De notre alimentation à nos décisions amoureuses en passant par notre créativité, chacun des actes que nous accomplissons au cours de la journée est guidé par notre cerveau. Comprendre ses comportements, ses émotions et agir dessus, c'est le principe des thérapies comportementales et cognitives (TCC), développées depuis plus de soixante-dix ans, validées scientifiquement, et qui tendent à se populariser en France.
L'importance du cerveau et des neurosciences
« Le devoir des médias, c'est de rassembler des experts », a déclaré Christian Estrosi, maire de Nice et président de la métropole Nice Côte d'Azur, lors de l'inauguration de la 8e édition de Neuroplanète, forum consacré au cerveau et aux neurosciences qui s'est tenu les 10 et 11 mars au Centre universitaire méditerranéen de Nice. Et, bien entendu, c'est ce que Le Point a fait en réunissant les plus brillants… cerveaux, ceux de chercheurs, de médecins, d'athlètes ou d'écrivains, à l'instar de Brigitte Giraud, Prix Goncourt 2022, pour partager leur expertise et les dernières découvertes sur cet organe si complexe. En parallèle, des ateliers ont eu lieu sur la mémoire, le stress ou le potentiel de la réalité virtuelle avec Lady Sapiens, le jeu multiprimé d'Ubisoft que les visiteurs de Neuroplanète pouvaient expérimenter.
L'épigénétique et son rôle
Seules 10 % de nos maladies proviennent de notre génétique. Le reste relève de l'épigénétique : environnement, alimentation, activité physique, émotions… Des facteurs dont nous sommes maîtres et qui agissent directement sur notre microbiote. S'il reçoit ce dont il a besoin, ce dernier mobilise nos neuromédiateurs et nous protège. Le Pr Michel Lejoyeux, chef des services de psychiatrie et d’addictologie des hôpitaux Bichat et Maison-Blanche : « Nous avons en nous des capacités de protection de la santé. On peut, par de petits gestes, agir concrètement dessus. ». Sensibiliser d'abord, par exemple au rôle de la femme au paléolithique avec Lady Sapiens, ou tranquilliser avant une opération les enfants hospitalisés à l'aide du jeu, deux expériences racontées par Mélanie de Riberolles, directrice de projet réalité virtuelle chez Ubisoft. Et soigner, comme l'ont montré les récents travaux du Pr Daniel R. Mestre, directeur de recherche au CNRS et du Centre de réalité virtuelle de la Méditerranée, qui ont consisté à exposer des patients phobiques du vide à différentes intensités de vides virtuels. « Le seul résultat, c'est que ça marche, se réjouit le Pr Mestre. Je pense que la réalité virtuelle permet aux patients de raisonner leur peur et de "jouer" avec, tout en modifiant leur cerveau. Le Pr Daniel R. Mestre, directeur de recherche au CNRS et du Centre de réalité virtuelle de la Méditerranée, et Mélanie de Riberolles, directrice de projet réalité virtuelle chez Ubisoft.
L'effet de surplomb et la conscience de notre planète
Jean-François Clervoy, spationaute et fondateur d'Air Zero G, l'explique très bien : l'espace rend heureux « au point d'avoir les larmes aux yeux à la vue de la Terre et au sentiment de chance d'être apparu, en tant qu'espèce humaine, sur une planète aussi magnifique ». C'est le fameux overview effect ou « effet de surplomb » que nombre d'astronautes racontent avoir expérimenté et qui désigne cette vive émotion à la vue de la Terre et de sa fragilité. Jean-François Clervoy, spationaute : « Quand on voit la Terre depuis l’espace, on ne peut s’empêcher de la comparer à un vaisseau dont nous sommes tous passagers, qui nous protège… ».
