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Avortement : Définitions et distinctions

Dans le langage courant, le terme « avortement » est souvent utilisé comme synonyme d'interruption volontaire de grossesse (IVG), tandis que l'expression « fausse couche » fait référence à un avortement spontané. Cet article vise à clarifier ces définitions, à explorer les différentes formes d'avortement et à examiner les causes et les procédures associées.

Avortement spontané (Fausse couche)

L'avortement spontané, ou fausse couche, est défini comme la perte non provoquée du fœtus avant le 180e jour de gestation. En raison des progrès de la réanimation néonatale, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise une définition basée sur le poids et l'âge gestationnel : l'expulsion de « produits ovulaires » pesant moins de 500 grammes et avant 22 semaines d’aménorrhée.

Fréquence et causes

Les avortements spontanés représentent une part significative des interruptions de grossesse, estimée entre 10 et 20 %. Ce chiffre peut être sous-estimé, car certaines femmes peuvent ne pas se rendre compte de la perte de grossesse ou ne pas consulter un médecin.

Les causes des fausses couches peuvent être classées en deux catégories principales : maternelles et ovulaires.

  • Causes maternelles : Elles regroupent des facteurs liés à la santé de la mère, notamment :
    • Causes génitales : hypoplasie ou malformations utérines, synéchies, salpingite, fibrome et tumeur de l'utérus, béance du col utérin.
    • Causes hormonales : insuffisance en œstrogènes ou progestérone, insuffisance hormonale globale, hypothyroïdie, excès d'androgènes.
    • Causes générales : carence alimentaire, intoxication, maladie infectieuse, diabète, syphilis, traumatismes divers.
  • Causes ovulaires : Elles correspondent à des anomalies fœtales et représentent environ 70 % des fausses couches. Ces facteurs agissent principalement pendant le premier trimestre de la grossesse et entraînent la mort embryonnaire avant l'expulsion.

Signes et traitement

En début de grossesse, les signes d'une menace d'avortement peuvent inclure des métrorragies (petites pertes de sang rouge) indolores, parfois accompagnées de coliques. Le repos absolu au lit, associé à un traitement médical (hormones, antispasmodiques), est souvent recommandé pour lutter contre ces menaces.

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Cependant, si les pertes sanguines et les douleurs augmentent, accompagnées de l'ouverture du col, cela annonce un avortement proprement dit. L'avortement est considéré comme complet lorsque le contenu de la cavité utérine est expulsé, ne nécessitant alors aucun traitement particulier.

En cas de rétention placentaire dans la cavité utérine, il existe un risque d'hémorragie et d'infection locale. Dans ce cas, une aspiration ou un curetage peut être pratiqué sous anesthésie générale ou péridurale pour assurer la vacuité utérine. Des antibiotiques sont prescrits immédiatement pour prévenir une éventuelle infection.

Interruption volontaire de grossesse (IVG)

Dans l'usage courant, l'avortement désigne le plus souvent l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

Interruption Médicale de Grossesse (IMG)

L'interruption médicale de grossesse (IMG) peut être pratiquée à tout terme de la grossesse dans certaines situations spécifiques. Cela inclut les cas où la vie de la mère est en danger (insuffisances cardiaque, respiratoire ou rénale, cancer, etc.) ou si l'enfant à naître risque fortement d'être atteint d'une affection particulièrement grave et incurable. Toute demande d’interruption médicale de grossesse (I.M.G.) pour cause fœtale doit être validée par un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal dont les activités sont réglementées. La réalisation de l’I.M.G.

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tags: #avortement #définition #dictionnaire

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