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L'Ancienne Maternité de Dinan : Une Histoire Riche et Complexe

Introduction

L'histoire de l'ancienne maternité de Dinan est intimement liée à l'évolution des structures de soins de la ville, des congrégations religieuses aux regroupements hospitaliers modernes. Cet article explore les différentes facettes de cette histoire, depuis les origines des bâtiments jusqu'à leur reconversion contemporaine, en passant par les transformations des services de maternité à Dinan.

Les Origines Religieuses et Hospitalières

Le Couvent des Filles de la Sagesse

Au XVIIIe siècle, le couvent des Filles de la Sagesse est fondé à Dinan. Agrandit au XIXe siècle, il sert initialement de lieu de retraite pour les sœurs de la congrégation. En février 1703, Louis Marie Grignon de Montfort fonde avec Marie Louise Trichet la congrégation des Filles de la Sagesse à Poitiers. Leur mission est d’aider les plus démunis et de créer des écoles pour éduquer les filles dans la foi. L’école de la Sagesse assure aux jeunes filles un enseignement de qualité jusqu’en 3ème. Les sœurs apportent également au sein de l’édifice des soins aux malades.

Transformation en Clinique de la Sagesse

En 1938, le couvent est transformé en clinique, marquant un tournant dans sa vocation. Ce projet est accepté par la Congrégation des Filles de la Sagesse, transformant l'ancienne école en un lieu de retraite spirituelle et de soins médico-chirurgicale.

L'Hôpital Arthur Gardiner

En 1891, Arthur Gardiner crée un premier hospice puis bâti un véritable hôpital entre Dinard et Saint Enogat. Devenu « hôpital de guerre » durant la première guerre mondiale, La Providence subit les désagréments liés aux bombardements et est réquisitionné par les allemands durant la seconde.

Évolutions et Modernisations au XXe Siècle

Modernisation et Reconstruction

Au cours du XXe siècle, l’établissement Arthur Gardiner connaît d’importants travaux de modernisation et de reconstruction : création d’un service d’urgence, d’un bloc opératoire et d’un service d’hospitalisation de chirurgie, construction d’une Résidence pour Personnes Agées de 109 lits.

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Fermeture de la Maternité de l'Hôpital Arthur Gardiner

En 1993, un des grands bouleversements survient avec la fermeture de la maternité de l'Hôpital Arthur Gardiner.

Réforme Hospitalière et Repositionnement

À la suite d’une ordonnance du 24 avril 1996, une grande réforme hospitalière est entreprise ce qui entraîne la suppression d’un plateau technique sur le secteur n°6 de la carte hospitalière, c’est-à-dire le secteur Saint-Malo/Dinard. Alors que l’établissement connaît un volume d’activité insuffisant et tente de se repositionner sur le territoire, la Fondation Caisses d’Epargne pour la solidarité est sollicitée pour reprendre les établissements Arthur Gardiner en gestion puis une fusion est opérée le 1er juillet 2004 avec cette fondation reconnue d’utilité publique. La dynamique de l’offre de soins s’organise alors à partir des besoins de la population pour renforcer l’interaction entre les différents acteurs et établissements concourant aux soins. En d’autres termes, il ne s’agit pas de dupliquer ce qui se fait ailleurs mais de compléter, renforcer et rationnaliser, par le positionnement de l’Hôpital, l’offre globale du secteur. A cet égard, l’Hôpital est confronté à des évolutions historiques qui constituent autant de défis. Le premier défi est celui du vieillissement et plus généralement l’attention que notre société doit porter au grand âge. A ce constat s’ajoute celui de l’isolement.

La Polyclinique du Pays de Rance

La Clinique Legrand fut quant à elle fondée en 1929 par Monsieur LEGRAND tandis que le Docteur ROUXEL fit accepter en 1938, le projet, par la Congrégation des Filles de la Sagesse d'une clinique médico-chirurgicale sur le site de l'ancienne école devenu un lieu de retraite spirituelle. En 1974, les praticiens de la Polyclinique de la Sagesse la rachètent à la Congrégation et prirent en charge la responsabilité de l'établissement. En 1991, la Clinique du Docteur Legrand est cédée aux chirurgiens qui y exercent. En juillet 1995 le rapprochement des Directions des deux établissements sanitaires dinannais se réalise et est finalisé par la fusion des holdings financiers en décembre 1995. La spécialisation des sites s'organise dès septembre 1996. Sur le site Legrand, la chirurgie orthopédique et O.R.L., sur le site Sagesse, la chirurgie viscérale, urologique et ophtalmologique. Janvier 1997, la fusion juridique des Clinique Legrand et Polyclinique de la Sagesse entraîne la naissance de la Polyclinique du Pays de Rance.

Fermeture de la Maternité de la Polyclinique

Décembre 1997 marque la fermeture de la maternité de la Polyclinique et son transfert sur le site de l'Hôpital R. Pleven de Dinan. Enfin en mars 2000, les bâtiments de l'ancienne Clinique Legrand sont cédés et le regroupement physique des deux établissements sur un site unique se réalise.

