La Procréation Médicalement Assistée (PMA), autrefois appelée Assistance Médicale à la Procréation (AMP), englobe l'ensemble des techniques médicales visant à aider les couples ou les femmes seules à concevoir un enfant. Face à la complexité des bilans d'infertilité, des examens, et des traitements, cet article vise à éclaircir les différentes étapes du parcours PMA, en s'appuyant sur des informations factuelles et des témoignages.
Infertilité : Définition et Première Consultation
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, l’infertilité se traduit chez un couple par « une incapacité à concevoir un enfant après plus de douze mois de rapports sexuels réguliers sans utilisation de moyen de contraception ». Il s’avère donc nécessaire de consulter un gynécologue au-delà de ce délai. Il est indispensable que les deux membres du couple soient présents lors de cette consultation. Au cours de celle-ci, le gynécologue réalise un entretien avec le couple concernant le désir d’enfant. Parmi les thèmes abordés, les antécédents médicaux, chirurgicaux et familiaux de chacun seront notamment discutés. Cet entretien est suivi d’un examen gynécologique auquel sont ajoutés des examens complémentaires chez la femme comme chez l’homme.
Quand consulter ?
Il est nécessaire de consulter en l'absence de grossesse au bout d'un an de rapports sexuels réguliers et non protégés, ou plus rapidement en cas d'antécédents médicaux ou chirurgicaux ayant pu affecter la fertilité. Pour les femmes seules ou les couples de femmes nécessitant un don de sperme, la consultation est également recommandée.
Le premier rendez-vous : un échange essentiel
Ce premier rendez-vous est crucial pour détailler les antécédents médicaux, chirurgicaux, obstétricaux, familiaux de chaque membre du couple. Le médecin prendra également en compte le poids et la taille de chacun, l’exposition à des polluants (tabac, autres), vos professions, la durée de l’infertilité. Ce premier échange permet de mieux cerner votre projet et de mieux comprendre votre environnement familial et médical. En cas de difficulté à définir la meilleure stratégie, des réunions multidisciplinaires regroupant des médecins, chirurgiens et biologistes spécialisés en reproduction sont souvent organisées.
Le bilan d’infertilité : identifier les causes
Le bilan d'infertilité est une étape cruciale pour identifier les causes de l'infertilité, qu'elles soient d'origine masculine, féminine ou mixte. Il comprend une série d'examens complémentaires, tant pour la femme que pour l'homme.
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Examens chez la femme :
- Bilan hormonal : Une prise de sang réalisée au 3ème ou 4ème jour du cycle permet d'analyser le fonctionnement du système endocrinien et de doser les hormones FSH, LH, AMH (Hormone anti-mullerienne), œstradiol, TSH et PRL. Des anomalies de la sécrétion hormonale pouvant altérer la fonction de reproduction féminine.
- Échographie pelvienne et Comptage folliculaire antral (CFA) : L'échographie pelvienne, réalisée également au 3ème ou 4ème jour du cycle, permet d'évaluer le CFA (compte de follicules antraux). Couplé au dosage de l’AMH, cet indicateur permet d’estimer la réserve ovarienne, c’est-à-dire le nombre de follicules capables de se développer en vue de l’ovulation. 5 à 6 follicules antraux en moyenne apparaissent dans chaque ovaire. Les ovocytes de la réserve sont hébergés dans des petits follicules de quelques millimètres de diamètre appelés follicules antraux. Au cours de l’échographie réalisée en début de cycle, ces follicules antraux sont soigneusement répertoriés sur les deux ovaires.
- Hystérosalpingographie : Cet examen radiographique, non systématique, est pratiqué dans un cabinet de radiologie au 5ème jour du cycle. Il permet d'analyser l'utérus et les trompes à l'aide d'un produit de contraste et de détecter diverses pathologies utérines pouvant être responsables d’une infertilité (fibromes, endométriose, polypes, blocage des trompes…). Lorsqu’il ne rencontre pas d’obstacle, le produit injecté remplit la cavité utérine, diffuse jusqu’à l’extrémité de chacune des trompes et finalement se disperse autour de chaque ovaire dans la cavité péritonéale.Beaucoup se demandent si cet examen est douloureux. On a trouvé la réponse parfaite parmi l’une d’entre vous l’ayant déjà effectué “Ce n’est pas agréable mais la douleur est plus que supportable.
