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Tristesse pendant la grossesse : Causes et solutions

La grossesse est souvent dépeinte comme une période de bonheur et d'anticipation joyeuse. Cependant, la réalité est que pour de nombreuses femmes, cette période peut être marquée par la tristesse, le stress et même la dépression. Il est crucial de reconnaître et d'aborder ces sentiments, car ils peuvent avoir un impact significatif sur la santé de la mère et de l'enfant à naître.

Pourquoi la tristesse pendant la grossesse ? Les causes possibles

Être enceinte n'est pas synonyme de 9 mois de bonheur absolu. Les bouleversements hormonaux, le blues des premiers mois, l'angoisse à l'approche de la naissance… Tout cela peut contribuer à un sentiment de mal-être pendant la grossesse. Il arrive que certaines futures mamans se sentent déprimées et n'osent pas en parler à leurs proches.

La baisse de moral est normale et peut survenir de temps en temps durant la grossesse. Elle diffère de la dépression prénatale, qui se traduit par différents signes et symptômes à surveiller attentivement. C'est surtout lors du premier trimestre que le risque de déprime est important. Le taux élevé de progestérone, hormone nécessaire à la nidation de l'œuf, peut entraîner des crises de larmes et de la fatigue chez certaines futures mamans.

La dépression peut toucher les futures mamans dont la grossesse a été difficile à initier, ou ayant eu recours à un traitement contre l'infertilité. Elle peut également toucher une personne qui a déjà des enfants et qui a connu des difficultés lors d'une grossesse ou d'un accouchement précédent.

Un second pic de blues peut survenir au cours du huitième mois de la grossesse. On traverse alors une période de découragement légitime. Physiquement, le corps est plus lourd, voire douloureux, au niveau des articulations, du dos, du bassin. On dort mal, on ressent des désagréments comme des crampes, des remontées acides. Tout cela crée un contexte qui favorise la dépression. De plus, la perspective de l'accouchement peut être vécue comme angoissante, voire terrifiante, pour certaines femmes.

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D'autres événements peuvent influer sur le bien-être psychique de la future maman, notamment une histoire personnelle douloureuse : un abandon, des relations difficiles avec ses propres parents, des antécédents d'abus physiques ou sexuels dans l'enfance. Lorsqu'une femme a déjà souffert de dépression avant d'être enceinte, elle est plus vulnérable, tout comme la maman qui vit dans des conditions difficiles, sans aide extérieure, isolée, sans le soutien de sa famille ou d'amies.

Selon l'Assurance maladie et une enquête nationale périnatale menée en 2021, 15,5 % des futures mères ont décrit leur grossesse comme difficile à très difficile à vivre. Les femmes enceintes qui se sentent isolées, sans un réseau de soutien solide, sont plus susceptibles de ressentir de la dépression. Les conflits familiaux peuvent également provoquer un stress émotionnel intense.

Une grossesse peut devenir une période extrêmement complexe et éprouvante pour certaines femmes, les rendant plus vulnérables à la dépression, surtout si la grossesse est réputée difficile. Une conception non prévue ou une grossesse survenant après une ou plusieurs expériences traumatisantes (perte d'un enfant in utero, interruption médicale de grossesse, naissance d'un enfant malformé, hospitalisation prolongée de l'enfant) peuvent également être des facteurs de risque.

La consommation d'alcool pendant la grossesse est fortement déconseillée, car elle peut entraîner des problèmes de développement chez le fœtus et augmenter les sentiments de culpabilité, d'anxiété et de dépression chez la mère. De même, certains médicaments, plantes ou compléments alimentaires, en particulier s'ils ne sont pas prescrits par un professionnel de la santé, peuvent être dangereux pour le fœtus et la mère.

Les femmes qui souffrent de dépression, de stress et d'anxiété avant la grossesse sont plus vulnérables à une récurrence de leurs symptômes pendant cette période. Les fluctuations hormonales et les préoccupations liées à la grossesse aggravent généralement les manifestations perçues et nécessitent un suivi médical plus étroit pendant cette période.

