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Anorexie infantile : Comprendre et traiter les troubles du comportement alimentaire chez le jeune enfant

L'apparition de troubles du comportement alimentaire (TCA) chez le nourrisson et le jeune enfant peut susciter des inquiétudes chez les parents. Il est essentiel de répondre aux questions liées à l'alimentation et aux éventuels problèmes rencontrés pour les rassurer. Parmi ces troubles, l'anorexie infantile est un motif de préoccupation majeur.

Divers types de troubles du comportement alimentaire

Il existe différents types de TCA, tels que l'anorexie mentale, la boulimie, et l'hyperphagie boulimique. Chez le bébé et le jeune enfant, les troubles restrictifs ou d'évitement sont les plus courants.

La boulimie, au contraire, se traduit par une ingestion massive d'aliments en grande quantité, sur un court laps de temps. Cela peut-être avec ou sans vomissements ou laxatifs.

Le trouble du comportement alimentaire restrictif (TCA)

Le TCA restrictif se manifeste par plusieurs symptômes, comme le rejet de certains aliments ou le fait de se nourrir en très faible quantité. Cela peut provoquer des conséquences sur la santé et le développement de l'enfant. Pour accompagner au mieux un jeune patient souffrant d'un TCA, les professionnels de santé établissent un diagnostic précis. L'objectif étant de comprendre la nature de la restriction alimentaire, d'évaluer le degré de restriction, et d'en déterminer les causes. Le médecin s'intéressera alors aux habitudes alimentaires de l'enfant pour identifier quels sont les aliments rejetés et les quantités absorbées. Il est important de bien distinguer le TCA restrictif du nourrisson par rapport à la néophobie alimentaire.

Néophobie alimentaire vs. TCA restrictif

Avant trois ans, les enfants peuvent refuser la prise de certains aliments dont ils n'apprécient pas l'aspect, la couleur ou le goût. Ces comportements passagers n'engendrent pas de conséquences sur le poids et la croissance de l'enfant.

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Anorexie infantile : un trouble restrictif spécifique

L'anorexie infantile figure parmi les TCA du bébé et du jeune enfant. Ce trouble restrictif se traduit par un refus catégorique de se nourrir et une perte significative de l'appétit. L'anorexie infantile peut entraîner de lourdes conséquences sur la santé de l'enfant, en particulier sur le déroulement de la croissance. L'alimentation détient une importance majeure sur le développement du nourrisson.

Prévalence des difficultés alimentaires

Les difficultés alimentaires du jeune enfant sont en constante augmentation ; en 2016, elles concernaient 20 à 25 % des nourrissons et des jeunes enfants et sont devenues un des motifs de consultation les plus fréquents dans cette tranche d'âge.

Facteurs de risque et situations à risque

Les antécédents familiaux et personnels représentent les principaux facteurs de risque. Pour près de la moitié des patients ayant participé à l'étude, des cas de TCA sont recensés chez au moins un membre de la famille. D’autres facteurs de risque peuvent être identifiés :

  • Antécédents familiaux et personnels
  • Trouble mental de la mère
  • Difficultés relationnelles précoces mère-enfant
  • Facteurs socio-économiques (précarité, pauvreté)
  • Tempérament difficile de l'enfant

Il est important de repérer le trouble mental de la mère, afin de le traiter. On constate que le jeune a du mal à faire le deuil de son enfance.

Périodes critiques et manifestations

Le pic de survenue de l'anorexie infantile se situe entre 9 et 18 mois, période coïncidant souvent avec le passage à la cuillère et à la diversification de l'alimentation. Les manifestations de l'anorexie infantile peuvent inclure un refus du biberon, des crachouillis, une anorexie du second semestre, ou encore un nanisme ou retard de croissance psychogène.

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Impact sur le développement

L'anorexie infantile a un impact significatif sur le développement staturo-pondéral de l'enfant. Les repas deviennent particulièrement conflictuels et difficiles lors des tentatives d'alimentation. Dans certains cas, les parents peuvent recourir à des stratégies intrusives, comme essayer de nourrir l'enfant par surprise.

Compréhension des mécanismes en jeu

Les troubles du comportement alimentaire restrictifs du nourrisson et du jeune enfant sont multifactoriels. Il existe une fragilité biologique à laquelle s'ajoutent des facteurs environnementaux. Ils parlent aussi d'une difficulté d'accéder à la féminité ou à la masculinité. Mais aussi de la peur, « on est dans le fantasme », de ne pas s'en sortir sans sa famille. « C'est plus l'idée que toute séparation est une remise en question de son identité. Pour le jeune, c'est comme une destruction de lui-même.

Diagnostic et évaluation

Pour accompagner au mieux un jeune patient souffrant d'un TCA, les professionnels de santé établissent un diagnostic précis. L’objectif étant de comprendre la nature de la restriction alimentaire, d’évaluer le degré de restriction, et d’en déterminer les causes. Le médecin s’intéressera alors aux habitudes alimentaires de l’enfant pour identifier quels sont les aliments rejetés et les quantités absorbées.

Prise en charge et traitement

Pour les deux médecins, le plus important est la détection précoce. Le premier recours c'est le médecin généraliste et le pédiatre. « Au CHU, le trépied c'est un suivi médical individuel, un suivi individuel psychologique et une prise en charge de la famille. Avec en 1re intention, une hospitalisation ambulatoire, appuie le Dr Nimal qui insiste sur la nécessaire patience face à cette pathologie. Il y a un suivi sur des mois et des années. Il faut éviter que les symptômes deviennent chroniques. Dans le service nous travaillons avec une psychomotricienne, pour apprendre à prendre soin de son corps, accepter qu'il guérisse et se transforme. Il faut déculpabiliser la famille. Il existe un groupe de parole pour les parents.

Le traitement et l'évolution dépendent de cette analyse.

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Autres troubles alimentaires à considérer

Outre l'anorexie infantile, il est important de considérer d'autres troubles alimentaires chez les jeunes enfants, tels que :

  • Pica : ingestion de substances non nutritives (sable, insectes, feuilles, cailloux, excréments d'animaux). Il n'y a pas d'aversion pour la nourriture.
  • Troubles de l'oralité sensorielle : difficultés liées à la texture, au goût ou à l'odeur des aliments.
  • Mérycisme : régurgitation et remastication des aliments.

Importance de la relation parent-enfant

L'anorexie infantile peut être liée à des troubles de la relation mère-enfant, comme dans le trouble de l'attachement. On remarque une pauvreté des échanges voire une absence totale de réciprocité. Les relations avec les parents se rigidifient avec tensions et conflits. Comme si finalement le jeune instaurait un schéma relationnel d'infantilisation : grandir et s'autonomiser devient un danger.

Prévention et suivi

Il est important de rester vigilant quant à l'évolution de ces troubles et de mettre en place un suivi adapté. Il est important de repérer le trouble mental de la mère, afin de le traiter.

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