Loading...

"Interplay" de Ride : Une plongée dans la pop des années 80 et une rétrospective sur leur discographie

Depuis leur retour en 2017, Ride a fait preuve d'une productivité remarquable. Le groupe d'Oxford revient avec "Interplay", leur septième album, un hommage assumé à la pop des années 80. Loin des tensions de leurs débuts, Ride aborde désormais son passé avec sérénité, se permettant même de classer ses albums par ordre de préférence.

Un exercice d'introspection : Ride classe ses albums

Andy Bell, guitariste fondateur de Ride et ancien bassiste d'Oasis, s'est prêté au jeu de classer les albums du groupe. Un exercice délicat, mais révélateur de l'évolution du groupe et de leur regard sur leur propre œuvre.

"Tarantula" : Le mal-aimé

Sans surprise, "Tarantula" est désigné comme l'album le moins apprécié par Andy Bell. Il exprime un malaise vis-à-vis de ses propres compositions et paroles sur cet album, le décrivant comme "étrange, un peu rétro mais sans que ça soit vraiment assumé". L'alchimie du groupe n'était plus au rendez-vous, rendant l'expérience globalement négative. L'album avait d'ailleurs été retiré de la vente une semaine après sa sortie, une décision prise par le groupe après leur séparation.

"Carnival of Light" : Une réévaluation tardive

Andy Bell se montre surpris de trouver "Carnival of Light" si bas dans son classement personnel. Il reconnaît avoir réévalué l'album positivement, notamment lors de la vérification des test-pressings pour sa réédition. Il salue la qualité de la production et les qualités musicales de l'album. Cependant, il persiste un problème avec ses propres contributions, qu'il juge "embarrassantes" par moments. Il considère que "Carnival of Light" est une sorte de "focus sur le rock 70's". La production de l'album avait été confiée à John Leckie, connu pour son travail avec les Stone Roses et The Verve.

"Interplay" : Un retour aux sources pop

Andy Bell établit un parallèle entre "Carnival of Light" et "Interplay", de la même manière qu'il compare "Weather Diaries" et "This is not a safe place". Il considère qu'"Interplay" a un son plus mainstream, à l'image de "Carnival of Light". Avec "Interplay", Ride a fait le choix de se concentrer sur la pop des années 80, une musique qui les a bercés durant leur jeunesse. Andy Bell cite The Smiths, The Cure, Depeche Mode, Talk Talk, Tears for Fears et Japan comme influences majeures. L'objectif était d'améliorer les chansons en leur donnant une couleur et un sentiment 80's pop authentiques.

Lire aussi: Pourquoi utiliser des albums sans texte à la maternelle ?

Évolution du processus créatif au sein du groupe

Andy Bell souligne que le processus interne du groupe a constamment évolué depuis leurs débuts. Après le succès de "Nowhere", Ride a cherché à se renouveler en modifiant sa façon de faire. L'écriture de "Going Blank Again" s'est faite en grande partie en studio, laissant place à l'expérimentation. Andy Bell décrit cette période comme "grisante" et considère "Going Blank Again" comme leur album "Technicolor". L'album "Weather Diaries" était influencé par le post-punk.

"Ride n'a pas vraiment un son Ride, plutôt différentes tentatives esthétiques soniques"

Ride a toujours refusé d'être étiqueté comme un groupe de shoegazing, ce qui les a poussés à explorer des sonorités plus rock 70's sur certains albums. Andy Bell insiste sur le fait qu'il n'y a pas vraiment un son Ride, mais plutôt une succession de tentatives esthétiques et soniques. Il souligne l'importance de la section rythmique, comparant l'apport de Steve Queralt à la basse à celui de Peter Hook à New Order.

"Weather Diaries" et "This is Not a Safe Place" : Le come-back réussi

Andy Bell évoque avec enthousiasme la période positive qui a suivi la reformation du groupe. Après une année de tournée à jouer leurs anciens morceaux, Ride était impatient de retourner en studio pour composer de nouvelles chansons. La collaboration avec le producteur Erol Alkan a été déterminante pour retrouver le feeling de "Going Blank Again".

"Going Blank Again" : L'album de l'expérimentation

Andy Bell garde un souvenir ému de l'enregistrement de "Going Blank Again", une période d'expérimentation et de liberté créative. Le groupe avait du temps à disposition en studio et pouvait y travailler à toute heure. Andy Bell se souvient avoir pris beaucoup de plaisir à créer des segments et des chansons courtes. Il considère que "Going Blank Again" comporte "tous les éléments musicaux que nous maîtrisons le plus et faisons le mieux".

"Nowhere" : L'album fondateur

Sans surprise, "Nowhere" occupe la première place dans le classement d'Andy Bell. Il considère que cet album est leur meilleur en termes de songwriting et souligne l'importance des réactions du public en concert. "Nowhere" contient des morceaux emblématiques comme "Vapour Trail" et "Seagull", qui sont parmi les préférés des fans de Ride. Andy Bell évoque la "magie des premiers temps" et le côté "hyper homogène" de l'album, comme s'il avait été enregistré dans un immense hall d'église.

Lire aussi: Cornebidouille: l'essentiel

L'évolution des relations au sein du groupe

Andy Bell se confie sur l'évolution des relations au sein du groupe. Si Ride a connu des débuts "incroyables", des tensions sont apparues au fil des années, menant à leur séparation. Depuis leur reformation, les relations sont plus apaisées et la communication interne est plus équilibrée, ce qui explique en partie leur bon fonctionnement actuel.

Lire aussi: Album thématique : les graines à la maternelle

tags: #album #tout #allait #bien #critique

Articles populaires:

Share: