Il est naturel pour les parents de s'inquiéter lorsque leur bébé présente des symptômes de maladie. Cet article vise à fournir une information complète et structurée sur les symptômes courants chez les bébés malades, comment les reconnaître, quand s'inquiéter et comment réagir.
La Fièvre chez le Bébé
Qu'est-ce que la fièvre?
La fièvre est généralement une réaction du corps face à des micro-organismes qui s’y sont introduits. Un bébé ou un enfant en bas âge a de la fièvre si sa température rectale dépasse 38 °C. Il n’est pas nécessaire de traiter celle-ci lorsqu’elle reste inférieure à 38,5 °C. La fièvre n’est pas une maladie en soi, mais une manifestation signalant une réaction de l’organisme, le plus souvent face à une infection.
Causes de la fièvre
La plupart du temps, chez l’enfant, la fièvre est provoquée par une infection virale ou bactérienne : otite, gastro-entérite, angine, infection urinaire, bronchiolite, par exemple. La fièvre peut également être due à un coup de chaleur ou un coup de soleil. Parfois, elle apparaît de manière temporaire après une vaccination.
Mesurer la température
La meilleure façon de mesurer la température d’un enfant est d’utiliser un thermomètre électronique par voie rectale (par l’anus). L’utilisation d’un thermomètre électronique dans la bouche demande plus de temps et doit être corrigée, la bouche étant moins chaude que le corps. Les thermomètres infrarouges à utiliser dans l’oreille sont rapides (une seconde) mais exigent une bonne technique pour viser le tympan avec l’appareil.
Complications de la fièvre
Les complications viennent le plus souvent de la maladie ayant causé la fièvre. Chez les enfants qui y sont prédisposés, une poussée brutale de fièvre peut déclencher des convulsions. Le corps de l’enfant se raidit brusquement, l’enfant roule des yeux et présente des spasmes des bras et des jambes, parfois du corps tout entier. Les convulsions fébriles apparaissent habituellement entre l’âge de 6 mois et 5 ans en cas de forte fièvre chez des enfants génétiquement prédisposés. Elles touchent entre 3 et 5 % des enfants âgés de moins de 5 ans. Elles sont généralement sans gravité mais peuvent récidiver. On estime le risque de récidive à 50 % avant l’âge de 1 an et 30 % après cet âge. Le risque de récidive est plus élevé chez les enfants qui ont fait un premier épisode de convulsions avant l’âge de 1 an, ceux qui ont fait un deuxième épisode et ceux qui ont des antécédents familiaux d’épilepsie. Si elles ne sont pas une forme d’épilepsie, l’existence de convulsions fébriles chez un petit enfant peut indiquer un risque plus élevé de souffrir d’épilepsie plus tard.
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Que faire en cas de convulsions?
En cas de convulsions chez un enfant fébrile, il est nécessaire d’appeler le 15 ou de consulter un service d’urgence au plus vite.
Le Rhume chez le Nourrisson
Qu'est-ce que le rhume?
Le rhume est une infection bénigne mais très fréquente chez les nourrissons et les jeunes enfants. Nez bouché, écoulement nasal, toux, parfois un peu de fièvre… Ces symptômes inquiètent souvent les parents, surtout quand l’enfant est encore très petit. Le rhume ou rhinite est une infection virale bénigne des fosses nasales. Il s’agit de la maladie infectieuse la plus fréquente chez les nourrissons et les jeunes enfants, en particulier en collectivité. En moyenne, un enfant peut présenter 6 à 10 épisodes de rhume par an avant l’âge scolaire, avec un pic de fréquence entre 6 mois et 3 ans.
Symptômes du rhume
Chez le nourrisson comme chez l’enfant, le rhume se manifeste d’abord par un écoulement nasal clair puis souvent plus foncé (jaune-verdâtre) et des éternuements. Rapidement le nez peut se boucher et l’enfant est gêné pour respirer, dormir et parfois même manger. Ces symptômes débutent en général brutalement. En moyenne les symptômes durent de 7 à 10 jours.
Quand consulter?
