L'alimentation au pic de lactation est une phase cruciale pour les animaux d'élevage, notamment les vaches laitières, les truies, les chèvres et les juments. Une gestion nutritionnelle adéquate pendant cette période peut significativement influencer la production laitière, la santé et la fertilité de l'animal. Cet article explore les recommandations d'alimentation spécifiques pour chaque espèce, en mettant l'accent sur les besoins énergétiques, protéiques, minéraux et vitaminiques, ainsi que sur les stratégies pour prévenir les troubles métaboliques et optimiser la production.
Alimentation de la Vache Laitière au Pic de Lactation
De nombreux experts et éleveurs conviennent qu'une vache ayant bien démarré sa lactation, sans problèmes de santé, sera productive et efficace tout au long de sa lactation si elle reçoit une ration de qualité. L'individualisation d'une ration de qualité est rapidement rentabilisée grâce à l'augmentation de la productivité et à la réduction des troubles de santé.
Importance de l'Individualisation de la Ration
Un aliment de production spécifique pour le début de lactation sera rentable avec une individualisation de la ration, favorisée par la progression des robots de traite, afin de cibler la distribution selon les niveaux de production ou les stades physiologiques. Il est souvent observé que les meilleures réponses d'un aliment début de lactation sont obtenues sur les vaches à plus de 35 kg de lait.
Facteurs Limitants et Besoins Spécifiques
Souvent, les aliments de production se différencient par le niveau de protéine. Or, en réalité, c'est l'énergie le facteur le plus limitant pour les vaches à plus de 35 litres. Le deuxième élément de différenciation est le taux de protéines by-pass, non digérées dans le rumen, qui est supérieur pour combler le déficit de production de protéines microbiennes en début de lactation. Enfin, pour aller plus loin dans la recherche de l'efficacité du métabolisme et de la transformation de la ration, on incorpore des facteurs nutritionnels.
Rôle des Vitamines du Groupe B
Les bactéries du rumen produisent suffisamment de vitamines du groupe B pour pourvoir aux besoins des vaches à moins de 30 litres de lait. Mais cette production est insuffisante pour les besoins des vaches laitières à plus de 35 litres qui reçoivent une part plus importante de concentrés. Or, ces vitamines ont un rôle clé dans le métabolisme du glucose au niveau du foie. De plus, elles sont hydrosolubles, ce qui signifie qu'elles ne peuvent pas être stockées dans l'organisme. Il est donc indispensable d'en apporter en début de lactation.
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Solutions Hépato-Protectrices
Les solutions hépato-protectrices sont très souvent apportées par « cure » pendant 5 jours. Or, l'efficacité de ces solutions est maximale lorsqu'elles sont distribuées pendant les 45 premiers jours de lactation, c'est-à-dire quand les animaux sont en déficit énergétique. Parmi elles, Profresh Starter est une solution granulée qui contient des vitamines du groupe B, de la méthionine, choline et des extraits végétaux. Elle se distribue à raison de 250 g/VL/J pendant le début de lactation, ou peut être incorporée directement dans l'aliment de production. Son coût est de 25 € par vache distribuée sur 21 jours, la durée minimum d'apport conseillée. Plusieurs essais montrent que les vaches supplémentées avec Profresh Starter ont produit 2 à 4 kg de lait en plus par jour pendant la totalité de la période d'observation, c'est-à-dire leurs premiers 150 jours de lactation. La distribution de Profresh Starter s'est donc traduite par, au moins, 300 kg de lait en plus sur l'ensemble de la lactation sans augmentation de la consommation d'aliment.
Gestion de l'Inflammation
L'inflammation est une réaction naturelle à une agression, permettant l'adaptation de l'immunité. Cependant, elle devient problématique lorsqu'elle est incontrôlable, chronique et provoque des lésions plus importantes que l'agression elle-même. Ces réactions sont souvent incriminées dans les métrites, mammites et maladies métaboliques.
