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Homosexualité Masculine : Statistiques et Facteurs Influents

L'homosexualité masculine est un sujet complexe et multidimensionnel, influencé par une combinaison de facteurs biologiques, génétiques, environnementaux et sociaux. Cet article se propose d'explorer les statistiques actuelles sur l'homosexualité masculine et d'examiner les différents facteurs qui peuvent influencer l'orientation sexuelle.

Introduction

Qu'est-ce qui fait qu'à l'adolescence nous sommes spontanément attirés sexuellement soit par des personnes du même sexe soit par des personnes du sexe opposé ? Alors que certains considèrent l’homosexualité comme le résultat d’interactions avec les parents ou les congénères pendant la petite enfance, il est assez largement admis dans la communauté scientifique que l’orientation sexuelle est largement contrôlée par un ensemble de facteurs biologiques incluant l’action de différents gènes, l’action précoce de la testostérone, ou une réaction immunitaire progressive des mères contre un ou des antigènes masculins reconnus comme étrangers au cours de grossesses successives.

Prévalence de l'Homosexualité Masculine

En termes simples, 4,5 % des Américains s’identifient comme LGBT. Cependant, ce pourcentage peut continuer à être ventilé en fonction de la manière dont ces personnes LGBT s’identifient en particulier, ainsi qu’en fonction de l’emplacement, de l’âge, de la race, du sexe, etc. Avant d’explorer ces statistiques LGBT, il est important de comprendre comment nous définirons « gay » dans cet article. Souvent, le mot « gay » est utilisé comme terme générique pour désigner toute personne s’identifiant comme LGBTQ+. Environ 25,6 millions Les Américains (11 % de la population américaine) ont reconnu attirance envers le même sexe. 63% des Américains ont déclaré que l’homosexualité doit être acceptée par la société. 4,5% des Américains adultes (environ 11 millions de personnes) identifiés comme LGBT. 5,1% des femmes s’identifier comme LGBT. Seulement 3,9% des hommes s’identifier comme LGBT. 0,7% des adultes âgés de 18 à 24 ans s’identifient comme transgenres. 0,6% des adultes âgés de 25 à 64 ans s’identifient comme transgenres.

Sur la base d’une recherche spécifique sur la population LGBT aux États-Unis, on estime que le pourcentage de gays et de lesbiennes aux États-Unis est de 1,7 %. Cependant, cela n’inclut que les personnes qui s’identifient spécifiquement comme gays ou lesbiennes. Environ 25,6 millions Les Américains (11 % de la population américaine) ont reconnu une attirance pour le même sexe. 63% des Américains ont déclaré que l’homosexualité devrait être acceptée par la société. Les résultats de recherches similaires montrent que 8,2 % de la population américaine (19 millions d’Américains) a eu un comportement sexuel homosexuel et que 11 % de la population américaine (25,6 millions d’Américains) a reconnu une attirance pour le même sexe.

Bien que la population gay et lesbienne identifiée représente moins de 2 % de la population, 63 % des Américains ont déclaré que l’homosexualité devrait être acceptée par la société. Ce qui est particulièrement intéressant dans cette statistique, c’est qu’il s’agit d’une augmentation de 123 % par rapport à la même recherche dix ans auparavant. Cette statistique illustre la hausse de l’acceptation de la communauté LGBT dans son ensemble. La population LGBT aux États-Unis dans son ensemble représente 4,5 % des adultes, soit environ 11 millions de personnes. Il s’agit d’une augmentation significative par rapport au même rapport publié cinq ans auparavant, dans lequel 3,5 %, soit 8,3 millions de personnes, s’identifiaient comme LGBT.

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Facteurs Génétiques

On sait depuis longtemps que l’orientation sexuelle possède une composante héréditaire. Si un homme homosexuel est présent dans une famille, la probabilité que d’autres personnes partagent cette orientation est plus élevée que dans la moyenne de la population. Par ailleurs les vrais jumeaux qui partagent le même matériel génétique présentent toujours une concordance d’orientation sexuelle plus grande que les faux jumeaux. Si cette composante héritable est indiscutable, l’identification du ou des gènes impliqués s’est révélée difficile.