Parfois cependant la rhinite précède ou est associée à d’autres pathologies infectieuses. Certains symptômes justifient une consultation médicale rapide. Dans ces situations, il est préférable de contacter son pédiatre ou son médecin , et en cas de signes sévères, d’appeler le 15 avant se rendre aux urgences pédiatriques. Pour les enfants plus âgés, le rhume ne nécessite pas systématiquement de consultation.
Traitement du rhume
Le traitement du rhume du bébé est avant tout symptomatique : il n’existe pas de médicament qui fasse disparaître le virus plus rapidement. Chez le nourrisson, le lavage du nez est la mesure la plus efficace. Des mouche-bébés peuvent aider pour aspirer les sécrétions qui restent dans le nez après le lavage. La fièvre modérée qui accompagne souvent le rhume est un signe que l’organisme combat l’infection. La toux est un réflexe naturel permettant d’évacuer le mucus.
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Antibiotiques et rhume
Les rhinites et rhinopharyngites sont des infections virales. Les antibiotiques ne peuvent pas guérir un rhume. Ils ne sont pas non plus capables de prévenir une surinfection. C’est important car les antibiotiques utilisés à tort risquent de favoriser l’apparition de résistances aux antibiotiques.
Prévention du rhume
Le principal mode de transmission du rhume est le contact avec les sécrétions nasales et salivaires. Le lavage des mains reste la meilleure prévention : 30 secondes avec de l’eau et du savon liquide, puis séchage avec une serviette propre ou à usage unique.
Évolution du rhume
Le rhume du bébé, fréquent et bénin, fait partie du développement normal du système immunitaire. Il guérit spontanément en 7 à 10 jours. Avec des lavages de nez répétés, on aide l’enfant à mieux le supporter.
Autres Maladies Infantiles Courantes
La Roséole
La roséole est une maladie courante chez les enfants de moins de trois ans qui se caractérise notamment par une très forte fièvre qui dure pendant quelques jours. Lorsque la fièvre chute, une éruption cutanée formée de petites tâches rosées apparait sur le haut du corps et persiste généralement pendant deux jours. La roséole est une maladie très contagieuse au moment de l’infection. Toutefois, lorsque l’éruption cutanée disparaît, l’enfant n’est plus contagieux. La roséole infantile se manifeste généralement avant l’âge de 4 ans. Elle est due à un virus transmis par le contact avec des sécrétions nasales ou buccales d’un autre enfant infecté.
La Bronchiolite
Rhume, toux et légère fièvre sont les symptômes de la bronchiolite, une maladie généralement provoquée par le Virus Respiratoire Syncytial (VRS). La plupart des enfants contractent la maladie avant deux ans et guérissent à la maison sans traitement. Chez le nourrisson, elle peut toutefois être pénible et provoquer une gêne respiratoire. Après quelques jours, elle peut parfois (mais pas toujours) entraîner une respiration sifflante ou un sifflement des voies respiratoires. Les bébés ayant plus de mal à téter lorsqu’ils ont beaucoup de mucus dans les voies respiratoires, ils peuvent avoir des difficultés à s’alimenter. La bronchiolite sévit sous forme d’épidémies qui peuvent être plus ou moins fortes. Si votre bébé attrape un gros rhume ou une toux importante alors qu’il a moins de trois mois, consultez votre pédiatre. En cas de doute face aux signaux d’alerte, une consultation médicale permet de réagir vite ou de lever les inquiétudes.
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Prévention de la Bronchiolite
Au-delà des gestes barrières, la prévention est de mise. Deux solutions s’offrent aux parents pour protéger leur nourrisson d’une infection à VRS : la vaccination maternelle au cours de la grossesse contre le virus syncytial pour les enfants à naître pendant la saison épidémique ou l’immunisation avec un anticorps monoclonal pour les nouveaux nés et les nourrissons nés avant ou pendant la saison épidémique.
