Loading...

Anne Mottet : Vie personnelle, choix et contexte familial

Introduction

L'article explore la vie personnelle d'Anne Mottet, notamment sa relation avec Thomas Pesquet, en mettant en lumière leurs choix de vie et le contexte familial qui en découle. Il aborde également des aspects historiques et sociaux liés à la condition des femmes et à la maternité.

Vie personnelle et choix de couple

Anne Mottet partage sa vie avec le spationaute français Thomas Pesquet. Dans un entretien accordé au Parisien, Thomas Pesquet s'est confié sur sa vie de famille et sa relation avec Anne Mottet. Le couple, qui se réunit environ deux fois par mois en raison de leurs engagements professionnels respectifs, a fait le choix de ne pas fonder une famille. Thomas Pesquet a expliqué que ce choix est dû à un manque de temps et à l'absence d'une envie irrépressible d'avoir des enfants.

La passion dévorante d'astronaute

Thomas Pesquet a souligné que son métier d'astronaute est une passion dévorante qui a des conséquences sur sa vie personnelle et ses proches. Il a expliqué qu'il travaille toute la journée et le soir, et que le week-end, il fait du sport, ce qui fait également partie de son travail. Il a conclu que c'est un métier qui contamine tout.

Aspects historiques et sociaux liés à la maternité

L'article aborde également des aspects historiques et sociaux liés à la condition des femmes et à la maternité. Il mentionne le film "L'événement", qui raconte l'histoire d'Anne, une étudiante prometteuse qui tombe enceinte en France en 1963 et décide d'avorter, bravant la loi.

Joséphine de Beauharnais : Un exemple historique

De par ses origines antillaises, Joséphine est étroitement associée à l’histoire des colonies françaises d’Amérique et par conséquent à celle de l’esclavage. Beaucoup a été dit à ce sujet et des accusations, pas toujours pertinentes, ont été portées contre elle, notamment pour souligner le rôle qu’on lui prête dans le rétablissement de l’esclavage par Bonaparte, avec la loi du 20 mai 1802. Or c’est bien là l’exemple type d’un faux procès. En effet, la perte de la Martinique entre 1794 et 1802, période durant laquelle les Anglais ont occupé l’île, empêcha que n’y soit appliquée son abolition, qui avait été votée à l’initiative de l’abbé Grégoire par la Convention nationale le 4 février 1794. Les Britanniques, pour complaire aux colons français, s’étaient bien gardés de tout zèle en la matière. Il n’est pas impossible, en revanche, que Joséphine usa de son influence - très limitée - auprès du Premier consul dans la conduite des affaires de Saint-Domingue, dans la mesure où ses enfants, Eugène et Hortense, avaient hérité de leur père, Alexandre de Beauharnais, son premier mari, des plantations situées dans la plaine de Léogane. Les nombreux esclaves, dont les Tascher de La Pagerie étaient propriétaires, constituaient le capital principal de leur habitation sucrière des Trois-Ilets. Ainsi, en juin 1807, l’inventaire après-décès de Madame de La Pagerie, la mère de l’impératrice, que l’on désignait, sous l’Empire, sous le titre de l’« Auguste Madame », en mentionnait 123, estimés ensemble 267 300 £, soit près de la moitié de la valeur totale de la fortune (580 845 £) qu’elle laissait à sa fille unique. En 1814, ces mêmes esclaves figuraient encore dans la succession de Joséphine.