La période du vêlage est particulièrement sensible, car le système immunitaire est affecté par des changements hormonaux et métaboliques qui entraînent plus d'inflammation et créent un état de stress métabolique. La balance énergétique négative à cette période et la mobilisation graisseuse qui en résulte exacerbent aussi l'action des médiateurs de l'inflammation.
Plusieurs facteurs alimentaires influencent les réactions inflammatoires. Le niveau énergétique de la ration au tarissement est crucial. Des vaches taries nourries avec une ration en excès d'énergie à base de maïs, avec une part d'amidon by-pass importante, sont plus sensibles aux inflammations. Un excès d'énergie, qui provoque un état pro-inflammatoire, est aussi néfaste chez les génisses en croissance car les cytokines interfèrent avec l'hormone de croissance.
Les réactions inflammatoires entraînent également une augmentation des radicaux libres qui peuvent aggraver les lésions tissulaires. Et l'acidose chronique liée à l'apport de concentrés riches en amidon entraîne une inflammation du tube digestif, notamment du gros intestin. La dérive de flore et la baisse d'efficacité des fermentations dans le rumen et l'intestin diminuent par ailleurs la digestibilité des fibres qui peuvent alors « racler » la muqueuse intestinale et accentuer l'inflammation. Enfin, la qualité des protéines de la ration est importante. Une supplémentation en méthionine, qui régule l'équilibre entre la synthèse des protéines inflammatoires et celle des protéines antioxydantes, peut permettre de réduire l'inflammation.
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Pour favoriser une meilleure ingestion après le vêlage, il faut éviter les apports au-delà des recommandations en fin de période sèche. Et les premières semaines après vêlage, la ration doit être d'excellente qualité et riche en amidon. Un additif comme le monensin, qui réduit la fréquence de la cétose, permet aussi de limiter l'inflammation systémique qui en découle. Une transition alimentaire d'au moins trois semaines et le respect d'une fibrosité suffisante de la ration sont par ailleurs essentielles pour limiter le risque d'acidose ruminale subaiguë. L'apport de bicarbonate peut aussi être envisagé.
Enfin, la maîtrise de l'état corporel au vêlage est essentielle. Une note de 3,25 semble optimale pour que la vache ait assez de réserves adipeuses en début de lactation, tout en prévenant le risque de cétose et stéatose. Et l'état corporel évoluant peu en période sèche, cela suppose d'agir en amont, en maîtrisant l'alimentation en fin de la lactation précédente.
Alimentation de la Truie au Pic de Lactation
L'alimentation de la truie pendant la lactation est essentielle pour assurer une production laitière optimale, la santé de la truie et la croissance des porcelets. La phase de lactation est la plus critique tant pour les porcelets que pour les truies.
Besoins Énergétiques et Alimentation Progressive
Pour qu'une truie ait une bonne mise-bas, il faut qu'elle ait suffisamment d'énergie pour la réaliser dans le moins de temps possible. Idéalement, il faudrait rentrer les truies en maternité pendant cette période, mais cela est quelque peu irréalisable dans la pratique.
Il y a quelque temps, le jour de la mise-bas, on leur donnait peu ou pas d'aliments, ce qui est préjudiciable. Si nous voulons atteindre le potentiel maximal des truies, nous devons commencer depuis le jour de la mise-bas ou, mieux, depuis les les 10 jours précédents. Une faible consommation impliquera que la truie doit prendre dans les réserves dans les premiers jours, moment où elle a le plus besoin, de s'alimenter pour bien récupérer de la mise-bas et commencer à allaiter avec du lait de qualité. Pour atteindre ces consommations, il est essentiel que nous arrêtions de programmer les courbes d'alimentation en prenant comme référence les truies qui mangent moins ou la moyenne de l'élevage, car de cette façon nous perdons le potentiel de l'autre moitié des truies.
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Importance de l'État Corporel
État corporel : il est essentiel de différencier les grosses reproductrices et les maigres. Il sera plus difficile pour une grosse truie de mettre bas, et il sera plus difficile pour l'éleveur de l'amener à sa productivité laitière maximale. C'est pourquoi il est important de contrôler l'état corporel pendant la gestation. Les jeunes truies n'ont pas les mêmes besoins que les multipares et n'ont pas non plus la même capacité de consommation alimentaire. Les nullipares avant la mise-bas devraient consommer environ 3 kg d'aliments lactation et 3,8-4 kg / jour pour les multipares.
Gestion de l'Alimentation Quotidienne
La quantité de prises quotidiennes dépend de la quantité d'aliment qu'elles ont; un maximum de 2-2,5 kg par repas serait idéal. Par temps chaud, il serait intéressant de donner les repas tôt et tard pour que les truies ne soient pas trop gênées par la chaleur. Le débit de l'abreuvoir est important, plus en été, afin que la truie puisse boire beaucoup d'eau sans avoir beaucoup de travail pour appuyer sur l'abreuvoir. Après la mise-bas, on doit laisser les portées consommer du colostrum avec leur mère pendant au moins 12 à 16 heures. Egaliser ensuite par taille et selon les mamelles de chaque truie.
Quand nous avons obtenu un bon ingéré au cours des 10 premiers jours, nous avons déjà fait le plus difficile. Une consommation élevée en lactation n'est jamais une perte, c'est le meilleur investissement que nous puissions faire. Un signe que nous avons fait du bon travail est de voir des porcelets sauter une prise lorsque la truie donne à manger. Mais la meilleure chose que nous puissions faire est d'augmenter la consommation, d'essayer de nourrir plus de fois, d'éviter les heures chaudes et surtout que la nourriture ne reste pas dans l'auge plus de 2 heures, idéalement 30 minutes pour terminer la ration fournie à chaque prise.
Préparation au Sevrage et au Cycle de Reproduction
Dans cette phase, nous avons déjà fait tout ce que nous avons pu pour la production de lait; Il est temps de vérifier que les truies ne deviennent pas trop maigres ou trop grasses en pensant au prochain cycle de reproduction et en gardant toujours à l'esprit que les porcelets doivent continuer à croître à un bon rythme.
Alimentation de la Chèvre au Pic de Lactation
En février, c'est le début de la période de mise-bas de printemps dans les élevages caprins. En vous préparant aux mises-bas, vous pourrez prévenir de multiples problèmes, plus particulièrement l'apparition des troubles métaboliques et notamment la toxémie de gestation.
Prévention de la Toxémie de Gestation
En fin de gestation, le rumen est comprimé par l'occupation de l'utérus. En effet, en moyenne, une chevrette en fin de gestation possède une capacité d'ingestion d'environ 1.6 kg de matière sèche quand une chèvre adulte dispose d'une capacité de 2.3kg. Les besoins énergétiques de l'animal étant en parallèle importants à cette période, si l'apport par les aliments est insuffisant, la chèvre mobilise sa masse graisseuse.
Il existe plusieurs recommandations pour prévenir la toxémie sur le long terme. Tout d'abord, il est conseillé de ne pas avoir de chèvres trop grasses ou trop maigres à la mise à la reproduction. Vous êtes dans une situation à risque proche ? Il est dans ce cas recommandé de donner 50 à 60 gr par jour et par animal de propylène en granulé, de 4 semaines avant jusqu'à 3 semaines après la mise-bas. Vous pouvez aussi réaliser un drainage hépatique. Si de premiers symptômes apparaissent, réalisez rapidement une perfusion de glucose et d'anti-inflammatoires.
Pour ce faire, dans la pratique, les fourrages de qualité et les concentrés distribués en lactation sont introduits progressivement avant la mise-bas. Permettre une mise-bas et un démarrage des chevreaux / chevrettes de renouvellement dans les meilleures conditions ! La période de mise bas est une étape clé dans la réussite de la lactation à venir, et de l'élevage des chevrettes de renouvellement. En complément de la ration, la phase de préparation ne se limite pas au rationnement. Des aides au fonctionnement digestif, comme l'apport d'hépato protecteur ou de propylèneglycol, pourront être envisagées (après déparasitage le cas échéant) dans le cas d'une ration riche en sucre, ou s'il y a eu une transition alimentaire rapidement effectuée.
