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Association Française de Pédiatrie Ambulatoire et Coronavirus : Gestion et Recommandations

L'Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA), en collaboration avec le Groupe de pathologie infectieuse pédiatrique (GPIP) et la Société Française de Pédiatrie (SFP), joue un rôle essentiel dans la diffusion d'informations et de recommandations concernant la gestion de la pandémie de coronavirus chez les enfants. Cet article vise à fournir une vue d'ensemble des connaissances actuelles, des positions adoptées par ces organisations, et des conseils pratiques pour les parents et les professionnels de la santé.

Rôle de l'Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA)

Fondée en 1990, l'AFPA regroupe une majorité de pédiatres exerçant en libéral, que ce soit en cabinets de ville ou dans des maternités privées. De nombreux membres exercent également dans des structures publiques, telles que les hôpitaux, les crèches, les services de Protection Maternelle Infantile (PMI), les Maisons et Établissements d'Enfants à Caractère Sanitaire (MECS), et les services de médecine scolaire.

L'AFPA est née du besoin de compléter la formation universitaire initiale des pédiatres avec un enseignement plus adapté aux réalités des pathologies rencontrées en dehors de l'hôpital. Son objectif principal est la formation de spécialistes de l'enfant, de la conception à 18 ans. Aujourd'hui, l'AFPA est une référence en matière de santé de l'enfant et est reconnue comme une société savante de pédiatrie ambulatoire. Elle est intégrée au Conseil National Professionnel de Pédiatrie (CNPP), aux côtés de la Société Française de Pédiatrie (SFP) et des syndicats de pédiatres. L'AFPA entretient également des relations étroites avec des sociétés homologues européennes et nord-africaines au sein de l'ECPCP (European Confederation of Primary Care Pediatricians).

Connaissances Actuelles sur le Coronavirus et les Enfants

Depuis le déconfinement initié en Mai, la Société Française de Pédiatrie (SFP) et les différentes Sociétés de Spécialités pédiatriques ont pris fermement position pour un retour des enfants dans leur établissement scolaire, y compris pour ceux ayant une maladie chronique, et ont rappelé l’urgence de maitriser nos peurs et aller de l’avant pour le bien des enfants.

Les connaissances sur le virus SARS-CoV-2 ont considérablement progressé. Il y a un consensus aujourd'hui sur le fait que les enfants, en particulier ceux de moins de 10 ans, ne contribuent pas de manière significative à la transmission de la COVID-19. Les transmissions entre enfants, ou d'enfants à adultes, sont très peu fréquentes, l'adulte étant le transmetteur le plus fréquent de cette infection. Il est également probable que l'enfant exposé à un cas contaminant s'infecte moins qu'un adulte, avec des enquêtes montrant un taux d'infection inférieur chez les enfants. De plus, même lorsqu'ils s'infectent, les enfants sont souvent asymptomatiques.

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Recommandations pour la Gestion de la COVID-19 en Milieu Scolaire

En cohérence avec les positions prises par les instances pédiatriques dans de nombreux pays, la SFP propose une gestion pragmatique des infections COVID-19 en milieu scolaire, compatible avec une scolarité régulière et présentielle des enfants, et n’imposant pas aux enfants une répétition de tests de dépistage, sans intérêt pour le contrôle épidémique.

Cette gestion pragmatique inclut :

  • Des indications ciblées de tests PCR, adaptées à la faible contribution de l’enfant dans la transmission de l’infection, et tenant compte de la nature des symptômes et de la notion d’un contact avéré.

Déconfinement et Retour en Collectivité : L'Importance d'une Approche Équilibrée

Les pédiatres de l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA), du Groupe de pathologie infectieuse pédiatrique (GPIP) et de la Société française de pédiatrie (SFP) rassurent les parents quant au déconfinement : Le coronavirus les épargne et ils sont peu contagieux. Le retour en collectivité doit donc être favorisé dans le respect des mesures barrières. Ainsi tous, y compris ceux suivis pour une pathologie chronique, peuvent et doivent retourner en collectivité et à l’école. Le port du masque pour ceux sans pathologie grave sous-jacente n’est ni nécessaire, ni souhaitable, ni raisonnable, mais peut être envisagé chez les ados. Enfin, seuls les enfants très vulnérables requièrent des mesures particulières à discuter au cas par cas, en lien avec l’équipe médicale.

Deux semaines plus tard, alors que le déconfinement progressif est lancé, il faut faire le constat des nombreuses difficultés à une réouverture pragmatique des classes, qui prenne en compte à la fois la nécessité de maintenir les mesures barrières essentielles, et la réalité de l’enfance, faite de spontanéité, de jeux, de rires et de pleurs. Les enfants payent aujourd’hui un lourd tribut à l’hypothèse initiale selon laquelle ils étaient le vecteur principal de la circulation du virus COVID-19, par analogie à d’autres virus.

Il est urgent de rappeler que des collectivités d’enfants, crèches ou classes, ont continué à exister pendant le confinement, notamment pour les enfants des personnels soignants. Ouvrir les écoles est possible, car nous savons aujourd’hui qu’un enfant infecté par le COVID-19 développe très rarement des symptômes sévères. En France, les cas pédiatriques (0-14 ans) représentent 1 % de l’ensemble des des cas symptomatiques hospitalisés. A la date du 05 mai (données SI-VIC, Santé Publique France), moins de 100 enfants étaient hospitalisés pour une infection COVID-19 avec PCR positive, dont 30 en réanimation. Deux décès ont été rapportés chez des enfants de moins de 15 ans, infectés par COVID-19. Actuellement, des cas avec des complications inflammatoires tardives sont décrits, et en cours de recensement, mais concernent un nombre limité d’enfants. Ces cas graves, tous douloureux pour les familles concernées, doivent être mis en perspective des complications sévères et des décès associés aux autres agents infectieux, virus ou bactéries, chez l’enfant.

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Ouvrir les écoles est possible si les adultes accompagnent cette rentrée de manière positive. L’exemplarité doit être sans faute, à commencer par les mesures d’hygiène et les gestes barrières. Ce sont les adultes qui doivent protéger les enfants d’une possible contamination, tout en préservant des interactions de qualité entre adultes et enfants ainsi qu’entre les enfants eux-mêmes. Le retour en collectivité doit être organisé en mettant en avant gestes barrières et précautions d’usage, qui seront aussi très utiles à utiliser au quotidien pour prévenir la transmission des virus hivernaux comme ceux de la grippe, de la bronchiolite ou de la gastro entérite. Ces mesures barrières reposent pour les enfants essentiellement sur le lavage des mains à l’eau et au savon. Le port d’un masque dans les crèches, les écoles maternelles et primaires pour les enfants n’est ni nécessaire, ni souhaitable, ni raisonnable. Les mesures de distanciations excessives (comme la suppression des espaces de jeux, l’interdiction aux enfants de jouer entre eux, ou le refus de consoler un enfant) sont inutiles voire préjudiciables. Dans la pratique, elles sont manifestement inapplicables et seraient susceptibles d’entraîner une anxiété particulièrement néfaste au développement des enfants et générateurs de troubles du comportement potentiellement majeurs.

Effets Délétères du Confinement et Nécessité du Retour à la Vie Collective

Ouvrir les écoles et les collectivités est aussi indispensable pour stopper tous les effets délétères du confinement sur certains enfants : décrochages scolaires, victimes de maltraitance, absence de protection vaccinale, rupture de suivi pour une maladie chronique. Le véritable risque pour l’enfant dans cette épidémie COVID-19 est sûrement de le priver d’un environnement socio-éducatif bénéfique à son développement, et d’un suivi médical de prévention indispensable à sa bonne santé. Le retour des enfants à une vie collective est organisé de manière progressive. Une bonne collaboration entre tous les acteurs est indispensable pour son succès.

Mesures de Prévention et Gestes Barrières

En phase épidémique, les patients présentant des signes de Covid-19 ne sont plus systématiquement classés et confirmés par test biologique (RT-PCR SARS-CoV-2). Seuls font encore l’objet de tests systématiques pour recherche du virus SARS-CoV-2. Un arrêté du JO du 8 mars permet à la médecine de ville de prescrire et de réaliser des tests de diagnostic. La prescription peut être faite lors d’un acte de télémédecine.

Les coronavirus se transmettent essentiellement par les grosses gouttelettes émises en parlant, mais surtout en toussant et en éternuant. Les solutions hydroalcooliques doivent être utilisées à chaque fois qu’une source d’eau n’est pas disponible pour les patients, et avant les soins pour les professionnels de santé. Les solutions hydro-alcooliques doivent être utilisées à chaque fois qu’une source d’eau n’est pas disponible pour les patients. La disponibilité des masques n’étant pas assurée, un masque mis devrait être gardé le plus longtemps possible sans dépasser 4 heures.

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