Lire aussi: Plongez dans l'univers artistique d'Anne-Laure Gruet

La présence de noirs ou de mulâtres au sein de la Maison de l’Impératrice

Outre la possession d’esclaves, qui à l’époque, dans les colonies françaises, passait pour une chose ordinaire, la présence de noirs ou de mulâtres au sein de la Maison de l’Impératrice est l’un des autres traits spécifiques de la « créolitude » de Joséphine. Les créoles qui regagnaient la métropole avaient pris l’habitude, en effet, de se faire accompagner par leurs domestiques noirs, sans s’estimer nullement contraints de leur rendre leur liberté au moment de fouler le sol de France. Il en résulta de nombreux abus, notamment le développement en métropole d’un marché d’esclaves venus des îles avec leurs maîtres ; il alimentait l’aristocratie en « nègres et négrillons », qu’il était alors à la mode, par goût de l’exotisme, d’exhiber dans son intérieur. Pour limiter l’arrivée massive des noirs, le gouvernement royal fut obligé de réglementer leur passage et de rappeler, mais en vain, « que c’était une maxime contante que tout esclave entrant en France devient libre de plein droit » (Ordonnance de 1762). Joséphine n’avait pas échappé à cette pratique et les quelques gens de couleur, qui l’avaient suivie à Paris en 1779 lors de son mariage avec le vicomte Alexandre de Beauharnais, étaient naturellement tous de condition ou d’ex-condition servile. Parmi eux, on est un peu mieux renseigné sur la mulâtresse Euphémie, le bonne attachée au service d’Eugène et d’Hortense, que les enfants appelaient Mimi. L’impératrice la mariera par la suite à un certain Lefèvre, huissier du cabinet de l’empereur et la pensionnera confortablement. A la fin de l’Empire, on retrouve ladite Mimi en mars 1815, au moment du retour de Napoléon de l’île d’Elbe, prélude aux Cent-Jours, quand elle recueillit dans son petit appartement parisien de la rue Duphot la reine Hortense, qui craignait alors pour sa sécurité.

La gestion de l’habitation des Trois-Ilets

Dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne sommes guère renseignés sur le fonctionnement et la gestion de l’habitation des Trois-Ilets durant la jeunesse de Joséphine, si bien que l’on ignore si ses parents traitaient bien ou mal leurs esclaves. Pour le temps du consulat et de l’empire, dès lors que Madame de La Pagerie, veuve depuis 1790, était devenue la personnalité la plus en vue de l’île, nous disposons d’un meilleur éclairage sur elle, par le biais de quelques notices biographiques anciennes qui n’échappent toutefois pas au défaut du panégyrique. Aussi est-il plus prudent de s’en tenir uniquement aux sources d’archives. Le premier dossier concerne une tentative supposée d’empoisonnement commise en juin 1806 par la métive Émilie sur la personne de sa maîtresse Madame de La Pagerie. Le destin atroce de cette malheureuse, condamnée au bûcher par une justice expéditive, est révélateur du climat spécial qui régnait alors en Martinique. Il n’est pas surprenant qu’aux Antilles françaises le développement de la culture de plantation ait généré un régime de terreur, parce que celui-ci constitue l’essence même du système esclavagiste. En effet, les relations de domination absolue entre les maîtres et leurs esclaves ne pouvaient fonctionner que sur le principe de la peur mutuelle. La psychose de l’autre est même la seule chose qu’ils partageaient vraiment et qui les mettait sur un effrayant pied d’égalité psychologique. Ce climat généralisé de peur dépassait en quelque sorte les clivages traditionnels de la société des îles ; il n’y avait plus ni forts ni faibles, ni blancs ni noirs, ni libres ni enchaînés, ni civilisés ni sauvages, ni supérieurs ni inférieurs, mais seulement des hommes également terrorisés par l’existence de l’autre, au point que l’omnipotence des colons en paraissait ébranlée et que la soumission des esclaves ne semblait totale qu’en apparence. En Martinique, les colons finirent par se convaincre que toute la colonie était exposée à la haine naturelle des esclaves. Plus ces derniers étaient proches des maîtres, par les fonctions domestiques qu’ils occupaient au sein des habitations, plus les soupçons à leur endroit étaient grands. C’est ainsi que tout esclave (voire tout homme libre de couleur) était considéré comme un empoisonneur potentiel et que les innombrables affaires d’empoisonnement, qui ont alimenté pendant deux siècles la chronique judiciaire, étaient traitées avec la fermeté la plus absolue. En effet, il n’était pas nécessaire de disposer de preuve. Le second dossier qui retiendra notre attention, intéresse également Madame de La Pagerie. Il s’agit de plusieurs affaires d’affranchissements. Mais il ne faut pas se méprendre. Les maîtres blancs qui rendaient leur liberté à leurs esclaves ne prétendaient pas dénoncer un système qu’ils auraient désapprouvé. Leur décision n’avait rien d’une contestation. La plupart nouaient des liens personnels très forts avec leurs serviteurs du premier cercle, quand ils n’étaient pas de nature intime, mais ils s’accommodaient fort bien du régime esclavagiste, dont ils étaient les principaux bénéficiaires. Dès 1685, le Code noir avait autorisé les affranchissements basés sur la seule volonté des maîtres. Cependant, en 1713, les représentants du roi sur l’île, le gouverneur général et l’intendant, dans le souci d’en limiter le nombre, imposèrent aux propriétaires désireux de libérer leurs esclaves de motiver leur décision. Des considérations d’ordre pratique avaient inspiré cette décision, car les administrateurs craignaient que la population de gens de couleur libres finit par dépasser numériquement celle des blancs. Entre 1794 et 1802, les Britanniques, durant le temps de leur occupation, favorisèrent au contraire tous les modes d’affranchissement, au risque de compromettre les fragiles équilibres démographiques. En 1806, sur une population totale de 96 908 âmes, la Martinique comptait 9 877 blancs, 6 555 gens de couleur libres et 80 473 esclaves. Villaret-Joyeuse, le capitaine général, pressentant le danger que représentait cette nouvelle classe sociale, en laquelle il voyait surtout des hommes « avides de fortune, de considération et de liberté », imposa des mesures plus restrictives pour limiter le nombre d’affranchissements.

