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Zona chez le nourrisson : Traitement et informations essentielles

Le zona et la varicelle, bien que distincts, sont causés par le même virus, le virus varicelle-zona (VZV). La varicelle est une maladie très contagieuse, généralement contractée pendant l’enfance, tandis que le zona est une réactivation du virus, plus fréquente chez les adultes de plus de 50 ans. Cet article se concentre sur le zona chez le nourrisson, ses causes, ses symptômes et son traitement.

Varicelle : Transmission, symptômes et complications

La varicelle se transmet par contact direct avec le liquide des vésicules, par les sécrétions respiratoires (voie aérienne), ou indirectement par du matériel contaminé. Une femme enceinte peut transmettre la varicelle au fœtus. La période de contagion commence 4 jours avant l’apparition des vésicules et dure jusqu’à la formation de la dernière croûte (période d’incubation de 10 à 21 jours).

Les premiers symptômes incluent une fièvre modérée, des maux de tête, une toux légère et un écoulement nasal. Les lésions cutanées typiques apparaissent ensuite : petites taches rouges sur le visage et le tronc, accompagnées de fortes démangeaisons, qui s’étendent à tout le corps et se transforment en petits boutons contenant un liquide clair extrêmement contagieux. Après deux jours, ces vésicules sèchent, forment une croûte, puis tombent, laissant une cicatrice rouge et blanche qui disparaît en quelques mois.

Les complications de la varicelle sont rares, mais peuvent inclure une surinfection bactérienne de la peau due au grattage (pouvant laisser des cicatrices) et, rarement, une méningite ou une infection cérébrale accompagnée de vertiges. Chez l’adulte, la varicelle peut être plus sévère, avec de nombreuses vésicules surinfectées nécessitant un traitement local pour éviter les cicatrices permanentes.

Zona : Réactivation du virus et manifestations

Contrairement à la varicelle, le zona n’est pas contagieux en soi, car il résulte de la réactivation du virus contracté lors d’une varicelle antérieure. Cependant, une personne atteinte de zona peut transmettre la varicelle à une personne non protégée contre cette maladie. Le virus du zona infecte le nerf correspondant aux ganglions où il était latent, causant une atteinte cutanée limitée au territoire innervé par ce nerf.

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Des lésions vésiculaires groupées apparaissent, suivant la distribution d’un dermatome, le plus souvent de manière unilatérale. De fortes douleurs et sensations de brûlure accompagnent l’éruption cutanée. Chez l’adulte, le zona peut entraîner une névralgie post-herpétique, une douleur qui peut persister plusieurs semaines voire plusieurs mois après la disparition des lésions. Cette complication est rare chez l’enfant.

Le zona est la manifestation d'une réactivation du virus de la varicelle, le plus souvent chez les adultes âgés de plus de 50 ans. Elle se caractérise par l'apparition de vésicules sur la peau, parfois éprouvante. Souvent bénigne, cette infection localisée peut-être invalidante par ses complications, en particulier des douleurs qui peuvent persister longtemps après l'éruption. Le zona est une infection qui peut toucher toutes les personnes ayant eu la varicelle. Elle est due à la réactivation du virus de la varicelle, jusque-là dormant dans les ganglions nerveux situés le long de la colonne vertébrale. Souvent bénin, le zona peut avoir des formes graves chez des personnes immunodéprimées. Les symptômes du zona varient selon le nerf touché. Le plus souvent, celui-ci innerve un seul côté du corps. Sur cette zone, la peau devient plus sensible aux frottements, avec une sensation de brûlure. En 1 à 2 jours, des boutons contenant un peu de liquide clair apparaissent. Ils sèchent et se couvrent de croûtes qui tombent après une dizaine de jours. La zone infectée reste douloureuse pendant 3 à 4 semaines. Le liquide clair présent dans les vésicules du zona contient du virus de la varicelle-zona. Après avoir nettoyé ces vésicules, mieux vaut se laver les mains pour éviter de contaminer une personne qui n'aurait jamais eu la varicelle. Ces précautions sont particulièrement importantes lorsqu'on côtoie une femme enceinte, un nouveau-né ou une personne dont le système immunitaire est diminué par une maladie ou un traitement.

