Le parcours de la procréation médicalement assistée (PMA) est souvent semé d'embûches, mais il offre de réelles chances de réaliser le rêve de fonder une famille. Cet article explore les aspects essentiels de la PMA à Bruxelles, en abordant les taux de réussite, les facteurs qui les influencent, les techniques utilisées et les aspects légaux et éthiques.
Introduction à la PMA
La procréation médicalement assistée (PMA), également appelée assistance médicale à la procréation (AMP), regroupe un ensemble de techniques médicales destinées à aider les couples confrontés à des difficultés de conception. En France, environ 5 % des grossesses sont issues d'une PMA, témoignant de son importance croissante.
Techniques de PMA
Plusieurs techniques de PMA sont disponibles, chacune adaptée à des situations spécifiques :
Insémination Intra-Utérine (IIU) : Cette technique consiste à déposer le sperme directement dans l'utérus au moment de l'ovulation, augmentant ainsi les chances de fécondation.
Fécondation In Vitro (FIV) : Les ovocytes et les spermatozoïdes sont mis en contact en laboratoire pour permettre la fécondation. L'embryon ainsi obtenu est ensuite transféré dans l'utérus de la femme.
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FIV ICSI (Injection Intracytoplasmique de Spermatozoïdes) : Il s'agit d'une variante de la FIV où un seul spermatozoïde est injecté directement dans l'ovocyte. Cette technique est particulièrement utile en cas d'infertilité masculine sévère. La première fécondation in vitro ICSI fut expérimentée au centre de médecine de la reproduction de l’université libre néerlandophone de Bruxelles.
Congélation Ovocytaire : Cette technique permet de préserver la fertilité en congelant les ovocytes pour une utilisation ultérieure.
Congélation Embryonnaire : Les embryons surnuméraires obtenus lors d'une FIV peuvent être congelés pour être utilisés lors de cycles ultérieurs, offrant ainsi des chances supplémentaires de grossesse.
PMA en Belgique : Un Aperçu
En attendant qu’une réforme ouvre la PMA (Procréation médicalement assistée) à toutes les femmes, de nombreuses Françaises, notamment frontalières, se rendent en Belgique pour assouvir leur désir d’enfant. La Belgique est une destination privilégiée pour de nombreux couples français en raison de sa législation plus souple en matière de PMA et de la présence de centres de fertilité réputés. Certaines pratiques de santé sont plus accessibles en Belgique, à l’image des fécondations in vitro. Il y a chez nous une grosse densité de centres de procréation médicalement assistée (18 centres de FIV). C’est ici aussi qu’il y a eu la première naissance après congélation de tissus ovariens. Outre l’expertise, la densité et la culture, nous sommes un pays facile d’accès au centre de l’Europe, où l’on parle plusieurs langues. A ma connaissance, en France, il y a trois centres pour tout le pays. Le cadre légal en Belgique fixe l’âge limite du replacement embryonnaire à 47 ans accomplis et autorise un maximum de six tentatives de FIV remboursées, jusqu’à l’âge de 42 ans accomplis. Il y a des règles de filiation précises relatives au don de gamètes et on ne peut pas choisir le sexe lors du diagnostic préimplantatoire… La loi belge permet également le recours à un donneur connu, contrairement à la France où le don direct est obligatoirement anonyme. La loi spécifie aussi que nous avons une clause de conscience par rapport aux demandes, ce qui laisse une liberté à l’équipe soignante de ne pas s’engager dans des projets inconfortables, si elle sent une situation peu claire pour l’enfant à venir, un projet non construit, une fragilité psychologique… Dans notre centre, toute demande est d’abord analysée par un médecin et un psychologue. Et tout ce qui pose question est ensuite discuté en staff (infirmier, médecin, psy…) pour être sûr d’aller ensemble dans la même direction. Cela dépend du remboursement que la patiente peut obtenir en France : dans la majorité des cas, le bilan préopératoire, les prises de sang, les échographies… sont pris en charge par la Sécurité sociale française, et gérés à distance avec un confrère français d’accord de collaborer. Selon leur couverture mutuelle française, certaines patientes parviennent à obtenir en France les médicaments nécessaires et à être remboursées (il faut sinon compter un bon 1.000 euros). Sur place, en dehors des frais de déplacement et de logement éventuel, il faut compter 3.000 euros à charge du patient. Dès 1999, étaient définis par arrêté royal les critères auxquels ces centres doivent répondre pour obtenir leur agréation tant au niveau des conditions logistiques, des éléments environnementaux, du personnel, de l’expertise médicale ou non médicale que des normes de qualités (A.R. Un Collège de médecins « Médecine de la Reproduction », composé de 8 médecins, nommés par le Ministre de la Santé Publique et le Ministre des Affaires Sociales, est chargé de l’évaluation et du contrôle qualitatif de l’activité de ces centres au travers de l’enregistrement centralisé on line des données concernant l’ensemble des cycles pris en charge par le Centre (A.R. Pour garantir l’efficacité de ce système de contrôle, le financement de l’activité des laboratoires de PMA est directement conditionné à cet enregistrement des données (A.R.
