les petits ou gros dormeurs se font sentir dès la naissance. Le sommeil fonctionnant par cycles, il est donc nécessaire de s'inquiéter du sommeil de son enfant que si le problème dure depuis plusieurs semaines », souligne-t-elle.

Être vigilant aux retentissements sur la journée

En revanche, la pédopsychiatre recommande d'être vigilant en tant que parent quant aux retentissements de la nuit sur la journée : « Le problème pour l'enfant (moins pour le parent !) n'est pas tant le nombre de réveils durant la nuit que la fatigue, l'agitation, etc, qu'ils peuvent engendrer dans la journée. » Si votre enfant ne vous semble pas plus fatigué, colérique ou apathique dans la journée, il n'y a donc pas particulièrement de raisons de vous inquiéter.

Quand consulter ?

Si les troubles du sommeil de votre bébé persistent ou s'aggravent, il est conseillé de consulter un pédiatre ou un spécialiste du sommeil. Ils pourront vous aider à identifier les causes sous-jacentes et à mettre en place des solutions adaptées. En cas de difficultés persistantes, une consultation avec le pédiatre peut offrir des conseils adaptés.

Les troubles du sommeil : révélateurs de difficultés parentales ?

Selon H. De Leersnyder et C. (1), le sens et l’origine des troubles du sommeil du nourrisson sont différents selon qu’il s’agit d’un bébé de moins de 6 mois ou d’un nourrisson entre 6 mois et 2 ans. Avant 6 mois, il n’y a pas de trouble du sommeil à proprement parler, mais un trouble du rythme veille-sommeil, le nouveau-né passant progressivement d’un rythme ultradien (alternance de veille et de sommeil toutes les 3-4 heures) à un rythme circadien de 24 heures. Entre 6 mois et 2 ans, l’insomnie de l’enfant correspond à une plainte des parents plus qu’à une réalité physiologique. Il peut s’agir de difficultés d’endormissement avec pleurs et opposition au moment du coucher et/ou de réveils nocturnes répétés par exagération des phases de latence entre 2 cycles de sommeil. Lorsqu’ils sont sévères et mettent en jeu l’équilibre familial, l’interrogatoire et un agenda de sommeil en préciseront l’intensité. La signification psychopathologique est différente selon qu’il s’agit de difficultés d’endormissement, de réveils nocturnes ou des deux. Les troubles de l’endormissement traduisent toujours une difficulté de séparation qu’elle soit due à un événement traumatisant dans la vie de l’enfant ou dans celle de ses parents. La dépression maternelle peut conduire à une relation fusionnelle mère-enfant. L’enfant-roi lui-même témoigne des difficultés parentales pour préparer leur enfant à accepter les règles de la vie en société. Les réveils nocturnes peuvent survenir dans le premier tiers de la nuit, en sommeil lent profond, sous forme d’une terreur nocturne. Les réveils nocturnes isolés, dans la deuxième partie de la nuit, surviennent pendant les phases de latence entre 2 cycles de sommeil. L’enfant est réveillé. Toutes ces ­situations justifient une consultation longue, ­dédiée au sommeil. Le médecin reprendra, par l’interrogatoire, les circonstances de la grossesse, de l’accouchement, des premiers mois de vie, puis questionnera les parents sur les deuils, l’histoire même de l’enfance des parents, les traumatismes familiaux. L’enfant n’a, le plus souvent, pas de problème psychologique, mais les troubles du sommeil viennent révéler les difficultés de la parentalité pour des parents parfois dans une souffrance ancienne.

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