Varicelle chez le bébé : Diagnostic, symptômes et particularités

La varicelle chez le bébé est une maladie très contagieuse, généralement contractée pendant l’enfance. Causée par le virus varicelle-zona (VZV), elle peut également toucher les adultes non protégés et/ou se manifester plus tard, sous la forme d’un zona. Après avoir été infecté par la varicelle, un bébé ou un enfant fait l’objet d’une période d’incubation de 10 à 21 jours. Durant cette période, il n’a pas de symptômes visibles. Sur la peau, apparaissent de petites rougeurs surélevées, sur lesquelles viennent rapidement s’ajouter des vésicules molles (les fameux boutons de varicelle, qui sont entourés d’une auréole rouge). La varicelle, chez le bébé ou l’enfant, commence par se manifester à des endroits caractéristiques. L’éruption cutanée de boutons se distingue en premier lieu sur la nuque, le thorax, le ventre (ou le dos).

Parfois très impressionnante, la varicelle chez un bébé peut entraîner l’apparition de 10 à 2000 boutons ! Ces derniers peuvent aussi se déclarer sur les muqueuses génitales (ulcérations) ou à l’intérieur de la bouche. À noter qu’en règle générale, la varicelle chez le bébé ou l’enfant s’étend sur une durée relativement limitée. La varicelle étant une maladie très contagieuse, qui peut se transmettre de différentes manières chez le bébé. Issue de la famille de l’herpès, ce virus se propage généralement par le biais de petites gouttes de salive ou de mucus expulsés dans l’air, lors d’un éternuement, par exemple. Un seul bébé atteint peut contaminer une crèche entière, et un enfant, plusieurs classes d’école ! Dès les premiers signes de contamination, il est donc primordial de le retirer de l’espace collectif. La varicelle peut aussi se transmettre via des aliments contaminés ou au contact direct avec les boutons d’un enfant atteint. Pour le bébé : il existe un risque de fœtopathie grave avant 20 SA.

Zona chez l'enfant : Causes, symptômes et complications

Le zona chez l’enfant est rare, touchant habituellement les personnes âgées et celles de plus de 50 ans. Toutefois, il peut survenir chez un enfant dès lors que celui-ci a déjà contracté la varicelle. « Le virus de la varicelle reste en latence dans les ganglions nerveux. Lorsque l’enfant est plus fatigué, qu’il a une baisse de l’immunité, le virus peut réapparaître et donner un zona », explique le Dr Emmanuelle Rondeleux, pédiatre et fondatrice du site monpediatre.net.

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Le zona se caractérise par l’apparition de petites vésicules semblables à celles du virus de la varicelle, à la différence qu’elles suivent ici le trajet des racines des nerfs. C’est ce que l’on appelle une distribution métamérique. Thorax, dos, nez, cou, bras, jambe, cuir chevelu… La partie du corps la plus fréquemment touchée reste le thorax. Mais on peut trouver ces vésicules sur une seule jambe, un seul bras, le nez, une partie du thorax, dans le dos, dans le cou, sur le cuir chevelu. Ces vésicules sont synonymes de douleur au toucher, souvent davantage que celles de la varicelle, et un peu plus grosses. L’enfant peut également ressentir une sensation de brûlure et présenter une fièvre modérée (38°C) et avoir mal à la tête. On peut parfois détecter des ganglions au niveau du pli de l’aine de l’enfant ou sous son aisselle. Dans tous les cas, dès l’apparition de ces symptômes, qu'il y ait douleur ou non, on consulte son pédiatre ou médecin traitant sans attendre.

Le zona se manifeste chez des enfants ayant déjà eu la varicelle, quel que soit leur âge. « On a déjà recensé des cas de zona sur des nouveau-nés dont la mère avait eu la varicelle pendant la grossesse. Bien sûr cela reste très rare », explique la pédiatre.

Dans la majorité des cas, le zona chez l’enfant est une maladie sans gravité. Toutefois, un risque de surinfection peut toujours exister, bien que cela soit rare. Le médecin pourra alors prescrire des antibiotiques. Lorsque le zona est situé près de l’œil ou du nez de l’enfant, la situation présente un vrai risque d’atteinte pour l’œil. Le mieux est alors de consulter un ophtalmologue.

Traitement de la varicelle et du zona chez le nourrisson

Lors de la prise en charge, le médecin généraliste ou le pédiatre va ainsi indiquer la marche à suivre pour prendre soin des boutons de varicelle présents sur la peau de bébé. Pour cela, il peut prescrire des antihistaminiques pour atténuer le grattage et les fortes sensations de démangeaisons. En cas de fièvre supérieure à 38,5°, un antipyrétique peut être proposé, comme le paracétamol. L’ibuprofène (Advil®), quant à lui, est contre-indiqué.