La Gastro-entérite
La gastro-entérite peut être due à un virus, à un parasite ou à une bactérie. Aujourd’hui, les bébés sont vaccinés contre le rotavirus qui a longtemps été la principale cause de maladies gastriques chez les jeunes enfants. Cela ne les empêche cependant pas de contracter une grippe intestinale, surtout en hiver. Quelle que soit l’origine de ses maux de ventre, il est essentiel de surveiller le bien-être de votre enfant et de le faire boire beaucoup. Ceci est d’autant plus important s’il a la diarrhée, car les bébés se déshydratent rapidement. Il est par ailleurs recommandé de donner du liquide en petite quantité pour éviter que l’enfant ne vomisse immédiatement ce qu’il vient d’ingérer. Une cuillère à café à la fois suffit, à condition de répéter l’opération souvent - plusieurs fois par heure. Ne vous contentez pas de lui donner de l’eau pure, car il a besoin de sucre et d’énergie facile à ingérer. Si vous allaitez votre bébé, essayez de lui donner du lait maternel à la cuillère. Sinon, vous pouvez lui donner du lait maternisé, du jus de fruits ou un bâtonnet de glace. En cas de gastro-entérite, vous pouvez ignorer toutes les règles concernant les sucreries et donner à votre enfant ce dont il a envie. Les jeunes enfants n’ont pas beaucoup de marges et peuvent se déshydrater très rapidement. Plus ils sont jeunes, plus ils sont sensibles.
Prévention de la Gastro-entérite
Les enfants souffrant d’une gastro-entérite doivent rester à la maison tant qu’ils présentent des symptômes, et généralement encore deux jours après leur disparition. Gardez à l’esprit que les solutions hydroalcooliques ne sont pas efficaces contre la gastro-entérite.
L'Otite
Cette inflammation est due à une mauvaise ventilation de l’oreille. Lorsque le nez est bouché et coule après un rhume, des bactéries peuvent s’accumuler derrière le tympan. Cela peut être très douloureux et l’enfant peut se mettre à pleurer de façon incontrôlée et ne pas parvenir à dormir lorsqu’il est allongé. Parfois, il met la main à son oreille ou l’agite à côté de son oreille. Essayez de placer votre nourrisson dans un porte-bébé ou un siège pour bébé, car le gonflement des oreilles et du nez diminue souvent lorsque la tête est relevée. Si votre enfant est un peu plus âgé, placez un coussin supplémentaire sous sa tête. Vous pouvez également lui donner un analgésique adapté à son âge. Les jeunes enfants ne savent pas pourquoi ils ont mal, ce qui peut causer chez eux de l’agitation et les amener à manger moins et à dormir moins bien. Si votre enfant a moins de six mois, il est toujours préférable de demander conseil à un professionnel de santé avant de lui administrer des analgésiques. Si la douleur persiste et si la fièvre ne baisse pas au bout de 2 ou 3 jours, consultez votre médecin. Il pourra facilement détecter une infection bactérienne de l’oreille et prescrire des antibiotiques, en fonction de l’âge de l’enfant et selon que l’infection touche une ou les deux oreilles.
La Conjonctivite
Chez les bébés et les jeunes enfants, la conjonctivite peut avoir plusieurs causes : elle peut être irritative, allergique, bactérienne ou virale. Il faut veiller à nettoyer l’œil avec du coton humidifié à l’eau tiède. Lavez-le délicatement, plusieurs fois par jour, en partant du coin externe vers l'intérieur afin d’éviter que des saletés ne pénètrent dans l’œil. Si vous avez des difficultés, demandez conseil à votre médecin. Si la conjonctivite ne disparaît pas au bout de quelques jours, ou si elle s’aggrave, consultez votre médecin, car votre enfant peut avoir besoin de pommades ou de gouttes. Les conjonctivites virales sont très contagieuses.
L'Infection Urinaire
Les enfants présentent rarement les symptômes classiques, tels que des urines qui brûlent, dégagent une odeur désagréable et contiennent des traces de sang. Chez eux, l’infection urinaire se manifeste généralement par des maux de ventre ou une forte fièvre qui ne sont pas liés à un rhume. C’est pourquoi on examine souvent l’urine des enfants quand ils semblent avoir de la fièvre sans raison.
