L'infertilité touche aujourd’hui 3,3 millions de personnes en France, soit 1 couple sur 4 selon les chiffres les plus récents. Elle est en augmentation constante depuis 20 ans dans les pays industrialisés. La difficulté à concevoir un enfant est un sujet encore mal connu, qui touche l’intimité des personnes avec des conséquences à la fois personnelles et sociétales. Parmi les outils disponibles pour mieux comprendre le cycle féminin et optimiser les chances de conception, le suivi de la température après l'ovulation occupe une place importante. Cet article explore en détail les causes des variations de température après l'ovulation, comment les surveiller efficacement, et comment interpréter ces données pour mieux comprendre sa fertilité.
Introduction à la Courbe de Température
La courbe de température est un examen simple à effectuer pour se faire une idée de son cycle et de la date d'ovulation. Simple à réaliser, la courbe de température est une méthode consistant à relever sa température chaque matin, au réveil et avant le lever du 1er jour du cycle (c'est-à-dire du 1er jour des règles) jusqu'au 1er jour du cycle suivant permet de déterminer le jour de l'ovulation. Elle donne aussi des informations sur la durée et la régularité du cycle. L'utilisation d'une courbe de température est notamment indiquée lorsqu'un couple éprouve des difficultés à concevoir un bébé malgré plusieurs mois de rapports sexuels réguliers infructueux, mais aussi lors d'un traitement de stimulation de l'ovulation.
Comment la Température Corporelle Basale Révèle l'Ovulation
L’ovulation s’accompagne de modifications physiologiques. Parmi ces changements, on peut citer une augmentation de la température corporelle basale, de l’ordre de 0,2 à 0,6 °C environ, pendant au moins trois jours. Les changements de température observés pendant un cycle sont liés aux variations du taux de progestérone durant ce cycle. Durant la première partie du cycle le taux de progestérone et la température sont bas. Il y a une chute juste avant l'ovulation puis la température augmente et reste à peu près stable jusqu'aux prochaines règles. Après les règles, le taux de progestérone baisse ainsi que la température. Avec ovulation : Une courbe de température comprend deux plateaux distincts séparés par 3 ou 4 10ème de degré à un demi degré (une température basse jusqu'à l'ovulation puis plus haute après).
Importance de la Progestérone
L’hormone lutéale ou progestérone progestative est produite dans le corps jaune pendant la deuxième phase du cycle féminin après l’ovulation. Il a la propriété d’agir sur le centre de thermorégulateur du corps et d’élever la température. En première partie du cycle, lors de la phase folliculaire, le cycle est sous l’influence des œstrogènes : votre température, reste stable (autour de 36 °C / 36,5 °C) tout au long de cette phase. L’augmentation de la température, autour de 0,5 °C, se fait à la suite de l’ovulation. C’est la progestérone, en phase lutéale, qui est à l’origine de cette montée thermique : cette augmentation confirme que l’ovulation a eu lieu. Ce plateau de température dure pendant la phase lutéale c’est-à-dire jusqu’aux règles suivantes (selon les femmes, cette phase dure de 10 à 16 jours). La chute de la température est concomitante de la chute de progestérone, en l’absence de grossesse : les règles débutent et un nouveau cycle aussi !
Méthodologie de Prise de Température Corporelle Basale
Si vous souhaitez suivre vos jours fertiles, il y a de grandes chances que vous ayez entendu parler de la méthode de la température corporelle basale. Cette technique est prisée, car elle est peu coûteuse et facile à réaliser chez soi au moyen d’un thermomètre. Cependant, cette méthode n’est pas parfaite : elle vous indique uniquement que vous avez libéré un ovule, c’est-à-dire que votre fenêtre de fertilité est terminée pour ce cycle menstruel.
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Instructions pour une Mesure Précise
Mesurez votre température corporelle basale tous les matins, avant de vous lever. Veillez à vous assurer d’avoir dormi trois heures sans interruption avant la prise de mesure. Vous pouvez prendre votre température par voie orale, vaginale ou rectale. Essayez de prendre votre température à la même heure chaque jour. Il est préférable d’essayer de prendre votre température à peu près à la même heure chaque jour. Si vous prenez votre température dans les 30 minutes précédant ou suivant votre heure habituelle, cela reste convenable. Peut-être voudrez-vous définir une alarme pour vous en souvenir ? Consignez votre température sur une courbe quotidienne. Une courbe de la température corporelle basale correspond à un relevé des mesures de température que vous avez effectuées chaque matin au cours d’un cycle menstruel. En la consultant, vous pourrez constater l’évolution de votre température corporelle basale : l’augmentation indique votre ovulation lors de ce cycle.
