L'idée d'avoir un enfant après 35 ans est de plus en plus courante. En France, l’âge moyen à la maternité est passé de 24 ans en 1974 à 31 ans en 2022 (Insee). Si « Un enfant si je veux, quand je veux… » est presque devenu une réalité, il est important de considérer les divers aspects de la grossesse tardive. Cet article explore les témoignages de femmes ayant vécu une grossesse à 38 ans et plus, offrant un aperçu des joies, des défis et des réflexions qui accompagnent cette expérience.
Fertilité et âge : Mythes et réalités
Bien que la médecine souligne une baisse de fertilité progressive avec l'âge, il est essentiel de nuancer cette information. À 40 ans, le risque de ne pas devenir mère est de 35 %, un chiffre qui monte à 80 % après 45 ans. Si l’âge est un facteur d’infertilité, il n’est pas le seul et nombre de femmes peuvent tomber enceintes après 40 ans. En 2019, près de 43 000 bébés sont nés d’une mère âgée de 40 ans ou plus contre 8 000 en 1980.
Elodie avait envie de transmettre un beau message d’espoir à toutes celles qui penseraient qu’après 30 ans on est trop vieille pour avoir des enfants. A 35 ans elle s’est lancée dans les essais bébé et à eu son premier enfant. Puis à 38 ans le second. Sans galérer, sans soucis particuliers. Des grossesses et des accouchements tout à fait normaux.
"Mon gynéco lui est rassurant. Il m’explique que chaque femme est différente. Qu’une femme de 25 ans peut avoir du mal à concevoir alors qu’une de 38 ans peut tomber enceinte rapidement. Voilà, juste pour dire à toutes les femmes qui ont plus de 35 ans que les joies d’être mère ne sont pas inaccessibles."
Témoignages de grossesses à 38 ans et plus
De nombreux témoignages de femmes ayant vécu une grossesse à 38 ans et plus mettent en lumière la diversité des expériences. Certaines femmes ont vécu des grossesses sans difficulté, tandis que d'autres ont rencontré des défis spécifiques. Voici quelques récits :
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Grossesse après 40 ans : un cadeau inattendu : Une femme de 42 ans, se pensant en pré-ménopause, a découvert qu'elle était enceinte de son troisième enfant. Elle a vécu cette grossesse comme un "magnifique cadeau", sans se soucier de son âge. Elle a participé à des sorties scolaires et accompagné son fils dans toutes ses activités. Aujourd'hui, leur complicité est immense.
Jumeaux à 40 ans : une joie tardive : Une autre femme a eu des jumeaux à 40 ans. Elle ne considère pas son âge comme un handicap. Elle raconte avec humour comment elle explique son âge à ses enfants. Malgré l'arrivée tardive de ses jumeaux, elle n'a aucun regret.
Grossesse à 39 ans : une expérience surveillée : Une femme de 39 ans a vécu sa première grossesse. Bien que surveillée, elle décrit son expérience comme "parfaite". Elle a été en MAP au 6ème mois en raison d'un col raccourci et a accouché par césarienne à cause d'un diabète gestationnel lié à un surpoids.
Troisième grossesse à 38 ans : sans souci particulier : Une autre femme témoigne de sa troisième grossesse à 38 ans, qu'elle décrit comme "parfaite", comme ses deux premières grossesses. Elle n'a eu que quelques nausées légères et a eu la forme jusqu'à l'accouchement. Elle a retrouvé rapidement son poids d'avant grossesse.
Un bébé à presque 40 ans : "J'avais presque 40 ans quand j'ai accouché de bb3, 10 ans après la première. La grossesse s'est passée à merveille, super pêche dans tous les domaines, je suis restée active longtemps, beaucoup beaucoup de marche aussi, pas trop pris de poids (beaucoup moins que pour la première où je m'étais lâchée en pensant que j'allais perdre super facilement …. ce qui ne fut pas le cas…).Donc très épanouie et vraiment super contente. Je me suis posée des questions pour la santé du bb au début mais vu que le tritest était bon, après j'ai vraiment savouré.Par contre l'accouchement a été le plus long de tous alors que tout le monde me disait que cela serait super rapide. Des heures et des heures de contractions mais bon, … est pas possible de le prévoir Bébé en très bonne santé, bon poids bonne taille bref RAS. 1 an après c'est un super bébé facile, gentil et sympa comme tout (bon moi aussi j'ai changé, j'ai plus d'expérience )Et enfin 10 ans après et en comparant, j'avoue que je n'ai pas la même énergie mais je dirai qu'un 1 an après la naissance, en ayant fait très attention à MON sommeil à MOI aussi, à me prendre du temps pour faire du sport (c'est une logistique aussi), tout semble rentrer dans l'ordre."