Tentative d’empoisonnement et affaires d’affranchissements

Vu la remontrance en plainte du procureur impérial près ledit tribunal contre la nommée Emilie, l’ordonnance au bas d’icelle en date du sept présent mois portant permis d’informer et décret de prise de corps contre la nommée Emilie déjà détenue dans les prisons. L’ordonnance du même jour portant qu’il sera dressé procès-verbal des drogues et ingrédients préparés par Emilie et qu’ensuite il en sera fait examen et vérification par le vérificateur juré du tribunal. Le tribunal oui M. Saint-Félix en son rapport des charges et information et de toute la procédure dont lecture a été faite, déclare la nommée Emilie, esclave de Madame de Lapagerie, mère de Sa Majesté l’Impératrice, dûment atteinté (sic) et convaincue d’avoir formé le dessein d’empoisonner et de faire mourir Madame de Lapagerie en mêlant du verre pilé dans une assiettes de pois qui était un des mets du repas de madame de Lapagerie. Pour réparation de quoi et en conformité de l’arrêté du 24 vendémiaire an douze portant que la crime d’empoisonnement et celui d’incendie seront punis de mort. Fait à Fort de France de l’île Martinique, en la chambre du palais de justice, le neuf juin mille huit cent six, à deux heures de relevé. Et ont tous les membres du tribunal ci-devant dénommés signé avec le greffier.

J’ai à rendre compte à V. Ex. d’un attentat horrible dont la colonie frémit encore. S’il est à la fois douloureux et pénible pour moi que les jours de l’auguste mère de l’Impératrice ont été menacés, il est au moins satisfaisant d’avoir à annoncer la conservation de ces jours si précieux pour nous et le châtiment du monstre d’ingratitude et de perfidie qui osa concevoir le plus exécrables des projets. Madame de la Pagerie dont la résidence habituelle est maintenant au Gouvernement, où nous sommes plus à portée de lui donner des soins, s’était décidée après les avis de la faculté à se faire faire l’extirpation d’un squirrhe qu’elle avait au visage et qui lui donnait quelques inquiétudes. Ce fut de cet intervalle que chercha à profiter une forcenée qui préparait à la colonie la plus épouvantable des catastrophes. La bonté, le courage et l’impassibilité qui caractérisent Madame de la Pagerie, constamment supérieure à tous les événements de la vie, la déterminèrent à garder à notre égard, dans le premier moment, le silence sur la découverte, à son attachement pour Madame de Joyeuse, dont la santé est toujours chancelante, lui fit craindre pour elle l’effet trop subi de l’horreur dont un pareil récit devait inévitablement la frapper. Elle se contenta, monseigneur, de faire appeler mes gens pour leur recommander la plus grande surveillance dans les cuisines et dans les offices. En leur montrant le verre qu’elle avait trouvé, elle leur enjoignit en même temps de garder le plus profond silence envers ma femme et moi, mais ces fidèles serviteurs, forts de leur conscience et sûrs de leurs subordonnés, vinrent sur le champ me communiquer leurs soupçons fondés sur des propos affreux que s’était permis cette servante contre sa respectable maîtresse. J’obtins de Madame de la Pagerie la permission de faire arrêter et interroger cette esclave par M. Mottet, le président du tribunal spécial qui, dès le premier interrogatoire, obtint l’aveu du crime. Je joins ici, Monseigneur, une expédition du jugement rendu par le tribunal spécial, dont la colonie regarde l’établissement comme un des plus grands bienfaits du gouvernement. J’ai ordonné dans toutes les paroisses une célébration en action de grâce de l’issue d’un événement qui pouvait être si affreux, et qui a produit une telle sensation dans la colonie que par un élan spontané, plusieurs églises se sont remplies, dès le premier moment, de vœux formés par la piété et la reconnaissance en faveur de la vertu et de la bonté.

