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Avortement : Définition, enjeux et perspectives

L'avortement, sujet de société complexe et sensible, suscite des débats passionnés et polarisés. Cet article vise à explorer la définition de l'avortement, les différentes perspectives qui l'entourent et les enjeux cruciaux qui y sont associés, notamment la question de l'avortement non sécurisé.

Définition de l'avortement

L'avortement, en termes médicaux, est l'interruption volontaire ou involontaire d'une grossesse. Il peut être spontané (fausse couche) ou provoqué. Dans le contexte de cet article, nous nous concentrerons sur l'avortement provoqué, c'est-à-dire l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

Les camps Pro-Life et Pro-Choice : une simplification nécessaire

Le débat sur l'avortement est souvent résumé à une opposition entre deux camps : les Pro-Life (pour la vie) et les Pro-Choice (pour le choix). Bien que cette simplification puisse être utile pour comprendre les grandes lignes du débat, il est important de noter que les nuances existent au sein de chaque camp.

Il est aisé de confondre le camp des Pro-Life - « pour la vie » en français - avec le camp des Anti-Abortion - « contre l’avortement » en français. Cependant, les deux ont une pensée très différente : il est communément admis que les Anti-Abortion sont beaucoup plus militants que les Pro-Life. De même, le terme Anti-Life - « contre la vie » - est souvent utilisé pour désigner les Pro-Choice - « pour le choix ». De manière assez simplifiée, le camp des Pro-Choice est plutôt démocrate et celui des Anti-Abortion est plutôt républicain.

Arguments des Pro-Choice

Les partisans du droit à l'avortement, les Pro-Choice, mettent en avant le droit des femmes à disposer de leur corps et à prendre des décisions concernant leur santé reproductive. Un slogan est absolument indispensable à connaître sur ce sujet : My body, my choice - « Mon corps, mon choix ». C’est un slogan féministe repris dans de nombreuses manifestations pour l’accès à l’avortement et à la contraception. Ils soulignent les difficultés sociales et professionnelles liées à une grossesse imprévue et affirment que la légalisation de l'avortement permet de réduire le nombre d'avortements pratiqués dans des conditions dangereuses. Par ailleurs, la légalisation de l’avortement n’implique pas que le nombre de femmes souhaitant avorter augmente : cela signifie surtout que le nombre de femmes qui avortent dans des conditions sûres est plus élevé. La démocratisation de l’avortement, c’est surtout l’assurance d’avoir accès à des cliniques homologuées, avec des professionnels bien équipés.

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Arguments des Anti-Abortion

Du côté des Anti-Abortion, c’est le plus souvent l’argument émotif - parfois couplé avec l’argument d’autorité de la Bible - qui prime. Ils considèrent que la vie commence dès la conception et que l'avortement est un acte immoral qui met fin à une vie humaine. La première considère que tout fœtus, même s’il n’est pas complètement formé, a le statut d’être humain : avorter ne vaudrait pas mieux que de tuer un bébé. Ces critiques s’appuient sur différentes études qui proclament que la période à laquelle les fœtus commencent à ressentir de la douleur arrive avant la date maximale pour un avortement : 20 semaines contre 24 semaines. Ils mettent également en avant les risques potentiels pour la santé physique et mentale des femmes qui avortent. Par ailleurs, l’avortement peut mener à des complications médicales pour la mère : selon le journal scientifique International Journal of Epidemiology, environ 15 % des fausses couches au premier trimestre de grossesse sont liées à un avortement précédent.

Le cadre légal de l'avortement : un paysage variable

Les lois concernant l'avortement varient considérablement d'un pays à l'autre, voire d'une région à l'autre au sein d'un même pays. Certains pays autorisent l'avortement sur demande, tandis que d'autres ne l'autorisent que dans des circonstances spécifiques, telles que le risque pour la santé de la mère ou la malformation du fœtus. Dans certains pays, l'avortement est totalement interdit.

Aux États-Unis, la légalisation de l’avortement est un sujet extrêmement controversé. En 1969, Norma McCorvey - ou Jane Roe - cherche un avocat pour la défendre et l’autoriser à avorter. L’avortement, toléré jusqu’aux années 1920, était depuis 50 ans redevenu une pratique peu accessible aux États-Unis. À cette époque, le fœtus est bien considéré comme une personne : l’avortement est donc illégal. Mais la Cour suprême décide néanmoins de reconnaître qu’un fœtus ne peut être considéré comme une personne qu’à partir d’un trimestre au minimum. Elle légalise donc l’avortement a minima dans cette fenêtre. C’est une victoire de Jane Roe, consignée dans l’arrêt fondateur Roe v. Cependant, dans la réalité, l’accès à l’avortement est parfois très restreint selon l’État dans lequel on se trouve. Par exemple, le 1er septembre 2021, le Texas a mis en place la « loi du battement de cœur » - Heartbeat Act -, selon laquelle l’avortement est illégal dès les premiers battements de cœur enregistrés du fœtus, c’est-à-dire au bout de six semaines. « No State shall make or enforce any law which shall abridge the privileges or immunities of citizens of the United States; nor shall any State deprive any person of life, liberty, or property, without due process of law; nor deny to any person within its jurisdiction the equal protection of the laws.