Les thérapies comportementales et cognitives (TCC)
Dans certains cas, les TCC aideraient même à diminuer la prise de médicaments, voire à s'en affranchir. La douleur, système d'alarme bien connu de notre corps, est vitale. Mais il arrive que cette alarme s'emballe. Les souffrances deviennent alors chroniques, c'est-à-dire qu'elles durent plus de trois mois, ont un certain seuil d'intensité et une résistance aux traitements. Par exemple, pour les douleurs neuropathiques, qui sont provoquées par des lésions nerveuses abîmées, la neuromodulation commence à faire ses preuves. L'idée : modifier le fonctionnement du système nerveux en appliquant soit de l'électricité, soit une stimulation magnétique. Attention toutefois : comme le rappelle le Pr Denys Fontaine, neurochirurgien au CHU de Nice, « il est rare de faire disparaître totalement la douleur. Couper le flux de pensées avec la sophrologie, visualiser la réussite, soigner son corps par le biais de l'alimentation et du sommeil, se donner de petits objectifs… Autant de conseils qu'utilisent les sportifs de haut niveau pour stimuler leur mental. Des conseils accessibles à tous, pour la volleyeuse Victoria Ravva : « Chez certains, le mental est inné ; l'environnement fait également beaucoup, mais, comme tout, le mental se travaille. On peut tous changer de vie à chaque instant et devenir meilleur et plus fort.
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Grossesse, accouchement et neuroplasticité périnatale
La grossesse va modifier le corps, mais aussi le cerveau de la femme, pour lui permettre de répondre aux exigences primaires de son nouveau-né, jusqu'à deux ans après l'accouchement. C'est la neuroplasticité périnatale. « Le cerveau d'une femme enceinte diminue en volume de 5 à 15 %. C'est le nombre de jeunes mamans concernées par la dépression post-partum. Mais c'est aussi pour cela que le cerveau est plus vulnérable aux troubles anxieux. Alors que le baby blues est un état qui disparaît dans les quinze jours après l'accouchement, la dépression post-partum doit se traiter comme telle et représente un danger pour la mère mais aussi pour l'enfant, qui peut à terme souffrir de troubles du développement psycho-affectif.
La préparation à l'accouchement sensibilise à ce risque, mais le soutien des proches est essentiel, notamment pour rattraper le manque de sommeil, facteur déclenchant de décompensations psychiques. Autre effet du remaniement du corps et du cerveau : le syndrome du bébé fantôme - chez 40 % des femmes -, qui se caractérise par une sensation de mouvement du fœtus après l'accouchement. L'empathie, cette capacité à entrer en résonance affective avec les autres, est souvent vue comme un atout. Mal gérée, elle peut pourtant conduire au burn out. L'antidote ? La compassion ou la capacité à ressentir le besoin inconditionnel de remédier à la souffrance de l'autre. C'est la conclusion à laquelle sont parvenus Matthieu Ricard, docteur en génétique cellulaire, moine bouddhiste, essayiste et photographe, et Tania Singer, neurologue, psychologue et experte de l'empathie et de la compassion, avec le projet ReSource. La bonne nouvelle : on peut s'entraîner à la compassion. « En vingt minutes par jour, vous modifiez la qualité de vos relations, votre sommeil, votre joie de vivre… ainsi que les vingt-trois heures quarante qu'il vous reste. Brigitte Giraud, écrivaine, Prix Goncourt 2022 avec Vivre vite (Flammarion) : « L’écriture vous permet de vous réapproprier une histoire que vous n’avez pas choisi de vivre. ».