Pour le zona chez l'enfant, cela permet de désinfecter sa peau sans la dessécher. On veille à laver et essuyer la peau de son enfant en douceur, sans frotter les vésicules. En complément, deux fois par jour, on applique un antiseptique à base de chlorhexidine (comme la Biseptine® ou le Diaseptyl®). Enfin, une lotion cicatrisante, avec une action asséchante et apaisante, du type Cytelium®, Bariederm cica®, Cicalfate® ou Cicabio® lotion peut être prescrite. Si le zona s’accompagne de maux de tête et de fièvre, on peut également donner du paracétamol, selon les recommandations du pédiatre. Généralement, ce traitement suffit.

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Le professionnel de santé pourra réduire la durée de l’éruption cutanée douloureuse par un traitement précoce avec un médicament antiviral tel que l’aciclovir, le valaciclovir ou le famciclovir (pris par voie orale). Surtout, lorsque le zona infecte le visage et menace les yeux - on parle alors de zona ophtalmique- le traitement avec un médicament antiviral réduit le risque de complications oculaires. Chez les petits immuno-déprimés comme les enfants ayant un cancer, le zona peut avoir des effets plus graves et nécessiter la prise d’antiviraux oraux comme l’aciclovir pendant quelques jours.

Dans de très rares cas, le zona peut provoquer des méningo-encéphalites ou des paralysies faciales. Ce risque est toutefois moins élevé qu’avec une varicelle.

Prophylaxie et prévention

Deux vaccins sont actuellement commercialisés en France contre la varicelle : Varilrix® et Varivax ®. Leur administration concerne principalement les adultes n’ayant jamais eu la varicelle. Contractée durant l’enfance, la maladie est dans la grande majorité des cas bénigne. La varicelle chez un bébé avant l’âge de 1 an est plutôt rare. En effet, si ce dernier naît d’une mère immunisée face au virus, un nourrisson est protégé contre la maladie pendant 3 à 6 mois, parfois plus.

La vaccination contre la varicelle n’est pas recommandée actuellement en population générale en France (Calendrier vaccinal 2020) mais limitée à certaines populations ciblées non immunes (sans antécédent de varicelle ou dont l’histoire est douteuse) : femmes en âge de procréer (notamment celles ayant un projet de grossesse), femmes dans les suites d’une première grossesse, adolescents de 12 à 18 ans, enfants candidats receveurs dans les 6 mois précédant une greffe d’organe solide et dont la sérologie est négative, personnes dont la sérologie est négative en contact étroit avec des sujets immunodéprimés, professionnels en contact avec la petite enfance (personnel des crèches et des collectivités d’enfants, professionnels de santé dans les services accueillant des immunodéprimés, en gynéco-obstétrique, néonatologie, pédiatrie, maladies infectieuses, néphrologie).

Une personne est considérée comme immune vis-à-vis de la varicelle lorsqu’elle a fait dans le passé une varicelle clinique (ou un zona) ou a été vaccinée selon un schéma complet à deux doses. Le nouveau-né et le jeune nourrisson de moins de 3 mois, dont la mère est immune ou dont la sérologie varicelle est positive, sont considérés comme protégés en cas de contage par la présence d’anticorps (Ac) protecteurs transmis d’origine maternelle. La mise en évidence d’anticorps (IgG) par une sérologie (quand elle est effectuée) indique l’existence d’une immunité et d’une protection contre les infections par le VZV.

En post-exposition chez l’enfant, la vaccination varicelle est recommandée en France chez les adolescents à partir de 12 ans, immunocompétents et sans antécédent ou avec une histoire douteuse de varicelle. Deux vaccins sont disponibles (Varilrix® : 2 doses espacées de 4 à 8 semaines et Varivax® : 2 doses espacées de 6 à 10 semaines). Ces vaccins vivants atténués peuvent être administrés à partir de l’âge de 1 an (AMM) ce qui rend possible la vaccination post-exposition dès cet âge en alternative avec une surveillance simple.

Il existe un vaccin contre le zona pour les adultes, mais pas pour les enfants. En clair, pour les enfants, il n'existe pas de prévention par la vaccination. En revanche, un vaccin contre la varicelle existe, mais il ne fait pas partie des obligations vaccinales pour les enfants, la maladie étant bénigne dans une grande majorité des cas. De plus, la varicelle est une "maladie immunisante” : si on l'a eue une fois, on ne l'attrape pas une seconde fois.