L’étude confirme tout d’abord l’héritabilité de l’homosexualité. Dans la population étudiée, les individus apparentés étaient plus susceptibles d’avoir une orientation sexuelle concordante. La recherche présentée utilise une technique appelée Étude d’association sur l’ensemble du génome (en anglais Genome wide association study, ou Gwas), qui par des analyses statistiques sophistiquées identifie des corrélations entre des variations observées au niveau de l’ADN (différences affectant un seul nucléotide) et une caractéristique physiologique ou comportementale. Les auteurs ont ainsi découvert un grand nombre de sites de l’ADN (des loci) où les variations sont corrélées avec le fait d’avoir eu ou non une relation homosexuelle. Cependant, même avec la population énorme étudiée, seuls cinq d’entre eux étaient considérés comme statistiquement significatifs en tenant compte des comparaisons multiples réalisées. Deux de ces sites se retrouvent chez les hommes comme chez les femmes, deux chez les hommes et un chez les femmes seulement. L’étude suggère donc que les bases génétiques de l’homosexualité sont au moins en partie différentes dans les deux sexes. La contribution génétique serait aussi plus importante chez les hommes que chez les femmes. De façon intéressante, au niveau des cinq sites de l’ADN corrélés à l’homosexualité on retrouve des gènes associés à l’olfaction (récepteurs pour certaines odeurs) et au contrôle de la production de testostérone et d’œstradiol (un facteur lié au développement des gonades de souris et un facteur situé en aval du gène SRY déterminant la formation du testicule). L’ensemble des loci identifiés pourraient avoir une part de responsabilité de 8 à 25 % dans les comportements homosexuels, voire plus car l’étude ne capture pas nécessairement l’ensemble des sites impliqués à un faible niveau. Mais il faut noter que seul 1 % des sujets homosexuels étudiés présentent l’ensemble des variations de ces loci. Ce résultat n’est cependant pas surprenant car il n’existe pas un seul type d’homosexuels. Il existe de toute évidence différents types et probablement différentes causes à l’homosexualité masculine et féminine.

En 1993, le généticien américain Dean Hamer et ses collaborateurs (Hamer, Hu, Magnuson, Hu, & Pattatucci, 1993) publièrent dans la revue Science la première étude recherchant des facteurs génétiques associés à l’homosexualité masculine. Cette étude se basait sur 114 familles au sein desquelles plusieurs hommes étaient homosexuels. L’analyse des pedigrees fit ressortir l’hypothèse d’une transmission maternelle d’un facteur génétique de susceptibilité à l’homosexualité masculine. Comme les femmes ont deux chromosomes X et les hommes un seul (qu’ils héritent de leur mère), il est bien connu que les traits s’exprimant chez les hommes en étant transmis par leur mère sans affecter celle-ci sont souvent associés à des gènes sur le chromosome X (c’est le cas par exemple de l’hémophilie et du daltonisme). Partant de là, une analyse de liaison sur le chromosome X, comparant l’ADN de frères homo et hétérosexuels et de leur mère dans 40 familles, révéla qu’une version particulière d’une certaine région du chromosome X (notée Xq28) était transmise plus fréquemment aux hommes homosexuels qu’à leurs frères hétérosexuels, dans 33 des 40 familles analysées.

Facteurs Hormonaux et Immunologiques

Plusieurs études suggèrent en effet qu'un stress très important subi par la mère durant la grossesse pourrait déséquilibrer la machine hormonale de l'embryon et influencer durablement son orientation sexuelle, explique-t-il (écouter l'interview complète). Selon ces études, les homosexuels auraient été exposés durant leur vie embryonnaire à des concentrations atypiques d'hormones, trop d'androgènes pour la femme et pas assez pour l'homme. "Chez l'animal, il est d'ailleurs possible de modifier expérimentalement les taux d'hormones auxquels sont exposés les embryons. Soit on peut rajouter, lors d'une phase précise du développement, de la testostérone dans les embryons femelles, soit on peut bloquer l'action de la testostérone dans les embryons mâles. Et à l'âge adulte on retrouvera des caractéristiques comportementales du sexe opposé bien que les structures morphologiques et génitales de l'animal n'aient pas été modifiées", explique la RTBF.