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Accouchement à presque 39 ans après une FIV : "Fiv pour bb2 à 38 ans, j'ai accouché fin juin à quasi 39 ans (et à 39 Sa+1 alors que 37 sa pour bb1).1er trim de grossesse impec hormis la fatigue par contre des le quatrième mois j'ai perdu en mobilité (fatiguée très vite et mal de dos et sciatique très handicapants). J'ai été très peu mobile jusqu'à la fin ou j'avais un ventre énorme (mais prise de poids normale ). Accouchement impeccable : première contraction à 6:30, bebe née à 11:00, péridurale posée au bon moment j'ai vraiment pu avoir l.accouchement que j'espérais en plus mon mari était là alors que ça n'était pas prévu. Par contre la suite moins rose : fatigue, déprime et toujours Bcp de douleurs dos et sciatique, je ne peux pas marcher plus de deux heures. Et bb ne fait toujours pas ses nuits (reveil une fois par nuit)."
Les défis potentiels d'une grossesse tardive
Bien que de nombreuses femmes vivent une grossesse épanouissante à 38 ans, il est important de reconnaître les défis potentiels :
Risques médicaux accrus : Certaines complications, comme le diabète gestationnel, l'hypertension, ou encore les problèmes de col raccourci peuvent être plus fréquents lors d'une grossesse tardive. Valérie H., qui a eu un enfant plus tard dans sa vie, témoigne : « Diabète gestationnel, hypertension, j’ai tout fait, se remémore-t-elle. ». Une surveillance médicale accrue est donc essentielle.
Fatigue : Plusieurs témoignages soulignent une fatigue plus importante lors de la grossesse, surtout durant les derniers mois. Il est donc crucial de bien gérer son énergie et de se reposer suffisamment. Icimon bébé est né l'année des mes 40ans (mais il est né en début et je suis de septembre donc à 39 )Grossesse + fatigante surtout les 2 derniers mois (insomnies complètes) pas de diabète, poids nikel, pas de sciatique contrairement aux grossesses précédentes (c'est mon 4è).
Préoccupations concernant la santé du bébé : La peur d'anomalies chromosomiques, comme la trisomie 21, est une préoccupation fréquente. L'amniocentèse est souvent proposée pour évaluer ces risques, bien qu'elle puisse être source d'anxiété.
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Questions existentielles : L'âge peut amener à des réflexions sur l'avenir et sur l'impact de l'âge sur l'enfant. Valérie H. exprime son angoisse après le décès de son père : « Ça a été le choc, on se dit que la vie peut basculer d’un coup. Je pense à Pauline, à mon âge, s’il m’arrive quoi que ce soit, qu’est-ce qu’il va advenir d’elle ? J’espère vivre le plus longtemps possible. Au moins jusqu’à sa majorité, espère-t-elle. ».
Les avantages d'une grossesse à 38 ans
Malgré les défis, une grossesse à 38 ans peut aussi apporter des avantages :
Maturité émotionnelle : L'âge apporte une certaine maturité et une stabilité émotionnelle qui peuvent être bénéfiques pour élever un enfant.
Stabilité financière : Généralement, les femmes plus âgées ont une situation financière plus stable, ce qui peut faciliter la vie de famille.
Expérience de vie : L'expérience de vie accumulée peut aider à prendre des décisions éclairées concernant l'éducation et le bien-être de l'enfant.
Un regard différent sur la vie : Sarah Graves, souligne qu'avec l'âge vient une forme de lâcher-prise bénéfique, permettant de relativiser les injonctions sociales amplifiées par les réseaux.
PMA et Grossesse Tardive
Pour certaines femmes, la grossesse tardive peut nécessiter une assistance médicale à la procréation (PMA). Les témoignages suivants illustrent les parcours complexes et les émotions intenses liées à la PMA :
Un long parcours de PMA : Une femme raconte son parcours difficile en PMA, avec des examens, des stimulations et des ponctions d'ovocytes sans succès. Après plusieurs tentatives de FIV ICSI, elle finit par tomber enceinte naturellement à 40 ans, puis de nouveau à 44 ans. Cependant, cette dernière grossesse est marquée par la découverte d'une trisomie 21 chez le bébé, conduisant à une IMG. Elle souligne l'importance du soutien du conjoint et de la nécessité de ne pas se laisserConsumer par le désir d'enfant.
Le don d'ovocytes : Après des échecs répétés de FIV, une femme se tourne vers le don d'ovocytes à Prague. Malgré le transfert de deux embryons, la tentative se solde par un échec. Elle décrit son épuisement physique et moral après des années d'essais bébé, et la décision de son mari d'arrêter les traitements pour préserver leur couple.
Conseils et Recommandations
Voici quelques conseils pour les femmes envisageant une grossesse à 38 ans :
Consulter un médecin : Il est essentiel de discuter de son projet de grossesse avec un médecin pour évaluer les risques et bénéficier d'un suivi adapté.
Adopter une hygiène de vie saine : Une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et l'arrêt du tabac et de l'alcool sont essentiels pour optimiser la fertilité et la santé de la mère et du bébé.
Gérer le stress : Le stress peut avoir un impact négatif sur la fertilité. Il est important de trouver des moyens de se détendre et de gérer ses émotions.
S'entourer : Le soutien du conjoint, de la famille et des amis est crucial pour faire face aux défis de la grossesse et de la maternité.
Écouter son corps : Chaque femme est différente. Il est important d'écouter son corps et de respecter ses limites.
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