Sylvie Chokron et les neurosciences
De récentes études en neurosciences ont permis de mieux comprendre notre activité cérébrale sur vingt-quatre heures. Rêver beaucoup, par exemple, ne signifie pas forcément bien dormir, tandis que, pour faire face au stress, il ne faut pas se relaxer mais plutôt ramener sa fréquence cardiaque à un rythme ni trop lent, ni trop rapide en pratiquant la cohérence cardiaque. Pour préserver nos capacités cognitives, rien de tel que… la préparation de bons petits plats, observe la chercheuse en psychologie Sylvie Chokron dans sa Carte blanche au « Monde ». Si le foot est le sport le plus populaire, c’est sans doute lié à l’évolution de l’espèce, explique Sylvie Chokron dans sa Carte blanche au « Monde ». Lire mobilise une grande partie de notre encéphale, contrairement à ce qui se passe lorsque l’on scrolle sur son téléphone, rappelle la neuropsychologue Sylvie Chokron dans sa Carte blanche au « Monde ». Cette riche activité stimule aussi notre habileté à changer de point de vue et à ressentir les états mentaux d’autrui.
Alors que bobards, canulars, bateaux et salades règnent en maître, la chercheuse en psychologie Sylvie Chokron explique, dans sa carte blanche au « Monde », comment identifier à peu de frais les mythomanes de tous les pays. Vous avez récemment craqué pour une perceuse-visseuse à moins 50 % et vous vous en mordez les doigts ? La chercheuse en psychologie Sylvie Chokron explique, dans sa Carte blanche au « Monde », les mécanismes cérébraux en jeu dans ces deux moments de votre existence : l’impulsion, et le regret. Voir de manière régulière des images de guerre provoque des effets néfastes sur la santé mentale, en particulier lorsque les personnes y sont soumises involontairement, souligne, dans sa carte blanche au « Monde », Sylvie Chokron, en s’appuyant sur deux études récentes. Difficile de vous motiver chaque matin pour aller au travail ? Pourtant, l’activité professionnelle entraîne et développe un grand nombre de processus cognitifs, détaille Sylvie Chokron, dans sa « Carte blanche » au « Monde ». Si les effets de l’exercice physique sur la santé ne sont plus à démontrer, qu’en est-il lorsque nous regardons les prouesses des autres sur un écran ou dans les tribunes ? Dans sa carte blanche au « Monde », la chercheuse en psychologie Sylvie Chokron explique comment notre cerveau en tire bénéfice. Comment les rêves sont-ils créés ? A quoi servent-ils ? Pourquoi certains s’en souviennent, d’autres pas ? Dans sa carte blanche au « Monde », la chercheuse en psychologie Sylvie Chokron se penche sur les mystères de cet événement mental.
Grâce aux flavonols qui le composent, le chocolat noir améliorerait nos performances. Pour nous déculpabiliser devant les lapins et autres sujets de Pâques, dans sa carte blanche au « Monde », la chercheuse en psychologie Sylvie Chokron revient sur les bienfaits de l’irrésistible carré noir. Voir la photo de l’être aimé active des régions cérébrales riches en dopamine, un exemple parmi d’autres des effets de l’amour sur les circuits neuronaux qu’étudient les scientifiques, raconte la chercheuse en psychologie Sylvie Chokron, dans sa carte blanche au « Monde ». Passer du mode « apprentissage » au mode « esthétique » aide à réduire notre charge mentale et pourrait bien être, paradoxalement, bénéfique pour nos capacités cognitives, explique la chercheuse en psychologie Sylvie Chokron, dans sa Carte blanche au « Monde ». Après les actes terroristes perpétrés ces dernières semaines, la chercheuse en psychologie Sylvie Chokron s’interroge, dans sa carte blanche au « Monde », sur les causes de ce phénomène quasi essentiellement masculin. Et souligne qu’il existe des différences entre les deux sexes dans les régions cérébrales contrôlant la violence. Dans sa Carte blanche au « Monde », la chercheuse en psychologie Sylvie Chokron souligne, à l’heure de la rentrée et du plongeon dans le tourbillon du quotidien, les bienfaits sur notre santé mentale des moments de calme. Et ce paradoxe qui nous fait souvent préférer des environnements bruyants. Dans sa Carte blanche au « Monde », la chercheuse en psychologie Sylvie Chokron éclaire les causes de la baisse de motivation, liée à la fois à l’augmentation de la fatigue mentale et à la perte du désir d’aller chercher la récompense suite à l’effort.