Alimentation de la Jument au Pic de Lactation
La lactation est l'étape la plus exigeante physiologiquement pour la poulinière. C'est à ce moment-là que ses besoins nutritionnels vont considérablement augmenter. Les trois premiers mois de lactation de la poulinière sont les plus importants. C'est pendant cette période de production maximale que les besoins énergétiques de la jument sont au moins doublés par rapport à l'entretien.
Besoins Nutritionnels Accrus
Afin de produire du lait de qualité en quantité suffisante, il est nécessaire de couvrir les besoins en protéines, minéraux et vitamines. Ces trois choses essentielles ayant souvent des réserves plus modestes, ce qui provoque des carences plus fréquentes. Ainsi, les apports alimentaires sont responsables de la richesse du lait en oligos et minéraux, dont les carences peuvent compromettre le développement osseux du poulain, la fertilité de la jument et leurs immunités.
Pour que la poulinière ne soit pas sous-alimentée et qu'elle n'ait pas de carences, il est nécessaire que la jument ait une ration alimentaire adaptée à ses besoins. C'est important car si le régime alimentaire d'une poulinière en lactation est restreint, elle sacrifiera ses propres réserves de calories pour son poulain.
Alimentation de Base et Complémentation
L'alimentation de base de la poulinière reste le foin et/ou l'herbe de haute qualité. Effectivement, afin de répondre à l'ensemble des besoins nutritionnels pendant la période de lactation, il est fortement recommandé de complémenter la poulinière. Les produits céréaliers formulés pour les poulinières sont conçus pour répondre aux besoins nutritionnels des juments gestantes et allaitantes. Pour cela, nous vous recommandons les aliments Stud et Success qui sont dédiés aux chevaux d'élevage. Au contraire, si la jument commence à prendre du poids en fin de gestation, avec la quantité d'aliment recommandée (et que vous souhaitez que son poids reste stable), son alimentation doit être remplacée par un aliment plus concentré en protéines et en minéraux. Afin d'accompagner au mieux les besoins élevés de la poulinière, vous pouvez utiliser des compléments nutritionnels pour chevaux d'élevage (minéral spécifique élevage, détoxifiant, seaux et pierre à lécher…).
La lactation de la poulinière est une période très délicate en fonction des différents besoins que la jument peut exprimer. Ainsi, il est nécessaire d'y accorder une importance particulière pour ne pas mettre en danger la poulinière et le poulain. Après la mise bas, la ration équilibrée est gage de réussite.
Production Laitière et Besoins Totaux
Après avoir pouliné, la jument allaite son poulain pendant 6 à 7 mois. Elle produit en moyenne 2 à 3,5 kg de lait pour 100 kg de poids vif (PV) par jour, soit 10 à 20 l/j selon les races. Chez la ponette, la production de lait peut aller jusqu'à 4-5 kg pour 100 kg PV. La quantité de lait sécrété est élevée dès la première semaine après le poulinage. Le pic de production se situe entre le 2ème et 3ème mois. On observe sur les mois suivants une bonne persistance de la production de lait. Au sevrage, une jument produit encore 2kg de lait par 100kg de poids vif par jour. La jument compense la faible valeur énergétique de son lait par une production abondante tout au long de la période de lactation. C'est à cette période qu'elle connaît ses plus grands besoins nutritionnels.
Les besoins totaux de la jument allaitante sont la somme des besoins d’entretien, de lactation et de gestation (lorsque la jument est de nouveau fécondée après la mise bas). Ils sont particulièrement importants au moment du pic de lactation, les 2ème et 3ème mois (2 à 2,3 fois les besoins d’entretien). Puis ils se maintiennent à un niveau relativement élevé à partir du 4ème mois (1,6 fois les besoins d’entretien).
