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L'avortement à Dubaï : Lois, réglementations et réalités pour les expatriés

La vie à Dubaï, aux Émirats arabes unis (EAU), attire de nombreux expatriés en quête d'opportunités professionnelles et d'une certaine qualité de vie. Cependant, il est crucial de comprendre les lois et les réglementations locales, en particulier celles qui touchent à la vie privée et à la santé reproductive. Cet article se penche sur la question de l'avortement à Dubaï, en examinant les lois en vigueur, les nouvelles directives, l'accès aux soins de santé et les implications pour les femmes expatriées.

Cadre légal et réglementations sur l'avortement aux Émirats arabes unis

Les Émirats arabes unis ont récemment dévoilé de nouvelles réglementations concernant les procédures d'avortement autorisées dans le pays. Ces nouvelles règles reflètent une approche plus précise et réglementée de la question.

Nouvelles directives sur l'avortement

Selon les nouvelles règles, les demandes d'avortement seront examinées par un comité spécial composé de trois médecins émiriens. Ce comité comprendra un gynécologue-obstétricien, un psychiatre et un représentant du ministère public. L'avortement sera autorisé dans les cas où la vie de la femme est en danger en raison de la poursuite de la grossesse, et lorsqu'aucune autre alternative n'est envisageable pour la sauver.

Les nouvelles directives établissent également d'autres critères pour les avortements légaux, limitant la période de gestation à 120 jours. Il est spécifié que les avortements doivent être effectués dans des établissements de santé autorisés par les autorités compétentes. En outre, les autorités prévoient d'élaborer des politiques détaillées décrivant les responsabilités des établissements de santé et du personnel médical dans ces situations.

Le 8 juin, le ministère de la Santé et de la Prévention (MoHAP) des Emirats arabes unis a annoncé la mise en place de nouvelles directives sur l’avortement. Cette procédure est autorisée dans le pays en cas de danger pour la femme enceinte et « en l’absence de tout autre moyen de sauver sa vie ». Elle l’est également en cas de malformation grave et avérée du fœtus qui affectera sa santé et sa vie. La demande d’avortement doit être examinée par un comité spécialisé formé au sein de chaque autorité sanitaire sur décision du ministère de la Santé ou du chef de l’autorité sanitaire. Il sera composé de trois médecins, un spécialiste en obstétrique et gynécologie, un spécialiste en psychiatrie et un représentant du ministère public. L’intervention devra avoir lieu dans un établissement de santé autorisé par l’autorité sanitaire compétente. C’est un obstétricien-gynécologue spécialisé et autorisé à exercer dans le pays qui effectuera l’avortement si aucune complication médicale n’est susceptible de mettre la vie de la femme enceinte en danger.

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La vie d'expatrié à Dubaï : culture, religion et réglementations

Grande puissance pétrolière, les Émirats Arabes Unis sont la nouvelle destination de nombreux expatriés venus chercher le travail et la qualité de vie que représente la grande ville de Dubaï. La vie aux Émirats Arabes Unis est riche culturellement. Des nationalités du monde entier s’entrecroisent et doivent apprendre à vivre ensemble tout en respectant les règles de vie dubaïotes.

L'influence de la religion sur la vie quotidienne

La plus grande particularité de Dubaï, et des Émirats Arabes Unis en général, est la présence de la religion dans la vie quotidienne. Il suffit de passer une journée dans la ville pour noter que les croyances prennent une place importante. Cinq fois par jour, l’appel à la prière résonne dans les rues de la ville. La religion musulmane façonne le rythme de vie des Dubaïotes, mais aussi leur façon de se comporter.

Restrictions et tolérances : équilibre délicat pour les expatriés

Ces règles de société sont peut-être les plus dures à respecter pour les occidentaux. La culture du pays interdit notamment de se tenir la main ou d’embrasser une personne dans les lieux publics. Toute démonstration d’affection peut être réprimandée et passible d’amende ou de prison. Une réalité qui n’est pas toujours facile à accepter d’autant plus que l’avortement et la contraception d’urgence sont également interdit. L’ensemble des moyens de contraceptions est aussi très réglementé puisque seules les femmes mariées peuvent les utiliser. Cependant, l’usage du contraceptif et de la pilule reste tolérés pour les célibataires. Mais attention ! Être enceinte sans être mariée peut valoir l’expulsion du pays, voire un petit tour en prison. Une situation à ne pas prendre à la légère.