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Dans sa Carte blanche au « Monde », la chercheuse en psychologie Sylvie Chokron détaille les travaux qui montrent comment des changements dans la matière grise et blanche s’installent durablement après l’accouchement. L’amour peut nous faire perdre la tête mais aussi nos propres limites corporelles, pour ne plus faire qu’un avec son ou sa partenaire, explique la chercheuse en psychologie Sylvie Chokron dans sa Carte blanche au « Monde ». L’appréciation de la beauté est-elle subjective ou dépend-elle de proportions parfaites suivant par exemple les lois du nombre d’or ? La neuro-esthétique nous en apprend sur la réaction de notre cerveau face à l’objet de notre admiration, explique la chercheuse en psychologie Sylvie Chokron dans sa Carte blanche au « Monde ». Dans sa Carte blanche au « Monde », la chercheuse en psychologie Sylvie Chokron décortique l’interaction subtile de deux régions cérébrales qui nous permet de peser en permanence toutes les informations pertinentes avant d’agir et d’accorder une place importante au doute. Dans sa Carte blanche au « Monde », Sylvie Chokron, chercheuse en psychologie, s’est appuyée sur des études originales pour mettre en lumière le biais attentionnel lié au petit creux. Sylvie Chokron, directrice de recherches au CNRS, s’intéresse à l’influence de nos proches sur nos jugements, et comment elle affecte notre impartialité. Sur quels circuits cérébraux repose l’altruisme qui peut conduire à sa propre mise en danger ? Dans sa Carte blanche au « Monde », Sylvie Chokron note qu’ils impliquent notre capacité à se mettre à la place de l’autre, mais aussi à anticiper comment notre comportement sera perçu. Des expériences d’associations implicites montrent que notre cerveau a déjà fait son choix avant même que nous en ayons conscience, explique la neuropsychologue Sylvie Chokron dans sa Carte blanche. Nos prises de position varient en fonction de la place laissée à nos sentiments ou à un raisonnement plus contrôlé, explique la neuropsychologue dans sa Carte blanche.
Plusieurs études montrent que multiplier les travaux intellectuels sur des sujets positifs donne non seulement le moral mais aussi une meilleure santé. Ça se passe dans la tête, quelque part dans le cerveau. Des recherches sur le lien entre expression faciale et émotions montrent que nos mimiques peuvent influencer notre ressenti, raconte la neuropsychologue. Les psychologues s’intéressent de près, depuis quelques années, au mental des footballeurs pour déterminer ce qui les incite à se surpasser. Des études récentes, relayées par Sylvie Chokron, dans sa carte blanche au « Monde ». La science s’est penchée sur les nombreux bienfaits du chant, qui fait travailler les muscles comme le cerveau. Dans sa carte blanche au « Monde », Sylvie Chokron, chercheuse en psychologie, attribue la note maximale à cette activité. Les variations hormonales au cours du cycle menstruel entraînent chez les femmes une fluctuation des performances dans le domaine attentionnel, spatial ou verbal. Influencent-elles également les préférences politiques ou religieuses ? Sylvie Chokron, chercheuse en neuropsychologie, fait le point dans sa chronique au « Monde ». Il existe un lien très étroit entre expérience gustative et jugement moral, explique, expériences à l’appui, la psychologue Sylvie Chokron dans sa chronique au « Monde ». Quel est le profil psychologique de ces adeptes de la cabale ? Dans sa chronique au « Monde », Sylvie Chokron détaille les dernières connaissances en la matière. L’utilisation du masque nous empêche de voir les lèvres de notre interlocuteur. Or, la lecture labiale contribue considérablement à la compréhension du langage oral, rappelle Sylvie Chokron dans sa chronique au « Monde ».