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Impact des émotions maternelles sur le fœtus

Les émotions d'une femme enceinte imprègnent le fœtus. Celui-ci n'est pas entièrement protégé par la frontière placentaire. Lorsque la maman ressent beaucoup de stress ou d'angoisse, celui-ci se transmet au futur bébé, qui voit également son taux de cortisol (hormone du stress) augmenter. Cependant, le bébé a une formidable capacité de résilience, qui lui permet de s'adapter et de surmonter les "incidents de parcours". Il faut donc éviter de culpabiliser lorsque cela arrive et tenter de trouver une solution et du soutien pour aller mieux.

Des études ont révélé que les émotions de la mère pendant la grossesse ont un impact significatif sur la santé future et le comportement de son bébé, que ces émotions soient positives ou négatives. Les enfants dont les mères ont été exposées à des niveaux élevés de stress en fin de grossesse, en particulier au troisième trimestre, présentaient plus de troubles comportementaux et émotionnels à l'âge de six ans que les autres enfants. Le mécanisme derrière cette influence réside probablement dans les niveaux élevés de cortisol chez la mère pendant les périodes critiques.

Reconnaître les signes de détresse

Il est essentiel de repérer les signes de détresse et d'être accompagné. La grossesse représente un bouleversement émotionnel à part entière. Devenir mère et plus largement parents est un grand saut dans le vide et dans l'inconnu. Le bouleversement psychologique qui caractérise la grossesse a également des causes strictement hormonales. Il est fréquent de se sentir anxieuse pendant la grossesse.

Au cours de la grossesse, environ 1 femme sur 10 connaît un épisode de dépression appelée dépression prénatale, ou encore gravidique. Ce type de dépression propre à la grossesse peut concerner des femmes qui n'avaient aucun antécédent dépressif, comme des femmes déjà fragilisées par un trouble psychique préexistant. Les symptômes d'une dépression prénatale peuvent varier d'une femme à l'autre, y compris dans leur intensité.

Les signes de la dépression diffèrent de la simple baisse de moral passagère. La dépression est une maladie qui peut surgir durant la grossesse et qui se reconnaît entre autres par la durée de ses symptômes. Perte d'intérêt pour la vie en général, tristesse, problèmes de sommeil (insomnie, réveils nocturnes…), irritabilité extrême, crises de larmes, perte ou augmentation d'appétit, idées noires sont autant de manifestations possibles.

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Pour identifier les risques d'apparition de la dépression pendant la grossesse, un test existe et peut être demandé par votre médecin. Ce test appelé EPDS (Edinburgh Postpartum Depression Scale) a été à l'origine développé pour mesurer l'état dépressif après l'accouchement, mais il peut également être utile pendant la grossesse pour détecter d'éventuels troubles psychiques. L'EPDS se présente sous forme d'un questionnaire à 10 questions et prend 5 à 10 minutes.

Solutions et soutien pour les femmes enceintes tristes

Une femme enceinte déprimée a du mal à exprimer ce qu'elle ressent et à comprendre ce qui lui arrive. Pourtant, la première étape vers la guérison est souvent d'en parler, à son entourage familial ou amical ou à son médecin. Plusieurs solutions existent et il ne faut pas hésiter à multiplier les rendez-vous chez la sage-femme, incluant le cours de préparation à l'accouchement, et à poser toutes les questions que vous avez en tête, car il n'y a pas de mauvaises questions. En complément, les méthodes de relaxation permettent à la future maman d'évacuer stress et anxiété. Enfin, des unités spécialisées peuvent également vous accueillir si vous vous sentez en grande difficulté.

Suivi médical et soutien psychologique

Si vous vous reconnaissez dans ces signes, consultez sans hésiter un professionnel de santé avec lequel vous vous sentez en confiance, afin d'en parler. Leur suivi médical ne porte pas uniquement sur la croissance de votre bébé ou sur vos résultats d'analyse de sang, mais aussi sur vos ressentis et vos émotions, afin d'éviter notamment qu'ils aient un impact négatif sur votre santé physique ainsi que celle de votre futur bébé. N'hésitez pas à vous confier sur ce que vous vivez psychologiquement : dites-vous que de nombreuses femmes l'ont vécu avant vous et que cela n'étonnera donc pas votre praticien ! Au contraire, il sera d'autant plus capable de vous rassurer.

