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Menstruation: Définition, aspects et impact sur la vie des femmes

L'arrivée des règles, également appelées "menstruation", est une étape importante dans la vie d'une femme. Ce phénomène naturel, qui marque le début de la puberté, est souvent attendu avec impatience mais aussi appréhendé. Cet article vise à répondre aux questions les plus fréquemment posées concernant la menstruation, en abordant les aspects biologiques, culturels et sociaux qui s'y rattachent.

Les règles, qu'est-ce que c'est ?

Chaque mois, la paroi interne de l'utérus, appelée endomètre, s'épaissit pour se préparer à accueillir un ovule fécondé par un spermatozoïde. S'il n'y a pas eu fécondation, une partie de l'endomètre est évacuée avec l'ovule par le vagin. Ce sont les règles, ou menstruations. Elles sont constituées de muqueuse utérine, de glaire et de sang, ce qui leur donne une consistance différente de celle du sang qui coule dans les veines.

L'aspect des règles peut varier d'une personne à l'autre et selon les moments du cycle. Un sang rouge et fluide indique généralement que le sang s'écoule assez vite de l'utérus. Un sang marron et grumeleux, en revanche, suggère un écoulement plus lent, permettant au sang de s'oxyder, de coaguler et de foncer.

Régularité et cycle menstruel

Le premier jour des règles marque le début d'un nouveau cycle menstruel. En moyenne, les règles reviennent tous les 28 jours, mais cette durée peut varier d'une femme à l'autre, surtout lors des premières années de la menstruation et à l'approche de la ménopause.

Pour calculer la durée de son cycle menstruel, il suffit de compter les jours qui séparent les premiers jours des règles de chaque mois. Par exemple, si le premier jour des règles était le 18 du mois et que le premier jour des règles suivantes est le 14 du mois, le cycle a duré 27 jours. De nombreuses applications gratuites sont disponibles pour suivre son cycle, noter les symptômes, les rapports sexuels, etc.

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Âge des premières règles et ménopause

En moyenne, les premières règles surviennent vers l'âge de 13 ans, lors de la puberté. Cependant, cela peut se produire plus tôt ou plus tard. Si une jeune fille n'est pas réglée à l'âge de 17 ans, il est conseillé de consulter un médecin. Les règles s'arrêtent à la ménopause, généralement entre 45 et 55 ans.

Douleurs menstruelles et syndrome prémenstruel

L'expérience des règles varie d'une femme à l'autre. Certaines ne ressentent aucune douleur, tandis que d'autres souffrent de douleurs importantes. Dans tous les cas, des douleurs importantes doivent amener à consulter un professionnel de santé.

Quelques jours avant les règles, des symptômes tels que des maux de tête, des douleurs aux seins, des ballonnements ou de l'irritabilité peuvent apparaître. C'est ce qu'on appelle le syndrome prémenstruel (SPM). Chez 5 à 10 % des femmes, ce syndrome peut être sévère et entraîner des problèmes psychiatriques tels qu'une humeur dépressive ou une forte anxiété perturbant leur quotidien à l'approche des règles. On parle alors de trouble dysphorique prémenstruel.

Pendant les règles, l'utérus se contracte pour bien évacuer l'endomètre. Cela peut créer un inconfort dans le bas-ventre et, parfois, aussi dans le dos et les cuisses. Ces douleurs durent généralement un à deux jours. Les règles douloureuses sont fréquentes chez les adolescentes et diminuent après 18 ans.

Différentes solutions existent pour soulager les douleurs menstruelles :

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  • Utiliser de la chaleur pour soulager le bas-ventre et/ou le dos, avec une bouillotte par exemple.
  • Prendre un bain chaud.
  • Prendre des médicaments antidouleur, en demandant conseil à un pharmacien.

En dehors des douleurs, les règles s'accompagnent fréquemment de fatigue, de troubles digestifs tels que des diarrhées et parfois de vomissements ou nausées.

Il est important de ne pas hésiter à en parler à son médecin et/ou son gynécologue lorsque les douleurs et les symptômes liés aux règles rendent le quotidien difficile. Cela peut être le signe d'une endométriose, une maladie fréquente qui touche une femme sur dix.

Arrêt des règles et aménorrhée

Les règles s'arrêtent définitivement à la ménopause, mais elles peuvent aussi s'arrêter temporairement dans différents cas :

  • Lors d'une grossesse.
  • En cas de problème de santé (hyperthyroïdie, anorexie, obésité, carence nutritionnelle…).
  • Lors de la prise de certains médicaments.
  • Lors d'un stress psychologique.
  • En cas de pratique sportive intensive.
  • À l'arrêt d'une contraception hormonale.

En cas de retard de règles, il est recommandé de faire un test de grossesse, surtout s'il y a eu un rapport mal ou non protégé depuis les dernières règles. L'absence de règles (aménorrhée) peut avoir de nombreuses causes. En cas de doute, il est conseillé de contacter un professionnel de santé et de réaliser un test de grossesse.