Thermomètres Adaptés
Vous pouvez utiliser un thermomètre numérique disponible dans le commerce pour suivre votre température corporelle. Cependant, veillez à choisir un thermomètre indiquant les évolutions minimes, de l’ordre du dixième de degré. Vous pouvez également utiliser un thermomètre basal, censé pouvoir prédire vos jours fertiles. Toutefois, des études ont démontré qu’il existait peu de données relatives à l’efficacité de ces dispositifs dans la littérature publiée. Un thermomètre pour la température basale du corps est généralement numérique et comporte deux chiffres après la virgule. Le thermomètre basal cylotest mySense transmet les valeurs de température via Bluetooth à l’application cyclotest mySense associée. Mesurer et évaluer la température basale du coprs selon la planification familiale naturelle est simple et pratique. Selon les règles de la planification famililale naturelle, le temps de mesure necessaire est de 3 minutes. La durée de mesure de 3 minutes provient d’un moment où les appareils de mesure de la température étaient encore remplis de mercure comme liquide de mesure. Afin de mesurer quotidiennement votre température corporelle basale, une fenêtre de temps de mesure de 4 heures est à votre disposition avec le cyclotest mySense.
Points de Mesure
Mesure orale : Placez la pointe de mesure sous la langue à côté du frein de la langue. Mesure vaginale : Insérez la pointe de mesure à environ 2 cm dans le vagin. Les mesures anales et vaginales sont considérées comme moins sensibles aux fluctuations. Cependant, il est important de ne pas changer le point de mesure du thermomètre pendant un cycle menstruel, car les lectures dans la bouche sont généralement un peu plus basses. La mesure sous le bras est trop imprécise.
Facteurs Perturbateurs
Il peut être conseillé de ne pas mesurer la température basale du coprs dans de tels cas. C’est ce qu’on appelle « facteurs perturbateurs ». Si vous ne découvrez qu’après coup que votre température a été perturbée, vous pouvez enregistrer la valeur de température du jour de cycle actuel dans l’application cyclotest mySense en tant que facteur perturbateur. Des irrégularités de ce type peuvent, mais ne doivent pas nécessairement, affecter la température. Cela diffère d’une femme à l’autre. En cas de doute, vous pouvez exclure la valeur de température mesurée si elle s’écarte trop des autres valeurs mesurées.
Interprétation des Courbes de Température
Maintenant que vous savez analyser votre glaire cervicale et observer les variations de températures, parlons plus des fenêtres de fertilité. Pour débuter une grossesse, un spermatozoïde doit féconder un ovocyte, produit de l’ovulation. Une fois que l’ovulation a lieu, l’ovocyte a une durée de vie de 12 à 24h au maximum. Les spermatozoïdes, eux, ont une durée de vie de 72 heures en moyenne dans le tractus génital féminin (vagin et utérus), mais certains sont viables jusqu’à 5 jours donc cela explique que la période fertile commence environ 5 jours avant l’ovulation : un rapport sexuel non protégé, même avant l’ovulation, peut être à l’origine d’une grossesse. Cette période fertile, correspond à à la glaire filante en grande quantité: c’est ainsi que la symptothermie permet dans une certaine mesure de connaître les jours à risque de grossesse. La symptothermie requiert un temps d’adaptation avant une pleine utilisation : 3 à 6 cycles sont souvent nécessaires pour repérer efficacement les différentes phases du cycle. Cette méthode demande d’être à l’aise avec son corps, et une certaine rigueur dans l’analyse de la température et de la glaire cervicale.
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Phases du Cycle et Température
Il existe deux niveaux de température dans un cycle régulier. Dans la première moitié du cycle, la température corporelle basale est légèrement plus basse, c’est pourquoi cette phase est aussi appelée la période basse. 1 à 2 jours avant la hausse de la température, vous pouvez souvent remarquer une légère baisse de température. Cette température basse se situe juste avant l’ovulation. La température basale augmente alors d’au moins 0,2 °C dans la deuxième moitié du cycle. Si l’ovule n’a pas été fécondé, le corps jaune meurt 12 à 16 jours après l’ovulation et le taux de progestérone diminue. Dans la deuxième moitié de votre cycle, après l’ovulation, votre température augmente et monte d’au moins 0,2 °C. C’est ce qu’on appelle la phase haute. Vous pouvez le voir très clairement sur la courbe de température.
Signes de Grossesse
Si vous souhaitez concevoir un enfant rapidement ou à une date précise, l’analyse de votre température corporelle peut vous aider. Si vous continuez à mesurer avec diligence, vous pouvez voir sur la courbe du cycle si une grossesse a eu lieu. Si le thermomètre indique un niveau plus élevé pendant une période de plus de 18 jours et que vous n’avez pas eu de règles pendant cette période, vous pouvez supposer que le fait de tomber enceinte a fonctionné. Lorsque vous serez enceinte, vous remarquerez que votre température corporelle basale reste à un niveau plus élevé pendant au moins 18 jours. Bien entendu, cela est possible à condition que vous ayez déjà pris votre température auparavant pour voir la différence de niveau. Si votre température corporelle basale augmente et qu’elle reste élevée pendant 18 jours ou plus, cela peut être un indicateur précoce de grossesse. Si vous remarquez que votre température corporelle basale a augmenté et qu’elle ne redescend pas, il peut être judicieux de faire un test de grossesse.
Quand un Rapport Sexuel Peut-il Être Fécondant?
Un ovule ne vit en effet que douze à quinze heures. Ainsi un rapport sexuel ayant eu lieu après la hausse de la température (donc 24 heures après l'ovulation) ne peut à priori pas être fécond.
La Phase Lutéale et son Impact sur la Température
La phase lutéale du cycle menstruel correspond au moment entre l’ovulation et les règles suivantes. La phase lutéale correspond au moment entre l’ovulation et le premier jour de vos règles. Eh bien, il est généralement admis que la phase lutéale dure du jour 15 au jour 28 au cours d’un cycle de 28 jours. Le jour de début de la phase lutéale dépend du jour de l’ovulation. De plus, même au cours d’un cycle typique de 28 jours, des variations concernant la date exacte de l’ovulation peuvent souvent être observées. Chez une femme, la progestérone produite par le corps jaune après l’ovulation provoque une légère augmentation de la température corporelle basale, d’environ 0,3 à 0,6 degré Celsius. Cette température restera élevée jusqu’à l’arrivée de vos règles ; votre température corporelle basale reviendra à sa valeur normale après leur survenue.
Durée et Anomalies de la Phase Lutéale
Une phase lutéale courte est définie comme une période de 11 jours ou moins entre le jour de l’ovulation et le premier jour des règles suivantes. Les phases lutéales longues (plus de 14 jours) peuvent être dues à un déséquilibre hormonal, comme celui observé dans le cas du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). L’insuffisance lutéale (parfois appelée anomalie de la phase lutéale) fait référence à une affection caractérisée par une anomalie dans le développement de l’endomètre (la paroi la plus interne de l’utérus). En d’autres termes, si une femme souffre d’insuffisance lutéale, sa muqueuse utérine ne s’épaissit pas correctement chaque mois. La cause précise est toujours sujette à débat. Cependant, il est possible que la quantité de progestérone sécrétée par le corps jaune soit trop faible.
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Variabilité de la Montée de Température
Il est courant de penser que la montée de température corporelle se produit immédiatement après l'ovulation. Il est essentiel de comprendre que si la montée de température est un indicateur fiable de l'ovulation, elle n'est pas infaillible. Chaque femme est unique, et il est possible d'observer des variations d'un cycle à l'autre et d'une femme à l'autre.
Facteurs Influant sur le Décalage Thermique
Variabilité individuelle : toutes les femmes ne sont pas identiques. Précision de la mesure : la méthode utilisée pour mesurer la température (thermomètre oral, vaginal, auriculaire) peut influencer la précision de la mesure. Selon certaines études (Gnoth, 2002), il est possible que le décalage thermique se réalise dans un intervalle de 4 jours après l'ovulation. Retard de reconnaissance corporelle : notre corps est une machine complexe qui fonctionne grâce à une multitude de signaux. Après l'ovulation, la reconnaissance de cet événement par le corps nécessite une série de signaux hormonaux envoyés par les ovaires (on appelle ça "feedback" ou "rétrocontrôle") Dans certains cas, cette série de signaux peut prendre plus de temps que prévu, entraînant un retard dans la reconnaissance de l'ovulation par le corps. Variations naturelles : chaque femme est unique, et il y a toujours une variabilité naturelle dans les cycles menstruels, même chez une même femme. Parfois, la montée de température peut être retardée en raison de facteurs externes tels que le stress, des changements dans les habitudes de sommeil ou une maladie.
Montée de Température Avant l'Ovulation
Dans certains cas, l'ovulation n'intervient que lors du deuxième jour de température élevée. Il existe en effet des femmes pour lesquelles une certaine quantité de progestérone peut être produite avant l'ovulation. Cela peut être dû à la sécrétion précoce de cette hormone par les cellules de la thèque interne et celles de la granulosa de l'ovaire. Cette sécrétion anticipée peut rendre la détection de l'ovulation légèrement plus complexe pour les femmes qui suivent leur cycle, car elle peut induire une légère élévation de la température basale avant l'ovulation réelle.
Alternatives et Compléments au Suivi de la Température
Toutefois, si vous essayez de concevoir, cette méthode peut être assez imprécise. Si vous cherchez à concevoir, la méthode de la température corporelle basale peut se révéler assez imprécise. En réalité, des études ont démontré qu’elle ne parvenait à prévoir les jours fertiles que dans 70 % des cas (jusqu’à un jour). Si vous décidez d’y recourir, cela vous permettra de comprendre votre cycle.
Tests d'Ovulation
Si vous voulez identifier avec précision vos jours les plus fertiles, utilisez un test d’ovulation : vous bénéficierez d’une fiabilité d’au moins 99 % pour détecter le pic de LH qui se produit avant l’ovulation. Certains tests d’ovulation détectent également l’hormone œstrogène et vous permettent d’identifier une fenêtre de fertilité plus importante. Le taux d’œstrogène augmentant avant celui de la LH, il peut contribuer à accroître vos chances de concevoir. Les tests d'ovulation mesurent le pic de l'hormone LH, qui précède généralement l'ovulation de 24 à 48 heures.
Observation de la Glaire Cervicale
En symptothermie, la première des variables à analyser est la glaire cervicale. Sous l’influence des œstrogènes, en première partie de cycle (en phase pré-ovulatoire ou « folliculaire »), le col de l’utérus produit de la glaire, quasi inexistante au début, puis de plus en plus abondante et de plus en plus filante : la glaire est alors élastique, transparente, jusqu’à la phase ovulatoire. Lors de l’ovulation, la glaire est très fluide, incolore, filante, très souples, extensible proche du blanc d’œuf cru : toutes les conditions sont réunies pour permettre aux spermatozoïdes de franchir facilement cette barrière. L’ovulation passée, sous l’action de la progestérone (en phase lutéale donc), la sécrétion de la glaire cervicale est modifiée. On observe alors un épaississement des pertes vaginales : la glaire est comme coagulée, moins abondante. Le pic de glaire fertile est un autre indicateur d'ovulation.
Symptothermie
Ce mot compliqué désigne une approche contraceptive gratuite et écologique, reposant sur l’observation et l’analyse de son corps et de tout ce que celui-ci peut nous dire ! Le cycle menstruel, représente l’ensemble des variations physiologiques préparant le corps de la femme à une possible fécondation. La symptothermie repose sur 2 facteurs: le suivi de la température basale et l’observation de la glaire cervicale.
Bilan de Fertilité et Consultation Médicale
L’interlocuteur privilégié reste votre médecin traitant, votre gynécologue ou une sage-femme. Un entretien approfondi avec vous et votre partenaire, si vous êtes en couple, vise à identifier d’éventuelles causes simples et explicables d’infertilité. Le médecin pourra ensuite proposer une première série d’explorations pour l’homme et la femme : courbes de température, test d’ovulationExpulsion hors de l’ovaire d’un ovocyte mûr provenant d’un follicule mature. Selon la situation, il pourra prescrire des traitements pour stimuler l’ovulation de la femme ou vous adresser rapidement à un centre pluridisciplinaire d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP).