- Autres examens : Dans certains cas, une hystéroscopie (examen visuel de l'utérus) ou une cœlioscopie (exploration chirurgicale de la cavité abdominale) peuvent être nécessaires.
Examens chez l’homme :
- Spermogramme : Le spermogramme permet de mettre en évidence une infertilité d’origine masculine. Le spermogramme avec un test de migration survie afin de mieux comprendre le nombre de spermatozoïdes mobiles et leurs chances de survie à 24h.
- Spermocytogramme : Complémentaire au spermogramme, le spermocytogramme consiste à étudier la qualité du sperme après coloration des spermatozoïdes.
- Spermoculture : Cet examen consiste à rechercher la présence d’éventuelles infections bactériennes dans le sperme. Celles-ci sont totalement anormales et peuvent être à l’origine d’une infertilité masculine. Si elle doit être faite, la spermoculture se fera au moment du spermogramme puisqu’il y aura eu un recueil de sperme. L'analyse bactériologique du sperme recherche une infection microbienne, à l’origine des anomalies constatées. Les chlamydiae et les mycoplasmes sont des germes très répandus, qui n’entrainent pas forcément de signes cliniques, mais sont sexuellement transmissibles. Ils peuvent avoir des conséquences sur la qualité du sperme.
- Échographie transrectale (ETR) : L’échographieExamen utilisé à la place des rayons X pour visualiser les organes reproducteurs ou surveiller le développement folliculaire. transrectale (ETR) est aussi appelée sonogramme de la prostate et consiste à insérer une sonde fine dans le rectum pour observer la prostate, les vésicules séminalesDeux poches situées derrière la vessie chez l’homme, qui produisent une partie du liquide séminal assurant l’acheminement et le développement des spermatozoïdes. et les canaux déférents.
- Caryotype: A lieu en début de cycle, nécessite une anesthésie générale. Le généticien observe les 23 paires de chromosomes (lequel est composé d’ADN), en vérifie le nombre et leur composition.
Après l’invasion d’examens vient la contrainte de l’attente, “celle qui nous hante, jour et nuit” comme le souligne Sabrina*. Bien qu’extrêmement douloureuse psychologiquement, cette attente que vous qualifiez parfois de meilleure ennemie ou de pire amie, est pourtant nécessaire et propre au bon fonctionnement du parcours PMA. Il en est de même pour les délais, propres à chaque situation. Entre la quantité d’examens demandée, les résultats obtenus (“Cela dépend. Il m’ a fallu 15 jours pour avoir mon premier rendez-vous, ensuite 2 mois entre le premier et le rdv pour les explications”) et la zone géographique (“6 mois d’attente de mon côté ! Mais une fois que vous parvenez à orchestrer vos emplois du temps aux disponibilités des établissements sur-sollicités arrive votre deuxième consultation.
Deuxième consultation : l'annonce des résultats
Cette consultation chez le gynécologue a lieu alors que les deux membres du couple ont réalisé les tests de fertilité prescrits. Les résultats sont expliqués aux patients : les causes de l’infertilité (masculine, féminine ou mixte) peuvent alors être déterminées. Dans certains cas cependant, les causes peuvent rester inexpliquées, aucune anomalie ou pathologie n’ayant été mise en évidence lors du test de fertilité. En moyenne, dans 10% des cas, les causes peuvent rester inexpliquées si aucune anomalie ni pathologie n’a été mise en évidence lors du bilan d’infertilité. À l’issue de cette deuxième consultation, demandez-vous si la relation patient-médecin que vous avez avec votre gynécologue est de confiance. En effet, interlocuteur central pendant de longs mois, il va être votre binôme sur le front de la PMA. Le choix de ce dernier est donc d’une grande importance. Dans le cas où vous ne vous sentez pas écoutée, à l’aise, rassurée ou accompagnée, il est préférable de chercher à le remplacer.