Même lorsque nous ne nous concentrons sur rien en particulier, notre cerveau est actif, adoptant un mode « par défaut ». Une activité mentale interprétée comme une forme de mémoire non contrainte, détaille Sylvie Chokron, dans sa chronique au « Monde ». L’expression de nos prunelles et la perception de celles de nos interlocuteurs influencent les interactions sociales, détaille Sylvie Chokron dans sa chronique, citant des travaux d’une équipe de l’université d’Amsterdam. Dans sa carte blanche, la neuropsychologue Sylvie Chokron explique comment le vagabondage mental généré par l’inactivité peut stimuler notre créativité. Une étude américaine a montré l’influence des hormones sexuelles dans le jugement de l’attractivité des visages. Néanmoins, rien n’empêche de s’attarder sur d’autres considérations…
L'influence des choix alimentaires
Nos choix alimentaires influencent nos facultés cérébrales, dans un sens comme dans l’autre. Vers lesquels se tourner pour optimiser sa concentration ?
Les bienfaits de la nature
En effet, un paysage naturel nous rend immédiatement plus positif. Nos pensées à la vue de parcs, de nature aux contours plus irréguliers et aux palettes de couleurs plus larges, favoriseraient l’émergence de pensées plus gaies, doperaient les capacités attentionnelles et de résolution de problèmes !
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Le rôle du lait
Il serait un aliment idéal pour améliorer l’humeur et réduire l’anxiété, alors lait pour tout le monde, surtout après une nuit difficile !
La méditation
Faire le vide, inspirer, compter les battements de son cœur… La méditation est l’outil magique pour faire baisser le niveau de stress et retrouver, par exemple, sa mémoire lors d’un examen ou son calme devant un “terrible two” qui s’enlise dans sa colère. À tester seul ou à plusieurs. Avec un prof ou encore un audio.
L'apprentissage de la musique
Au-delà de la dopamine qu’elle active dans nos circuits, la musique ou plutôt son apprentissage améliore les capacités cognitives (langage, lecture, mémoire, attention). Alors, on n’hésite plus, on se lance et, pourquoi pas, en même temps que nos enfants ?
Le bonheur et les dépenses
« Le sentiment de bonheur n’est pas lié aux dépenses personnelles. En fait, tout laisse à penser qu’il est proportionnel au montant des dépenses réalisées au profit d’autrui » nous apprend Sylvie Chokron dans son livre. En revanche, la neuropsychologue ne nous dit pas si le plaisir persiste en période de cadeaux de Noël.
L'importance du sport
Ça paraît basique, mais c’est bon de le rappeler : le sport n’est pas seulement utile pour notre santé physique ! Il a aussi des conséquences directes sur notre fonctionnement cérébral et permet de lutter contre les coups de fatigue justement. Plus étonnant : le simple fait de penser à faire du sport activerait les mêmes zones cérébrales qu’en pratiquant vraiment.
Les souvenirs et les objets
N’en déplaise aux chantres du rangement, les vieilleries, objets, vêtements, meubles ont un vrai pouvoir sur notre mémoire et permettent réellement à nos souvenirs de remonter à la surface. L’assurance d’une ambiance ou les bonnes ondes du passé résonnent ! Même chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer, ce contact avec les objets peut réveiller les souvenirs.
Les bienfaits du rire
Rire provoque une activation du système de récompense et de plaisir. La rigolothérapie, c’est du sérieux. Cet article, avec la participation de Sylvie Chokron*, est un exemple de vulgarisation scientifique réussie et pour ma part je ne connaissais pas encore les études de Norman Cousins sur le traitement de la douleur chronique par le rire. Cela me rappelle une scène de film où Charlot assiste à la projection d’un film comique en prison et découvre les propriétés d’évasion du rire ! Je pense que le rire active le nerf vague ventral, ce qui expliquerait les effets du « rire forcé ».
La sieste
Encore une fois, pourquoi n’y aurait-il que les bébés et les grands-parents qui profiteraient des bien faits de la sieste ?