Sexualité et menstruation

Il est tout à fait possible de tomber enceinte si on a des rapports sexuels pendant les règles, surtout si l'on n'utilise pas de moyen de contraception. Les cycles peuvent être courts et le début des règles peut correspondre à la période d'ovulation (particulièrement féconde). De plus, les spermatozoïdes peuvent vivre jusqu'à cinq jours dans l'appareil génital.

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Avoir des relations sexuelles pendant les règles n'a rien de sale, du moment que les partenaires y consentent. Pour éviter les taches de sang sur les draps, il est conseillé de mettre une serviette de bain ou une autre protection.

Pratiquer des rapports sexuels avec pénétration vaginale pendant les règles peut avoir des effets positifs, tels que l'écourtement de la durée des règles, l'atténuation du stress et des douleurs menstruelles, et une augmentation du plaisir. De nombreuses femmes ont des pics de libido en période de règles, probablement en raison des fluctuations hormonales.

Le cunnilingus peut également être pratiqué en période de règles. Pour éviter les accidents, il est possible de porter un tampon ou une coupe menstruelle.

Abondance des règles

Pendant leurs règles, les femmes perdent généralement moins de 60 ml de sang, soit l'équivalent de 4 cuillères à soupe. On parle de règles abondantes, ou ménorragies, quand cette quantité dépasse 80 ml et/ou durent plus de sept jours, ou si vous devez changer de protection hygiénique toutes les deux heures au moins au cours de toute une journée.

En cas de règles abondantes ou au moindre doute, il est conseillé de consulter un professionnel de santé afin de lever le doute sur une éventuelle endométriose.

Impact culturel et social de la menstruation

La menstruation a toujours été entourée de tabous et de croyances populaires. Dans de nombreuses cultures, les femmes indisposées étaient considérées comme impures et étaient soumises à des restrictions. Ces tabous persistent encore aujourd'hui dans certaines régions du monde.

Historiquement, les médecins ont également véhiculé des préjugés sur la menstruation, considérant parfois les femmes indisposées comme souffrant de troubles physiologiques et psychologiques. Au début du XXe siècle, certains médecins affirmaient même que les femmes indisposées avaient le pouvoir de faire pourrir la nourriture ou de nuire aux plantes et aux animaux.

Aujourd'hui, la parole tend à se libérer autour de la menstruation, notamment grâce à l'émergence d'un "activisme menstruel" en ligne. Cependant, parler de ses règles reste encore difficile pour de nombreuses femmes.

Puberté précoce

L’apparition des seins chez la fille avant l’âge de 8 ans et l’augmentation du volume testiculaire chez le garçon avant l’âge de 9 ans sont des signes d’appel, qui doivent conduire à un interrogatoire et un examen clinique minutieux, complétés si besoin par des premières explorations en ville avant un avis spécialisé. La puberté précoce expose à un risque de petite taille à l’âge adulte et à une mauvaise tolérance par l’enfant et doit ainsi être reconnue dès l’apparition des premiers signes pubertaires afin de pouvoir, le cas échéant, proposer une prise en charge. La puberté précoce peut être d’origine centrale, dépendante de la sécrétion de la Gonadotropin-Releasing Hormone (GnRH)*, par l’hypothalamus à proximité de l’hypophyse, cas le plus fréquent.

L’âge de la puberté connaît de grandes variations : les limites de la puberté normale sont donc assez larges. Si l’on veut dépister une puberté précoce débutante, il est donc important d’évaluer la taille des testicules chez le garçon dès l’âge de 8 ans, voire plus tôt dans le cadre de l’examen clinique annuel systématique de l’enfant. Ce dernier sera ainsi habitué à être régulièrement examiné. L’augmentation de la taille des testicules est significative au-delà de 3 cm. Chez la fille, l’augmentation du volume des seins, premier signe du développement pubertaire, survient de façon physiologique entre 8 ans et 13,5 ans (11 ans en moyenne).

À côté de l’évolution des organes génitaux externes, il faut aussi prendre en compte la vitesse de croissance, dont l’accélération est un des signes du démarrage pubertaire. Le pic de croissance pubertaire est en moyenne de 20 cm chez la fille et de 25 cm chez le garçon. Les courbes de croissance ont évolué il y a quelques années en France afin de prendre en compte l’augmentation de la taille et du poids des nourrissons et des petits enfants.

La première est l’adrénarche, ou puberté surrénalienne liée au développement et à la maturation de la zone réticulée de la corticosurrénale à partir de l’âge de 6 ans. Elle est marquée par l’apparition d’une pilosité pubienne et éventuellement axillaire avant l’âge de 7 ans chez la fille et de 9 ans chez le garçon, parfois d’une acné et d’une sudation malodorante, qui signe l’origine surrénalienne. Il n’y a pas de signe de poussée pubertaire (ni poussée mammaire, ni croissance testiculaire), ni d’hypertrophie clitoridienne, ni d’accélération de la croissance ou d’avance osseuse, autant de signes qui nécessiteraient un bilan pour éliminer une puberté précoce d’origine périphérique. Autre variante physiologique, très fréquente (une petite fille sur quatre), le développement isolé des seins, ou thélarche précoce, qui survient principalement avant l’âge de 3 ans. Il n’y a pas de pilosité pubienne ni d’accélération staturale, le taux d’estradiol est bas. Il n’y a pas de traitement et l’évolution se fait vers la régression spontanée (70 % des cas) ou la stabilité. Il est important de suivre étroitement l’enfant (la revoir à trois ou six mois) afin de s’assurer que le développement des seins reste isolé.

Le diagnostic de puberté pathologique n’est posé qu’au terme d’une démarche précise et approfondie, dans laquelle l’examen clinique joue un rôle essentiel. L’interrogatoire recherche des facteurs familiaux (paramètres de naissance, tailles familiales, âge de la puberté des parents et de la fratrie) et des signes cliniques pouvant orienter vers certaines pathologies organiques. Il faut également analyser les courbes de croissance (ce qui souligne l’importance de mesurer les enfants au moins une fois par an) afin de confirmer l’accélération de la croissance, qui est souvent associée à une avance de cette dernière au moment du diagnostic et qui va de pair avec une avance de l’âge osseux. Lorsqu’une origine centrale est suspectée chez une petite fille (apparition des seins avant l’âge de 8 ans, soit S2 de la classification de Tanner), un premier bilan peut être réalisé en ville, car, dans la très grande majorité des cas, il n’y a pas de cause organique. Ce premier bilan comporte un âge osseux (apparition du sésamoïde du pouce avant 11 ans) et une échographie pelvienne, qui peut mettre en évidence une augmentation de la taille de l’utérus (> 35 mm).

Il peut s’agir d’anomalies du système nerveux central (SNC), telles que l’hamartome hypothalamique (pathologie bénigne qui s’éteint à l’âge adulte), les tumeurs cérébrales cancéreuses ou non, les malformations (kyste arachnoïdien, hydrocéphalie…) ou les pathologies acquises (infection, traumatisme, chimiothérapie, radiothérapie…). Chez la fille, dans 90 % des cas, il n’y a pas d’anomalie du SNC et la puberté précoce centrale est le plus souvent idiopathique.

Le traitement des pubertés précoces d’origine centrale peut être indiqué en cas de puberté évolutive (cliniquement, échographiquement, et avance d’âge osseux de plus de 2 ans) confirmée par le test au LHRH. Il fait appel à un agoniste du récepteur de la GnRH (triptoréline ou leuproréline).

Retour de couches

Le retour de couches, ce sont tout simplement les premières règles après l’accouchement. Un événement qui surviendra plus ou moins tard selon que l’on allaite notre bébé ou pas. Moment phare des suites de couches : le retour de couches, soit le retour des règles. Cette période est parfois confondue avec le petit retour de couches : des saignements qui reprennent souvent de façon plus abondante pendant 48 heures, environ 10 ou 12 jours après l’accouchement environ, mais ne sont pas encore des règles. Après l’accouchement, notre organisme sécrète à nouveau des hormones de type œstrogènes et progestérone. La machine se remet en route différemment que l’on allaite ou non. En effet, l’allaitement favorise la production de prolactine dans notre organisme, l’hormone qui interrompt le cycle sexuel.

Ce sont les premières menstruations après l’accouchement que l’on désigne par « retour de couches ». À ne pas confondre avec le petit retour de couches, qui se produit en général une dizaine de jours après l’accouchement. Si on n’allaite pas, le retour de couches survient en moyenne six à huit semaines après l’accouchement. Si on nourrit bébé au sein, le retour de couches sera plus tardif. En effet, la prolactine, l’hormone stimulée par la tétée, retarde l’ovulation. Le retour de couches peut prendre du temps, même lorsque la maman n’allaite pas. Il n’y a généralement rien d’inquiétant.

Près de 10 % des femmes ovulent avant leur retour de couches. Autrement dit, on peut tomber de nouveau enceinte avant même d’avoir vu réapparaître ses règles. On pense donc à se faire prescrire une contraception adaptée, dès la sortie de la maternité. Il existe plusieurs modes de contraception féminine. Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients. Si on n’allaite pas, la pilule peut être prescrite dès le 15e jour après l’accouchement, sinon le médecin peut proposer une micropilule, sans incidence sur le lait.

Les premières règles qui suivent l’accouchement sont généralement plus abondantes et durent un peu plus longtemps que celles que l’on avait avant de tomber enceinte. Celles qui avaient des règles douloureuses avant d’être enceintes remarquent parfois qu’elles ont moins mal. Pour les lochies et le petit retour de couches, les gynécologues déconseillent les tampons qui favorisent les infections, surtout si on a eu une épisiotomie. Pour le « vrai » retour de couches, on fait comme on veut ! En général, les jeunes mamans préfèrent les serviettes super-absorbantes (il en existe des « spéciales après-accouchement ») aux tampons, à cause de l’abondance des saignements. De plus, la sage-femme souligne que la mise en place d’un tampon peut être inconfortable après un accouchement : « leur insertion peut être délicate si vous avez une cicatrice d’épisiotomie encore sensible ou quelques points qui tirent. De plus, le périnée peut avoir perdu de son tonus et “moins bien retenir” le tampon.

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