Techniques de Procréation Médicalement Assistée (PMA)
A ce stade, l’infertilité est diagnostiquée et les causes sont connues. Vous serez donc dirigés vers une prise en charge en procréation médicalement assistée (PMA). Suite aux résultats du bilan d’infertilité et des spécificités de votre dossier, différents membres du corps médical (gynécologues et médecins biologistes) se réunissent pour en discuter et ainsi décider de la technique de PMA la plus adaptée à votre situation. Ensuite, l’équipe médicale vous présente la technique de PMA qui sera utilisée. Si cette dernière est en phase avec vos attentes, vous devez alors la confirmer en signant les consentements. On vous demandera également votre accord (ou non) pour la congélation embryonnaire. La Procréation Médicalement Assistée (PMA), que l’on appelait aussi Assistance Médicale à la Procréation (AMP), représente l’ensemble des actes et traitements disponibles en vue d’obtenir un enfant.Cela recouvre les traitements de stimulation ovarienne, les inséminations intra-utérines de spermatozoïdes et les fécondations in vitro avec ou sans micro injection de spermatozoïdes (ICSI).
La stimulation ovarienne
Cette consultation doit impérativement avoir lieu le premier et le troisième jour de vos règles. Elle va vous permettre d’obtenir l’ordonnance donnant accès au traitement de stimulation ovarienne. Elle est généralement le premier traitement recommandé par les médecins face à un trouble de l’ovulation (ovulation absente, ovaire polykystique, cycle irrégulier…). Son objectif ? Corriger cette anomalie en vue d’obtenir la maturation d’un follicule. En fonction des résultats obtenus suite à votre prise de sang, vos ovaires vont alors être stimulés grâce à un traitement hormonal (Clomid, injection d’hormones ou pompe à GnRH) que vous allez devoir vous auto-administrer (c’est-à-dire sans qu’aucun médecin n’intervienne ou ne vous aide) chez vous. Dans cette phase de stimulation, rigueur et prudence sont primordiales pour la suite du protocole. C’est pourquoi, avant même de le commencer, il est crucial pour vous (et pour votre partenaire) de connaître dans les moindres détails le déroulement de ce protocole. Enfin, n’oubliez pas, comme nous le répétaient nos professeurs (propos plus ou moins empruntés à Albert Einstein) : ‘Il n’y pas de question bête”. Osez partager à haute voix tout ce qui trône dans votre tête pour alléger le poids que vous portez sur vos épaules. Oui, nous savons à quel point vous souhaitez de tout cœur que cette solution réussisse au plus vite. Cependant, rappelez-vous qu’elle n’est en aucun cas un sprint, mais un marathon. Etape 1 : La stimulation OvarienneAu cours de la stimulation ovarienne et en plus des traitements expliqués plus haut, il peut y avoir des médicaments adjuvants peuvent être proposés : Par exemple, en amont de la stimulation ovarienne, un « blocage » : grâce à une pilule oestroprogestative, estradiol, progestérone (par comprimés) ou agonistes de la GnRH (par voie intra musculaire, nasale ou sous cutanée). Au cours de la stimulation des ovaires pour éviter une ovulation prématurée, votre médecin peut prescrire des antagonistes comme de la Gn RH, par exemple l'Orgalutran® Une fois le moment de maturité optimal décidé, vous devrez réaliser une injection d'hormone HCG (OVITRELLE®) ou de Décapeptyl® qui va permettre le déclenchement de la dernière étape de la maturation de l’ovocyte. Cette injection doit être réalisée à une date et un horaire précis pour permettre le bon déroulement des étapes ultérieures. Le bon déroulement de la stimulation ovarienne est crucial pour la suite du parcours PMA. Les chances de succès dépendent en grande partie de cette phase. Les erreurs de traitement sont fréquentes ! La phase de stimulation ovarienne a une durée moyenne de 2 à 3 semaines. Il n’y a pas de durée précise de traitement, cela dépend essentiellement de la réponse de la patiente aux hormones. Le bon déroulement de cette phase est contrôlé à partir du dixième jour, toutes les 48 heures par le gynécologue. L’échographie permet de quantifier le nombre de follicules en croissance dans l’ovaire. Chacun d’entre eux renferme un ovocyte pouvant être fécondé par un spermatozoïde. Les taux de LH sont mesurés afin de s’assurer que l’ovulation n’a pas eu lieu spontanément. Le 17β-œstradiol est également dosé : cette hormone ovarienne est le reflet de la maturation des follicules. En fonction des résultats du monitorage ovarien, votre traitement est adapté par le gynécologue. Lorsque les follicules ovariens ont atteint une taille suffisante et que les taux d’hormones sont jugés optimaux, l’ovulation est déclenchée. Une heure précise sera communiquée à la patiente par l’équipe médicale. Il est très important que vous respectiez précisément l’heure indiquée par votre médecin pour le déclenchement de l’ovulation. En effet, celle-ci aura lieu 36 à 40 heures suivant votre injection. L’insémination des spermatozoïdes (dans le cas d’un protocole d’insémination intra-utérine) ou la ponction ovocytaire (dans le cas d’un protocole de fécondation in vitro) sera réalisée 36 heures après le déclenchement.
