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Aménorrhée : Équilibre Hormonal, Causes et Traitement

L’aménorrhée, ou l’absence de règles chez une femme en âge d’être réglée, n’est pas forcément un signe de gravité, mais elle mérite une attention particulière si elle se prolonge sur plusieurs mois ou années. Cet article explorera les causes possibles de l'aménorrhée, ainsi que des éléments de prise en charge.

Définition de l'Aménorrhée

On distingue deux types d’aménorrhée :

  • Aménorrhée primaire : lorsque les règles ne sont jamais apparues chez une jeune fille. Il est important de noter que chez les adolescentes, les menstruations peuvent mettre du temps à se manifester, car chaque individu a son propre rythme.
  • Aménorrhée secondaire : elle se définit par l'absence de règles pendant plus de 3 mois chez une femme qui était auparavant bien réglée. La première cause à exclure dans ce cas est la grossesse. L'aménorrhée secondaire désigne donc l'absence de règles pendant plus de 3 mois chez une femme en âge d'être réglée.

Le Cycle Menstruel et son Importance

Pour comprendre l'aménorrhée, il est essentiel de connaître le fonctionnement du cycle menstruel. De la puberté à la ménopause, une femme connaît environ cinq cents cycles dont la succession est interrompue par les grossesses. Le cycle menstruel se répète tous les 28 jours environ. Les hormones sexuelles féminines sont de deux types : les estrogènes (estradiol, estrone et estriol) et la progestérone. Elles sont sécrétées par les ovaires selon un cycle, dit cycle menstruel, dont les règles sont la manifestation.

Les Phases du Cycle Menstruel

  1. Phase Folliculaire : Cette première phase du cycle permet de faire grandir un follicule, sous l’action de différentes hormones produites par le cerveau. Au premier jour des règles, le cerveau commence à sécréter de la FSH, ce qui a pour effet de stimuler les ovaires. Quelques jours avant l'ovulation, le cerveau commence à sécréter de la LH.
  2. Ovulation : En milieu de cycle, sous l’action d’une hormone ovarienne, l’estradiol, et avec la participation du cerveau (pic de LH), l’ovulation aura lieu. Au 14e jour du cycle, les taux sanguins de LH sont élevés : l'ovulation a lieu et l'ovaire commence à sécréter de la progestérone.
  3. Phase Lutéale : L’ovulation permet ensuite de sécréter une hormone, la progestérone. Sous l'effet de la progestérone, le cerveau cesse progressivement de sécréter la FSH et la LH : les ovaires diminuent leur production d'estrogènes, puis de progestérone, jusqu'au prochain cycle. Sans ovulation, il y aura très peu de progestérone. Les règles que l’on observe sont le signe que précédemment dans son cycle, on a effectivement ovulé.Tout le long du cycle, il y a une coopération entre le cerveau (axe hypothalamo-hypophysaire) et les ovaires.

Rôle des Hormones

  • Œstrogènes : Les estrogènes sont responsables du développement des organes féminins au moment de la puberté : utérus, seins et épaississement de la paroi du vagin. Ils agissent également sur le cerveau, participent à la consolidation des os, féminisent la voix et jouent un rôle important dans la qualité de la peau et des cheveux. Lorsque les œstrogènes sont insuffisants, cela peut entrainer des difficultés à ovuler et donc une absence de menstruations.
  • Progestérone : La progestérone est produite par les ovaires après l'ovulation (le moment où l'ovule est libéré par l'ovaire). Elle complète et contrôle les effets des estrogènes. Elle permet l'implantation de l'œuf dans l'utérus et participe au bon déroulement de la grossesse. Lorsque l’ovulation est perturbée, la synthèse de progestérone est diminuée. Or, la progestérone participe également à la santé féminine dans son ensemble. Un manque de progestérone pourra avoir un impact sur la fertilité, les troubles de l’humeur, les troubles du sommeil, la rétention d’eau, le risque de douleurs pelviennes, la santé thyroïdienne, l’acné, etc… De plus, une dysovulation entrainera une progestérone basse avec par conséquent un déséquilibre entre les œstrogènes et le progestérone, pourvoyeur notamment du Syndrome Prémenstruel (SPM).

Causes de l'Aménorrhée et des Déséquilibres Hormonaux

Plusieurs facteurs peuvent entraîner une aménorrhée ou des déséquilibres hormonaux.