Si vous souffrez d'anxiété, vous pouvez à tout moment demander à votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme de vous adresser à un professionnel de santé mentale. A plus forte raison si vous êtes atteinte de dépression gravidique, diagnostiquée par votre médecin. Une psychothérapie vous sera alors proposée (individuelle, familiale ou de groupe), afin de diminuer les symptômes de la dépression ou de vous aider à entrer en rémission. S'il s'agit d'une dépression légère, cette prise en charge peut suffire. Des médicaments adaptés, compatibles avec une grossesse, vous seront probablement prescrits par votre médecin en cas de dépression gravidique modérée ou sévère, en association avec une psychothérapie.

Soutien de l'entourage

En dehors de votre suivi médical, assurez-vous d'être la mieux entourée possible : l'autre parent, des membres de votre famille, vos amis, une doula… L'objectif est de ne pas vous sentir seule, car faire part de vos difficultés psychologiques est une chose, mais vous changer les idées en est une autre, tout aussi bénéfique pour votre santé mentale ! Vous ne savez pas à qui vous confier ni vers qui vous tourner ? Le Lieu d'accueil enfants-parents (LAEP) est un espace de rencontre et de discussion, mais aussi de jeu pour les enfants, où des professionnels formés et à l'écoute vous accueillent.

Méthodes naturelles pour lutter contre le stress

En première intention, explorez toutes les possibilités pour lutter contre le stress grâce à des méthodes naturelles :

  1. Alimentation équilibrée : Que ce soit pendant la grossesse ou non, il est toujours conseillé d'avoir une alimentation équilibrée. Un bon apport en magnésium, via des noix, des amandes ou des lentilles par exemple, agit comme « anti-stress » sur l’organisme. Il est conseillé également de limiter le sucre raffiné ou les aliments à index glycémique élevé, car ils favorisent les baisses d’énergie, de moral et font fluctuer l’humeur.
  2. Activité physique : Lors de la grossesse, il est tout à fait possible et même conseillé de continuer ou de commencer une activité physique ! Cela vous permettra de vous sentir mieux physiquement et mentalement. De plus, la sécrétion d’endorphines, des hormones du bien-être, lors de l’activité, permet de réduire le stress. Attention, néanmoins, il est important d’avoir l’avis de votre médecin pour être sûre que dans votre cas l’activité physique n’est pas une contre-indication. Si le médecin donne son approbation, vous pouvez vous mettre à la marche, à la natation ou encore au yoga. Ces pratiques sont parfaites pour la femme enceinte, elles vous permettent de maintenir une activité tout en évitant les risques de chutes ou de traumatismes. En plus de réduire votre stress, elles peuvent prévenir ou soulager les douleurs liées à la grossesse.
  3. Yoga, sophrologie, hypnose et méditation : Le yoga est idéal pour réduire le stress. Lors de la grossesse, il faut adapter les séances de yoga ou privilégier le yoga prénatal. En complément, vous pouvez consulter un sophrologue ou un hypnothérapeute qui vous permettront notamment d’accueillir toutes vos émotions, de les comprendre et ainsi de vous apaiser. Il est conseillé également de pratiquer des exercices de méditation quand vous avez un temps libre, que ce soit au réveil, au fil de la journée ou avant de vous coucher. Ces exercices vous permettront de vous recentrer sur vous, vos émotions et vous aideront à gérer votre stress. Les méditations peuvent durer le temps que vous souhaitez. Il vaut mieux privilégier 5 min de méditation, par ci par là, que de vous contraindre à en faire une très longue.
  4. Homéopathie : L’homéopathie peut vous accompagner tout au long de votre grossesse et même après votre accouchement.
  5. Fleurs de Bach : Les fleurs de Bach et notamment la gamme “rescue” peuvent être utilisées pendant la grossesse. Vous pouvez prendre 4 gouttes directement sous la langue, 4x/jour.
  6. Phytothérapie : La mélisse possède une action sédative douce sur le système neuro-végétatif. Elle permet de calmer le stress, les insomnies légères et améliore l’humeur. Il est conseillé de faire infuser une dizaine de feuilles fraîches pendant 10 min dans 150 ml d’eau. L’aubépine permet de lutter contre la nervosité, les palpitations (apaise le système cardiaque) et possède une légère action sédative générale. Vous pouvez faire infuser 10g de fleurs séchées dans 1l d’eau pendant 10-15min.
  7. Aromathérapie : L’huile essentielle de lavande vraie est connue pour ses vertus calmantes, apaisantes, anxiolytiques. Elle permet donc de diminuer le stress et de lutter contre les insomnies, l’irritabilité, l’anxiété et la tachycardie. Elle peut être utilisée pendant la grossesse et l’allaitement en usage externe, en respectant bien les consignes d’application pour éviter toute complication.
  8. Ostéopathie : L’ostéopathie accompagne les patients à tous les âges et étapes de la vie. Le but de l’ostéopathe est de trouver l’origine de votre stress pour mieux comprendre les répercussions qu’il peut avoir sur vous. Le thérapeute vient alors agir à l’origine du stress en travaillant sur le système hormonal. Grâce à des techniques crâniennes, l’ostéopathie peut permettre une régulation des hormones du stress et donc la diminution de ce dernier ainsi qu’une amélioration de l’humeur. De plus, lors de votre prise en charge, l’ostéopathe est à votre écoute. Vous pouvez évoquer avec lui les raisons de votre stress sans aucun jugement de sa part. Il peut également vous donner des conseils tels que des exercices méditatifs, comme je vous l’ai évoqué précédemment, ou encore vous conseiller d’autres thérapies complémentaires pouvant vous aider tout au long de la grossesse.