GPA en Belgique
Dans le plat pays, la GPA n’est pas interdite… ni légale : elle est tolérée. Au total, trois centres de procréation médicalement assistée (PMA) pratiquent la GPA. Parmi eux, le CHU Saint-Pierre à Bruxelles. Pourquoi un nombre de naissances si restreint ? La mère-porteuse doit être « relationnelle » et accepter de porter bénévolement l’enfant. Dans la majorité des cas, il s’agit d’une sœur, d’une cousine, d’une amie… Cette dernière doit avoir moins de 40 ans, avoir déjà mis au monde un enfant, ne toucher aucune contrepartie financière (à l’exception des frais induits par la grossesse) et être en bonne santé. Ces prérequis ne sont que le début d’un long parcours. Accueil téléphonique, rendez-vous chez le juriste, le psychologue et l’équipe médicale.
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- La fécondation in vitro est autorisée jusqu’à 45 ans en Belgique (remboursée en-dessous de 44 ans). Pour des raisons d’efficacité, le CHU Saint-Pierre abaisse cette limite à 43 ans : passées cet âge, les patientes sont refusées. Les femmes n’ayant pas d’ovaires sont également éconduites car le centre d’outre-Quiévrain ne pratique pas le don d’ovocyte dans le cadre d’une GPA.
- L’absence de cadre juridique en Belgique complique les procédures de filiation. Avant de rencontrer les membres du corps médical, les deux couples doivent se rendre chez un juriste afin d’être informé des conséquences de cet acte médical. « Comment ils vont devoir devenir les parents légaux. Si le couple est Français, expliquer que c’est illégal en France… » énumère la responsable du centre PMA.
- L’équipe évoque toutes les questions qui se posent lors des grossesses : Quel professionnel va suivre la grossesse ? Qui va suivre la grossesse ? En cas de problème, est-ce que l’on interrompt la grossesse ? Jusqu’à quand la mère-porteuse peut pratiquer du sport ? Si une période de repos est nécessaire, qu’entend-on par repos ? Qui va prendre en charge les frais directs et indirects de la grossesse ?
Taux de Réussite de la FIV : Facteurs Clés
Il n’existe pas de taux de réussite unique en matière de FIV pouvant être extrapolé à chaque cas individuel. Cependant, il existe un lien clair qui reflète la dynamique du taux de réussite de la FIV selon l'âge. Plusieurs facteurs influencent les taux de réussite de la FIV, notamment :
L'âge de la femme : Les femmes de moins de 35 ans ont généralement de meilleurs taux de réussite que les femmes plus âgées. Les résultats d'une étude à grande échelle réalisée en 2022 ont montré qu'une grossesse clinique résultant d'une FIV chez les femmes de moins de 30 ans s'est produite dans 69,4 % des cas. Dans certains cas, à l'âge de 40-43 ans, ce chiffre est tombé à 9,4 %. Le taux de réussite de la FIV par âge démontre une relation directe entre l'âge d'une femme et le pourcentage de réussite du programme de reproduction avec la naissance d'un enfant. Le taux de réussite de la FIV aux âges reproductifs plus avancés, lors de l’utilisation d’ovocytes de donneurs, il est généralement plus élevé que lors de l’utilisation des vôtres.
La cause de l'infertilité : Certaines causes d'infertilité peuvent être plus difficiles à traiter que d'autres.