Besoins Azotés, Minéraux et Vitaminiques
L’évolution des besoins azotés suit celle des besoins énergétiques. Pour couvrir les besoins azotés, la ration totale en fin de gestation et en lactation doit contenir environ 100g MADC/1UFC. La jument en lactation a des besoins spécifiques en acides aminés indispensables - AAI (ex lysine : 10g/100kg PV par jour, source : National Research Council). Les AAI sont intégrés dans les aliments du commerce destinés aux poulinières et poulains en croissance. La luzerne, le soja sont réputés pour leur richesse. Un déficit en azote ou en acides aminés essentiels provoque une baisse de la production de lait. Il est primordial de vérifier à la fois la quantité de matières azotées apportées par la ration ainsi que la qualité des protéines (acides aminés indispensables) telles que la lysine et la méthionine.
Les besoins en calcium (Ca) et phosphore (P) augmentent en période de lactation. On veillera à ce que la ration totale contienne 0,6% de Ca et 0,4% de P. La jument a des besoins élevés en vitamines (spécialement A, D3 et E) ainsi qu'en minéraux et oligo-éléments. Pour éviter toute carence nuisible au poulain et à la jument, il est nécessaire de supplémenter la ration en vitamines et minéraux.
Alimentation Spécifique et Suivi
Les besoins alimentaires de votre jument sont à leur maximum lors des 3 premiers mois de lactation. La ration de base de la jument allaitante est le fourrage de bonne valeur nutritive (herbe ou fourrage conservé). Selon la saison et la qualité du fourrage principal, le niveau élevé des besoins en énergie et en azote est atteint par l'ajout d'un aliment concentré : soit un mélange « fermier » comportant céréales, supplémentation azotée (luzerne ou soja) et complément minéral et vitaminique (CMV), soit un aliment complémentaire du commerce pour jument allaitante, formulé pour couvrir l'ensemble de ses besoins en complément du fourrage. Il est préférable d’augmenter les apports alimentaires de manière progressive.
Pour la jument nourrie essentiellement à l'herbe, une complémentation minérale et vitaminée est conseillée au minimum par une pierre à sel (NaCl seul), un bloc à lécher (composé de minéraux et oligo-éléments) ou en distribuant la complémentation individuellement dans un peu de concentrés.
Juments de Sport, Course ou Loisir
En pratique, la jument en lactation de race de course, de sport voire de loisir est souvent complémentée au pâturage avec des concentrés. Des résultats récents obtenus par l'Ifce et l'INRA chez la jument allaitante de race de sport (Selle Français, Anglo-arabe) conduite sur des prairies permanentes fertiles (Corrèze, alt.) ont montré qu'elles ont maintenu leur poids vif et une note d'état corporel supérieure à 3. Les poulains ont eu une bonne croissance et une bonne conformation, identiques quelque soit la conduite des juments.
Des études ont précisé le seuil de disponibilité en herbe en dessous duquel la mise en place d'une complémentation énergétique est nécessaire pour couvrir les besoins nutritionnels de la jument allaitante. Les résultats d'une première étude au cours de laquelle les juments en lactation exploitaient ces mêmes "bonnes" prairies avec un pâturage au fil avant - fil arrière montrent qu'elles n'étaient plus en mesure de couvrir leurs besoins lorsque la disponibilité en herbe était inférieure à 71g MS/kgPV/j. Cela correspond à une hauteur d'herbe en sortie de parc inférieure à 5cm.
Juments de Trait ou de Loisir
Les juments de trait ou de loisir sont généralement au pâturage toute l’année. De ce fait, elles sont alimentées selon les ressources herbagères disponibles. Vers 3 - 4 mois de lactation, un début d'involution mammaire (réduction) est observée. Au moment du sevrage, la jument se tarit. Pour encourager l’arrêt de la production de lait, les apports alimentaires doivent être progressivement diminués avant la séparation mère-poulain. La restriction commencera 4 à 5 jours avant la séparation.
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