à l’honneur de représenter Madame Tascher de la Pagerie que désirant récompenser les services de la mulâtresse Rosette, âgée de quarante-deux ans, qui lui a donné les preuves de la plus grande fidélité, elle désire lui procurer les bienfaits de la liberté. Fait communiqué à messieurs les doyen et procureur général pour d’après leur avis être statué ce qu’il appartiendra. Au Fort de France le 15 février 1806. à l’honneur de représenter Madame Tascher de la Pagerie que désirant récompenser les services de la capresse Adélaïde, âgée de trente-cinq ans, qui lui a donné les preuves de la plus grande fidélité, elle désire lui procurer les bienfaits de la liberté. Fait communiqué à messieurs les doyen et procureur général pour d’après leur avis être statué ce qu’il appartiendra. Au Fort de France le 15 février 1806. Fait communiqué à messieurs les doyen et procureur général pour d’après leur avis être statué ce qu’il appartiendra. Au Fort de France le 15 février 1806.

Lire aussi: Le témoignage inspirant d'Anne-Dauphine Julliand.

Correspondance concernant les affranchissements

Correspondance entre Madame de la Pagerie, mère de S.M. N° 1 : Lettre de M. Il ne faut pas moins qu’une interposition aussi puissante que la vôtre pour me faire renoncer à l’ajournement de la liberté de la mulâtresse Rosalie et de son fils. Je m’étais promis de partir, s’il m’était possible, de ce pays sans avoir concouru à y étendre cette plaie. Les deux exceptions, que vous m’avez fourni l’occasion de faire à mes principes, sont trop privilégiées pour que je ne m’en applaudisse pas. Celle-ci ne m’offre pas les mêmes motifs de condescendance ; mais le grand-juge me dit que vous y tenez, Madame, et dès lors c’est une loi pour moi à laquelle il m’est doux de me rendre. Elles exigent que des libertés ne soient pas accordées sans avoir été chèrement payées. Des considérations, qui ne sauraient trouver ailleurs d’application, nous ont fait sortir de cette règle pour vos esclaves. Ce n’est pas le cas pour ceux de Mlles Hurault. Je fixerai désormais le prix ordinaire d’affranchissement à 2500 francs : il y a ici une mère et un fils. Ces demoiselles voudront bien faire verser 3 000 francs en argent de France à la caisse du trésorier des deniers municipaux à Saint-Pierre. Il est d’usage de joindre la quittance de ces sortes de paiements à la demande de liberté.

N° 2 - Réponse de Madame de la Pagerie à M. D’après la lecture de votre lettre d’hier relative aux trois libertés que j’ai demandées à ma fille et obtenues d’elle, j’ai prié le capitaine général de me communiquer la lettre du ministre de la marine qu’il a écrite à ce sujet aux chefs de cette colonie le 12 vendémiaire an 14 et j’ai vu qu’elle est absolument conforme aux intentions de ma fille. Je vous prierais de vous y reporter, Monsieur, si je n’avais pas pris la résolution de l’informer de l’obstacle que vous oppose la rigueur de vos principes pour l’entier accomplissement de ses désirs. Je ne prendrai point les deux actes d’affranchissement qui sont revêtus de votre signature, puisqu’il vous est impossible de délivrer le troisième sans au préalable avoir rempli la formalité que vous indiquez. J’ai l’honneur de vous saluer.

N° 3 - Lettre de M. Quand la demande de liberté de Mlles Hurault a été mise sous mes yeux, j’ignorais absolument que vous y prissiez le moindre intérêt. J’y ai vu une demande ordinaire et j’ai…

Lire aussi: Anne Geddes : une vision unique de l'enfance

tags: #anne #mottet #enceinte #date

Articles populaires:

Share: