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Suppositoires après accouchement : indications et précautions

L'utilisation de suppositoires après l'accouchement peut être envisagée pour soulager divers maux, notamment les hémorroïdes. Cependant, il est essentiel de bien comprendre les indications, les précautions d'emploi et les alternatives possibles avant d'opter pour cette voie d'administration.

Hémorroïdes après l'accouchement : une situation fréquente

La maladie hémorroïdaire est fréquente lors du post-partum, c'est-à-dire après l'accouchement. Elle touche une femme sur cinq à cette période de la vie et est favorisée par les efforts de l'accouchement, la constipation et l'imprégnation hormonale. Les hémorroïdes se manifestent le plus souvent sous forme de thromboses hémorroïdaires internes et externes, qui sont des caillots de sang venant des artères hémorroïdaires sous la peau. Chez la femme après l'accouchement, ces thromboses sont souvent multiples, accompagnées d'un œdème important, responsable de douleurs.

Traitement des hémorroïdes après l'accouchement

Le traitement des hémorroïdes après l'accouchement est essentiellement médical, car la maladie hémorroïdaire est souvent transitoire dans ce cas de figure. Une femme qui allaite peut prendre des médicaments tels que des veinotoniques, des laxatifs, des topiques sous forme de crème et suppositoires à appliquer au niveau de la marge anale, et du paracétamol. En cas d'œdème important, elle peut également prendre des corticoïdes en cure courte. Si le paracétamol est insuffisant pour soulager la douleur, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l'ibuprofène ou le kétoprofène sont autorisés, car très peu de médicament passe dans le lait maternel. En cas de douleurs plus importantes résistantes à ce traitement, il est possible d'utiliser des médicaments plus puissants après vérification de l'absence de contre-indication par le médecin.

L'incision ou l'excision est généralement contre-indiquée en cas de thrombose hémorroïdaire accompagnée d'un œdème important. En l'absence d'œdème, un geste peut être proposé si la thrombose est très douloureuse. Les traitements instrumentaux peuvent être proposés à une femme qui allaite après échec du traitement médical bien conduit. L'opération chirurgicale est réservée aux complications sévères et résistantes au traitement médical, et doit se limiter aux seules zones hémorroïdaires en souffrance.

Suppositoires : indications et exemples

Les suppositoires peuvent être utilisés pour traiter localement les hémorroïdes et autres affections anales. Par exemple, les suppositoires Cicatridine® favorisent la cicatrisation des lésions anales grâce à leurs propriétés réparatrices sur la muqueuse anale lésée et inflammée. Ils ne contiennent ni parabènes, ni corticoïdes, ni anesthésique local.

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Précautions d'emploi des suppositoires

Avant d'utiliser des suppositoires, il est important de prendre certaines précautions :

  • Se laver les mains avant et après toute utilisation.
  • Retirer le suppositoire de l'emballage en tirant les deux languettes prédécoupées du blister.
  • Ne pas utiliser en cas d'hypersensibilité à l'un des composants du produit.
  • Consulter un médecin avant d'utiliser le suppositoire en association avec d'autres dispositifs médicaux ou médicaments à usage rectal.
  • Interrompre le traitement et consulter un médecin en cas d'effets indésirables.
  • Usage rectal uniquement.
  • Tenir hors de la portée des enfants.
  • Éviter tout contact avec les yeux.
  • Ne pas avaler.

Les suppositoires doivent être conservés dans leur conditionnement, à l'abri de la lumière et de la chaleur, de préférence entre 4°C et 25°C. Éviter les températures supérieures à 30°C.

AINS en suppositoire : précautions supplémentaires

Certains suppositoires contiennent des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que le kétoprofène (Profenid) ou le diclofénac (Voltarène). Ces médicaments peuvent entraîner des effets indésirables, notamment gastro-intestinaux, cardiovasculaires et rénaux. Des précautions supplémentaires doivent donc être prises lors de leur utilisation :

  • Grossesse : Les AINS en suppositoire sont contre-indiqués à partir du début du 6ème mois de grossesse (24 semaines d'aménorrhée), car ils peuvent entraîner une mort fœtale ou des atteintes rénales et cardio-pulmonaires chez le nouveau-né. Avant 24 semaines d'aménorrhée, ils ne doivent être prescrits qu'en cas de nécessité absolue, à la dose la plus faible possible et pour la durée la plus courte possible.
  • Allaitement : Bien que le passage des AINS dans le lait maternel soit faible, il est préférable de consulter un médecin avant d'utiliser des suppositoires contenant ces substances pendant l'allaitement.
  • Antécédents : Les patients présentant des antécédents d'asthme, de rhinite chronique, de sinusite chronique, de polypose nasale, d'ulcère, de maladie de Crohn, de recto-colite hémorragique, d'hypertension, d'insuffisance cardiaque, de maladie cardiovasculaire, d'insuffisance rénale ou de maladie hépatique doivent faire preuve de prudence et consulter un médecin avant d'utiliser des AINS en suppositoire.
  • Interactions médicamenteuses : Les AINS peuvent interagir avec d'autres médicaments tels que les anticoagulants, les antiagrégants plaquettaires, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les diurétiques, les antihypertenseurs et les médicaments hyperkaliémiants. Il est important de signaler à votre médecin tous les médicaments que vous prenez avant d'utiliser des AINS en suppositoire.
  • Effets indésirables : Les effets indésirables les plus fréquents des AINS sont les troubles gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales, ulcères, hémorragies). Des réactions cutanées graves, des troubles visuels, des vertiges, une somnolence, une rétention hydrosodée, une hyperkaliémie et une altération de la fertilité féminine peuvent également survenir. En cas d'apparition de tels symptômes, il est impératif d'arrêter le traitement et de consulter un médecin.

Alternatives aux suppositoires

Dans certains cas, il peut être préférable d'opter pour des alternatives aux suppositoires, telles que :

  • Crèmes et pommades : Les topiques sous forme de crème et de pommade peuvent être appliqués directement sur la zone affectée pour soulager la douleur, l'inflammation et les démangeaisons.
  • Bains de siège : Les bains de siège à l'eau tiède peuvent aider à soulager la douleur et l'inflammation des hémorroïdes.
  • Laxatifs : En cas de constipation, les laxatifs peuvent faciliter l'évacuation des selles et réduire la pression sur les hémorroïdes.
  • Veinotoniques : Les veinotoniques peuvent améliorer la circulation sanguine dans les veines hémorroïdaires et réduire l'œdème.
  • Mesures hygiéno-diététiques : Une alimentation riche en fibres, une hydratation suffisante et une activité physique régulière peuvent contribuer à prévenir la constipation et les hémorroïdes.

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