Causes Physiologiques

  • Grossesse : La cause la plus fréquente d'aménorrhée secondaire est la grossesse.
  • Ménopause : L'arrêt naturel des menstruations lié à l'âge.
  • Allaitement : L'allaitement peut également entraîner une aménorrhée temporaire.

Causes Pathologiques et Facteurs Liés au Mode de Vie

  • Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK) : Le SOPK est la cause la plus fréquente d’anovulation d’origine périphérique et touche 5 à 20% de la population féminine. Un syndrome des ovaires polykystiques ou syndrome de Stein-Leventhal, lié à une augmentation de volume des ovaires liés à la présence de plusieurs petits kystes, est provoqué par un déséquilibre hormonal. Il entraîne des cycles menstruels irréguliers pouvant aboutir à une aménorrhée mais également une obésité abdominale, une infertilité, une acné. Le Docteur Marc Even, gynécologue-obstétricien indique que "ce syndrome est une cause fréquente d'hyperandrogénie chez la femme", et donc une pilosité importante sur la poitrine, le ventre et le visage. Le diagnostic est difficile car ces symptômes ne sont pas toujours observés.
  • Causes hypophysaires : Des taux abaissés de FSH, LH, et d'oestradiol accompagnés d'un test aux progestatifs négatif témoignent d'une atteinte hypophysaire. La prise de médicament comme des neuroleptiques peut être en cause. Une IRM doit être pratiquée afin d'éliminer une tumeur. Un adénome à prolactine est suspecté lorsque l'aménorrhée est associée à une galactorrhée et une augmentation du taux sanguin de prolactine.
  • Aménorrhée des sportifs de haut niveau : Ou encore ce qu’on appelle un déséquilibre de la balance énergétique, c’est-à-dire que l’alimentation n’est pas suffisante par rapport à l’activité physique. La femme ne cherche pas forcément consciemment à restreindre son alimentation mais son activité physique est tellement intense que le déséquilibre se crée.
  • Stress chronique : Le stress chronique peut lui aussi jouer un rôle significatif dans le dérèglement hormonal. Lorsque vous êtes constamment stressé, vos glandes surrénales produisent des niveaux élevés de cortisol, l’hormone du stress.
  • Hypoglycémie : L’hypoglycémie (baisse du taux de glucose dans le sang) peut aussi perturber la production hormonale.
  • Troubles du poids : Atteindre un poids physiologique, c’est-à-dire un « poids de santé » qui permet un bon équilibre hormonal et une ovulation.
  • Médicaments : La prise de certains médicaments, comme des neuroleptiques, peut être en cause.
  • Problèmes de thyroïde : Une hypothyroïdie peut également entraîner des déséquilibres hormonaux.
  • Événements de vie : Chez les femmes, certaines étapes de la vie sont particulièrement susceptibles de causer des dérèglements hormonaux. La grossesse, ou une fausse couche, qui peuvent provoquer des changements hormonaux significatifs, affectant la santé physique et émotionnelle.

Dérèglement Hormonal Général

Un dérèglement hormonal peut arriver chez les deux sexes. Cependant, les femmes y sont particulièrement sujettes. Cela est dû aux évolutions que leur corps subi au cours de leur vie. Les symptômes d’un déséquilibre des hormones peuvent être variés, touchant à la fois le physique et le mental. Les hormones agissent comme des messagers chimiques dans le corps humain. Chaque hormone a un rôle spécifique à jouer. Il existe plusieurs types d’hormones. Chacune d’elles sont produites par des glandes spécifiques et ont des fonctions distinctes. Lorsque cet équilibre complexe est perturbé, on parle de dérèglement hormonal. Les conséquences varient en fonction de l’hormone impliquée et du type de déséquilibre. Chez les femmes, l’un des signes les plus évidents d’un dérèglement hormonal est la perturbation du cycle menstruel. Les troubles du cycles menstruel sont généralement associés à une perturbation des hormones sexuelles comme les œstrogènes et la progestérone. En dehors d’une perturbation du cycle menstruel, il n’est pas toujours aisé de reconnaître un dérèglement hormonal. Et pour cause, les signes physiques peuvent être variés selon l’hormone en question. Au-delà des manifestations physiques, des symptômes psychologiques peuvent apparaître.