La Varicelle
La plupart des enfants qui sont en contact avec d’autres enfants attrapent la varicelle au cours de leurs premières années. Son évolution est généralement la suivante : apparition de vésicules remplies de liquide qui se répandent sur l’ensemble du corps en quelques jours. Elles sont accompagnées de fièvre, de fatigue et parfois de maux de tête. Le nombre de boutons est variable : l’éruption peut se réduire à quelques vésicules ou couvrir tout le corps. Ensuite, les vésicules sèchent et commencent à démanger, tandis que l’état de santé général de l’enfant s’améliore. Lorsqu’elles sont sèches, les vésicules ne sont plus contagieuses et en général, les personnes qui ont eu la varicelle sont immunisées. Dans certains cas exceptionnels, l’enfant peut développer une forme grave qui exige une hospitalisation, notamment lorsque la fièvre ou les boutons présents dans la bouche empêchent l’enfant de manger ou de boire.
Le Zona
Le zona est rare chez les enfants. Il est dû à la réactivation du virus de la varicelle, qui reste toute la vie dans le système nerveux des personnes qui l’ont eu. Cette maladie très douloureuse est plus fréquente chez les adultes de plus de 50 ans.
La Maladie Pieds-Mains-Bouche
La maladie pieds-mains-bouche est provoquée par un virus et touche généralement les enfants de moins de dix ans. Elle se transmet par contact physique avec une personne déjà malade et se propage donc facilement dans les crèches, par exemple. Ce syndrome survient en général à la fin de l’été ou en automne. Ses principaux symptômes sont une fièvre modérée et l’apparition de papules dans et autour de la bouche et de la gorge, ainsi que sous les pieds et sur les mains. Si votre bébé présente beaucoup de papules dans la bouche, il peut avoir du mal à s’alimenter et refuser de boire.
La Scarlatine
La scarlatine se manifeste surtout par des maux de gorge, mais aussi par de la fièvre, des maux de tête et des vomissements. L’enfant a la gorge rouge et enflammée ainsi que les joues rouges. Un à deux jours après, une éruption cutanée grumeleuse apparaît. Elle débute sous les aisselles et aux plis de l’aine et s’étend ensuite aux autres parties du corps. Mais le signe le plus caractéristique de la scarlatine survient quelques jours plus tard : la langue prend une couleur rouge framboise. Cela peut sonner mignon, mais en fait la langue du bébé devient rouge vif avec des petits boutons. La scarlatine est généralement traitée à l’aide d’antibiotiques.
L'Oxyurose
Tous les parents qui ont des enfants en maternelle l’ont sans doute déjà reçu : la note indiquant que l’oxyure sévit. Il s’agit d’un parasite désagréable et contagieux, mais heureusement totalement inoffensif. Il peut perturber l’enfant, car il peut lui démanger les fesses. Si vous voulez vous assurer de la présence du ver, vous pouvez observer l’ouverture rectale de votre bébé lorsqu’il est endormi, car le ver est particulièrement actif en fin de soirée et pendant la nuit. Les oxyures se transmettent facilement à travers les surfaces partagées. Si un membre de la famille est contaminé, il faut donc soigner toute la famille en même temps. Les médicaments contre l’oxyurose sont en vente libre dans les pharmacies.
La Rougeole, les Oreillons et la Rubéole (ROR)
Le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) est administré à tous les enfants à l’âge de 18 mois. La rougeole est une maladie très contagieuse, une infection virale dont voici les symptômes : toux, nez qui coule, conjonctivite, forte fièvre suivie d’une éruption cutanée.
Vomissements chez le Nourrisson
Vomissement vs Régurgitation
Il est important de distinguer la régurgitation et le vomissement. En effet, ce n’est pas la même chose. La régurgitation du nourrisson concerne uniquement des petits rejets de lait qui ont lieu juste après le biberon ou la tétée. Ce phénomène est tout à fait normal, alors que le vomissement est lié à un trouble, souvent ponctuel.
Physiologie du vomissement
Le vomissement est un renvoi involontaire des aliments ou du contenu gastrique. Il est causé par des contractions du diaphragme et des muscles abdominaux. Il est causé par un trouble, contrairement au renvoi qui a souvent naturellement lieu durant le rot, quand l’enfant a mangé trop ou trop vite. Le problème des vomissements est qu’ils peuvent causer une perte trop importante de liquide, ce qui peut engendrer une déshydratation.