Le psychologue et sexologue Ray Blanchard, chercheur à l’université de Toronto, a observé dans plus de dix études différentes portant sur plus de 10 000 participants que les hommes homosexuels avaient en moyenne plus de grands frères (0.79) que les hommes hétérosexuels (0.62), et plus de grands frères que de grandes sœurs, de petits frères et de petites sœurs (Blanchard, 2004 ; cf. Figure) 3. Ces résultats ont été répliqués dans différents pays et par des investigateurs indépendants (Camperio-Ciani, Corna, & Capiluppi, 2004 ; Williams et al., 2000). De toute évidence, avoir des grands frères ne peut être ni nécessaire ni suffisant pour devenir homosexuel, néanmoins l’association statistique est telle qu’on peut estimer que, s’il existe un lien causal entre les deux variables, chaque grand frère augmente la probabilité pour un homme d’être homosexuel de 33 %. En se basant sur une fréquence de l’homosexualité masculine de 2 % pour les hommes sans grand frère (estimation basée sur une définition assez stricte), cela signifie que cette fréquence augmente à 2,7 % pour les hommes ayant 1 grand frère, 3,6 % pour 2 grands frères, 4,8 % pour 3, 6,4 % pour 4, et 8,5 % pour plus de 5 grands frères (Blanchard, 2001).

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Bogaert (2006) a montré que l’effet du nombre de grands frères sur l’homosexualité ne s’observait qu’avec les grands frères nés de la même mère, pas avec ceux nés d’une mère différente. Ces résultats ont donc fourni un support à une toute autre hypothèse, impliquant la gestation et le système immunitaire de la mère. L’idée est que les cellules des fœtus mâles portent à leur surface des antigènes (appelés H-Y) provenant du chromosome Y qui déclenchent chez la mère la production des anticorps correspondant, qui, en revenant dans le fœtus via la circulation sanguine, peuvent perturber la différentiation sexuelle de son cerveau. Ces anticorps qui, de toute évidence, ne sont pas délétères à faible dose (puisque tous les fœtus mâles y sont exposés) se cumuleraient au cours des grossesses successives de fœtus mâles, et pourraient ainsi jouer un rôle significatif proportionnel au nombre de grands frères.

Diversité des Identifications et des Pratiques

L’enquête Envie, représentative des jeunes adultes de 18-29 ans en France hexagonale, montre la grande diversité des identifications, des désirs et des pratiques sexuelles des jeunes. Si l’hétérosexualité hexagonale reste majoritaire, les jeunes femmes s’identifiant comme bisexuelles, pansexuelles ou ayant déjà été attirées par les deux sexes sont de plus en plus nombreuses.

Les personnes s’identifiant aux minorités sexuelles sont de plus en plus nombreuses, en particulier chez les jeunes. L’enquête Envie, représentative des jeunes adultes de 18-29 ans en France hexagonale, montre la grande diversité des identifications, des désirs et des pratiques sexuelles des jeunes. Si l’hétérosexualité hexagonale reste majoritaire, les jeunes femmes s’identifiant comme bisexuelles, pansexuelles ou ayant déjà été attirées par les deux sexes sont de plus en plus nombreuses.

Évolution des Mentalités

Pour près de neuf Français sur dix, l’homosexualité est « une manière comme une autre de vivre sa sexualité », 8 % estiment que c’est une maladie et 7 % une perversion que l’on doit combattre, selon un sondage Ifop mené en juin 2019. Au milieu des années 1970, les Français étaient beaucoup plus partagés : à l’époque, 42 % voyaient l’homosexualité comme une maladie et 22 % comme une perversion.

Les choses évoluent vite quant aux droits des couples homosexuels à élever des enfants. La part de personnes qui estiment que les couples homosexuels devraient avoir le droit d’adopter, en tant que couple (et non individuellement), a doublé depuis le milieu des années 1990, de 33 % à 67,8 % (enquêtes Ifop, puis ministère des Solidarités).

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L’ouverture plus grande à l’homosexualité de la société française est solide. L’ensemble des enquêtes d’opinion vont dans le même sens et confirment une évolution en profondeur des valeurs : peu importe le sexe du partenaire, pour l’immense majorité. Pour autant, il reste 15 % de Français pour qui les relations sexuelles devraient être réservées à des personnes de sexe différent, ce qui représente tout de même 7,5 millions d’adultes, souvent de générations plus anciennes.

tags: #homosexualité #masculine #statistiques

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