Introduction
La 1ère compagnie des grenadiers des gardes du berceau d'Henri IV incarne l'esprit du soldat français à travers les âges. De la vieille monarchie à la Révolution, de l'Empire à la guerre de 1914, cette compagnie a toujours fait preuve d'une noble insouciance du danger et d'un idéal supérieur : la défense du Droit et de la Liberté contre l'oppression et la force.
Les Héritages d'un Soldat Français
Le maréchal de Villars, premier homme de guerre admis dans cette compagnie, et le marquis de Vogüé, son historien, ont laissé un héritage de service et de dévouement. Vogüé, plus qu'un simple historien, a consacré sa vie à servir son pays, illustrant la devise de sa lignée : "servir le pays". Que ce soit en mourant pour le défendre à la guerre ou en travaillant à le grandir dans la paix, les Vogüé ont toujours considéré le service comme un devoir sacré.
Le Parcours de Vogüé : Érudition et Action
Après de fortes études au collège Henri IV et au lycée Louis-le-Grand, Vogüé entre dans la diplomatie et part pour la Russie en qualité d’attaché d’ambassade, marquant le début de son intérêt pour l’archéologie avec ses Lettres sur l’orfèvrerie russe. Bien que contraint de quitter la carrière diplomatique, il poursuit ses études à l'École des chartes, où il acquiert une rigueur dans la recherche de la vérité historique. Ses ouvrages, tels que Les Églises de terre sainte et La Syrie centrale, témoignent de sa passion pour l'Orient et de son influence sur l'art occidental.
L'œuvre Archéologique de Vogüé
Les Églises de terre sainte témoigne de la renaissance de la construction après la conquête de la ville par les Croisés. Vogüé y décrit l'émergence de nouveaux sanctuaires, issus de l'art roman mais adaptés aux influences locales. Son œuvre, saluée par la critique, révèle la patience du dessinateur, l'exactitude de l'architecte, la pénétration du savant, et l'âme du chrétien.
Dans La Syrie centrale, Vogüé explore le Haouran, la région de Damas et celle s'étendant jusqu'à Antioche-Alep, décrivant des villes presque intactes où la civilisation romaine a laissé des temples, des basiliques, des bains et des théâtres construits en pierre avec une solidité exceptionnelle. Il met en évidence l'influence de l'art oriental sur la renaissance occidentale, même sous Charlemagne, bien avant les croisades.
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Villars : Un Exemple d'Admiration
Retiré de la politique, Vogüé se consacre à l'histoire et écrit Villars d'après sa correspondance, une peinture forte du modèle puissant et original qu'était Villars. Il le dépeint à Munich, à Vienne, aux armées, à Versailles, tour à tour ambassadeur, courtisan et soldat de grande marque. Villars reste un exemple digne d'admiration pour avoir traversé la sombre période de la guerre de Succession d'Espagne et mené à la victoire les armées d'une France épuisée.
Les Exploits Militaires de Villars
Trois noms donnent la mesure de l'œuvre de Villars : Friedlingen, Malplaquet, Denain. À Friedlingen, en Haute-Alsace, Villars doit joindre l'électeur de Bavière, allié incertain. Pour barrer sa route, l'armée impériale s'est établie sur la rive droite du Rhin. Villars traverse le Rhin, contourne les défenses ennemies et engage le combat sur les hauteurs de Tullingen, remportant une victoire retentissante.
Fontainebleau : Un Lieu de Mémoire et de Renaissance
Le château de Fontainebleau, vidé par la Révolution, a échappé à la destruction grâce à Napoléon, qui en a fait une résidence impériale. Il a été meublé pour accueillir le pape Pie VII et a retrouvé son lustre avec ses Grands Appartements, son Appartement intérieur et ses Petits Appartements richement meublés. Les jardins ont été remodelés, notamment le jardin des Pins transformé en jardin à l'anglaise.
Les Transformations de Napoléon
Napoléon respecte le décor préexistant tout en y intégrant les emblèmes impériaux. Il conserve les anciens appartements royaux pour lui-même et Joséphine, maintenant leur disposition. Les pièces les plus fidèlement conservées ou restituées sont celles donnant sur le jardin de Diane : chambre de l'Impératrice, salle du Trône, salle du Conseil et Appartement intérieur.
Fontainebleau, Témoin d'Événements Marquants
Fontainebleau a été le théâtre de fêtes, de réceptions, de spectacles et de divertissements sous Napoléon. Le château a également été témoin d'événements marquants, comme la captivité du pape Pie VII et l'abdication de Napoléon en 1814, suivie des adieux à la garde.
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Les Grands Appartements
- Le grand salon de l’Impératrice : Ancien salon des jeux de Marie-Antoinette, il est transformé par Joséphine avec un mobilier adapté à l'étiquette impériale.
- La chambre de l’Impératrice : Occupée par toutes les souveraines depuis le XVIe siècle, elle conserve des éléments décoratifs de différentes époques, avec un lit initialement prévu pour Marie-Antoinette.
- La salle du Trône : Installée dans l'ancienne chambre du Roi, elle est décorée d'emblèmes de Louis XIII et Louis XV, avec le trône de Napoléon Ier remplaçant le lit royal.
- La salle du Conseil : Utilisée pour les conseils des ministres, elle présente un plafond à caissons avec des tableaux de François Boucher et des boiseries allégoriques de Carle Van Loo et J.-B. Pierre.