Types de vomissements
Il existe plusieurs types de vomissements :
- Les vomissements alimentaires : le nourrisson vomit des aliments après avoir mangé.
- Les vomissements bilieux : le nourrisson vomit de la bile parce que son estomac est vide.
- Les vomissements hémorragiques qui sont plus graves puisqu’ils sont caractérisés par la présence de sang.
Causes courantes du vomissement
Les causes du vomissement chez le nourrisson sont nombreuses.
Causes digestives
- Infections gastro-intestinales : Les infections de l’appareil digestif sont assez fréquentes chez les enfants et notamment, chez le nourrisson. Il peut notamment attraper des infections gastro-intestinales virales comme la gastro-entérite, tout comme l’adulte.
- Réaction allergique ou intolérance alimentaire : Une réaction allergique ou une intolérance alimentaire peuvent également causer des vomissements.
- Reflux gastro-œsophagien : Le reflux gastro-oesophagien concerne de nombreux bébés. Ce trouble concerne les nourrissons qui ont une malformation du sphincter inférieur de l’œsophage. Ce dernier est trop faible et immature, il ne parvient pas à retenir les aliments au sein de l’estomac. L’acide gastrique remonte et provoque des remontées acides qui peuvent gêner le bébé.
- Suralimentation : La suralimentation peut provoquer des vomissements, notamment durant les premiers mois de vie du bébé.
Causes non digestives
- Maladies infectieuses : Les maladies infectieuses comme l’otite, l’angine, ou dans les cas les plus graves, la méningite, peuvent provoquer des vomissements. Souvent, les vomissements sont associés à de la fièvre.
- Effets secondaires des médicaments : Certains médicaments peuvent provoquer des effets secondaires tels que des vomissements. Si c’est le cas, cet effet secondaire sera indiqué.
- Maladies métaboliques : Les maladies métaboliques sont des maladies causées par un dérèglement du métabolisme. Cela signifie que l’organisme n’assimile pas certains nutriments. C’est le cas de la galactosémie ou de la maladie métabolique des acides aminés. Dans un cas, le nourrisson n’assimile pas les glucides, dans l’autre cas, le bébé n’assimile pas bien les acides aminés. Ces problèmes métaboliques peuvent engendrer des vomissements.
Causes plus graves
Certaines causes, beaucoup plus rares, peuvent mettre en jeu le pronostic vital du bébé. C’est le cas pour :
- Le rétrécissement ou obstruction de la sortie de l’estomac. Il s’agit de la sténose du pylore.
- L’obstruction intestinale causée par une malformation congénitale comme la torsion ou le rétrécissement de l’intestin.
- Le glissement d’un segment de l’intestin dans un autre segment. Il s’agit d’une invagination.
Symptômes associés aux vomissements
Les vomissements s’accompagnent très souvent d’autres symptômes :
Symptômes digestifs
- Douleurs abdominales.
- Diarrhée.
- Nausée.
- L’enfant bave beaucoup.
Symptômes généraux
- Fièvre.
- Fatigue.
- Pleurs.
- Irritation.
Signes de déshydratation
Des signes de déshydratation peuvent également survenir. Dans ce cas, il faut consulter un médecin :
- Le bébé est tout le temps fatigué, il a des cernes sous les yeux.
- Ses mains et ses pieds sont pâles et froids.
- La peau du bébé est fripée.
- Bébé est grognon.
- Il ne mouille pas sa couche durant 8 heures.
Quand s'inquiéter?
Dans certains cas, les symptômes indiquent que l’état du bébé n’est pas normal et grave. Il faut alors se diriger le plus rapidement possible aux urgences.
Signes d'alerte spécifiques
- Un état léthargique et apathique
- Un état d’agitation intense
- Le nourrisson est inconsolable et irritable
- Le bébé présente des espaces membraneux entre les os du crâne
- La nuque est raide et l’enfant fuit la lumière : cela peut être un signe de méningite
- Un gonflement abdominal
- Des vomissements sanglants ou vert clair
- Des selles avec du sang
Diagnostic du vomissement
Si le vomissement est un symptôme fréquent et banal, il peut, dans certains cas, révéler des pathologies bénignes ou sévères. En effet, le vomissement peut être à l’origine de troubles plus graves. Il est donc indispensable de consulter un médecin afin d’avoir un diagnostic.