Causes Potentielles d'Infertilité
La première question qui s’impose c’est : pourquoi ? Pour un couple hétérosexuel, on parle d’infertilité après une période de 12 à 24 mois de rapports sexuels réguliers sans contraception. Dans environ ¾ des cas, l’infertilité est d’origine féminine, masculine ou les deux à la fois.
Facteurs d'Infertilité Féminine
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est la 1ère cause d’infertilité féminine. C’est un dérèglement hormonal qui touche 5 à 10 % des femmes en France. Un taux de testostérone élevé perturbe le cycle, empêche le développement des follicules et l’ovulation. Les troubles endocriniens induisent un déséquilibre hormonal, perturbent le cycle et l’ovulation. L’insuffisance ovarienne prématurée ou baisse de la réserve ovarienne est la 1ère cause d’infertilité féminine après 35 ans et touche de nombreuses femmes : 1 sur 10 000 de moins de 20 ans, 1 sur 1000 de moins de 30 ans et 2 sur 100 de moins de 40 ans. Les pathologies tubaires se traduisent par une obstruction des trompes qui relient les ovaires à l’utérus. L’endométriose touche près de 10% des femmes. Cette maladie chronique se caractérise par un développement de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus, notamment sur les ovaires et le péritoine. Des anomalies utérines peuvent être responsables d’une infertilité, comme l’absence d’utérus, des malformations, des polypes de l’endomètre. Des anomalies de la glaire cervicale.
Facteurs d'Infertilité Masculine
D’après les connaissances actuelles, l’infertilité masculine est majoritairement liée à une altération de la production des spermatozoïdes, la « spermatogenèse » en langage scientifique : soit les spermatozoïdes sont trop peu nombreux, soit de mauvaise qualité ou totalement absents du sperme. C’est la principale cause d’infertilité masculine. L’azoospermie : absence de spermatozoïde. Les causes peuvent être diverses : génétiques, consécutives à une maladie, un accident avec traumatisme des testicules. Dans certains cas, les spermatozoïdes ne peuvent être acheminés normalement dans les voies génitales à cause d’une obstruction : absence de canaux déférents d’origine génétique, canaux endommagés par une infection ou une intervention chirurgicale, traumatisme…Enfin, il faut aussi explorer les autres perturbations potentielles de la fonction sexuelle, comme les troubles de l’érection et de l’éjaculation.
Influence de l'Âge et de l'Environnement
Le premier facteur d’infertilité, c’est le recul de l’âge de la maternité : en France, les femmes ont désormais leur premier bébé à 31 ans en moyenne en 2022 contre 29 ans en 2019. Mais la fertilité féminine diminue naturellement à partir de 30 ans, la fertilité masculine à partir de 40 ans, ce qui explique une hausse du risque d’infertilité. Ainsi, les chances de grossesse sont évaluées à 25 % par cycle entre 25 et 30 ans, mais à 12 % seulement à 35 ans et 6 % au-delà de 40 ans. On parle souvent de « l’horloge biologique féminine », car chaque femme dispose d’une réserve d’ovocytes personnelle, déterminée à la naissance pour la vie entière. Ce stock fixe d’ovocytes diminue notablement à partir de 38 ans avant d’être épuisé à la ménopause, autour de 50-55 ans environ. L’appareil reproducteur masculin fabrique des spermatozoïdes tout au long de la vie. Cependant, les effets de l’âge sur la fertilité existent également et sont de mieux en mieux connus. On parle ici d’environnement au sens large, aussi appelé « exposome » : l’ensemble des expositions environnementales (non génétiques) auxquelles chaque individu est soumis au cours de sa vie. Cela inclut notamment les pollutions de tous ordres (pollution de l’air, métaux lourds, solvants, polluants organiques persistants, pesticides), les perturbateurs endocriniens, mais aussi le mode de vie : une mauvaise alimentation et un surpoids ou à l’inverse une maigreur excessive chez les femmes, la consommation de tabac ou de drogues… Tous ces éléments extérieurs jouent un rôle néfaste important sur l’infertilité masculine et féminine, directement ou indirectement.
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