L’Appartement intérieur
L'Appartement intérieur, situé au premier étage de l'aile doublant la galerie François Ier, est constitué de six pièces. Il est celui qu'habitait l'empereur lors de ses séjours entre deux campagnes. Construit à l’origine pour Louis XVI entre 1785 et 1786, décoré simplement, il fut entièrement réaménagé pour Napoléon à partir de 1804.
- La chambre de l’Empereur : Elle fut après lui la chambre à coucher de tous les souverains jusqu’en 1870. C'est la pièce la plus spectaculaire de tout l’appartement par la présence du grand lit de parade mis en place en 1809.
- La petite chambre à coucher : En réalité son cabinet de travail. Pour que l’empereur put facilement se reposer, un lit mécanique en fer fut, à sa demande, installé en 1811.
- Le salon particulier de l’Empereur, dit “salon de l’Abdication” : La somptuosité du décor et de l’ameublement et l’or répandu à profusion manifestent la volonté de donner aux pièces réservées à l’usage personnel du souverain un éclat exceptionnel.
- Le passage des bains : Pièce entresolée, faisant suite au salon, qui doit son nom à la salle de bains installée pour Napoléon en 1806 et visible à travers une porte vitrée.
- Le salon des Aides de camp : Rappelle le service, de jour comme de nuit, des Aides de camp de l’Empereur, chargés de la garde de sa personne comme de nombreuses missions spéciales.
Les Petits Appartements
Les Petits Appartements sont situés au rez-de-chaussée, en partie sous la galerie François Ier et l’Appartement intérieur de Napoléon, en partie sous les appartements royaux donnant sur le jardin de Diane.
- Les Petits Appartements de l’Empereur : L’antichambre de l’Empereur est meublée simplement. Avant d’être admis chez l’Empereur, les invités attendent dans le premier salon, au mobilier de bois peint, qui constitue ainsi une seconde antichambre. Dans le deuxième salon de l’Empereur, les tableaux ont été encastrés sous le Second Empire mais le mobilier est, presque au complet, celui de 1810.
La 27e Demi-Brigade d'Infanterie Légère : Un Parcours Héroïque
La 27e demi-brigade d'infanterie légère, créée entre 1796 et 1800, a combattu en Italie puis rejoint les Pays-Bas. Elle a participé à de nombreuses batailles, notamment à la prise de la redoute de Giovetti en 1796 et à la prise du fort de la Chiusa. En 1796, Bonaparte écrit au Général Masséna que sa division est composée des 11e, 17e, 18e, 22e et 27e demi-brigades légères, des 32e et 18e demi-brigades de ligne.
Campagnes et Batailles
La demi-brigade a participé à la bataille entre les Autrichiens commandés par le prince Charles et les Français aux ordres de Bonaparte, où l'armée autrichienne a été mise en déroute. Elle a également résisté aux attaques des Autrichiens à Salo en 1796 et a participé à la prise de la forteresse de Rocca d'Anfo.
L'Expédition d'Irlande
En décembre 1796, des grenadiers et quatre compagnies de la 27e demi-brigade participent à l’expédition d’Irlande aux ordres de Grouchy.
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La Demi-Brigade en 1800
En 1800, Berthier ordonne que la 27e demi-brigade d'infanterie légère qui est à Dijon se rende à Genève, où elle finira d'être organisée et y attendra des ordres.
La Pénissière : Un Acte de Résistance Royaliste
En 1832, les habitants de la Bernardière, fidèles à leurs opinions légitimistes, se soulèvent et s'emparent de leurs vieux fusils. Au château de la Pénissière, quarante-cinq chouans, principalement des jeunes gens de familles, se réunissent pour désarmer la garde nationale de Cugand et de la Bruffière.
Le Combat de la Pénissière
Pendant toute une journée, ils combattent contre plus de mille soldats. Les voltigeurs du 29e et les gendarmes attaquent le château, mais sont repoussés par le feu nourri des chouans. Les soldats mettent le feu au toit, forçant les assiégés à céder à la fumée et aux flammes. Les chouans font une sortie héroïque, protégée par huit hommes qui restent dans le château en flammes. Finalement, les huit chouans rejoignent leurs camarades sains et saufs, à la faveur de l'incendie.
Les Héros de la Pénissière
Parmi les défenseurs de la Pénissière, on compte les frères Eugène, Emmanuel, Victor et Egisthe de Girardin, Lévêque, Auclerc, Jamin, les trois frères Fouré, Aubry, Leclerc, Raffegeau, Motreuil, Joulin, père et fils, Mony, Augé, Juret, les deux Aubert, Bondu, Guinefolle, Thomasy, de Chevreuse, Bouleau, Jary, Touche, Monnier, Blandin, Ripoche, Gazeau, Martin, les deux François, et Guichard.
Henri de La Rochejaquelein : Un Chef Vendéen
Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein, né en 1772 et tué en 1794, est l'un des chefs de l'armée vendéenne pendant la Révolution française. En mars 1793, il participe au soulèvement de la Vendée et devient un des chefs de l'armée vendéenne. Il adresse à ses troupes une courte harangue : « Si mon père était parmi nous, il vous inspirerait plus de confiance, car à peine me connaissez-vous. J'ai d'ailleurs contre moi et ma grande jeunesse et mon inexpérience ; mais je brûle déjà de me rendre digne de vous commander. Allons chercher l'ennemi : si j'avance, suivez-moi ; si je recule, tuez-moi ; si je meurs, vengez-moi. »
Les Exploits de La Rochejaquelein
La Rochejaquelein participe à de nombreux combats, notamment à la bataille de Cholet, où il est devenu le chef du parti royaliste. Il est nommé général en chef de l'armée vendéenne catholique et royale à l'âge de 21 ans.
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