Conduite à tenir et précautions

Éviter la surinfection des lésions par la prise de douches, 2 fois par jour, et l'application éventuelle d'un traitement antiseptique local régulier. Ne pas toucher ou gratter les plaies. Traiter la douleur due au zona. Pour atténuer la douleur, des antalgiques pourront être prescrits. Un médicament antiviral par voie orale pourra être prescrit. Si les douleurs persistent après la guérison du zona (douleurs post-zostériennes), il est déconseillé de pratiquer l’automédication en prenant des antalgiques sans avis médical. ou votre pharmacien dès aujourd’hui. Ameli.

Le liquide clair présent dans les vésicules du zona contient du virus de la varicelle-zona. Après avoir nettoyé ces vésicules, mieux vaut se laver les mains pour éviter de contaminer une personne qui n'aurait jamais eu la varicelle. Ces précautions sont particulièrement importantes lorsqu'on côtoie une femme enceinte, un nouveau-né ou une personne dont le système immunitaire est diminué par une maladie ou un traitement.

En cas de formes peu sévères de surinfection (surface cutanée < 2 % de la surface cutanée totale) et en l'absence d'extension rapide, une antibiothérapie locale peut être utilisée. Les antibiotiques locaux recommandésGrade A sont l'acide fusidique ou la mupirocine, à appliquer 3 fois par jourGrade A pendant 5 à 10 jours. L'utilisation concomitante d'antiseptiques et d'antibiotiques locaux ou généraux n'est pas recommandée (intérêt non démontré et risque d'allergie ou de dermite irritative). L'utilisation d'une antibiothérapie locale en prévention de l'impétiginisation n'est pas recommandée.

Situations spécifiques et traitements complémentaires

Un avis ophtalmologique peut être nécessaire en cas de zona ophtalmique. Certains préconisent, après avis ophtalmologique, l'application d'aciclovir en pommade ophtalmique (hors AMM). Une antibiothérapie orale est recommandée en cas de surinfection cutanée. La voie intraveineuse sera utilisée en cas d'impossibilité d'administration per os. Une pénicilline (amoxicilline ± acide clavulanique, cloxacilline par voie IV), un macrolide, une synergistine (pristinamycine) ou l'acide fusidique peuvent être utilisés dans cette indication.

La gravité potentielle de la varicelle justifie une prise en charge prophylactique spécifique en post-exposition pour certaines populations pédiatriques à risque de varicelle sévère. Les formes cutanées sévères (varicelle profuse, fébrile, concentrée sur le siège) ou compliquées de surinfection bactérienne (+/- sepsis) sont plus fréquentes avant l’âge de 1 an.

L’aciclovir par voie intraveineuse (20 mg/kg/8 h pendant 5 à 7 jours) est recommandé (AMM) dès que possible chez le nouveau-né dont la mère a déclaré une varicelle entre 5 jours avant et 2 jours après l’accouchement. En dehors de cette situation, il n’existe ni AMM ni recommandation officielle pour l’utilisation de l’aciclovir en prophylaxie de la varicelle. Un traitement par aciclovir ou valaciclovir est cependant souvent proposé à visée préventive après contage varicelleux chez le sujet fortement immunodéprimé en complément des immunoglobulines (a fortiori si le délai d’administration est dépassé ou en cas d’indisponibilité). La voie d’administration orale ou intraveineuse est évaluée par le centre référent selon le degré d’immunodépression du patient.

L’aciclovir oral administré en préemptif pendant la seconde virémie de la période d’incubation (c’est-à-dire à débuter entre 7 et 10 jours après l’exposition et à poursuivre pendant une durée de 5 à 7 jours) a toutefois montré une certaine efficacité chez l’enfant à la dose de 10 à 20 mg/kg/6 h (soit 4 prises par 24 h). En revanche, il n’existe pas de données solides qui soutiennent l’utilisation de l’aciclovir per os de manière prophylactique chez un nouveau-né de mère non immune, prématuré ou non, exposé à un contage varicelleux postnatal. En l’absence d’AMM, et faute de consensus, l’usage de l’aciclovir oral (20 mg/kg/6 h pendant 5 à 7 jours) chez le nouveau-né reste aujourd’hui controversé.

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