L'insémination intra-utérine (IIU)
En France, l’insémination intra-utérine est le traitement de première intention. Il s’agit donc de la technique la plus utilisée en procréation médicalement assistée (PMA), avec 43% des tentatives en 2017. Dans le cadre d’un protocole IIU, la stimulation ovarienne permet d’améliorer l’ovulation et d’en contrôler le timing. L’insémination intra-utérine (IIU) a pour but de faciliter la rencontre entre l’ovocyte et le spermatozoïde. Le jour de l’insémination intra-utérine, le recueil de sperme est réalisé par masturbation après 2 à 5 jours d’abstinence sexuelle. Le sperme est préparé au laboratoire et les spermatozoïdes les plus mobiles sont sélectionnés pour l’insémination artificielle. L’insémination intra-utérine avec le sperme du conjoint est recommandée dans les cas d’anomalies modérées du sperme (avec au moins un million de spermatozoïdes mobiles). Une insémination artificielle avec le sperme d’un donneur aura lieu dans le cas d’une infertilité d’origine masculine (azoospermie : absence totale de spermatozoïdes dans le sperme du conjoint ou teratospermie sévère : nombreuses anomalies des spermatozoïdes). Elle a lieu au centre de PMA 36 heures après le déclenchement de l’ovulation. Elle se déroule en position gynécologique: les spermatozoïdes sélectionnés sont placés dans un tube souple (un cathéter). Technique la plus utilisée en France, l’insémination intra-utérine est pourtant loin d’être la plus efficace ! Seuls 5 868 bébés sont nés suite aux 49 367 inséminations artificielles réalisées en 2017. Ce type de procréation médicalement assistée présente donc un taux de réussite avoisinant les 12%. Suite à plusieurs échecs de protocoles d’insémination intra utérine artificielle, le couple sera dirigé vers un protocole de fécondation in vitro.
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La Fécondation In Vitro (FIV) et la FIV-ICSI
Contrairement à l’insémination intra-utérine, la rencontre aura ici lieu en dehors du corps de la femme. La réussite d’un protocole de FIV ou de FIV-ICSI repose essentiellement sur l’efficacité de la stimulation ovarienne. Etape 2: La Ponction et le recueil de spermeD’un côté, à la suite du traitement, votre médecin réalise une ponction ovocytaire, c’est-à-dire un prélèvement des ovules arrivés à maturation. Pour cela, une intervention chirurgicale est nécessaire. Cette opération est réalisée par guidage échographique par voie vaginale (sous anesthésie locale ou générale). Grâce à la sonde d’échographie, le médecin va piquer chaque follicule sur chaque ovaire et le transmettre au laboratoire. D’un autre côté, votre conjoint devra réaliser un recueil de sperme à une date fixée par votre médecin. Cette étape est primordiale puisqu’elle permet de fournir au laboratoire de PMA les gamètes essentiels à la procréation : spermatozoïdes et ovocytes (ovules).Etape 3: Fécondation in vitro (au laboratoire) puis transfert d'embryonAprès la ponction et le prélèvement de sperme le laboratoire s’occupe de la fécondation in vitro des ovocytes (différents procédés, la FIV classique ou l'ICSI, détaillés dans la première partie). La fécondation in vitro peut durer entre 2 et 6 jours. Une fois ce laps de temps écoulé, le médecin procède au transfert d'embryon dans l’utérus. Ce geste est indolore et s’effectue en consultation, il consiste à introduire via le col et après avoir mis en place un spéculum (comme pour un examen gynécologique standard), un cathéter (tube en matière plastique souple de 1mm de diamètre environ) dans la cavité utérine. Le transfert peut se faire quelques jours après la ponction : on parle alors de transfert embryonnaire frais (TEF). Il peut avoir lieu sur le cycle suivant avec des embryons congelés : on parle alors de transfert d'embryon congelé (TEC). Dans le cadre d’une FIV ou d’une FIV-ICSI, l’ovulation n’est déclenchée que pour permettre la maturation des ovocytes. Elle a lieu au bloc opératoire, sous anesthésie locale ou générale. La ponction est réalisée sous contrôle échographique par voie transvaginale. Le liquide folliculaire dans lequel baigne les ovocytes est prélevé par une sonde. Les ovocytes sont trop petits pour être visibles au cours de la ponction. Il faudra attendre l’analyse au laboratoire pour que vous puissiez prendre connaissance du nombre exact d’ovocytes recueillis. Il est fréquent que ce nombre ne corresponde pas exactement au nombre de follicules visibles à l’échographie. Alors que la patiente subit la ponction ovocytaire, son conjoint réalise le recueil de sperme. Celui-ci est réalisé par masturbation après 2 à 5 jours d’abstinence sexuelle. C’est le seul point qui diffère entre la FIV et la FIV-ICSI. Lors d’une FIV, 50 000 spermatozoïdes sont placés au contact d’un ovocyte : la fécondation est spontanée. Au cours des cinq jours suivants, le développement des embryons issus de la fécondation est suivi. Un score est attribué à chacun d’eux en fonction de leur morphologie. Le transfert a lieu au centre de procréation médicalement assistée. Il se déroule en position gynécologique: le(s) embryon(s) sélectionnés pour le transfert sont placés dans un tube souple (un cathéter). Le transfert de(s) embryon(s) peut avoir lieu deux jours ou cinq jours après la fécondation. De plus en plus fréquemment, un seul embryon sera transféré afin de réduire le risque de grossesse multiple. Cependant, en fonction des caractéristiques du couple (âge, antécédents, pathologies…), il est possible que deux embryons soient transférés. En permettant de maximiser les chances de fécondation, la FIV et la FIV-ICSI affichent un taux de succès supérieur à l’insémination intra-utérine. En effet, 18% des tentatives se concrétisent par une naissance ! Ces deux protocoles permettent également d’avoir recours au don de spermatozoïdes ou au don d’ovocyte en cas d’une infertilité sévère de l’un des deux partenaires.
Le Transfert d'Embryons Congelés (TEC)
Suite à une FIV ou une FIV-ICSI, il n’est pas rare que plusieurs embryons soient considérés comme ayant un haut potentiel d’implantation. L’un des embryons est donc choisi pour le transfert : on parle de transfert d’embryon frais. Les embryons à haut potentiel d’implantation non-sélectionnés pour le transfert embryonnaire sont congelés dans de l’azote liquide (-196°C). Lors de la décongélation, les agents cryoprotecteurs sont remplacés peu à peu par de l’eau. Les embryons sont ensuite placés à 37°C et observés au microscope. Le transfert d’embryons congelés est un protocole moins lourd qu’un nouveau transfert d’embryons frais. En effet, le TEC permet d’éviter une nouvelle phase de stimulation ovarienne et de ponction ovocytaire à la patiente. Lors d’un transfert d’embryon congelé sur cycle naturel, la patiente est suivie par son gynécologue qui réalise des échographies et des dosages hormonaux. Lors d’un transfert d’embryon congelé sur cycle artificiel, le gynécologue prescrit à la patiente un traitement hormonal à base d’œstrogènes, dès le début du cycle menstruel. Vers le quatorzième jour, une échographie est programmée afin de mesurer l’épaisseur de l’endomètre. Le transfert d’embryon congelé a lieu au centre de PMA. Il se déroule de la même manière qu’un transfert d’embryon frais. Que ce soit un transfert d’embryon frais ou un transfert d’embryon congelé, vous pouvez reprendre une vie totalement normale. Au moment de l’implantation, l’embryon a atteint le stade blastocyste et mesure moins d’un millimètre. Les secousses n’ont donc aucun impact sur lui.