Le nombre de cycles de FIV : Le nombre de cycles de FIV requis pour une naissance vivante varie considérablement d'une personne à l'autre. Cependant, ici aussi, le taux de réussite de la FIV dépend de l'âge. Les femmes en âge de procréer avancé ou qui disposent d’une petite quantité d’ovules ont souvent besoin de plus d’un cycle. Il n'y a pas de limite au nombre de ponctions ovocytaires, cependant, après 6 cycles, la productivité de la procédure est fortement réduite.
Le centre de PMA : Les centres de PMA ayant une grande expérience et utilisant des techniques de pointe ont tendance à avoir de meilleurs taux de réussite.
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L'Expérience des Patients et l'Importance du Soutien
Le parcours de la PMA est souvent long et éprouvant, tant physiquement qu'émotionnellement. Il est essentiel de s'entourer d'une équipe médicale compétente et à l'écoute, ainsi que de bénéficier du soutien de ses proches.
Importance du soutien psychologique
L'hypnose périnatale, parce qu’elle est individualisée, permet d’assurer la meilleure arrivée pour votre bébé dans ce monde …Créée en France depuis plusieurs dizaines d’années, cette hypnose périnatale est aussi utilisée avec succès dans de nombreux autres pays (USA, Canada, Belgique, Suisse).
- Intérêt de l’hypnose sur l’infertilité :
L’hypnose permet de :
- Dépasser la déception et / ou culpabilité de ne pas être enceinte « spontanément »
- Accepter et vivre les techniques de procréation médicalement assistée
- Gérer les difficultés physiques et psychologiques liées au contexte et aux traitements
- Transformer l’impatience en une attente plus sereine et confiante
- Préparer et visualiser positivement la future grossesse
- Vivre un couple harmonieux et une sexualité épanouie
Les bénéfices pour les FIV (Fécondation In Vitro)Une équipe israélienne de l’hôpital de Beer Sheva a publié une étude en 2006 visant à déterminer si l’utilisation de l’hypnose pouvait avoir un impact positif les des transferts d’embryons.52 grossesses cliniques sur 98 cycles (53,1%) soit un taux implantatoire de 28% ont été constatées dans le groupe de l’hypnose tandis que le groupe témoin obtenait un taux de grossesse de 29/96 (soit 30,2 %) pour un taux implantatoire de 14,4%.En conclusion, cette étude originale suggère que l’utilisation de l’hypnose pendant le transfert d’embryons peut améliorer significativement les résultats d’un traitement FIV avec transfert en termes d’implantation accrue et taux cliniques de grossesse. L’approche avec l’hypnoseLes spécialistes supposent que le stress et la peur accumulés compliquent l’implantation de l’embryon, car l’utérus est contracté. Le stress joue également un rôle sur les hormones comme la prolactine qui peut alors venir bloquer l’ovulation. Or les suggestions hypnotiques peuvent vous aider à sortir de cette spirale de l’échec. Certaines femmes adorent, d’autres l’ont planifié dans les moindres détails, mais l’évènement peut aussi révéler une fragilité. Il y a autant de façon de vivre l’attente d’un enfant qu’il y a de femmes …
Les principaux axes de l’hypnose périnatale
- Donner confiance aux futures mamans en leurs capacités à enfanterIl s’agit de reconnecter les femmes à leurs ressources naturelles et innées à donner naissance à leurs bébés. Le corps de la femme est programmé pour accoucher sans que l’esprit conscient n’intervienne. Mais à la différence des mammifères, notre conscience, notre mental intervient dans cet évènement et l’on connait tous cette extraordinaire capacité à échafauder d’hypothétiques scénarii catastrophes, ainsi que la puissance de l’esprit sur le corps (pathologies psychosomatiques par ex) et les conséquences néfastes du stress sur la physiologie.Cette méthode a pour objectif d’aider la future maman à se libérer des peurs, apaiser les craintes et maux de la grossesse pour en profiter pleinement.
- Mieux appréhender le jour JNous allons aider la future maman à élaborer « un projet de naissance », c’est-à-dire qu’elle va s’imaginer son accouchement idéal. C’est ainsi que son inconscient met en œuvre les processus nécessaires à sa réalisation.