Le Centre Hospitalier René Pleven

Le nouvel hôpital de Dinan, carte postale des éditions Cim. En 1956, l’hôpital-hospice implanté dans le centre-ville de Dinan, Côtes d’Armor, (il deviendra l’actuelle médiathèque) décide de contruire un hospice de 250 lits et vend l’année suivante les fermes de la Cornillais et de la Drolais, à Ploubalay afin de financer le projet.

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Fermeture de la Maternité de l'Hôpital de Dinan

Il n’est question que de suspension, mais il semble que les accouchements deviennent bel et bien de l’histoire ancienne, à partir du 15 novembre 2020, pour le centre hospitalier de Dinan (Côtes-d’Armor). La nouvelle est tombée vendredi 16 octobre 2020 : il ne sera plus possible d’accoucher à l’hôpital de Dinan, à partir du 15 novembre. « Tous les efforts ont été faits »« Une maternité territoriale va être mise en place », poursuit François Cuesta. En d’autres termes, le suivi de grossesse pourra s’effectuer à Dinan, mais il faudra aller accoucher ailleurs, « là où les femmes le souhaitent. François Cuesta, directeur du Groupement hospitalier Rance-Émeraude, qui regroupe les hôpitaux de Saint-Malo, Dinan et Cancale. Les accouchements avaient déjà été suspendus pendant trois mois, en 2019, faute de médecins anesthésistes. Cette fois-ci, ce sont les gynécologues-obstétriciens qui font défaut. « Il en faudrait au moins quatre, indique François Cuesta. Huit idéalement. Pour l’heure, personne ne se risque à prononcer le mot « définitif ». « Tous les efforts ont été faits, assure Didier Lechien, maire de Dinan et président du conseil de surveillance du centre hospitalier. C’est une déception, mais pas une surprise.

L'Ère de la Reconversion Immobilière

Vente et Réhabilitation

Les bâtiments de la clinique de la Sagesse étaient vides depuis 2009, date du regroupement près de l'hôpital des deux cliniques privées de Dinan. Le promoteur Jean-Claude Quintin avait alors tout racheté avant de chercher un associé pour s'occuper de la partie ancienne.

Un Projet de Rénovation Ambitieux

Un natif de Dinan à la baguette depuis Paris Il l'a trouvé en la personne de Christophe Barillé, Dinannais de naissance et P-DG du groupe parisien de promotion immobilière François 1e r, spécialisé dans la rénovation de bâtiments situés dans les « secteurs sauvegardés » des villes de France. Ce n'est pas le premier projet dinannais pour Christophe Barillé. Son groupe a ainsi rénové l'hôtel de Plouër, près de l'entrée des Cordeliers, dans la Grand'Rue, en 2010 ; ou encore l'ancienne tannerie aux boiseries rouges du bas de la rue du Jerzual, en 2012.

Retour à l'Essence Originelle

Pour l'ancienne clinique, le groupe a investi près de 5 MEUR et s'est associé à l'architecte Olivier Haslé. « On a enlevé toutes les "greffes" fonctionnelles contemporaines pour restaurer l'ensemble en se rapprochant de ce qu'était le bâtiment originel. On a notamment fait des recherches iconographiques pour redonner l'essence de ce bâtiment, conçu à l'origine pour faire office de logements, explique Christophe Barillé. Les 26 logements, qui vont du T2 au T4, ont été totalement vendus il y a plus de deux ans. La plupart des propriétaires ont mis leur logement en location, l'immeuble commence à se remplir. » Ce programme immobilier a bénéficié de la loi Malraux de 1964. « Dans l'esprit de Malraux, qui voulait protéger les centres historiques, nous avons travaillé selon les prescriptions de l'architecte des Bâtiments de France. Cela donne lieu à une petite économie d'impôt pour les investisseurs.

Nouveaux Logements et Modernisation du Quartier

La rue de la Garaye prend un sacré coup de jeune depuis quelques années. Après la construction de 68 logements neufs au sein du parc du comte de la Garaye, terminée en 2013, la réhabilitation des anciens bâtiments du couvent et de la clinique de la Sagesse est en partie achevée. Les 26 logements de la partie la plus visible, derrière l'église Saint-Malo, ont été livrés en juin. Trois autres bâtiments, d'anciennes dépendances du couvent situées rue de la Sagesse, sont transformés en dix autres logements qui seront terminés en juin 2016.

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Les Défis et les Perspectives d'Avenir

Maintien des Services de Santé

En plus du centre périnatal qui va être mis en place à l’hôpital René-Pleven, notamment avec de la chirurgie gynécologique, François Cuesta souhaite « développer des consultations en dehors de l’hôpital. Et faute de bébé, c’est un centre de l’enfant, de l’adolescent et de la famille qui verra le jour à Dinan, cet hiver. « Actuellement, un enfant avec des troubles psychiatriques légers, comme l’anorexie ou la boulimie, doit se rendre à Saint-Brieuc pour être hospitalisé, détaille François Cuesta. En partenariat avec la fondation Saint-Jean-de-Dieu, nous allons transformer une partie du service pédiatrique, pour pouvoir les accueillir. Le personnel dinannais qui travaille à la maternité pourra choisir de s’orienter vers les nouvelles activités de l’hôpital ou rejoindre Saint-Malo. Aucune suppression de poste n’est annoncée.

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