Pourtant, Dubaï et les Émirats Arabes Unis reste malgré tout l’une des destinations du Moyen-Orient, et plus particulièrement du golfe persique, les plus ouvertes sur la liberté en général et celle des femmes en particulier. Même si toutes les tenues ne sont pas acceptées, le voile n’est pas imposé et les femmes ont la possibilité de conduire ou travailler, ce qui n’est par exemple pas le cas en Iran.

Vie sociale et divertissements : naviguer dans les interdits

Les fêtards doivent également bien se tenir ! L’alcool fait partie du lot d’interdictions qui touchent le domaine public. Attention donc à ne pas finir ivre après une soirée privée un peu trop arrosée, de risque de se faire arrêter dans la rue. Une attitude très contrôlée à respecter d’autant plus lors de la période du Ramadan. Des caméras de surveillance sont installées dans presque tous les lieux publics.

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Dubaï se présente malgré tout comme un lieu de vie sociale accueillant et très rythmé de jour comme de nuit. Impossible de s’ennuyer dans la ville. Les supermarchés sont d’ailleurs ouverts sans interruption, même la nuit, et ce, tous les jours de la semaine. Restaurants, bars, clubs, tout est fait pour se relaxer après une longue journée de travail. Et inutile d’attendre le week-end ! L’ensemble des expatriés se retrouvent régulièrement pour décompresser tout au long de la semaine. Une semaine qui se termine le mercredi ou jeudi soir, selon la tradition musulmane. La plupart des Français s’échangent ainsi les idées de sorties et de coins intéressants à visiter. L’occasion de rencontrer du monde et de profiter de la chaleur dubaïote pour organiser des sorties. Une chaleur qui peut se révéler écrasante. Car, même si la ville est entièrement climatisée, une fois dans la rue, rien ne protège les passants du soleil extrêmement fort de l’été.

Santé reproductive à Dubaï : accès aux soins et réglementations

Contraception

L’ensemble des moyens de contraceptions est aussi très réglementé puisque seules les femmes mariées peuvent les utiliser. Cependant, l’usage du contraceptif et de la pilule reste tolérés pour les célibataires.

Grossesse et maternité

Être enceinte sans être mariée peut valoir l’expulsion du pays, voire un petit tour en prison. Seules les femmes mariées en mesure de présenter ce document seront prises en charge pour le suivi de grossesse puis de votre accouchement. La loi émiratie votée en 2014 rend l’allaitement obligatoire pendant les 18 premiers mois de la vie de l’enfant.

Avortement

L’avortement est considéré comme illégal aux EAU, sauf en cas d’urgence vitale pour la mère. La pilule du lendemain n’est pas vendue dans le pays.

Système de santé à Dubaï pour les expatriés

Dubaï, aux Emirats Arabes Unis est une destination tendance pour de nombreux expatriés. Il est important de comprendre le système de santé, ses spécificités et ses contraintes.

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Assurance santé

L'assurance santé est destinée aux expatriés à Dubaï souhaitant s'assurer pour la prise en charge de leurs frais de santé. Elle est utile pour les personnes séjournant à Dubaï ou aux Emirats Arabes Unis au minimum pour 12 mois. Pour les séjours plus courts, une assurance voyage peut être suffisante (couvrant les maladies soudaines et les accidents). L'assurance voyage couvrant les frais de santé liés au covid a été obligatoire pendant un temps à Dubaï mais ne l'est plus.

L'assurance santé internationale à Dubaï couvre les frais de médecine courante, les frais d'hospitalisation, les soins dentaires et d'optique ainsi que les frais liés à une maternité. Les assurances santé internationales proposent aussi une assistance rapatriement et couvrent l'assuré lors de ses voyages dans d'autres pays. Pour les expatriés, cette assurance est obligatoire à Dubaï et Abu Dahbi.

Si vous vous installez à Dubaï ou à Abu Dhabi, vous devrez être en mesure de présenter une assurance santé. A défaut, vous pourriez ne pas obtenir de visa de résident et vous voir infliger une amende de 130€ par mois. Vous pouvez opter pour l’assurance maladie publique sur le site de la DHA pour être couvert pour les urgences, les hospitalisations, les visites chez le généraliste, la prise en charge des médicaments et le suivi de grossesse. Vous pourrez aussi choisir une assurance santé internationale, à la place ou en complément, mais celle-ci devra être homologuée MEC (Minimum health coverage), n'hésitez pas à utiliser notre comparateur pour trouver une assurance appropriée.