N’hésitez pas à essayer plusieurs solutions naturelles contre le stress et à trouver ce qui fonctionne le mieux chez vous !

Est-il normal de pleurer pendant la grossesse ?

Au-delà des "hormones" qui prédisposent à plus de sensibilité, les futures mamans ne pleurent jamais pour rien. Le principe de la grossesse est de faire remonter les choses, de manière à ce qu'à la naissance du bébé, la maman soit suffisamment disponible pour son enfant. C'est comme si elle permettait, via le voile hormonal, de faire remonter de vieux dossiers, en général emprunts de tristesse (souvenirs d'enfance, événements passés ou contextes présents douloureux). Il s'agit donc d'une psychologie naturelle proposée par la biologie dans l'intérêt du bébé. Ainsi, si on l'écoute et que la future maman essaie de recueillir ce pourquoi elle pleure, il y a toujours une raison.

Pour parvenir à reconnaître leurs émotions, les femmes enceintes peuvent tenir un carnet de bord à chaque fois qu'elles pleurent, en notant ce qui s'est passé juste avant qu'elles ne pleurent et ce qui a pu susciter leur tristesse. Vivre une grossesse loin de sa famille ou à l'étranger peut également être une source de tristesse.

Pendant neuf mois, l'hypersensibilité est décuplée. Le premier trimestre de la grossesse est particulier, notamment parce que la fatigue rend les femmes enceintes plus vulnérables. Au deuxième trimestre, il y a une sensibilité portée vers les besoins du corps, ce qui aidera ensuite la mère à décoder les pleurs du bébé. Enfin, au troisième trimestre, la sensibilité des femmes enceintes est davantage tournée vers l'avenir.

Néanmoins, si les pleurs s'accompagnent d'un regard noir sur sa vie, d'une dévalorisation, si rien ne va et que tout semble difficile, il peut s'agir de prémices de déprime. L'entretien prénatal précoce (EPP) qui a lieu au troisième mois de la grossesse permet aux professionnels de santé de reconnaître les signes d'une éventuelle dépression.

Il est également important de ne pas oublier les futurs papas, qui peuvent se sentir démunis face aux émotions de leur partenaire. Ils doivent sortir de la caricature avec les phrases types "elle est enceinte, elle pleure pour rien, elle est pénible" et essayer de comprendre ce que leur partenaire traverse.

Importance du soutien social et de la communication

La grossesse peut parfois susciter des sentiments d'incertitude, d'anxiété et de solitude. Le fait de partager ses préoccupations et ses émotions avec des proches peut apporter un soulagement considérable. Cela permet également à la future mère de se sentir entourée et comprise, renforçant ainsi son estime de soi et son bien-être émotionnel. L'isolement social est l'un des facteurs de risque majeurs de la dépression chez les femmes enceintes.