Examen clinique
Avant de réaliser un examen clinique, le médecin va également procéder à un interrogatoire. Il va notamment demander quelles sont les caractéristiques des vomissements, quelle est l’alimentation de l’enfant, quels sont les symptômes, etc. Ensuite, le médecin va procéder à l’examen physique. Il va notamment rechercher quels sont les retentissements des vomissements (déshydratation, dénutrition, encombrement respiratoire) et quelles sont les potentielles causes. Il va donc ausculter le patient en écoutant ses battements du cœur, son état ORL…
Tests de laboratoire
En cas de suspicion de trouble métabolique, le médecin peut prescrire des analyses sanguines.
Imagerie médicale
En cas de suspicion d’anomalies à l’abdomen, le médecin peut demander un examen d’imagerie médicale.
Référence à un spécialiste
En cas de suspicion de maladie gastro-intestinale, le médecin généraliste peut réorienter le patient vers un gastro-entérologue.
Gestion et traitement du vomissement
Gestion à domicile
Bien souvent, lorsque les vomissements sont bénins, les vomissements s’arrêtent spontanément, sans traitement.
- Alimentation et hydratation : L’alimentation permet de soulager la nausée, mais il ne faut pas forcer son enfant. Pour éviter la déshydratation, il est indispensable de lui donner de l’eau avec un biberon. Veillez à ce que ce dernier boive à son rythme. Ne le forcez pas. Le mieux est de donner des solutés de réhydratation ou à défaut de l’eau minérale en petite quantité très régulièrement en fonction de l’intensité et de la durée des vomissements. En effet il faut pouvoir compenser les pertes suite aux vomissements
- Positionnement du bébé : Pour aider votre enfant à soulager ses vomissements, vous pouvez l’aider à trouver des positions plus confortables : Votre enfant doit vomir la tête penchée pour qu’il crache son vomi et éviter que ce dernier n’entre dans les voies respiratoires. Ne couchez pas votre bébé tant qu’il vomit, pour ne pas qu’il n’aspire les matières régurgitées. Essayez de rassurer votre enfant et de le détendre. Faites des gestes pour le réconforter.
- Observation des symptômes : Observez également les symptômes de votre enfant. S’il ne présente que des symptômes bénins, tentez d’apaiser votre enfant et regardez si les symptômes persistent. Si c’est le cas, vous pouvez consulter un médecin. Vous pouvez d’ailleurs demander conseil en ligne en téléconsultation auprès d’un médecin. Si les symptômes sont graves, que votre enfant présente une raideur du cou, des taches rouges, une intolérance à la lumière, des maux de têtes, ou tout symptôme suspect, il faut aller aux urgences.
Intervention médicale
- Médicaments : Les médicaments antinauséeux ou anti histaminiques peuvent être prescrits par le médecin, cependant, peu de médicaments de ce type conviennent aux nourrissons.
- Hospitalisation : En cas d’urgence, c’est-à-dire dès l’apparition de symptômes graves, une hospitalisation sera nécessaire. L’enfant sera réhydraté par intraveineuse en cas de besoin. Les médecins pourront lui administrer les soins nécessaires en cas de trouble ou de pathologie grave.
Prévention des vomissements
- Alimentation et habitudes favorables : Faites manger votre enfant en position assise et évitez de le suralimenter. Contrôlez ses portions alimentaires pour qu’il ne mange ni trop, ni trop vite. Vous pouvez utiliser des médicaments préventifs si votre enfant vomit régulièrement.
- Vaccination : Pour éviter tout risque d’attraper des maladies dont l’un des symptômes est le vomissement, veillez à bien faire vacciner votre enfant. Cela permet également au médecin d’écarter certaines pistes rapidement durant le diagnostic.
- Rôle de l'allaitement maternel : L’allaitement maternel permet de renforcer le système immunitaire de bébé. Il permet d’accélérer la guérison de manière générale. D’ailleurs, des études montrent que les enfants allaités sont moins à risques de souffrir de troubles digestifs dont les vomissements.
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