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Diagnostic

Si vous présentez des symptômes indiquant un dérèglement hormonal ou une aménorrhée, il est important de consulter un professionnel de santé.

  1. Consultation Médicale : Vous pouvez consulter votre médecin généraliste en premier lieu.
  2. Bilan Hormonal : Celui-ci pourra effectuer votre bilan hormonal. Vos résultats permettent d’identifier l’hormone liée à ce déséquilibre.
  3. Spécialiste : Cela peut être un endocrinologue. Il s’agit du spécialiste des hormones.
  4. Examens complémentaires : Une IRM peut être pratiquée afin d'éliminer une tumeur, notamment en cas de suspicion d'atteinte hypophysaire. Vous retrouverez ici un arbre décisionnel très bien fait sur le diagnostic et la prise en charge des différentes aménorrhées secondaires.

Traitement et Prise en Charge

Le traitement est adapté à la cause de l’aménorrhée. Il n’existe pas de prise en charge unique qui pourrait convenir à tous les cas. En fonction des causes des déséquilibres hormonaux et de l’absence d’ovulation, plusieurs stratégies pourront être proposées par votre professionnel de santé.

Approches Médicales

  • Traitements médicamenteux : Dans de nombreux cas, des traitements médicamenteux peuvent être utilisés pour rétablir l’équilibre hormonal.
  • Contraceptifs hormonaux : D’un contraceptif hormonal, tels que les pilules contraceptives. Il est important de noter que les saignements sous traitement hormonal type pilule ne sont pas de « vraies règles », puisque ces dernières sont le reflet d’une ovulation qui a eu lieu dans le cycle. La fonction première d’une pilule est d’être contraceptive, c’est-à-dire de bloquer l’ovulation pour empêcher une grossesse. Ne pas avoir des saignements sous traitement hormonal n’augmente pas le risque de développer le cancer de l’endomètre.

Approches Naturelles et Complémentaires

  • Gestion du stress : Techniques de relaxation, yoga, méditation peuvent aider à réduire le stress chronique.
  • Alimentation équilibrée : Adopter une alimentation saine et équilibrée pour éviter les carences et maintenir un poids de santé.
  • Complémentation : Une complémentation, si carence avérée, peut être intéressante pour soutenir votre cycle. J’ai sélectionné avec soin une marque française de compléments alimentaires, Nutri&Co, que j’affectionne particulièrement pour plusieurs raisons : la qualité et l’efficacité de ses produits, la traçabilité et la transparence de la marque, ainsi que son excellent rapport qualité-prix. 👉Pour vous permettre de découvrir leurs produits avec un avantage exclusif, je vous propose un code de réduction, généralement cumulable avec les offres déjà en cours😉. Recommandation : Comme pour tout complément, je vous invite à consulter un professionnel de santé avant d’intégrer un nouveau produit à votre routine.
  • Hygiène de vie : Adopter une bonne hygiène de vie avec un sommeil suffisant et une activité physique modérée.

Importance de la Progestérone

Lorsque l’ovulation est perturbée, la synthèse de progestérone est diminuée. Or, la progestérone participe également à la santé féminine dans son ensemble. Un manque de progestérone pourra avoir un impact sur la fertilité, les troubles de l’humeur, les troubles du sommeil, la rétention d’eau, le risque de douleurs pelviennes, la santé thyroïdienne, l’acné, etc… De plus, une dysovulation entrainera une progestérone basse avec par conséquent un déséquilibre entre les œstrogènes et le progestérone, pourvoyeur notamment du Syndrome Prémenstruel (SPM).

Conséquences de l'Aménorrhée

Il est évident qu’en fonction de la ou des causes de l’aménorrhée, les conséquences sur la santé de la femme seront différentes. Par exemple : une hypothyroïdie n’entrainera pas les mêmes symptômes ni les mêmes conséquences sur la santé qu’une aménorrhée en lien avec une carence alimentaire sévère. L’aménorrhée est donc un sujet sérieux à investiguer et à prendre en charge indépendamment de tout désir de grossesse. Si ne pas avoir ses règles une fois de temps en temps n’entraine pas de lourdes conséquences. L’’absence de règles invite toutefois à rechercher les causes de cette aménorrhée.

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