Mémorisation
Aux parents qui s’arrachent les cheveux avec les poésies et les leçons d’histoire, lisez ce qui va suivre : inutile de faire lire le texte à apprendre 52 fois à vos enfants ! Mieux vaut les entraîner à s’en rappeler (sous la douche, en se promenant dans son lit…).
Les réseaux sociaux
Et ce conseil ne vaut pas que pour les ados ! Scotcher sur les réseaux sociaux (à la recherche de l’activation de notre système de récompense quand on obtient un cœur) provoque aussi chez le cerveau humain de tout âge un sentiment d’angoisse à plus long terme.
Les commérages
Surprenant mais jouissif : divulguer des secrets sur les uns et les autres augmente la production d’ocytocine, l’hormone de l’attachement ! Autrement dit, les commérages en famille (et entre amis) resserrent les liens. Alors, n’hésitons plus à parler du look bizarre de la voisine ou des spécialités culinaires de tata Louise.
Le balancement
C’est l’activité qui calme et endort tout le monde profondément, du bébé à la grand-mère, en passant par les enfants et les parents, à tout âge. Au-delà de ça, le balancement a un impact sur notre cognition !
La lumière naturelle
Rien de pire pour nos cerveaux humains que de la lumière artificielle toute la journée ! Nos états physiques et émotionnels (mais aussi nos capacités à juger de manière positive un évènement) seraient en grande partie liés à la luminosité ambiante. Alors, on ouvre les volets, les rideaux dès le matin ! On se met en terrasse pour les petits-déjeuners. On bosse dehors dès que possible ou au moins à proximité d’une fenêtre.
Les transformations biologiques de la femme enceinte
Etre enceinte, ce n’est pas juste avoir des envies étranges, manger pour deux ou se préparer à moins dormir… C’est également subir des transformations biologiques de fond. Et si vous pensez que cela ne dure que pendant les neuf mois de grossesse, détrompez-vous ! Les recherches récentes montrent que la physiologie des mères se modifie pendant les années, voire les décennies, qui suivent la naissance de leur enfant. Mais cela ne s’arrête pas là. Avoir un enfant transforme un adulte en un parent. C’est dire à quel point ce n’est pas juste le corps mais également l’esprit qui se modifie de manière radicale. Si l’on imagine bien à quel point la maternité entraîne des changements sur le plan psychologique, on n’est pas forcément conscient de ce qui se passe concrètement sur le plan cérébral.
L'étude d'Elseline Hoekzema
Elseline Hoekzema, de l’université d’Amsterdam, et ses collègues de l’université de Madrid ont eu la possibilité de suivre la morphologie de la substance grise cérébrale de femmes avant et après la grossesse, et ce, jusqu’à deux ans après l’accouchement, comparée à celles de pères et de femmes contrôles n’ayant jamais eu d’enfant. Les résultats de cette première étude d’envergure sont édifiants. Ils révèlent que la grossesse est spécifiquement associée chez les mères à des modifications notables et durables du volume de la matière grise cérébrale, avec notamment la réorganisation d’une petite région connue pour son implication dans la cognition sociale et en particulier dans la capacité que nous avons de nous mettre à la place d’autrui. Voilà qui est précieux pour donner un sens aux réactions du nouveau-né, qui ne peut pas s’exprimer verbalement. Mais ce n’est pas tout. Il se trouve que la région cérébrale qui se modifie est quasi superposée avec celle qui s’active lorsque les mères regardent leur bébé après l’accouchement. Enfin, le degré de modification de volume de cette aire cérébrale avec la grossesse permet de prédire le niveau d’attachement de la mère vis-à-vis de son bébé. D’après les auteurs, cette plasticité cérébrale pourrait donc véritablement sous-tendre le processus de transition vers la maternité. Pour finir, la session d’enregistrement réalisée à distance de l’accouchement révèle que ces modifications perdurent au moins deux ans après la grossesse et démontre à quel point la maternité modifie le cerveau des mères de manière durable.
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