L'avortement non sécurisé : une tragédie évitable

L'avortement non sécurisé est un problème de santé publique majeur, en particulier dans les pays où l'avortement est illégal ou difficile d'accès. L'"avortement non sécurisé" peut être défini comme une procédure d'interruption de grossesse réalisée par des personnes n'ayant pas les compétences nécessaires ou dans un environnement ne répondant pas aux normes médicales minimales.

Conséquences de l'avortement non sécurisé

Les conséquences de l'avortement non sécurisé peuvent être graves, voire mortelles, pour les femmes. Les complications possibles incluent les hémorragies, les infections, les perforations utérines et la stérilité. Au niveau mondial, l’OMS estime qu’entre 4,7% à 13,2% des décès maternels peuvent être attribués à un avortement non sécurisé. Selon un rapport de l’OMS publié en juin dernier, chaque année, 4,7% à 13,2% des décès maternels peuvent être attribués à un avortement non sécurisé. En raison de ces nombreux avortements non sécurisés dans la région, environ 16 000 morts maternelles par an sont dues à un avortement non sécurisé. In addition, the risk of dying from an unsafe abortion was the highest in Africa.

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▷▷Unsafe abortion as a birth control method: maternal mortality risks among unmarried cambodian migrant women on the thai-cambodia border… Maternal mortality risks arising due to unsafe abortion methods practiced by unmarried Cambodian women, across the Thai-Cambodia border, can be considered as a public health emergency….

Prévention de l'avortement non sécurisé

La prévention de l'avortement non sécurisé passe par plusieurs mesures, notamment :

  • Légalisation et sécurisation de l'avortement : L'accès à des services d'avortement légaux et sécurisés est essentiel pour réduire le nombre d'avortements non sécurisés et les décès maternels qui en résultent.
  • Accès à la contraception : L'accès à une contraception abordable et de qualité permet aux femmes de planifier leurs grossesses et d'éviter les grossesses non désirées.
  • Éducation sexuelle : Une éducation sexuelle complète et précise permet aux jeunes de prendre des décisions éclairées concernant leur santé sexuelle et reproductive.
  • Amélioration des soins de santé maternelle : L'amélioration des soins de santé maternelle, y compris les soins post-abortum, permet de réduire les complications liées à l'avortement, qu'il soit sécurisé ou non.

Avortement infructueux

Le terme "avortement infructueux" fait référence à une situation où la procédure d'avortement n'a pas réussi à interrompre la grossesse. Cela peut se produire pour diverses raisons, et la prise en charge médicale ultérieure dépendra des circonstances spécifiques.

▷▷Lymphedema during pregnancy - case study… Two prior pregnancies in 2009 and 2010 were delivered with C-section and one missed abortion in 2015 occurred….G-csf intrauterine for thin endometrium, and pregnancy outcome… The clinical pregnancy rate was 20%, and there was one missed abortion, a mother death at 34 weeks, and a preterm labor at 30 weeks due to PROM.Conclusion:G-CSF…Screening for fetal anomalies in 11 to 13 weeks ultrasonogram: a prospective study…cases.• 3 cases of missed abortion was detected at the time of 11-13 weeks scan which was an incidental finding.•…Experiences in the use of misoprostol in the management of first trimester missed abortion in a low resource setting… Objective: To determine the effectiveness and acceptability of misoprostol in the evacuation of the uterus in first trimester missed abortion….▷▷Correlation analysis in missed abortion….

L'avortement dans la culture et la société

L'avortement est un sujet qui transcende les considérations médicales et légales. Il est profondément ancré dans les valeurs culturelles, les croyances religieuses et les normes sociales.

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En 2017, l’écrivaine Joyce Carol Oates publie A Book of American Martyrs. Son roman traite de Gus Voorhees : un médecin américain de la fin du XXᵉ siècle, dans l’Ohio, qui pratique des avortements tardifs. Il se fait assassiner par Luther Amos Dunphy, un fanatique chrétien qui n’hésite pas à s’autoproclamer « soldat de l’armée de Dieu », en mission pour éliminer les « tueurs de bébés ». « The fetus wished to live. Stubbornly, sometimes astonishingly - the fetus wished to live. « Life is the horror, abortion or miscarriage is the redemption. L’apport de Joyce Carol Oates au conflit Pro-Life vs.

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