Lorsqu'une femme enceinte commence à ressentir les premiers signes de déprime, il est impératif de réagir rapidement. Le suivi médical régulier est de ce fait essentiel pour surveiller l'état émotionnel de la future mère et détecter tout signe précoce de dépression. Les professionnels de la santé doivent encourager ouvertement les femmes enceintes à parler de leurs émotions et de leurs préoccupations. Parfois, la simple expression des sentiments peut déjà apporter un soulagement significatif ! Il ne faut également pas avoir honte de parler de ses émotions et de ses sentiments lorsque l’on est enceinte.

Rejoindre un groupe de soutien est une astuce supplémentaire pour prévenir et combattre la dépression pendant la grossesse. Ces groupes offrent un espace sécurisé où les futures mères peuvent partager leurs expériences, leurs inquiétudes et leurs émotions avec d'autres femmes qui traversent des situations similaires. D’une part, les groupes de soutien permettent aux femmes enceintes de se sentir entendues et comprises, réduisant ainsi le sentiment d'isolement. D'autre part, ils favorisent aussi le développement de solides amitiés et de relations qui peuvent persister après la grossesse, et contribuer à prévenir de ce fait la dépression post-partum. Ces groupes sont souvent animés par des professionnels de la santé mentale ou d'autres experts, garantissant que les femmes reçoivent des conseils avisés et validés par les autorités scientifiques.

Traitement médical

Quand les signes de dépression pendant la grossesse deviennent sérieux, le recours à un traitement médical peut s'avérer nécessaire. Les professionnels de la santé peuvent recommander des traitements adaptés, sans risque pour la femme enceinte, tout en tenant compte des besoins de l'enfant à naître. Contrairement aux idées reçues, la prise d’antidépresseurs n’est en effet pas totalement contre-indiquée pendant la grossesse. Votre médecin pourra vous prescrire par exemple des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS).

Il est important de noter que si un traitement médicamenteux est nécessaire, un suivi particulier sera mis en place pour surveiller d’éventuels effets du traitement sur le bébé à sa naissance. Cependant, il est essentiel de se rappeler que « pour que le bébé se porte bien, il faut avant tout que la maman se porte bien ».

Ce qu'il faut éviter de dire et comment aider

Il est crucial de ne pas minimiser la situation et de ne pas dire que "ça va passer !". La situation est très difficile pour les proches, le père, les grands-parents… qui ne reconnaissent pas la personne qu'ils côtoient quotidiennement, mais minimiser est terrible pour la mère, car ce qu'elle vit peut être très fort, voire violent.

Les proches peuvent également proposer des pistes, faire les démarches (recherches, appels…) qui semblent insurmontables à la femme. Proposer cette fameuse échelle d'évaluation ou suggérer des associations ou des professionnels de santé compétents sont des comportements qui peuvent aider la future mère.

Dépression post-partum

Il est important de noter qu'une dépression prénatale qui n'est pas prise en charge, non suivie ou encore passée sous les radars a de fortes chances d'évoluer vers une dépression du post-partum. Cependant, certaines femmes vont passer à autre chose et reprendre leur vie une fois leur bébé arrivé. Mais quand on sombre pendant des mois, cela peut prendre encore quelques temps pour retrouver un équilibre.

L’arrivée d’un bébé est un grand bouleversement dans la vie des parents, pour la mère et aussi pour le père. Quelques jours après l’accouchement, la majorité des mamans traverse une période de déprime qu’on appelle " baby blues ". Le baby blues peut durer quelques heures ou quelques jours. En général, les symptômes disparaissent tous seuls. Si les symptômes durent plus de deux semaines, il faut en parler à un professionnel de santé, comme son médecin ou sa sage-femme.

La dépression post-partum est une maladie qui peut apparaître pendant les semaines et les mois suivant l’accouchement. Près d’une mère sur cinq est touchée par une dépression post-partum dans les 4 semaines qui suivent l’accouchement. Cette maladie peut toucher tout le monde. Près d’un père sur dix traverse une dépression pendant la grossesse ou peu après la naissance de son bébé. C’est une période de changements qui peut être bouleversante pour les papas aussi. La dépression post-partum est une maladie qui se soigne et comme pour la plupart des maladies, on ne la soigne pas seul.

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