Retenez enfin que dans ces deux émirats, les entreprises ont l’obligation de fournir une assurance santé de base à leurs employés.

Coût des soins

Le coût des soins dans le public et dans le privé sont très élevés dans tout le pays. Aux Emirats Arabes Unis, les tarifs sont très élevés pour les expatriés. Le choix d’une assurance santé internationale (CFE / contrat au 1er euro) est absolument indispensable. Voici quelques exemples de prix pratiqués aux Emirats arabes unis en matière de santé :

  • Médecin généraliste : 50€ à 110€
  • Spécialiste : de 95€ à 250€
  • Accouchement : 2000€ à 8000€

Hôpitaux pour femmes

Il existe des hôpitaux et organismes de santé exclusivement dédiés aux femmes, avec uniquement des personnels féminins. Voici les deux hôpitaux régulièrement cités par les expatriées :

  • Le Med care women and children hospital, à Dubaï
  • Le Corniche Hospital à Abu Dhabi, qui bénéficie également d’un service de néonatologie.

Médicaments et pharmacies

Vous n’aurez aucun problème pour trouver une pharmacie aux Emirats arabes unis, certaines d’entre elles étant même ouvertes 24h/24. Vous ne devriez plus de mal à trouver une pharmacie ouverte le vendredi car les émirats se sont alignés sur les week-end occidentaux à savoir le samedi / dimanche (contre vendredi / samedi auparavant). La majorité des médicaments sont disponibles, mais plus chers qu’en France. Quelques-uns sont interdits d’entrée sur le sol émirati, notamment ceux qui contiennent de la codéine : leur introduction peut vous valoir de sérieux ennuis. N’hésitez pas à consulter la liste des médicaments interdits sur le portail gouvernemental des EAU. Les calmants, anti-dépresseurs et autres somnifères sont pour leur part très réglementés. Si votre traitement vous impose de vous déplacer avec ces médicaments, vous devrez être en possession des trois documents suivants :

  • Votre ordonnance traduite et assermentée ;
  • Une lettre de votre médecin expliquant la raison pour laquelle vous prenez ce traitement, traduite elle aussi ;
  • Le formulaire de délivrance d’un permis d’importation de médicament pour usage personnel, disponible en ligne sur le site de la MOHAP.

Notez par ailleurs que les EAU appliquent la tolérance zéro en matière de drogue : une quantité même infime décelée sur vous peut vous mener en prison pour de longues années. Pour cette même raison, les cigarettes électroniques à base de CBD sont strictement interdites.

Avortement dans le monde : un aperçu global

L'accès à l'avortement varie considérablement à travers le monde, reflétant des différences culturelles, religieuses et politiques.

Tendances mondiales et statistiques

Selon les chiffres de l’OMS, on estime à 73 millions le nombre d'IVG pratiquées chaque année dans le monde, et 45 % d’entre eux sont "non sécurisés", c'est-à-dire, "effectuées dans de mauvaises conditions, qui sont en grande majorité liées à son interdiction".

Exemples de différents pays

  • États-Unis : L'accès à l'avortement est une expérience fragmentée et inégale. En 2022, la Cour suprême des États-Unis a annulé la décision Roe v. Wade, retirant le droit constitutionnel à l'avortement qui existait depuis près de 50 ans. Avec cette décision, il revient désormais à chaque État de déterminer ses lois sur l'avortement.
  • Allemagne : L'avortement est encore interdit par la loi. Sous certaines conditions, l'avortement reste sans sanction, et ni le personnel médical ni la personne concernée ne sont poursuivis.
  • Nigéria : L'avortement est illégal au Nigéria, sauf lorsqu'il est nécessaire pour sauver la vie de la mère.
  • Australie : L'avortement est légal en Australie. En mars 2024, l'État de Western Australia (WA) a été le dernier à décriminaliser la procédure.
  • Italie : L’avortement est légal en Italie depuis 1978.
  • Royaume-Uni : Au Royaume-Uni, l'avortement est autorisé, mais il est réglementé par des lois spécifiques.
  • Espagne : L'avortement est autorisé en Espagne.
  • Argentine : L'avortement est légal en Argentine depuis décembre 2020.
  • Brésil : L'avortement n'est autorisé qu'en cas de viol, de risque pour la vie de la mère ou de malformation fœtale grave.

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