La Phase Post-Transfert et le Test de Grossesse
Etape 4: Le test de grossesseAprès le transfert d’embryon, il vous sera indiqué à quelle date procéder au test de grossesse : 14 jours après la fécondation in vitro, donc 14 jours après la date de la ponction. Suite à l’insémination intra-utérine ou au transfert d’embryon congelé, le gynécologue prescrit un traitement hormonal pendant une dizaine de jours. Ce traitement à base de progestérone permet d’optimiser la phase lutéale et donc d’améliorer la qualité de l’endomètre. Après avoir subit la stimulation ovarienne, le monitorage des ovaires, l’insémination intra-utérine, la ponction ovocytaire, le développement embryonnaire in vitro et le transfert d’embryon congelé, il est possible que vous vous sentiez seule au cours du post-traitement. En effet, vous n’aurez que très peu de contact avec l’équipe médicale. WiStim, spécialiste de la fertilité et du suivi PMA vous accompagne au quotidien au cours du post-traitement, de la même manière que lors de la stimulation ovarienne. Si l’implantation d’un blastocyste a eu lieu dans l’endomètre, les cellules embryonnaires commencent à se multiplier intensément. Celles-ci contribuent à la formation du futur placenta : un organe clé de la grossesse qui produit les principales hormones. En fonction du protocole, le dosage de ß-hCG peut avoir lieu plus ou moins tôt. Un résultat supérieur à 50 mUI/ml est signe d’une grossesse. Ce premier examen échographique permet de dater précisément la grossesse et d’exclure toute anormalité telles que les grossesses extra-utérines. Félicitations, vous êtes enceinte ! Votre grossesse sera alors suivie de manière similaire à une grossesse spontanée. Gardez en tête que les fausses-couches sont fréquentes au cours du premier trimestre : 15 à 20% des grossesses seraient concernées. Si le test de grossesse est négatif ou si la grossesse est interrompue (grossesse extra-utérine, fausse-couche…), la suite du parcours est décidée par l’équipe médicale.
Aspects Psychologiques et Soutien
Un parcours PMA est forcément fragilisant pour soi-même, pour son couple, plus largement pour ses rapports aux autres. Il est nécessaire de le prendre en compte et de construire une stratégie pour ne pas s’abîmer dans le parcours. Pour certain(e) cela passera par un accompagnement psychologique, pour d’autres par la construction de voyages ou d’aventures à deux ou par un investissement dans des activités créatives. Dans tous les cas, il faut construire un projet ou bien sûr il faudra s’investir mais ou la PMA ne doit pas tout envahir.
Aspects Financiers
Il existe une prise en charge à 100% des traitements en France jusqu’à l’âge de 43 ans. Sont remboursés : 6 cycles d’ inséminations intra-utérine et 4 ponctions d’ovocytes suivi de transfert d’embryon frais ou congelé (avec ses propres gamètes ou en don d’ovocytes). Dans le cas d’une grossesse avec accouchement, ce compteur est remis à zéro. Le coût moyen d’un cycle de FIV complet pour la Sécurité sociale est estimé à environ 4100€.
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Améliorer les Chances de Succès
Après plusieurs échecs en parcours de FIV, il est nécessaire d’analyser les raisons de l’échec. Comment améliorer la qualité les embryons produitsChez la femme, on tentera d’améliorer la stimulation ovarienne (changement de protocole ou de produit) pour recueillir plus d’ovocytes de bonne qualité. Chez l’homme, on explorera l’ensemble des facteurs pouvant améliorer la qualité des spermatozoïdes (traitement des fragmentations spermatiques augmentées, recherche de varicocèle). L’objectif est d’améliorer le dialogue immunitaire qui doit s’établir entre l’embryon et l’utérus lors de l’implantation et la fabrication du placenta. On estime qu’au-delà de 4 embryons transférés sans grossesse, il est nécessaire de faire ce bilan. Une étude est en cours pour établir s’il n’est pas licite de proposer cette évaluation plus tôt.
PMA pour les femmes seules et les couples de femmes
Pour que la PMA soit possible pour les femmes seules et les couples de femmes, il est nécessaire de se voir attribuer des paillettes de sperme semi-anonyme. Cette démarche dure 12 à 18 mois. La première étape est de prendre rendez- vous auprès du CECOS (centre d’étude et de conservation du sperme, cecos.org) avec une lettre de son gynécologue. Une consultation médicale recueillera les informations relatives à la demande, confirmera la nécessité de recours à un don de sperme, évaluera le risque cumulatif pour la femme receveuse et notera les caractéristiques physiques de la demandeuse (ethnie, couleur des cheveux et des yeux). Si l’indication et la demande sont confirmées, une consultation auprès d’un/e psychologue ou psychiatre sera faite au niveau du CECOS, et le couple ou la femme seule devra entamer des démarches auprès d’un notaire. En parallèle, le/la gynécologue spécialisé(e) en PMA commencera de son côté à préparer la FIV (dosage hormonaux, sérologie, état utérin). Ces démarches aboutissent à l’attribution de paillettes selon les critères d’appariements physiques, les facteurs de risque génétique et les groupes sanguins.
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