- La détenteL’utérus est composé d’un ensemble de fibres musculaires qui se croisent, la tension va alors créer un cisaillement qui crée une douleur. Il est donc important d’apprendre à la maman à laisser son corps travailler tout seul. Inutile de rajouter des tensions aux contractions utérines indispensables à la naissance, car ce sont ces tensions qui apportent pénibilité, fatigue et douleurs.
- AutohypnoseApprendre l’autohypnose aux futures mamans de façon à ce qu’elles puissent se détendre, avoir accès à leur inconscient et ainsi qu’à leurs capacités instinctives et leurs ressources, tout en apprenant aussi l’analgésie hypnotique.
Votre programme
Il s’agit d’entourer la future maman et son compagnon d’un cocon, dans lequel en toute confiance, ils pourront exprimer leurs maux, leurs doutes et angoisses mais surtout les surpasser en y trouvant des solutions, des outils et en prenant conscience de leurs ressources et capacités personnelles. Ainsi chaque accompagnement est personnalisé et unique.Les séances peuvent se faire de façon collective ou individuelle mais les séances collectives doivent venir en complément des séances individuelles. Un livret de suivi et des audio vous sont délivrés afin que vous puissiez vous exercer à votre rythme chez vous.Le papa ou le compagnon est invité à participer activement aux séances, peut-être pas toutes. Il est un guide, un soutien, un cadre et un relai du praticien en hypnose périnatale.
Première séance : 5ème mois
La première séance se fait idéalement entre la fin du 4ème mois et le début du 5ème mois pour laisser le temps à la maman de s’approprier les outils hypnotiques. Elle permet d’aborder le projet de naissance, la détente et l’autohypnose.
Deuxième séance : 6ème mois
Elle est centrée sur la gestion des émotions avec la création d’un endroit ressource, la gestion des troubles physiologiques et la préparation aux examens et actes médicaux. Enfin elle permet de travailler sur le lien au bébé avec maman et papa avec le protocole cœur à cœur.
Troisième séance : 7ème mois
Selon les situations on procède à la gestion des problématiques dues à la grossesse ou au développement des ressources (réussite, confiance en soi, calme, assurance, sécurité, sérénité, force…).
Quatrième séance : 8ème mois
Elle est centrée sur la gestion de la douleur avec le protocole d’analgésie pour que la maman apprenne à gérer la douleur.
Cinquième séance : après l’accouchement
Cette séance permet d’aborder le retour à la maison, allaitement et le baby-blues.
Fécondation In Vitro ICSI
En anglais, ICSI signifie « intracytoplasmic sperm injection » (soit, injection intracytoplasmique de spermatozoïde). La FIV ICSI est une technique utilisée lors d’un parcours PMA (Procréation Médicalement Assistée) qui correspond donc à une fécondation in vitro avec une micro-injection intracytoplasmique d’un spermatozoïde. Au cours de la FIV classique, les spermatozoïdes sont directement placés au contact d’un ovocyte. Lors de la FIV-ICSI, un seul spermatozoïde est choisi sur des critères morphologiques. Communément appelé « syndrome du spermatozoïde paresseux », cette infertilité masculine entraîne une anomalie du sperme impactant la mobilité des spermatozoïdes pouvant compromettre la fécondation naturelle. Dans les cas d’oligospermie sévère, le nombre de spermatozoïdes recueillis est très faible (moins de 1 million de spermatozoïdes par millilitre de sperme), la FIV ICSI avec micro-injection intracytoplasmique est particulièrement indiquée. Cause d’infertilité masculine, la teratospermie sévère correspond à un nombre important d’anomalies morphologiques du spermatozoïde. Elle est généralement associée à un fort taux de fragmentation de l’ADN et d’anomalies chromosomiques, qui sont délétères lors de la fécondation et du développement embryonnaire. Si le partenaire masculin est atteint d’une maladie infectieuse (VIH, hépatite B ou hépatite C), la FIV ICSI permet de limiter le risque de transmission de l’infection à la femme. Hormis le processus de fécondation in vitro qui diffère, le parcours de FIV ICSI est en tout point similaire à celui d’une FIV classique. Il débute par la stimulation ovarienne réalisée chez la femme pour stimuler la croissance d’un maximum d’ovocytes. Ceux-ci sont récupérés par ponction ovocytaire. Parallèlement à cette ponction ovocytaire, le recueil du sperme est réalisé. Une micropipette permet de maintenir l’ovocyte par aspiration (à gauche de la photo). Parallèlement, le spermatozoïde est sélectionné est aspiré dans la pipette d’injection (à droite de la photo). Cette sélection a lieu selon des critères morphologiques et de mobilité. Il est ensuite réinjecté au sein de l’ovocyte. En 2017, selon le rapport médical et scientifique de l’Agence de Biomédecine, 7 863 accouchements ont été réalisés suite à 43 254 tentatives de la fécondation in vitro ICSI.
Congélation des ovules
Tandis que les hommes peuvent devenir pères très tard, l’horloge biologique agit toujours comme un couperet pour les femmes, avec son lot de drames amoureux, de séparations ou de renoncement. En France, ils sont 14 889 à avoir été papas après 50 ans en 2013. Les femmes elles, sont 128 (1)… La congélation des ovules permettrait de rétablir un certain équilibre femme-homme d’autant que « le temps où elles peuvent concevoir correspond à celui de leur potentielle ascension professionnelle. Il est toujours très difficile pour les femmes de concilier les deux », déplore Anne Delbaere, chef de clinique de fertilité de l’hôpital Erasme à Bruxelles, qui vient de mettre en place la pratique. Pour reculer l’âge limite de la maternité, beaucoup de pays comme la Belgique ont ainsi ouvert aux femmes la possibilité de congeler leurs ovocytes pour des raisons sociales. Pas la France. Pourtant, la procédure serait plus efficace qu’une fécondation in vitro (FIV).
Aspects Légaux et Éthiques
La PMA soulève des questions éthiques et légales complexes, notamment en ce qui concerne l'accès à ces techniques, la filiation des enfants nés par PMA et la gestation pour autrui (GPA).
Gestation pour autrui
En effet, si aucune loi, en Belgique n’autorise la gestation pour autrui, aucun texte ne l’interdit. Au cours de ces dernières années, plusieurs projets de loi ont été déposés au Sénat, visant soit à interdire cette pratique (Nyssen, 2005) soit à en définir le champ d’application (Vankrunkelsven, 2005) mais ces textes ont été frappés de caducité par la dissolution des Chambres en mai 2007. Nonobstant cette absence de législation spécifique, la gestation pour autrui ne se heurte pas à un « vide juridique ». Un cadre de règles existe, plus ou moins adaptées à cette pratique. Le centre de procréation médicalement assistée de Saint-Pierre précise sur son site internet que l’on peut avoir recours à une mère porteuse, quand on n’a pas d’utérus, quand on a un utérus non fonctionnel ou qu’on est dans un état de santé incompatible avec une grossesse. La limite d’âge pour la mère intentionnelle (qui ne porte pas l’enfant) est celle de la fécondation in vitro (FIV), à savoir 43 ans. « Les centres qui pratiquent ces traitements ne le font qu’à partir du moment où le comité d’éthique a donné son feu vert, explique Petra De Sutter, chef du service de médecine de la reproduction à l’Hôpital universitaire de Gand. Les couples qui font la demande d’une gestation pour autrui et la mère porteuse passent par un filtre médical et psychologique. A Gand, ce screening dure près de 6 mois. « Et nous ne faisons que des fécondations in vitro. Nous n’utilisons jamais les ovocytes de la mère porteuse, qui n’est donc pas du tout la mère génétique de l’enfant. Le but est aussi d’éviter toute commercialisation. Quand il y a gestation pour autrui en Belgique, l’acte n’est jamais rémunéré et concerne uniquement des belges. « Dans notre centre il y en a 5 à 10 par an, ajoute Petra De Sutter. Vous imaginez bien que quand il faut 6 mois de screening pour qu’on accepte, certains se découragent. De plus, la gestation pour autrui n’est offerte par ces centres qu’aux femmes qui n’ont pas d’utérus, ou alors, depuis 3 ans, à Gand, aux couples homosexuels masculins.
Don d'embryons
Le don d’embryons surnuméraires à titre gratuit est licite.
Anonymat
En Belgique, le recours à une banque de sperme implique un anonymat strict. Néanmoins, la loi belge permet le don non anonyme pour autant qu’il s’agisse d’un accord direct entre le donneur et le couple receveur.
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